‹ Biographie universelle ancienne et moderneChapitre 60 sur 106 · SOI IGN · texte numérisé non relu

SOI IGN

une croix au bas d'un écrit conçu en ces termes : « Ignace, indigne patriarche de Constanlinople, « je confesse que j'ai été élevé irrégulièrement à « celte dignité, et que j'ai gouverné l'Église tyran- « niquemenl. » Photius parut satisfait de cet écrit et permit à Ignace de se retirer dans le palais de Poze, qu'il avait hérité de sa mère : mais, au bout de quelques jours, il voulut l'obliger de répéter cette déclaration à l'Église en présence de tout le peuple. Ignace, ayant vu le palais entouré de soldats, comprit que c'était à lui qu'on en voulait; et, s'étant déguisé sous les habits d'un paysan , il sortit sans être reconnu : il se dirigea vers la mer, craignant toujours d'être poursuivi, et ayant trouvé un bateau prêt à mettre à la voile, il en profita pour se rendre dans un lieu sur. Il demeura caché quelques mois, changeant d'asile à chaque instant, dans la crainte d'être découvert. A celte époque , un tremblement de terre s'étant fait ressentir à Constanlinople, le peuple, effrayé , attribua cet événement au courroux du ciel; et, pour l'apaiser, l'empereur crut devoir permettre à Ignace de revenir dans son ancien monastère, où il put enfin jouir de quelque repos. Cependant le pape Nicolas Ier, informé des persécutions qu'avait éprouvées Ignace , prit hautement sa défense, et annula la sentence rendue contre lui : mais les lettres qu'il écrivit à l'empereur et à Photius n'eurent aucun elfet ; et ce dernier poussa l'audace jusqu'à convoquer, en 800, un nouveau concile , où le pape lui-même fut cité et déposé. Ce fut la première origine du schisme des Grecs, Photius ayant alors attaqué les Latins au sujet du FUioque ajouté au Symbole. Enfin, Ignace, ayant échappé par une espèce de prodige aux pièges que son adversaire lui tendait sans cesse, fut rétabli sur son siège, en 867, par l'empereur Basile. Il assista, en 8G9, au concile oecuménique assemblé à Constanlinople, et dans lequel Photius et ses adhérents furent anathématisés. Ignace eut le chagrin d'être réprimandé par le pape Adrien II, pour avoir établi un évéque dans la Bulgarie sans la participation du saint-siège. 11 mourut le 25 octobre 877 , âgé de 78 ans. Après sa mort, Photius remonta sur le siège de Constanlinople. La Vie d'Ignace, par David Nicélas, a 'été publiée par Hader, lngolsta.lt, 1004, in-4°, et insérée dans le tome 8 des Conciles du P. Labbe. On y trouve aussi plusieurs des lettres de ce patriarche, dont les Latins, ainsi que les Grecs, vénèrent la mémoire le 28 octobre. W— s.

IGNACE DE LOYOLA (Saist), fondateur des jésuites, naquit en 1401 , d'une famille noble, au château de Loyola, dans la province de Guipuscoa, et fut élevé à la cour de Ferdinand le Catholique, roi d'Aragon. Dès qu'il cul fini ses exercices, il entra au service : il ne parait pas qu'il eût fait d'autres études. Il aimait cependant la poésie, et faisait, dit-on, passablement des vers espagnols. Sa vie, jusqu'à l'agc de vingt-neuf ans, fut celle de la plupart des militaires, partagée

