‹ Biographie universelle ancienne et moderneChapitre 48 sur 106 · IU · texte numérisé non relu

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1" L'Art de l'écrivain et du poète : ce traité fort célèbre, a donné naissandP*à plusieurs ouvrages destinés à l'expliquer, ou composés d'après les principes qui y sont établis; 2° Traité de prosodie, etc. On peut voir les titres des autres ouvrages de Nasr-allah dans la biographie d'Ibn-Khilcan. J — m.

IBN-AL-BAWAB (A non. Masses; mérite quelque mention par la célébrité dont il jouit , parmi les Arabes, comme calligraphe. « Il n'a point d'égal « dit Ibn-Khilcan , parmi les anciens et les mo- « dernes , dans l'art d'écrire. » Quoique Ibn-Moclab ait emprunté aux habitants de Koufah leurs caractères et les ait perfectionnés , Ibn-Albawàb a tellement ajouté à cette perfection, que personne ne lui dispute le premier rang, et qu'on le prend généralement pour modèle. Il mourut à Bagdad en 413 ou 423 de l'hégire (10*2 ou 1051 de J.-C). On le surnommait Ibn-Albawab ou fils du portier, parce que son père occupait Cet emploi. J— pt.

IBN-AL-COITHYAII (Anot Bec.r Mohammed), le Jits de ta Gothe ; c'est sous cette singulière dénomination qu'est connu un écrivain arabe-espagnol très-célèbre. On ignore l'époque de sa naissance; mais on sait qu'il mourut en 567 de l'hégire (978 de J.-C.}, à Cordoue, où il faisait sa résidence. Ibn-al-Couthyah s'acquit une grande renommée comme lexicographe, grammairien et historien; H étudia surtout l'histoire d'Espagne, et a composé plusieurs ouvrages sur ce sujet. Il s'adonna aussi à l'étude des traditions prophétiques. Comme sa vie fut de long cours , il forma un grand nombre de disciples. On lui doit: 1° Kitabtessaryf alafal {Traité des conjugaisons des verbes). Il fut le premier qui traita cette matière. 2° Kitab elmacfsour ona'lmandoud, autre traité de grammaire; 5° Kitab fatah al Andalous [Histoire de la conquête d'Espagne par les Arabes). La bibliothèque de Paris possède un exemplaire d£ cet cfuvrage , que de Fiennes avait entrepris de traduire , et dont Cardonne a fait usage dans son Histoire de l'Afrique et de l'Espagne. Mais jusqu'à présent le nom de l'auteur avait été mal lu , et transcrit Ibn Alkantyr au lieu A' Ibn Alcouthyah. Au surplus ce manuscrit , écrit en caractères africains et qui est d'un âge aucien, ofTre plusieurs lacunes; ce qui en rend l'emploi difficile. Quant à cette dénomination ùt fils de la Gothe, voici l'origine que lui donneut les Arabes: une fille de sang royal d'Espagne, ayant eu à se plaindre de son oncle Ertabaze , vint implorer le secours d'Hécham, khalife de Damas. Là elle épousa un musulman appelé Mozahem , qui vint s'établir en Espagne avec elle, lorsque ce royaume eut été réduit en province musulmane. C'est par allusion à celle alliance que tous les enfants qui en sont nés portèrent le surnom d'Ibn-al-Couthyah. J— s.

IBN-AL-DJOIZY (Aud-errhamanj , célèbre historien et juriste arabe, naquit vers MO de l'hégire (1117 de J.-C.}. Il descendait en droite ligne du khalife Abou-Becr. Son éloquence lui acquit autant de réputation que ses écrits, et il était rc-

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gardé comme le plus habile prédicateur de son temps. Une querelle violente s'étant élevée entre les chyites et les sunnites à Bagdad, il sut l'apaiser par son adresse et ses discours. 11 mourut dans cette ville en 597 (1201 de J.-C.). Ibn al- Djouzy a écrit sur une inûnité de matières; son traité intitulé Viatique pour le voyage dans la science de l'interprétation de fAlcoran lui acquit une grande renommée. Comme historien il a coinposé Almontedhetn fy'l tarykh. On trouve des détails curieux sur ce personnage dans ibn-Khilcan. J — m.

