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IliYCLS, poffte lyrique distingué, né à Rhégiuui, ville de l'Italie, voisine de la Sicile, passa une partie de sa vie à Samos. Il était contemporain de Crcesus, et florissait vers l'an 560 avant J.-C. Sa mort et la manière dont elle fut vengée ont rendu son nom célèbre. Passant dans un lieu désert , il fut attaqué par des voleurs qui le tuèrent; sur le point de mourir, il aperçut, au-dessus de lui, une volée de grues, et s'écria que ces oiseaux seraient ses vengeurs. Lorsque sa mort fut connue, on fit longtemps des recherches inutiles pour en découvrir les auteurs; et l'on avait perdu tout espoir , lorsqu'un jour on entendit, sur la place publique deCorinthe,desgensqui, voyant passer des grues, se disaient les uns aux autres en riant : « Voilà les vengeurs d'Ibycus. » Us furent arrêtés, confessèrent leur crime, et furent mis à mort, lbycus avait laissé sept livres A'Odet érotiques, qui étaient fort estimées. Il ne nous en reste que quelques fragments qui ont été recueillis par 11. Etienne, et mieux encore par Fuivius Ursinus , à la suite du recueil intitulé Carmin* novem illustrium fem'inarum , Anvers, 1508, in-8<\ En 1833, Schneidewin d'Ilelmstedt a publié à Goellingue , in-8° , les Ibyci Rheyini Carminhm reliquia; on trouve la traduction française des fragments d'Ibycus dans la collection des Petits poimee grect publiée par M. Ernest Falconnet, sous la direction de M. Aimé Martin; Paris, 1830, grand in-8». (Collection du Panthéon littéraire. ) C — B.
ICHER (Piemb), né à Montpellier en 1658, mourut dans la même ville en 1713. Elevé dans la réforme de Calvin, après avoir fait ses premières éludes dans sa patrie, il fut envoyé à Genève pour y suivre un cours de phUosophie. A son retour de cette école, qui comptait d'habiles maîtres , Icher se mit à étudier la médecine avec beaucoup d'ardeur, et il fut reçu docteur en 1680. Une santé très-délicate ne lui permit point de se livrer à la pratique de la médecine. Condamné à une vie sédentaire, il reprit l'élude des belleslellres grecques et latines comme une distraction consolante. Nommé, à la formation de la société royale des sciences de Montpellier , associé physicien, Icher s'occupa particulièrement de faire pour cette compagnie des extraits des livres nouveaux; travail très-utile qu'il continua jusqu'à la fin de sa vie. M. Gauteron prononça l'éloge d'Icher peu de temps après sa mort , et le rédacteur de cet article l'a inséré par extraits dans les Éloges dn académiciens de Montpellier, publiés à ParU en 1811. D— g— s.
ICHON (Pierre-Louis) , conventionnel, né en Gascogne vers le milieu du 18e siècle, était supérieur de la maison de l'Oratoire de Condom à l'époque de la révolution. Ainsi que la plupart de ses confrères, il s'en déclara très-chaud partisan , et fut nommé, en 1701 , l'un des députés du Gers à l'assemblée législative, où sa première motion fut en faveur de quelques révoltés du département
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de l'Oise , dont les ministres de Louis XVI avaient ordonné le désarmement. Comme tous les transfuges du sacerdoce, il se- montra dans toutes les occasions l'un des plus acharnés contre les ecclésiastiques qui avaient refusé de se soumettre aux lois révolutionnaires , et qu'à cause de cela on appelait réfractairet. Dans la séance du soir du 22 mai 1792, il prononça contre eux un discours véhément qu'il termina en demandant que leur traitement fût réduit de moitié. Il concourut ensuite de tout son pouvoir au décret de déportation. Réélu par le même département député à la convention naUonale , il siégea dès la première séance au sommet de la montagne, et fut en même temps l'un des membres les plus actifs de la société des jacobins, dont il demanda avec beaucoup de chaleur l'intervention pour que Louis XVI fût mis en jugement. Au premier appel nominal qui fut fait à la convention dans ce déplorable procès, il vota pour la culpabilité; et, sur la question de la peine à infliger, il s'exprima ainsi : « Lorsque j'ai voté pour l'affirmative Louis « est coupable , j'ai déclaré que j'en avais la con- « viction. La loi applique la peine de mort; les « principes réclament l'application de la loi. L'in- « térêt de la république exige que Louis meure. « Chargé par mes commettants de veiller à cet n intérêt, je vote pour la mort... • Envoyé bientôt après dans son département avec son collègue le féroce Dartigoeyte (voy. ce nom), il y fit exécuter avec la plus extrême rigueur les nouvelles lois contre les ecclésiastiques qui refusèrent de prêter serment, et fut par là une des principales causes de l'arrestation et de la mort de plusieurs d'entre eux (roy. Bastard). Les deux représentants venaient de remplir cette terrible mission, lorsqu'ils furent arrêtés à Bordeaux par la populace soulevée contre la révolution du 51 mat 1793; mais les autorités de cette ville parvinrent à les faire mettre en liberté: et ils purent sans obstacle retourner à Paris, où l'un et l'autre contribuèrent beaucoup, par leur dénonciation contre les Bordelais, à augmenter le nombre des victimes de la vengeance conventionnelle. Peu île temps après, Ichon reçut une autre mission assez bizarre pour un homme qui avait longtemps porté le titre d'abbé , ce fut de présider à la levée des chevaux pour les remontes de la cavalerie dans le département du Loiret. Revenu à la convention , Ichon y garda le silence jusqu'à la fin de la session. 11 rentra ensuite dans une profonde obscurité ; sous le gouvernement impérial 11 était devenu inspecteur de la loterie à Sentis. Il perdit cet, emploi en 181», fut obligé de sortir de France comme régicide l'année suivante, y rentra après la révolution de 1830, et mourut à Thouars, dans la Vendée, le 5 janvier 1839. M — d j .
ICILIUS ( Lueurs ). Voyez Vntcimc.
IDA SAINT-EDME. Voye* Saint-Edm.
IDACË, surnommé Clans, ou l'illustre, pour