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entre les devoirs de la profession des armes et la galanterie. Il brûlait de se distinguer ; il en trouva l'occasion à la prise de Najare, et plus encore au siège de Pampelune, où il combattit sur la brèche avec beaucoup de bravoure. Il y eut la jambe droite fracassée d'un éclat de pierre, et la gauche endommagée par un boulet de canon. Porté an château de Loyola, il y fut pansé de ses blessures ; mais un os ayant été mal rejoint et formant une proéminence qui lui défigurait la jambe, le prix qu'il attachait aux agréments de sa personne le détermina à le faire scier pour réparer cette difformité. Obligé de garder le lit, il demanda quelques romans pour se désennuyer ; il ne s'en trouva pas dans le château : on lui apporta la légende des saints et une Vie de Jésus-Christ. Cette lecture l'attacha plus qu'il ne s'y était attendait admirait la divine morale du Sauveur, le courage et la patience des martyrs, les austérités des solitaires. Insensiblement la grâce fit son effet, et il n'aspira qu'à les imiter. Il jeûnait et priait, l ue nuit que, s'étant relevé, il était prosterné devant une image de la Vierge , il se sentit si profondément touché, qu'il résolut de se consacrer au service de la mère de Dieu et de renoncer au monde. Dès qu'il* est en état de sortir, il monte à cheval et se rend à l'abbaye du Mont-Serrat, pèlerinage fameux par une image miraculeuse de Marie. Arrivé au pied de la montagne, il se revêt d'un habit grossier, se présente au monastère en équipage de pèlerin, et y fait ses dévotions le 13 août 1522, jour de l'Assomption. Si l'on en croit quelques relations, n'ayant point encore perdu toutes les idées chevaleresques , il fit , à l'exemple des anciens preux, la veillée d'armes devant l'autel de la Vierge, s'y déclara son chevalier; ensuite il suspendit son épée à un pilier, pour marque de son renoncement à la milice séculière, et quitta le monastère. Parvenu à Manrése, petite ville voisine, il alla se loger à l'hôpital. Il jeûnait assidûment, se donnait la discipline trois fois le jour, assistait à tous les offices, et vivait du pain qu'il allait mendier. Ne trouvant point encore cette vie assez pénitente, il alla se cacher dans une caverne, où des mortifications excessives faillirent lui coûter la vie. On le ramena demi-mort à l'hôpital. On prétend que c'est à Manrèse qu'il composa ses Exercices spirituels; c'est aussi là que, pour la première fois, il se sentit embrasé du désir de travailler à la sanctification des âmes. Après être demeuré dix mois à Manrèse, il alla s'embarquer à Barcelone, dans le dessein de visiter les saints lieux. 11 prit terre à Gaè'te, voulut recevoir à Home la bénédiction du pape, et arriva le 4 septembre 1525 à Jérusalem. La ville où Jésus avait souffert lui inspira les sentiments de la plus tendre dévotion. 11 aurait bien voulu se fixer en Palestine et y travailler à la conversion des mahométans ; mais le provincial des Franciscains, gardien du Saint-Sépulcre, ne le lui permit pas. Il revint à Venise en 1524, avec le

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projet de se rendre à Barcelone pour y faire des études qui le missent plus en état de travailler à la conversion des pécheurs. En route, il fut pris pour un espion et n'échappa qu'avec peine à de grands dangers. Arrivé à Barcelone, il y étudia la grammaire pendant deux ans, virant d'aumônes. C'est là que le livre de l'Imitation de Jésus-Christ acheva de nourrir et de fortifier son âme, que la lecture des œuvres d'Érasme laissait dans la sécheresse. Il alla ensuite à Alcala pour y faire sa philosophie. Il s'était attaché trois compagnons qui le secondaient dans ses œuvres de charité et vivaient comme lui. Son zèle mal jugé, un air de singularité dans son vêtement et dans sa personne, lui suscitèrent de fâcheuses affaires. Soupçonné par les uns de magie, pris par d'autres pour un illuminé, il se vit recherché par l'inquisition et emprisonné. Ayant recouvré sa liberté, il passa en France en 1528, espérant d'y achever ses études plus tranquillement et avec plus de fruit. 11 les recommença au collège de Ste-Barbe, quoiqu'il eût alors trente-trois ans, et fut sur le point d'y subir une punition humiliante, parce qu'on l'accusait de détourner les écoliers de leurs devoirs. Ses maîtres, mieux informés, ayant appris qu'au contraire il les portait à la piété, l'admirèrent et le comblèrent d'éloges. Cependant ses exhortations n'étaient point sans effet. Non-seulement des étudiants, mais des maîtres, s'attachaient à lui. 11 avait gagné Pierre Favre, son répétiteur (voy. Favre), et François-Xavier, professeur de philosophie au collège de Bcauvais. Quatre Espagnols, Laynez, Salmeron, Bobadilla, Bodriguez, qui tous devinrent fameux, avaient suivi leur exemple. Les voyant bien résolus de se consacrer à Dieu et de répondre à sesTues, Ignace conçut l'idée d'établir un nouvel institut destiné à la conversion des infidèles, et, en général, à la sanctification du prochain. Le jour de l'Assomption 153», lui et ses compagnons se rendirent dans la chapelle souterraine de l'abbaye de Mont martre; Pierre Favre, qui était prêtre, y dit la messe , et les autres y communièrent : ils s'engagèrent par un vœu solennel à aller prêcher l'Évan gile dans la Palestine, et, dans le cas où cela ne se pourrait pas, à offrir au pape leurs services pour la bonne œuvre à laquelle il voudrait les employer. Des raisons de santé obligeant Ignace d'aller en Espagne, et quelques-uns des nouveaux associés n'ayant pas fini leur théologie, pour leur en donner le temps, il fut convenu qu'on se rejoindrait à une époque déterminée. La réunion eut lieu à Venise a la On de 1536. Le nombre des associés était augmenté de trois. Ils se rendirent à Borne , où le pape Paul III les accueillit avec bonté et permit de recevoir les ordres à ceux qui n'y étaient pas engagés : ils retournèrent à Venise, où tous furent admis au sacerdoce et firent vœu de pauvreté et de chasteté entre les mains du nonce Veralli; après quoi ils se dis. persèrent dans différentes universités, pour attirer