IBN-AL-DJOUZY (Abou-Modhaffeu-Yocsef-bes- Caraii-Ai.y), connu sous le nom de Scbth-ibn-AIdjouzy, et qu'il ne faut pas confondre, comme l'a fait de Bossi, avec le précédent, vivait vers le milieu du 7' siècle de l'hégire. Il s'adonna également à l'histoire, et nous a laissé un monument en ce genre, intitulé Mirât elzèman (le Miroir du temps). Cet ouvrage, qui embrasse aussi l'histoire littéraire, se trouve, mais incomplet, dans les bibliothèques de l'Escurial, de Paris, et dans la Bodléienne. Le Miroir du temps a eu plusieurs continuateurs. Colhb-eddyn-Mouça l'a continué et abrégé : il a été aussi traduit en turc. Sebth-Ibu- Aldjouzy a conduit son histoire jusqu'en 051 (1250 de J.-C), époque de sa mort. J — s.

1 BX - A L-FA B A Dl I Y ( Aboc-Waivd-Ado-Ai.laii ), écrivain arabe-espagnol très-célèbre, était natif de Cordoue. Il cultiva, avec un égal succès, les belles-lettres et la science des traditions. En 582, il passa d'Espagne en Afrique, s'acquitta du pèlerinage de la Mecque, fréquenta les docteurs les plus habiles, tantôt profilant de leurs leçons, cl tautùt professant lui-même. Ibu-al-faradhy revint eu Espagne , où il occupa la place de eadi de Valence. Il périt lors de la prise de Cordoue par les Berbers, en 105 (1012 de J.-CA Son corps resta trois jours sans sépulture , et fut enterré sans qu'on lui rendit les derniers devoirs. On doit à cet écrivain, entre autres ouvrages, une chronique des savants d'Espagne, continuée par Ibn-Baschoual, et une histoire des poètes du même royaume. Ibn-Khilcan lui a consacré un article dans sa biographie. J — >.

1BN-ALFOBAT (Moiummed-ren-abu-Alraiiym , historien arabe et jurisconsulte de la secte des hanifah, naquit en 755 (1555 de J.-C). Il suivit 1rs leçons des maîtres les plus habiles de son temps, et obtint d'eux, selon l'usage de l'Orient, des diplômes qui attestaient sa capacité. Il se distiugua dans la carrière du droit; mais c'est surtout comme chronographe que cet écrivain mérite d'être connu parmi nous. Sa chronique , qui prenait vraisemblablement à la première année de l'hégire et se terminait peu de temps avant sa mort, arrivée eu 807 (1 405 de J.-C), le nom même de cet auteur, étaient ignorés de l'Europe, lorsque des succès militaires firent passer dans notre bibliothèque de l'aris, plusieurs manuscrits de celle de Vienne L'auteur de cet article s'étant attaché à celle

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chronique, en traduisit la table générale «les matières, et de longs extraits relatifs à l'histoire des croisades. La bibliothèque de Vienne possède dix volumes d'Ibn-Al forât, et ne possède pas l'ouvrage complet. Le premier commence à l'an 501 de l'hégire, et le dernier se termine avec le 8e siècle. Toute la partie antérieure à 501 manque. En effet, si nous en devons croire l'auteur du If enfui eltafy, cette chronique formerait vingt-cinq volumes ou parties; et encore le brouillon de l'auteur occupait-il cent parties. Ces dix volumes offrent même de fréquentes lacunes : on peut lire, à cet égard, une Uttre à AI. de liantmer, insérée dans le tome 4 des Mines de l'Orient. Ce manuscrit , mal écrit, fautif, défectueux, est néanmoins très-précieux, puisqu'il est le seul connu en Europe; et peut-être même pourrait-on le regarder comme autographe. Ibn-AIforat ne se distingue ni par son style, ni par sa critique : il raconte les faits d'une manière très-prolixe, mettant à la suite les uns des autres les récits souvent opposés d'un même fait relatés par divers écrivains, sans en établir la vérité; mais eu uous conservant ainsi des extraits d'auteurs que nous n'avons pas, il nous fournit l'occasion de la trouver. Si l'on travaillait a une histoire de l'Orieut, ou même des croisades, cet ouvrage, à partir de la mort de Saladin, devrait nécessairement être consulté. J— s.

