‹ Biographie universelle ancienne et moderneChapitre 42 sur 106 · H VU · texte numérisé non relu

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mou h, nos ou l'on frappa des pièces a son cota, ordonna qu'on y construisit un arsenal, un chantier et un palais qui n'ont jamais été terminés, enfin il manifesta le projet très-impoli tique d< substituer Halder- nagar à Seringapatnam , et d'en faire la capitale de ses États; mais il s'aperçut bientôt que cette nouvelle ville n'était pas une position militaire, et il abandonna « projet. Ce fut vers la même époque qu'il prit lt titre de roi de Canara et de Courga, petit Eut situé à l'extrémité méridionale du Canara, dont il est dépendant. La forteresse de llalder-nagar renferme, dit-on, une riche mine d'or: du moins est-il certain que le vainqueur y trouva un immense trésor en argent monnayé, en lingots, eu pierreries. Suivant le rapport des Français qui prirent part à celte expédition , les perles et le* pierres précieuses furent mesurées dans les bobseaux du bazar, et l'on forma de l'or et desbijom deux monceaux qui surpassaient la hauteur d'un homme à cheval. Enfin on évalue à plus détruis millions le produit du pillage, qui contribua prodigieusement aux succès postérieurs du vainqueur, son armée recul une gratifies lion de six mois de paye. L'appât de ce butin attira bientôt les Mahrattes, nommés à juste titre pillards ghanym, par les musulmans de l'Inde; ils prétendaient avoir été appelés par les grands de Bednore pour la délivrance du pays : leur armée était composer de soixante mille cavaliers et quinze mille fantassins. Trop faible pour leur résister en rase campagne, Halder commença par leur épargner la peine de ravager le pays par où ils devaient passer, et se retrancha dans un camp défendu par une nombreuse artillerie. La saison des plum ralentit l'impétuosité de ses ennemis; il parvint à les déterminer a la retraite, vers la lin du iuot> de février 1765, en comptant quarante lacs ou quatre millions de roupies (environ dix million de francs) au général, el la moitié à ses lieuteuanl». Apres avoir établi son fils Typou-Saheb intendant d'jcan) de Bednore, son beau-frère gouverneur de Seringapalnam, capitale du royaume de Malssoar, et pris d'autres mesures administratives, il conduisit son armée vers la côte de Malabar, contre laquelle il avait déjà fait tenter une expédition en 1757 par un de ses généraux. I n ami du radjah de Courga voulut faire tête à l'orage; mais as bout de trois mois et huit jours de siège, il se rendit ( le 20 juin 1705), et il fut bientôt contraint de fuir auprès du zamorin (samorj de Calicut, dont il causa la ruine. Celui-ci ne put étn sauvé par les douze cents brahmanes somptueusement entretenus dans sou palais. Ce malheureux souverain, qui ne pouvait manger qu'après que ses saints pensionnaires avaient élr amplement servis, se .serait cru souillé parla pr senec d'un sectateur de Mahomet. Il refusa constamment d'accorder l'audience que celui-ci demandait. Peut-être aussi fut-il effrayé de la sévérité de Halder envers les parlementaire*, qui cher-