dans leur société. Cependant Ignace se rendit à Borne afin de travailler à sa grande affaire. Le passage à la terre sainte étant fermé, il fit revenir ses compagnons pour délibérer avec eux sur les règlements de l'association. Il fut convenu qu'ils éliraient un général, qui serait perpétuel et auquel ils obéiraient comme à Dieu ; qu'il aurait une autorité entière, et qu'outre les vœux de pauvreté, «le chasteté et d'obéissance, ils s'engageraient par un quatrième vœu à aller partout où le pape les enverrait pour le salut des âmes. Ce vœu même, dit-on, devint par la suite absolu. Ce projet ayant été présenté au pape Paul m, il nomma une commission pour l'examiner ; et, sur son rapport , il approuva l'institut par une bulle du 27 septembre 1540, sous le nom de Clerct de la compagnie de Jésus. Depuis, Jules III le confirma. Ignace fut élu général et prit possession du gouvernement le jour de Pâques 1541. Il ne donna point d'autre habit à ses compagnons que celui des ecclésiastiques de son siècle (1). Il ne les astreignit à aucun office public ; mais ils devaient partager leur temps entre l'oraison mentale et les œuvres utiles au prochain, comme la prédication, les missions, la direction des consciences, l'instruction de la jeunesse (2). De grandes marques de dévouement signalèrent le berceau de la société des missionnaires ; ils se rendirent dans le royaume de Fez, à Maroc, en Abyssinie , en Ethiopie et dans les autres parties de l'Afrique. Xavier partit pour les Indes orientales, et en fut l'apôtre. Paul III choisit dans le nouvel ordre Laynez et Salmeron pour ses théologiens au concile de Trente. Le P. Lejay , théologien du cardinal évéque d'Augsbourg au même concile, ayant été nommé évêque de Trieste par l'empereur, son humilité, comme celle d'Ignace , en fut si alarmée que , sur les instances du saint fondateur, cette nomination fut révoquée ; et leur général obligea les jésuites profès à s'engager par un vœu simple à ne jamais rechercher les dignités ecclésiastiques, et même à les refuser quand on les leur offrirait, à moins que le pape ne les forçât de les accepter. De tous côtés on s'empressa de proposer à Ignace des établissements. Il s'en forma un à Constantinople, d'autres à Jérusalem, dans l'Ile de Chypre, en Amérique. Des sujets furent envoyés en France; mais ils y éprouvèrent de longues oppositions, qu'Ignace n'eut pas la consolation de voir levées. Épuisé de fatigues , usé par diverses maladies, il expira le 28 juillet 1556. Paul V, en 1609, le déclara bienheureux; et, treize ans après, Grégoire XV le mit au rang des saints. L'Église l'honore le 51 juillet, le même jour que St-Germain d'Auxerre. On a écrit un grand

(1) Ils furent nommé* jtiuilts à cause de l'église qu'on leur donna dent Rome , nommée il GUtù.