IBX-ALKHATHIB (Mohammed-ben-AiihedJ, célèbre écrivain espagnol, plus connu sous le nom de Lican-eddin (la langue de la religion), appartenait à une famille originaire de Syrie, et qui vint s'établir en Espagne, d'abord à l.oxa, ensuite à Cordoue, à Tolède, puis enfin à Grenade, où elle acquit de grandes richesses. lbn-Alkhalhib naquit à Grenade, en redjeb 713 (1313 de J.-C). Son père, homme distingue par son goût pour les lettres et son savoir, avait occupé l'emploi de gouverneur de cette ville, et son aïeul avait tenu un rang distingué dans l'armée. Quant à notre personnage, il hérita du goût de ses ancêtres pour les lettres, s'adonna particulièrement à l'histoire, remplit aussi des fonctions importantes dans l'Etat, et jouit de la faveur de plusieurs rois de Grenade, liais, vers la fin de sa vie, il éprouva les vicissitudes de la fortune : soupçonné de trahison par le roi lbn-Alahmar, il fut jeté dans un cachot, et y reçut la mort en 77G de l'hégire (1374 de J.-C.). Ibn-Alkhalbib a composé un grand nombre d'ouvrages relatifs à l'histoire politique et littéraire de l'Espagne, dont on lit la nomenclature dans Casiri. On y distingue une Uistoire des rois de Grenade et de cette ville en particulier; une autre des princes arabes qui ont régné en Espagne ; une Biographie des écrivains espagnols; divers autres ouvrages historiques; des traités «le morale et même sur les sciences. Casiri a donné quelques extraits d'Ibn-Alkhathib s — 1" Un extrait «le son Histoire de Grenade. (Bibl. ar. hist., t. 2, p. 73). — 2° In autre extrait de sa Chronologie des kha-

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tifes et des rois d'Afrique et d'Espagne, écrite en vers (ibid., p. 177). Le chanoine Gregorio a emprunté, de ce dernier extrait, la série de* princes aglabitesqui ont régné en Afrique et en Sicile, et l'a insérée dans sa Collect. ter. Sicul. La bibliothèque de Paris possède, parmi ses manuscrits arabes, une histoire fort étendue d'Ibn-Alkhalhib et de sa famille, composée par Ahmed-ben-Mohammed-al-Mocry. — Le célèbre docteur Fakhreddyn-Razy, auquel nous avons consacré un article, est aussi connu sous le surnom d'Iits-AL-

KHATtlItl. J — I.

IBN-ALMOKAFFA, célèbre écrivain du 2- siècle de l'hégire, était d'origine persane, et se nommait en persan Rouzbëh. II professa longtemps le magisme, et reçut, en embrassant l'islamisme, le nom d' Abd-allah. Quant au surnom d'Ibn-Altnokntf*. sous lequel il est connu, on le lui donna parce que son père, Dadouyéh, que le fameux Hedjadj avait chargé de la perception des impôts «lans l'Irac et le 1 ares, s'étant rendu coupable de concussion, ce gouverneur, le plus souvent cruel, mais juste en cette occasion, le fit mettre à la torture; sa main s'étant retir«:e par suite des tourments qu'il éprouva, on l'appela depuis le recroquevillé, et il transmit cette h nomination à son fils. Abd-allah fut attaché à la personne «l'Isa, oncle paternel des «leux premiers khalyfes abbasside*. La pureté «le sa foi comme musulman a toujours paru trèssuspecte; on l'accusa d'avoir travaillé, mais en vain, à imiter le style de l'Alcoran. Si son orlho- «loxie lui attira des ennemis, son penchant pour la raillerie lui en fit de plus dangereux et le per* dit. Ibn-Almokaffa, ayant été chargé de rédiger l'amnistie qui devait réconcilier Mansor et son oncle Abd-allah, le fit dans des termes qui déplurent au khalife. Mansor, dans sa colère , ordonna secrètement au gouverneur de Basrah de le faire mourir. Cet officier détestait lbn-Almokafla, parce qu'il avait souvent été l'objet de ses sarcasmes et de ses épigrammes : ainsi il obéit avec emprt sscmeut à cet ordre , fit arrêter le fils d'Almokafia ; puis, ayant fait chauffer un four, il fit couperet jeter l'un après l'autre dans le four les membre» «le ce malheureux; enfin tout sou corps y fut mis, et le, gouverneur ftrma le four eu disaut : <• Je n'ai « encouru aucun blâme en faisant de toi un exeni- « pie, parce «me tu es un impie. « Cet événement parait appartenir à l'année 130 île l'hégire (737 de J.-C.j. Ibn-AlmokalTa est auteur de la première traduction qui ait été faite «lu livre célèbre de Calilah et Dimnah, de l'arabe eu persan. C'est cette version qui a servi de base aux nombreuses traductions qui ont été faites de cet ouvrage, dans les divers idiomes de l'Orient et de l'i>cci«leot. Schultcus avaifpublié un fragment de cette version sous ce titre : Pars versiunis arabica? libri t'olailah wa Dimnah. Leyde, 1780, iu-4". Sylvestre de Sacy a donné une édition complète du texte, sous ce titre : Calila et Uimna ou Fables de Bidpai en arabe, etc., Paris, 1810, in-4°. Elle est précéilée

