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Caire; mais Thahcr, ayant été assassiné au bout d'un mois par les omianlis, qui avaient fait scission avec les Albanais, Mohamineil-Aly (depuis vice-roi d'Égyple ) vengea la mort de son oncle par celle de deux de ses assassins ; puis, à la tète de ses soldats et des mamlouks , il vainquit Moharnmed-Khosrow qui s'était retiré à Da miette, le fit prisonnier et le lit conduire au Caire, où Ibrahim reçut l'ex-vice-roi avec les plus grands égards, et parvint plus tard à le faire renvoyer sous l'escorte «les mamlouks à Alexandrie, où on l'embarqua pour Constantinople. Mohammcd-Aly s'unit plus intimement avec les mamlouks, associa les beygs au gouvernaient et partagea avec eux son autorité, moyennant une redevance annuelle de quelques milliers de bourses. Mais six mois environ après ce traité, leur inexactitude à effectuer les payements excita les murmures des troupes albanaises, dont la solde était arriérée. Elles se livrèrent à des excès déplorables envers les mamlouks, entrèrent au Caire, et pillèrent les maisons d'Ibrahim et de quelques autres beygs qui s'étaient sauvés. Dans l'espoir de mettre un terme à ces troubles, la Porte envoya en Egypte un nouveau gouverneur, Aly-Paeha , créature du grand vizir, avec un firman d'amnistie pour les séditieux de tous les partis, et un autre qui rétablissait les mamlouks dans tous leurs droits, qui rendait Ibrahim à ses fonctions de eheikh-al -helad, eu récompense do sa modération , et nommait Osman-Beyg-Bardissy à celles qu'avait remplies Mourad. Les mamlouks adressèrent leur soumission au nouveau pacha resté à Alexandrie, et l'invitèrent à venir au Cairo, mais en exigeant toute- . fois qu'il n'y entrât qu'avec cent hommes et qui! renvoyât le reste de ses troupes en Syrie. Il céda à leurs désirs, se flattant d'être un jour secondé par les Albanais, qui s'étaient encore ralliés aux mamlouks. Arrivé à Hosette, il se mit franchement dans les mains d'Osman-Bardissy, qui lui reprocha d'avoir excité les habitants du Caire et les Albanais contre les mamlouks, l'exila à Yaffa et le fit égorger en route. Ibrahim fut étranger à cette atrocité de son audacieux collègue, auquel il avait été forcé de céder le gouvernement du Caire. 11 s'était emparé de Boulak et du vieux Caire. Désavouant, ainsi que les autres beygs, l'alliance de Mohammed-Elfy-Beyg avec les Anglais, ils se déclarèrent contre lui, lorsqu'il revint de Londres, en 1801 ; et, quoiqu'il eût un corps de noirs et de Crées, ils l'attaquèrent, massacrèrent toute sa maison, pillèrent et saccagèrent Djizeh pendant cinq jours. Elfy, qui s'était sauvé à Rosette, s'y voyant poursuivi, remonta le Nil, fut attaqué, prrdit tous ses gens et gagna la haute Égypte, laissant au pouvoir des vainqueurs tout ce qu'il avait apporté d'Angleterre. Cependant les excès d'Osman ne faisaient qu'augmenter le désordre au Caire. Sous prétexte de payer les Albanais, ses dangereux alliés, il voulut mettre. à contribution l'agent français, qui s'y refusa le sabre à la main. Ibrahim
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réussit à réconcilier Bardissy avec Elfy. En l'absence d'un vice-roi, il partagea avec Bardissy le gouvernement de l'Egypte, sous l'influence secrète de Mohammcd-Aly, et il était chargé de la partie administrative et de la police, remplissant ainsi les fonctions de caim-ekara (lieutenant du viceroi). Fatigué d'une position que son âge avancé lui rendait pénible, il se démit de ses fonctions en faveur de son (ils Marzouk-Beyg (1), homme juste, mais faible et sans capacité. Ibrahim ne joua plus désormais qu'un rôle secondaire et passif dans les événements de l'Écyptc, gouvernée pendant six mois par Kourehid- Pacha , qui avait été nommé vice-roi en 1805, et qui, pour se débarrasser de Mobammed-Aly, tenta vainement de l'envoyer pour gouverneur à Djiddah. Il fut déposé lui-même et forcé de quitter le Caire, leti août. Mohaimued-Aly, déjà reconnu par les Albanais et les mamlouks comme vice-roi, en avait reçu, le 9 juillet, le firman de la Porte, et il fut confirmé 11- itr avril 1806" dans sa vice-royauté. Ses talents et son énergie avaient commencé à rétablir l'ordre en Égypte; mais l'esprit remuant des beygs, malgré leur mésintelligence entre eux, ne lui laissait pas un moment de repos. Les Anglais avaient obtenu à Constantinople le rétablissement de ces chefs mamlouks. Le capilan-pacha, chargé de mettre celte mesure à exécution , leur envoie demander la somme qu'ils devaient payer à la Porte. Mais Ibrahim élude adroitement une demande que ses deux collègues rejettent avec hauteur. Ceux-ci meurent peu de temps après. La guerre continuait entre le vice-roi et les beygs. Ce fut alors que, sous prétexte de défendre les intérêts de ces derniers, les Anglais s'emparèrent «l'Alexandrie le 20 mars 1807, mais le vice-roi les força d'en sortir au bout de six mois. Les hostilités entre lui et les mamlouks étaient interrompues par des traités violés de part ei il'aulre. Pour se délivrer de toute inquiétude, il eut recours à une horrible per.idie: après avoir multiplié ses témoignages de bienveillance envers ceux qui s'étaient établis à Djizeh, il gagna leur confiance par de fréquente» visites et les invita a revenir au Caire, afin de prendre part à une expédition contre les Wahabis. Ibrahim seul, le plus politique et le plus habile «l'entre eux, ne fut pas la dupe de ces protestations amicales. Son grand Age et son expérience l'avaient rendu défiant, et sa défiance portait principalement sur les Albanais, dont il connaissait la perfidie. S'il ne put dissuader les beygs d'accepter l'invitation du pacha , il obtint du moins par ses instances que la moitié d'entre eux restât à Djizeh pour venger la mort de leurs
(l) CV-«t un ikn rare* exemple» de la propagation de» rai** de mamlouks en Kgyple. Mohammed - Aly le ménageait et leuiolgnait beaucoup d'égards au père et au lll». En 1807, Ibrahim, retiré alors dan» II- l'ajoura, ayant eu de* contistaiioni avec l'avare Chahing Bcyg. »ucee»*cur d'KHy, écrivit au vice-roi pour lui demander iwn liaiem, un de ses fils cl H0 petit-lils, qui lui lurent renvoyé». Plus tard JMohnmmoi accueillit Manouk-Beyg, 111» d'Ibrahim , et lui donna le gouvernement de Djirdjeh.