(2) Toute» cce fonction! «fuient gratuites j et Ut nejponwtieat

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bre d'histoires tic sa vie : les plus renommées, pour l'élégance du style, sont celles du père Maffei, en latin, et du père Bouhours, en français. Bayle a remarqué que dans celle de Hibadeneira, la plus ancienne de toutes, ce jésuite, contemporain d'Ignace, avait dit qu'il n'avait fait aucun miracle, quoique ses autres historiens, et Hibadeneira luimême, dans une vit abrégée du même saint imprimée postérieurement, en aient allégué plusieurs; observation dont Bayle tire des inductions auxquelles les jésuites ont répondu. On a de St- Ignace c 1° Ses Constitution . en espagnol , traduites en latin par le 1\ Polanco» Rome» 1558 et 1559, hi-8°; Prague, 1867, in-fol. ; elles sont louées, comme uu ehrf-d'œuvre en fait de gouvernement, par le cardinal de Richelieu, qui devait s'y connaître ( t° ses Exercices spirituels, composés en espagnol, et publiés à Rome en 13 W, de la traduction latine d'André Krusius, ont été souvent réimprimé*. Il en existe une bonne traduction en français par l'abbé Clément, 1771, m- 12. L'ouvrage avait été dénaturé dans deux traductions précédentes; on ne peut guère non plus le reconnaître dans celle qui a été donnée par l'abbé Orouct de Moupertuis, et qui se trouve dans le volume intiliilé Prague des exercices spirituels de St-lgnace, ou retraite ée huit jours pour toutes sortes de personnes, composée en espagnol et en latin par le P. Sébastien Izquierdo, d« la compagnie de Jésas, Vienne et Lyon, 1741 , in-t 2. Le père Constantin Cajeten , abbé du Mont-Cassin , les a revendiqués en faveur de Carcias Cisneros , abbé du Montserrat, mort en 1510; prétention destituée de fondement. « L'institut des jésuites, dit M. le car- « dinal de Baussct (Histoire de Fénélon. 3e édition, « t. 1", p. 15» 16v 18), avait été créé pour em- « brasser, dans le vaste emploi de ses attributs et « de ses fondions, toutes les classes, toutes les « conditions , tous les éléments qui entrent dans « l'harmonie et la conservation des pouvoirs poli- « tiques et religieux... Son but était de dérendre •* l'Eglise catholique contre les luthériens et les « calvinistes, et son objet politique de protéger « l'ordre social contre le torrent des opinions « anarèhi'im >, qui marchent toujours de front « avec les innovations religieuses... Ce corps était « si parfaitement constitué qu'il n'a eu ti en- « fance ni vieillesse. On le voit, dès les premiers « jours île sa naissance, former des établissements » dans tous les Etats catholiques, combattre avec « intrépidité toutes les erreurs, fonder des mis- « «ions dans le Levant et dans les déserts de « l'Amérique, se montrer dans les mers de. la « Chine, du Japon et des Inde». » Cette société a fourni, en effet, sans n lâche des ouvriers laborieux dans toutes les parties du ministère ecclésiastique comme dans le champ de la littérature. El le a en des hommes distingués dans la théologie, dans la controverse» dans la chaire, dans l'histoire, dans res sciences, dans les lettres. Les cardinaux Bellarmin, Tolct, de Logo, Paliavkmi ;

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et, pour ne parler que de la France, les pères Slr-

mond, Petau, Labbe, Cossart, Bourdaloue, Cheminais, Larue, Criffet, Daniel, Ducercenu, Berthicr, etc. , sont des noms assea honorables pour le corps qui les a produits. L'oeuvre des missions est celle où les jésuites se sont le plus illustrés : ils ont embrassé toutes les contrées dans leur fêle, depuis le Canada jusqu'au Chili, et depuis le Japon jusque dans l'Asie Mineure ; et, outre les services rendus par les missionnaires à la religion, au prix de leur vie, ils y ont été utiles aux progrès de* connaissances humaines (rojr. Boctot, Chaule voix, Germllom). En Europe, ils tenaient de nombreux collèges, et avaient aussi des missions. A la mort de St-lgnace, la compagnie avait déjà douze provinces qui comptaient au moins Cent collèges, sans les maisons professes, et ce nombre s'était fort augmenté depuis. Il y avait en tout, vers le milieu du 18» siècle, vingt raille jésuites, dont quatre mille environ en France. Ils pénétrèrent tard dans oe dernier royaume, et y essuyèrent de fortes contradiction*. Ils y ouvrirent leurs classes à Paris, en 1561, et jouirent d'un état assez tranquille jusqu'au procès que leur intenta Jacques d'Amboise , recteur de l'université. Les protestante ne furent pas étrangers à cette affaire, comme on le voit par une lettre du calviniste Bongars t Nous sommet ici occupés à foire châtier tes jésuites. Mais plusieurs ville* et plusieurs Corps s'intéressèrent pour des maîtres déjà éprouvés, et le procès ne fut point jugé. Le crime d'un scélérat qui avait étudié chez les jésuites (voy. Ciiatei.) excita contre eux un violent orage ; et le parlement de Paris les expulsa, en 1394, 0MDOK s'ils eussent provoqué cet attentat par leur doctrine. Mais le prince même objet 4» cet attentat les rétablit en 1003 ; et l edit fut enregistré au parlement de Paris , après quelques difficultés. En 1618, ils rentrèrent dans leur collège de Clermont; et ils occupèrent successivement des collèges dans presque toutes les vides du royaume. * La confiance de tous les gouver- « nements catholiques, dit encore M. de Bail— t,

* et ks succès de kW méthode firent passer « presque exclusivement entre leurs mains k « dépét de l'instruction publique. Ils eurent k