d'un mémoire très-savant sur l'origine et les diverses traductions de ce livre. lbn-Almokaffa avait aussi traduit plusieurs ouvrages du persan , entre autres les principales parties de l'ancienne histoire persane, qui ont servi de sources aux récits du Chah nameh. Le recueil intitulé Hammata contient aussi quelques fragments de ses poésies

IBN-AL-OLARDY ou plutôt AL-WARDY, géographe arabe, et poète estimé, se nommait Abou- Ilafs-Zéin-eddyn-Omar, fils d'Almodbaffer. Si l'on ignore l'époque de sa naissance, il ne peut rester aucun doute sur celle de sa mort, quoique les savants ne la placent point à la même année. Mais il est certain , d'après le témoignage de Salaheddyn-Alsafady, de la biographie des docteurs chaféites, et de lladjy-khalfa, qu'il mourut à Alep, vers la fin de 719, ou au commencement de l'année suivante (1530 de J.-C.). Dans sa jeunesse, il remplit les fonctions de naïb, ou lieutenant du hakirn ou juged'Alep; mais il quitta la carrière de la judicature pour se livrer à la composition de ses ouvrages. C'est à sa géographie intitulée Perle des merveilles, qu'il doit d'être connu en Europe ; elle fut composée pour le gouverneur d'Alep. Golius, et surtout 01. Celsius dans son Hierobotanicon, en ont fait un grand usage. Aurivillius, excité par les éloges que ce dernier donnait au géographe arabe, publia, à Lpsal, en 1745, l'article du Palmier (De Palma), extrait du dixième chapitre de l'ouvrage, avec le texte arabe, une traduction latine et des notes. Cet opuscule se trouve réimprimé dans l'édition des Dissertationes d' Aurivillius, donnée par Michaëlis, Cœttiuguc, 1790. Depuis cette époque, plusieurs parties de la géographie d'Ibn-Alwardy ont été publiées. Kœhler a donné, à la suite des tables de la Syrie d'Aboulféda, un extrait du premier chapitre relatif à cette province. André Xylander a choisi pour sujet des exercices publics de son académie ce même ouvrage; et il en avait fait paraître, en 1806, trente-deux parties (jMtrticulœ). Les trois premières n'offraient que la traduction latine ; le texte arabe se trouve joint aux subséquentes. La vingt-cinquième, consacrée à la description de Cordoue et de sa mosquée, a été traduite en allemand, d';iprès un nouveau texte, par Karsten, à la suite de la version allemande qu'il a mise au jour à Kostock, en 1802, in-i°, des tables d'Aboulféda, publiées précédemment par Kink. Wïl. Faxe a inséré dans une thèse soutenue à Lund un petit extrait d'Ibn- Alwardy, concernant quelques plantes ; ce morceau fait immédiatement suite à celui d' Aurivillius. M. Frœhn a publié, en 1804, in-8u, la description de l'Egypte, avec une version latine, des notes et des variantes. Enfin, de Guignes, qui, dès le mois d'avril 1758, avait fait connaître, dans le Journal des Savants, la géographie d'Ibn-Alwardy, en a donné une notice beaucoup plus étendue dans le tome 2 des Not. et extr. des manuter, ; et il y indique les neuf manuscrits qu'en possède la biblio-

Ihèque de l*aris. Ibn-Alwardy est encore auteur : 1° D'un abrégé de la chronique d'Aboulféda, qu'il a, en même temps, continuée; 2° il a rais en vers le traité célèbre des principes de la secte de Chaféi, intitulé Haouy Alsaghyr de Nedjm-eddyn-Abd-elghaffar ; 5° enfin, il est auteur d'un petit poëme sur la grammaire, et de divers autres ouvrages dont on trouve les listes dans les biographies arabes citées plus haut. J— s.