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étaient à éluder ta demandes du vainqueur et tâchaient de prolonger ta négociations jusqu'à la mousson des pluies. Pendant deux jours l'armée victorieuse reçut un certain nombre de rations; le troisième , de très-grand matin, on fut étonné de voir une épaisse fumée sortir des combles du palais; llaïder accourut lui-même au lieu de l'incendie; mais les secours étant inutiles, l'édifiée, entièrement en bois, fut promptement dévoré par ta flammes. Le aamorin s'était dévoué lui-même è la mort : il périt en effet avec toutes ses femmes et trois brahmanes, moins lestes sans doute que leurs compagnons. Après cette catastrophe, le vainqueur partit pour conquérir le reste de la côte inalabare, laissant à Calicut, dont il avait considérablement augmenté les fortifications, une garnison de deux mille fantassins et de cinq cents chevaux, et un gouvernement militaire vigoureusement organisé. Il avait été puissamment secondé dans cette expédition par les Mapalets (proprement nommés UajÀla, fils de leur mère, en malabar). Ce sont des Arabes de liascate, établis en très-grand nombre pour des spéculations commerciales dans cette partie de l'Inde, où ils sont détestés par les naturels à cause de leur origine exotique et de leur religion, qui est si opposée au paisible et tolérant brahmanisme, et enfin à cause de leur caractère hautain et turbulent. Malgré l'appui de ces étrangers, malgré les précautions multipliées et sanguinaires ipi'il prit pour conserver ces nouvelles conquêtes, llaïder n'en fut jamais paisible possesseur, et il se contenta même, par la suite, d'un simple tribut annuel payé par le radjah de Lourga. Cependant il se crut autorisé à prendre le titre de roi des douze mille Iles, c'est-à-dire des Maldives, qui ont longtemps dépendu des souverains malabars. Alors ses courtisans et les poètes de sa cour, et même ceux de l'ancien zamorin.dont l'ignorance égalait la bassesse, quelques savants même le saluaient du titre pompeux de rai dea Ues de la mer des Indes. Cependant le malheureux radjah du Maïssour, qu'ils avaient aussi chanté , mais également oublié depuis longtemps, finit sa triste carrière au mois d'avril 1766, dans son palais de Seringapatnam, où il était enfermé depuis sept ans comme prisonnier d'État. Le régent musulman, qui se trouvait alors à Colmbétore , près de la province de Malabar, ordonna que ses funérailles fussent célébrées avec toutes les cérémonies du culte hindou; que le fils atné du monarque décédé serait inauguré sur le mesntd ou coussin royal de ses ancêtres, avec la pompe et la magnificence convenables; mais on le priva du revenu annuel de trois cent mille pagodes accordées à son prédécesseur; on enleva les bijoux de ses femmes, et, après avoir végété cinq ans dans son palais , ce radjah mourut, et son jeune frère hérita, avec la permission du régent, de cette ombre de souveraineté. Mais ces vaines et ridicules formalités ne distrayaient pas llaïder de soins plus importants:

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à la faveur d'un serment fait sur un livre de papier blano qui représentait le Coran, il s'empara d'un grand personnage qui lui donnait des inquiétudes. Sur ces entrefaites, mus sourdement par les Anglais et bientôt ouvertement secondés par eux , le nizara du Dékhan et les Mahrattes se coalisèrent contre lui. Des sommes considérables comptées aux Mahrattes et d'adroites négociations auprès du nizam détruisirent la coalition, et mirent ce dernier dans le parti de Haïder,dont la puissance effrayait les Anglais. En effet, à l'époque dont il s'agit (en 1767), il possédait, outre le royaume de Maïssour, la province de Bangalore, qui en avait fait autrefois partie, leCarnatic ou Malléam, c'està-dire le pays des montagnes depuis Amboure jusqu'au Madhoureh; le Travancore, la ville de Sera, le pays de Balapour, le petit royaume de Risnagar, si florissant encore à l'arrivée des Portugais dans l'Inde; celui deCanara.le royaume et la côte de Malabar, ainsi que ta lies Maldives, qui en sont tributaires. Ces différentes contrées étaient munies de nombreuses forteresses, et fertiles eu riz et autres productions de première nécessité. Son armée pouvait se monter à deux cent mille hommes, dout vingt-cinq mille cavaliers; sept cent cinquante Européens, presque tous Français échappés à nos désastres dans l'iude, étaient entrés à son service ; il les avait divisés en deux compagnies de dragons ou de hussards, et une compagnie de deux cent cinquante canonniers; une autre partie était distribuée dans les compagnies de grenadiers cipayes et de Topasses ou Indiens chrétiens, comme officiers ou sous-officiers, l'ne partie de ces forces devait défendre les nombreuses forteresses des États de llaïder; de manière qu'il ne put mettre en campagne qu'une armée de cinquante-cinq mille hommes au plus, dont dix-huit mille cavaliers, parmi lesquels se trouvaient huit mille Mahrattes nu Pandarins, que M.Lemattre de la Tour, l'historien français de llaïder, compare aux Cosaques des armées russes. Son infanterie n'avait que seize mille bons fusils ; en outre , les deux armées indiennes traînaient à leur suite plus de cent dix pièces de gros calibre. L'artillerie de llaïder était plus nombreuse et mieux pourvue de munitions que celle du nizam : sur soixante pièces de canon , il en avait trente de fer, servies par des artilleurs français. Toutes les pièces ou nizara étaient de bronze et fondues en France (1). Quant aux Anglais, les dernières opérations politiques et mUitaires de Clive et celles de ses prédécesseurs leur avaieut déjà acquis une puissance et des possessions immenses. Leurs forces militaires dans l'Inde excédaient alors quatre-vingt-dix mille hommes; mais le général Smitb, qui marcha avec les Mahrattes contre les deux princes indiens, n'avait sous ses ordres, après avoir laissé les garnisons nécessaires, que cinq mille Européens,

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