* mérite d'honorer leur caractère rdigicut et « moral par une sévérité de moeurs, une tempé- « rance, une noblesse et un désintéresse mrrrt « personnel, que leurs ennemis mènes n'ont pu « leur contester. C'est la plus belle réponse à « toutes les satires qui les ont accusés de pi l'ifi — « des principes refftehés, » Les querelles du jansénisme attirèrent aux jésuites de nouveaux ennemis; et leur zèle dans cette affaire peut être regardé comme une des premières causes de leur destruction. Les Proviniales , la Morale prattqut, et beaucoup d'autres écrits, servirent a décrier peu à peu les jésuites, et préparèrent leur chute

l es Nouvelles ecclèsinstiques surtout furent un des moyens les plus efficaces qu'on employa contre

t ; et cette guette , aujourd'hui si roy. r.uv> et HtiuciT), leur porta , pendant trente ans, des coups avec une ardeur infatigable. Le premier orage éclate en Portugal, d'où un ministre puissant les fit expulser, en 1799, sous des prétextes dont la fausseté a été depuis avérée. En France, le procès du père La valet te fournit une occasion que l'on saisit avidement. Nonseulement on condamna les jésuites à payer les

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ae ce religieux . niais on eic nonça leurs ions ; et un arrêt du G août 1 7fii , rendu : de Paris , déclara leur institut inad- >ut M it policé, et leur ordonna de quitter leurs maisons et leur habit. Ce ne fut pas d'avoir anéanti le corps : on bannit tous les en 1764; et le roi leur ayant permis de revenir peu après, on les bannit de nouveau en 1767. Ce fut en vain que le pape et les évéques de France prirent le parti de la Société, et essayèrent de la défendre. Sa perte était résolue. En 1767, le roi d'Espagne et le roi de Naples, son fils, bannirent aussi les jésuites; et, en 1708, le duc de Parme et le grand maître de Malte suivirent cet exemple. Clément XIV étant monté sur le trône pontifical, les cours d'Espagne et de Portugal le pressèrent avec les plus vives instances de supprimer les jésuites ; ce pape, cédant enfin à leurs désirs, donna pour cet effet un bref le SI juillet 1773. La société des jésuites subsistait deux cent trente-trois ans. Les établissequ'elle avait formés disparurent en Europe et dans les autres parties du monde. Cependant quelques maisons subsistèrent en Russie. En 1801, Pie VII autorisa, par un bref du 7 mars, les jésuites de Russie à vivre en communauté ; et , en 1804 , il étendit cette concession , sur la demande du roi de Naples, à ceux qui se trouvaient dans ses Etats. Enfin, le 7 août 1814, il rétablit la société, et autorisa les jésuites à vivre sous la règle de SMgnace, et à reprendre les fonctions de leur institut dans tous les lieux où ils seraient appelés. Depuis , le roi d'Espagne leur a rendu leurs biens non vendus, leurs maisons et leurs collèges. Le roi de Sardaigne et le duc de Hodène les ont aussi reçus dans leurs Etats. Les jésuites ont, en outre, des établissements en Angleterre et aux États- Unis. L— t.

IGNACE DE JÉSUS, carme déchaussé du 17* siècle, était Italien de naissance. Il alla prêcher la foi dans l'Orient, et s'occupa surtout de la conversion de cette espèce de sectaires connus sous le nom de chrétiens de St-Jean, ou nendtn , <jui hadans les environs de Bassora : il devint ' du couvent de cette ville, passa ensuite à la résidence de Tripoli et du mont Liban , et se fit une grande réputation par son zèle et la sainteté de sa vie. On a de lui : 1* N«rratio orighti* rittmm

gitnr ditatrtns ptr modtrm dialogi. in gno eon/utantw XXXXIV mrmt» ihudem naUonù. Rome, 16S2, Le P."

sur lesquels on n'avait pas, auparavant, des notions bien nettes. Plusieurs auteurs ont eu recours aux renseignements qu'il avait donnés ; mais, depuis cette époque, des voyageurs plus modernes ont fourni des détails plus exacts, qui ont servi à rectifier, en plusieurs points, l'ouvrage du P. Ignace, surtout en montrant que ces menéai ou sahaTtes ne sont pas des chrétiens. Le P. Ignace avait envoyé son manuscrit à la congrégation de la propagande, qui le fit imprimer. La troisième partie du Remeil de Melchisédec Thévenot en contient un extrait. On y nliserve, avec raison, ijue les arguments allégués par le P. Ign ace pour réfuter les erreurs des mendaïtes sont peu décisifs et se détruisent d'eux-mêmes. La première partie du même recueil offre une grande planche gravée, composant deux pages, et une carte de Bassora, que Thévrnot avait, dit-il , destinée à une relation sur les chrétiens de cette ville, mais que, faute de quelques pièces, il n'avait pas publiée. On trouva «lans ses papiers deux feuillets intitulés Relation des chrétiens d* St-Jean; c'est l'extrait cité plus haut, 2° Grammotiea lingua- pertica, Rome, 166^ in-4°. Cett un petit volume de soixante pages, contenant seulement l'alphabet, les noms et les verbes, et quelques exemples. L'ouvrage est par conséquent fort incomplet. Le P. Ignace, étant Italien, écrit la prononciation du persan suivant la valeur des lettres dans sa langue ; ce qui pourrait induire en erreur nn Français qui n'y ferait pas attention. E — s.