IRN-AYYAS (Mohammed-bes-Ahmed), géographe et historien arabe, fiorissait vers le commencement du 10e siècle de l'hégire, 16e de notre ère. On lui doit : 1° Une cosmographie intitulée Parfum des fleurs ou Merveilles des contrées, dont la bibliothèque de Paris possède deux exemplaires. Elle avait été connue et employée par plusieurs savants, tels que Pococke, Pclis de la Croix, Deshauterayes, etc. Langlès en a donné une notice très-étendue dans le tome 8 des Notices et extraits des manuscrits. Il y a joint deux tables des crues du Ml, Tune tirée d'Ihn-Ayyas, et l'autre d'Aboul'mahcen, qui lui a été communiquée par Et. Quatremère. Cette cosmographie a été terminée en 922. 2° Histoire d'Egypte, intitulée les Merveilles des siècles, qui s'arrête à l'année 928 de l'hégire (1522 de J.-C.). La bibliothèque de Paris en possède un exemplaire sous le n° 075 B de ses manuscrits arabes. J — h.

IRN-CADHY-CIIOHBAIl : c'est sous cette dénomination qu'est connu un docteur musulman assez célèbre de la secte de Chaféi , et dont le vrai nom, ignoré jusqu'ici, est Mohammed, fils d'Omar. Il naquit à Damas le 20 de rébi 1er, G91 de J'hégire, et mourut dans la même ville le 8 de* rnoharrem 788 (1580 de J.-C.}. Après avoir étudié les belles-lettres, il s'adonna tout entier à la jurisprudence, entra dans la carrière de renseignement, et devint suppléant du cadi de Damas : il a écrit plusieurs traités relatifs à sa profession. — M lui \ m m i n-u \ -1- a , qui est connu sous la même dénomination que cet auteur, dont il parait avoir été parent, se distingua dans l'art d'écrire, soit en vers, soit en prose. 11 occupa la place de secrétaire du gouverneur de Gazah, et remplit les fonctions de prédicateur dans la mosquée de cette ville. Il y mourut en 762 de l'hégire (1561). J->.

IBN-CATIB. Voyez Ibx-ai-Khatib.

IBN-COTAIBAH (Abou-Moiiammed-Abdai.lam), célèbre philologue arabe du 5e siècle de l'hégire , naquit à Bagdad en 215 de notre ère (829 de J.-C). Il remplit longtemps la place de cadi à Dynaver, ville de Perse, ce qui lui a fait donner le surnom de Dynavéry. Mais c'est à Bagdad qu'il a composé tous ses ouvrages. Ils sont très-nombreux, et presque tous relatifs à l'histoire des Arabes, à la philologie, ou à l'intelligence du Coran. Nous indiquerons les principaux: 1° Kitab almaarif (Livre des notices); Ibn-Cotaïbah y donne les généalogies et l'histoire des Arabes, de Mahomet, de ses compagnons, des khalifes, des grands personnages de leur cour, etc. La bibliothèque de Leyde en possède uu manuscrit, d'après lequel Eichhorn a

m ibn

publié un assez long fragment de cet ouvrage, relatif aux généalogies des Arabes, dans ses Alonumenta antiquissima hittoriœ Arabum , Gotha, 1773, in-8°. Reiske en a fait un grand usage dans ses notes sur Aboulféda. S" Adab elkateb. A en juger par le titre , ce doit être un code d'instruction pour former un écrivain, c'est-à-dire un traité do style et des divers genres d'éloquence : Y Adab elkateb jouit d'une grande réputation en Orient, et a été souvent commenté. 3° Deux traités destinés à expliquer les difficultés du Coran, intitulés, l'un Gharyb eleoraii, et l'autre Mouchkil eleoran ; i° une histoire des poêles; 5° Oyoun elakhbar {let Yeux de Phistoiré). Ibn-Cotaïbah mourut à Bagdad en 276 de l'hégire (890 de J.-C). C'est du moins cette date qu'lbn-khilcan regarde comme la plus exacte. J— r».