IGNACE DE RHEINFELS. Voyez Etes.

IGNARRA (L'abbé Nicolas), savant antiquaire de Naples , mort dans cette ville le 6 août 1808, était né non loin de là, à Pietrabianca, le 21 septembre 172K. 11 avait reçu les premières leçons de son onde , Philippe Scutari, homme instruit et curé de St-Jean de Teduccio. Son esprit, vif et prompt, se développa si bien à cette école, qu'à l'âge de dix ans il fut en état d'être reçu comme élève dans le collège ou séminaire dit Urbano, du cardinal Spinelli, alors archevêque de Naples. 11 y étudia les langues, les lettres et les sciences avec tant d'ardeur et de succès, que le savant llazzocchi , par qui elles y étalent professées avec distinction , conçut pour lui une affection particulière et l'associa dès lors à ses doctes études. Sous un tel maître, qui était appelé U prodige de U littérature , et dans la société duquel Ignarra vivait presque toujours, il acquit aisément les plus profondes connaissances. U avait a peine atteint sa vingtième année qu'il fut chargé d'enseigner la langue grecque et la poétique aux élevés du même séminaire, et , lorsqu'en 1735 le roi Charles III créa la fameuse Académie herculanèse, et voulut la composer des littérateurs les plus instruits de son royaume, Ignarra fut un des quinze qu'il choisit à cet effet. En 176?, on le nomma pour remplacer Maxzocchi dans la chaire

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terprétation de l'Écriture sainte, et, en 1771, il devint professeur en chef. L'année 1782 le vit nommer directeur de l'imprimerie royale : deux ans après, le roi le donna pour précepteur au prince héréditaire, François de Bourbon ; enfin, en 1794, Ignarra fut promu à un canonicat de lâ cathédrale de Naples. Le roi Charles III n'était pas le seul prince de la cour dont il se fût concilié l'estime et la bienveillance. Toute la famille royale avait pour lui les mêmes sentiments , et il se vit en outre honoré de la considération des hommes les plus illustres soit à raison de leur rang, soit à raison de leurs lumières, et aussi bien dans l'étranger que dans son pays. Doux et adable par caractère, il était obligeant envers tout le monde et surtout envers les pauvres, pour lesquels sa sobriété lui faisait trouver aisément du superflu dans sa modeste fortune. Éloigné de toute ambition , non-seulement il ne rechercha aucune place, mais encore il refusa l'archevêché de Reggio, qu'on voulait lui conférer. Sa principale dépense consistait à acheter des éditions choisies des écrivains classiques grecs et latins. Il parait que sa mémoire s'était épuisée par l'immensité de choses dont il l'avait chargée, et par le travail excessif auquel il s'était livré toute sa vie • car , à l'âge de soixante-dix ans , sa tête commençait à s'affaiblir. Bientôt il en vint au point de ne plus se ressouvenir de rien, pas même du nom de ses parents, de ses amis et des titres de ses livres. Dans cet extrême affaissement des facultés intellectuelles, il ressembla encore à son maître Mazzocchi, qu'il avait pris pour exemple dans ses études, dans sa vie même, et qu'il égala par son savoir. Il avait 80 ans quand il mourut, et l'Académie d'histoire et d'antiquités, qui avait succédé à l'hcrculanese depuis la révolution, assista en corps à ses funérailles. Il fut inhumé à coté de Mazzocchi dans l'église de Ste-Kestiluta, et son neveu consacra sa tombe par une inscription latine gravée sur le marbre. Déjà sa vie avait été écrite en latin par Joseph Castaldi , juge de la cour d'appel de Naples, lequel, un an avant sa mort, recueillit ce qui restait de ses manuscrits et en lit un volume, auquel il ajouta des notes. Ignarra avait pubbé , dès l'âge de trente ans, divers opuscules, parmi lesquels on doit remarquer ceux auxquels donna lieu une dispute qu'il eut avec le très-érudit Jacques fttartorelli , sur l'interprétation d'une épigramme grecque , récemment découverte à Naples dans le faubourg de Vergini. On ne doit pas moins remarquer les observations qu'il publia dans ce même temps sur les interprétations que Martorelli avait faites des autres épigrammes grecques qu'on voit dans la chapelle de Gioviano-Pontano. Les ouvrages les plus importants d'Ignarra sont : !• De palœtira neapolitana commentarium , Naples, 1770; livre plein d'érudition grecque, latine et italienne, et qui surpassa de beaucoup ce qu'avant lui avaient écrit sur le même sujet la Sena, Aulisio, et tout

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le gymnase napolitain. 2° vita. Naples, 1778; la même année il publia ce que Mazzocchi avait laissé en manuscrit pour le troisième volume de son SpiciUgium bibiieum. 5° De fratriu neapolitanis ; ouvrage dans lequel il démontre péremptoirement, contre l'avis de Reinesio, de Vandaii, de Fabretti et de Martorelli, que les anciennes associations, appelées Fratrim, n'étaient point des confréries religieuses, mais des sociétés politiques usitées chez les Grecs. 4» Oputculi, Naples, 1807 ; ce volume se compose de dissertations, d'inscriptions, de vers latins et de lettres à divers personnages. G — ».

IGOLINO DE MONTECATIM, né vers 13i8, au bourg de ce nom , dans la vallée de Nievole en Toscane, professa la médecine pendant vingt-cinq ans à l'université de Pise, passa ensuite à Lucques, puis à Pesaro, et mourut à Florence rers l'an 1425. Cet habile médecin est le premier qui ait écrit sur les bains de Pise. Il donna un traité sur les bains de Toscane, qui est resté manuscrit, dont M. Boodini a publié, en 1789, une notice intéressante, accompagnée d'éclaircissements très-instructifs. Igolino écrivit encore un ouvrage plus étendu SOUS le titre: De balneorum Ualiœ propnetatibus tu xnrlutibus , qu'on trouve dans la collection des auteurs De balneit, imprimée en 1533, à Venise, par les Juntes. T— o.

IGOR I", troisième grand-duc de Russie, succéda à Oleg (coy. ce nom), qui était son tuteur. Après avoir dompté les Drzewliens et les Piezyngowicns ou Petchénègues, comme ils sont appelés dans les annales grecques, Igor prit la résolution (941) d'attaquer Constantinople. D'après les chroniques russes, il entra dans la mer Noire avec dix mille barques. Les Bulgares , alliés des Grecs , en avaient averti l'empereur , qui ne prit aucune mesure. Igor ravageait les rivages du Bosphore ; les temples , les monastères et les villages étaient réduite en cendres et les prisonniers égorgés sans pitié. L'empereur grec, Romain Lécapène ou Lacupin, n'opposa qu'une faible résistance à cette irruption , et après une guerre désastreuse , un traité de paix fut conclu à Kiev (943). Igor en dicta les conditions suivantes: « Le grand-prince de Russie et ses boYards auront « toute liberté d'expédier en Grèce leurs vais- « seaux, leurs ambassadeurs et leurs négociants. « Ceux-ci porteront des cachets d'argent et les « ambassadeurs des cachets d'or. Un officier de « l'empereur sera chargé de protéger les étran- « gère russes et d'instruire quand ils auront des « démêlés avec les Grecs. Les esclaves fugitifs « seront rendus de part et d'autre. En cas de « vol, l'accusé, s'il est Russe, sera jugé selon les >< lois de son pays, et le Grec selon celles de sa « patrie. Les prisonniers seront rendus, maison « acquittera leur rançon. Le prince russe renonce « à toute autorité sur la Chersonèse. Il veillera i « ce que les Grecs qui s'occupent de la pêche , à I . l'embouchure du Dniéper, ne «oient point in-

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« quiètes, et il ne permettra point que les Bul- « gares noirs Tassent la guerre aux habitants de « la Chersonèse. » Le traité ayant été confirmé par l'empereur grec, et des ambassadeurs étant venus apporter cette confirmation, Igor, qui était païen, se rendit avec eux sur la colline sacrée où était l'idole de Péroune, et là il promit solennellement qu'il serait le sincère ami de l'empereur. Les chefs païens, pour donner un gage de la sincérité de leur serment , déposèrent aux pieds de l'idole leurs boucliers, leurs armes et des pièces d'or. Les chefs chrétiens prêtèrent leur serment dans la cathédrale de St-Élie. Les ambassadeurs grecs furent renvoyés avec de riches présents en fourrures, en or et en prisonniers. Igor fut moins heureux contre les Drzewliens. Ces peuples, écrasés d'impôts et poussés au désespoir, se soulevèrent en disant: « Tuons le loup qui veut « immoler tout le troupeau à sa rage. » Igor fut tué (9-45) avec la garde qui l'entourait et enterré près de Korosthcne. D'après les annales de son temps, quoique païen, il permettait aux Russes convertis à la religion chrétienne d'élever des temples et de suivre publiquement les pratiques de leur religion. Son épouse, Olga (roy. ce nom), embrassa publiquement le christianisme , et elle est révérée comme la Clotilde des Russes. Swientoslas l«r (vog. ce nom) succéda a Igor. G — v.