IBN-DJOLDJOL (Abou-Davoud-Soléiman) était un habile médecin arabe deCordoue, qu'il habitait vers le milieu du l siècle de l'hégire. Ses talents le Hrent appeler à la cour, où il fut médecin du khalife Mowayyad-billuh. On lui doit : i» Une nouvelle traduction arabe faite du grec de Dioseoride (1). Cet ouvrage avait été d'abord mis du grec en arabe par Etienne, sous le règne du khalife de Bagdad, Motewckkel. Mais Etienne ne sut pas toujours établir une exacte synonymie entre les noms que les plantes avaient dans l'original et ceux qui les désignaient chez les Arabes. En conséquence, il transcrivit une infinité de mots grecs que les musulmans n'rntendaient point, et qui nuisaient beaucoup à l'utilité du traité de Dioscoride. Vers l'an 357 de l'hégire (9.48 de notre ère), l'empereur grec Bomain II fit offrir au khalife de Cordoue de riches présents, parmi lesquels se trouvait un manuscrit grec de Dioscoride. Personne alors, parmi les Arabes d'Espagne, n'était capable d'en faire usage. Bomain envoya en Espagne un certain Nicolas, Grec très-savant, qui fut le chef d'une école à laquelle plusieurs médecins de Cordoue, et entre autres Ibn-Djoldjol, puisèrent la connaissance du grec. Ce fut à l'aide de Nicolas que Djoldjol et ses condisciples parvinrent, par l'expérience et l'étude, à établir un parfait rapport entre les dénominations grecques et arabes des plantes, et à faire disparaître de la version d'Etienne les noms grecs et les erreurs qu'elle contenait. 2° Interprétation des médicaments simples contenus dans Dioscoride. Ce livre a été composé l'an «82 de J.-C.. 3° Traité contenant les médecins connus dont Dioscoride n'a point fait mention ; 4° Traité des erreurs où sont tumbét quelques médecins ; 5" Mémoires sur la vie de divers médecins et philosophes qui ont vécu du temps de kiowayyadbillah. On ignore l'époque de la mort d'Ibn- Djohljol. i — h,

IBN-DOBEID, célèbre poète arabe, dont les noms sont Aboubekr-Mohammed , (ils de Haçan,

II) Si Ibii-DjoUljnl nW |>olnt l'unique aulcuidc cette traduction , il y a du moins beaucoup cuopet*.

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appartenant à l'antique tribu de Azd. Voici le résumé de ce qu'on lit dans sa vie insérée par Ihit- Khilcan dans sa grande biographie. Ibn-Doréid naquit à Basrah en 223 de l'hégire (838 de J.-C.), et y passa ses premières années. Un goût naturel le portant vers l'étude de sa langue, il suivit les leçons des maîtres les plus habiles de son temps. Lors de l'irruption des Zindj, il quitta Basrah, et se retira avec son oncle à Oman, où il demeura douze ans, puis il revint à Basrah. Quelque temps après, il accompagna en Farès deux gouverneurs de cette province, Abdallah, autrement nommé Alschah, et son fils lsmaïl, connus sous le nom de Dis de Mykaïl, et jouit d'une grande faveur auprès d'eux ; car il fut mis à la tête de l'administration de la province, et aucun ordre n'était envoyé sans être revêtu de son visa : il eût même amassé de grandes richesses à leur service, si son extrême générosité ne l'eût porté à dissiper aussi promptement qu'il pouvait acquérir. Ces personnages avant été dépouillés de leur gouvernement , Ibn- Doréid vint à Bagdad en 308. Le khalife Moclader, instruit de son mérite, lui assigna une pension de cinquante dinars ou pièces d'or par mois; et notrf poète en jouit pendant toute la vie du prince. Il mourut dans cette ville en 321 de l'hégire ('.133 de J.-C.). Massoudi s'exprime ainsi au sujet de cri écrivain dans ses Prairies d'or : « Ibn-Doréid était « à liagdad au nombre de ceux qui de notre tem|>s « ont excellé en poésie ; il parvint à un tel degré « d'habileté dans sa langue qu'on le comparait a « khalyl. Il a .enrichi les vocabulaires arabes de « mots qui ne se trouvaient point dans les livres « de ses devanciers. Il cultivait tous les genres de n poésie, traitant tantôt le genre gracieux et « tantôt le sévère. Ses poésies sont trop nom- « breuses pour qu'on puisse en donner le détail. ■ Cet éloge de Massoudi est confirmé par tous les écrivains arabes. En effet, Ibn-Doréid n'était pas seulement un poêle du premier ordre; il était aussi un philologue très-habile; aussi disait-onde lui qu'il était le plus savant des poètes, cl le savant qui possédait au plus haut degré le don de la poésie. On rapporte qu'il avait parcouru les Iles du golfe l'ersique pour y recueillir de nouveaux mots arabes, et étendre ses connaissances en philologie. Le jour qu'il mourut vit périr le célèbre docteur Motazelite Abd-elselam; et le peuple dit qu'on avait enterré le même jour la poésie et la théologie scolastique. La nature l'avait doué d'une mémoire si heureuse qu'il récitait un poème dont on lui désignait les premiers vers; et que, si l'on hésitait en racontant quelque passage d'un historien , il venait aussitôt au secours du narrateur. Malheureusement il ternit ses belles qualité» par une habitude honteuse, en s'adonnant à la boisson. Ses excès influèrent sur sa santé; et vers la fin de sa vie il fut attaqué d'une paralysie qui le priva de l'usage de ses membres. Malgré cet étal il conserva toute sa tête , et il résolvait avec le même succès les questions qu'où lui proposait