IGOR Hou IGOR Olgovitch, dix-huitième grandprince de Russie . était le troisième fils d'OIeg Sviatoslavitch ou Swientoslavitch, qui mourut en 1124 comme prince de Tchernigov, après avoir eu pour apanage Traoutarakan, puis Mourom (w>y. Olec). Sviatopolk ou Swientopelk I" étant mort en 1113, c'eut été aux Sviatoslavitch de donner un grand-prince à la Russie , et l'avènement de Vladimir Monomaque à la couronne de Kiev fut une irrégularité flagrante : toutefois les Sviatoslavitch, sans en excepter Oleg, avaient prêté les mains à cette anomalie. Restait à savoir s'ils entendaient renoncer à la grande-principauté pour eux-mêmes seulement ou bien aussi pour toute leur postérité. Le fait est que, dès la mort de Monomaque, une rivalité marquée s'établit entre les Olgovitch ou fils d'OIeg, au nombre de quatre, et la descendance du dernier grand-prince. Hstislav Ier avait succédé à Monomaque son père en 1126. Bientôt les quatre Olgovitch s'emparèrent malgré ses menaces de la principauté de Tchernigov qui, lors de la mort d'OIeg, avait été donnée à laroslav Sviatoslavitch, son frère et leur oncle. V'sévolod, l'atné, garda la capitale et le district environnant , et distribua des apanages à ses frères. Sous Iaropolk II, en 1132-1139, la puissance des Olgovitch s'accrut beaucoup encore. Trois fois ils prirent les armes contre le grandprince et ses frères. La première , secondés par les redoutables Polovtses, qui portaient partout le carnage et l'incendie, ils arrivèrent sous les murs de Kiev, et ne conclurent la paix sur la médiation des Novgorodiens que moyennant di-

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verses cessions réciproques, où tout l'avantage était pour ceux-ci. La seconde, ils taillèrent en pièces la garde d'Iaropolk au combat du Sipol, firent prisonniers les plus illustres bolards , conquirent Tripol , Khalep , les environs de Bielgorod et de Vasilcv, et enfin se trouvèrent sur les bords de la Libed : Iaropolk, épouvanté, leur abandonna Koursk et une partie de la province de Péreiaslavle , apanage de son frère André. La troisième, ils s'emparèrent de Prélouk et formèrent même le projet d'assiéger Kiev après avoir conquis toute la principauté de Péreiaslavle. Mais ensuite ils perdirent tous leurs avantages , et Vsévolod, assiégé dans Tchernigov, fut obligé d'implorer la paix. Cette troisième guerre avait été causée par les événements de Novgorod : sollicités en secret par les Olgovitch , les turbulents Novgorodiens avaient chassé de leur ville Vsévolod Mstislavitch , frère du grand-prince , et choisi à sa place pour les gouverner Sviatoslav l'Olgovitch ; mais Pskov, qui jusqu'alors avait été comprise dans l'apanage de Novgorod, s'en détacha et forma une principauté particulière ; bientôt l'inconstante Novgorod, lasse aussi de Sviatoslav, lui donna pour successeur un troisième prince, Rostislav, petit-fils de Monomaque. Enfin, après la mort d'Iaropolk II, les Olgovitch, réduits à trois frères , arrivèrent au comble de leurs vœux : Vsévolod, leur aîné, vint investir Kiev, et Vialcheslav , légitime successeur d'Iaropolk , lui céda ce trône, objet de son ambition (1139). Igor, malgré les services qu'il avait rendus au nouveau grand-prince, eut le déplaisir de voir donner à son cousin Vladimir Davidovitch la principauté de Tchernigov, qu'il s'attendait à recevoir comme récompense : Vsévolod , pour le consoler , lui promit de travailler à lui transmettre la couronne. Un riche apanage était pourtant la base indispensable du succès à celte époque. Igor le sentait» et faute de mieux, il tâchait d'y suppléer par d'autres voies. Lors de l'expédition contre Vladimirko de Galitch , il obtint la paix pour ce prince, qu'il sauva ainsi d'un péril imminent, et qui en revanche l'assura qu'il coopérerait de toutes ses forces à le mettre sur le trône de Kiev après la mort de son frère. Bientôt Igor entra en Pologne à la tête de quelques corps russes, pour rétablir Vladislas II, dépossédé par ses frères ; mais il se contenta de lui faire donner quatre villes et d'en faire céder une à la Russie, où il revint avec beaucoup de prisonniers et de butin. Avant son départ il avait été reconnu héritier présomptif du trône dans une grande assemblée convoquée par Vsévolod , et il avait reçu en cette qualité les serments des princes et des bolards. Après son retour il s'occupa de se consolider dans cette nouvelle position: Vsévolod, malade, Ut sincèrement les mêmes efforts , voulut que le peuple lui prêtât serment de fidélité, et envoya des courriers à Isiasiav Mstislavitch et aux princes de Tchernigov pour leur rappeler leurs pro-

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