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touchant sa langue. Ibn-Doréid rst auteur de plusieurs ouvrages qui traitent même de matières étrangères à la philologie et à la poésie. On en peut lire la nomenclature danslhn-khilcan; mais c'est surtout comme poète que nous le connaissons. Nous avons de lui un poème ou une espèce d'ode, intitulée Aleatsydik almactouréh. Ce poème est nommé mactouréh, c'est-à-dire bref, parce que tous les vers en sont terminés par la lettre que les Arabes appellent ëtifbrrf. Plusieurs écrivains l'ont commenté : d'autres l'ont imité. Parmi les commentateurs on distingue, selon Massoudi, Abou-Abd allah-Mohammed-allakhray et Abou- ' AlMi-allah-Djafar-alcazzaz. On peut y ajouter celui de Ahou-Atki-allah-Hoséin-Ibn-Khalouwiah. Le poème se compose de cent vingt-neuf vers, et de eent trente en y comprenant le premier, qui a été ajouté par les scoliastes ou les copistes, et est emprunté de Motenabby. Le texte en a été publié pour la première fols par Scheïdius. sans traduction, à Ilardervick, 17<Î8, in-l°. A la suite du poème se trouvent quelques variantes pour les six premières séances de llariri. Ce savant venait d'être appelé à la chaire des langues orientales , et d'acquérir des caractères et des manuscrits orientaux. Il publia ce poème pour l'utilité de ses élèves, et comme un échantillon de se» caractères. Haitsma, ayant eu communication d'un manuscrit de Manger, donna «le nouveau ce poè*me, à Francker, 1773, in-i°. Il y ajouta une version latine, des scolies arabes extraites des commentaires dTbn-Khalouwyah et d'Allakhmy, la table des variantes des manuscrits de Manger, Schultcns et Kchéidius, et des observations mêlées, ou plutôt des discussions philologiques étrangères au poè me. Cette édition fit négliger la première, quoique la traduction latine fût obscure , et que les scolies fussent données d'une manière si fautive qu'elles en sont souvent inintelligibles. Schcidius, pour faciliter le débit de son édition , ajouta une traduction latine et de courtes explications tirées d'Ihn-Khalouwyah, infiniment préférables au travail d'Haitsma. Il publia le tout avec un titre et une préface nouvelle, et la vie d'Ibn-Doréid , traduite peu fidèlement d'Ibn-Khilcan, à Ilardervick, en 1786, in-4°. II avoue dans sa préface qu'il a beaucoup profité de la version inédite de ce poème faite par Schrœder, et des notes qui l'accompagnaient. La bibliothèque de Paris possède deux commentaires anonymes sur ce poème, et qui diffèrent de ceux dont Haitsma s'est servi. Le premier se trouve dans le manuscrit n°490, quoique non indiqué sur le catalogue imprimé. Malheureusement il est incomplet pour les dix-huit ou vingt premiers vers. Ce commentaire, trèsétendu, est bien écrit et ponctué. L'autre (n° 1454) est moins bien écrit, mais complet. La bibliothèque de Leyde possède le dictionnaire arabe d'Ibn-Doréid, intitulé Eldsem kerck. i—ji.

•IRN-ELA'LAM \ i y-ben-al-Haça*) , célèbre astronome orabe , est auteur d'une table astrono- |

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