‹ Biographie universelle ancienne et moderneChapitre 62 sur 106 · ILI · texte numérisé non relu

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de «m oncle, il fut élu pour lui succéder, et moumt en 669. Plusieurs de ses ouvrages sont perdus. On a imprimé de lui : 1» De illibata ac perpétua virginitate sancta ac gloriota genitricis Dei Maria, Valence, 1556, in-8°, première édition, donnée parM.A.Carranza, qui mit en tête la vie de l'auteur; réimprimé à Bàlc, 1557; Peuardenl (roy. Fmjarbcst) donna une nouvelle édition de cet ouvrage, qu'on retrouve dans le tome 9 de la Bibliotheea Patnm de la Bigne et dans le tome 12 de la Bikl. mascima Patrum de Despont. Ce traité de St- Ildefonse est quelquefois intitulé De perpétua virginitata, etc., ou encore De laudibus virginit Maria. 2» Deux lettres dans le Spicilegium de d'Achery et dans la Collection des conciles d'Espagne par dWguirre; 3° Opusculum de pane eucharistiro, dans les Analecta de Mabillon ; 4° Liber adnolationum de ordine baptismi, dans les Miscellanea de Baluze; 5° Liber de itinere deserti quo pergitur port bapiitmum , à la suite de l'opuscule précédent ; 6° Liber de teriptoribus ecclesiasticis, imprimé avec des Appendices de Félix, de Julien, d'un anonyme, et des notes de Schott, dans 17///pania illustrât», puis parmi les œuvres d'Isidore de Séville, Cologne, 1617, in-fol., réimprimé dans les Conciles d'Agnirre, et avec des notes d'Aubert Lemire dans sa Biblioth. eccletiastica, et enfin dans le volume publié par J.-A. Fabricius sous le même titre de Bibliotheca ecclesiastica. Le travail dlldefonse,qui fait suite à celui d'Isidore de Séville, y occupe moins de cinq pages et comprend quatorze articles, dont un est consacré à Isidore île Séville; VAppendix ajouté par Julien, archevêque de Tolède, consiste en l'article de St-lldefonse ; Julien, à son tour, est le sujet de VAppendix qu'on doit à Félix , qui fut aussi archevêque de Tolède. Les additions de l'anonyme sont plus considérables, sans l'être beaucoup , car elles sont de moitié moins longues que l'ouvrage d'Ildefonse, et roulent sur douze personnes. La vie de St-lldefonse, écrite en espagnol par G. Ilayans, a été imprimée à Valence, 1727, in-12. A. B—T.

1L1CINO (Bekiardo), poêle italien, sur lequel les biographes de sa nation eux-mêmes ne donnent que des renseignements incomplets. Son nom est défiguré de diverses manières à la tête des manuscrits et des nombreuses éditions de son commentaire sur les Triomphes de Pétrarque (1). Dans la Storia délia tolgare poetia, Crescimbeni le nomme Bernardo de Montalcino, et Quadrio, dans sa Storia d'ogni poesia, Bernardo Lapini. Mais il C6t plus connu sous le nom qu'on lit au commencement de cet article; il était de Montalcino, près de Sienne, et il vivait dans la dernière moitié du 15* siècle. Suivant Cresciuibeni, Bernard était un excellent (valentissimo) médecin. Il ne prend lui-même modestement que le titre d'étudiant

(1) Lieimio, Glicinio, GlùinuM, Iliicimio, Illieinus. Ce dernier boa «tt. dit Apottolo Zeno {jMUré, t, 6, p. ML 1» traduction latine do Montalcinene; «t Bernardo «tait d« U famille dm Lapini.

^disripulus) en médecine et eu philosophie. L'< le rendit porte. Fpris des charmes d'une gentille dame de Sienne, nommée FrancescaCervia.il composa pour elle un grand nombre de pièces de vers, entre autres un Sonnet que Crescimbeni a publié le premier dans sa notice sur Beraardo. L'un des plus grands admirateurs du génie de Pétrarque, il avait fait de ses ouvrages une étude spéciale, et il composa sur ses Triomphe/ un commentaire intitulé In Triomphorum clariss . pottœ Fr. Pelrarchœ expositio. Quoique le titre soit en latin, le commentaire est italien. Dans l'épltre dédicatoire, également en latin, adressée à Borso d'Esté, duc de Modène, le commentateur est nommé Bernard Glieinus. La première édition de ce commentaire est de Bologne, 1 475, in-fol. (1); elle est fort rare; celle de Venise, 1478, est encore très-recherchée des curieux. Duverdier ayant découvert au château de la Bastie, dans la librairie de d'IIrfé, le commentaire d'Uicino sur les Triomphes de Pétrarque, écrit sur parchemin rélin, imagina qu'llicino l'avait traduit lui-même en français , et en conséquence il s'empressa de lui donner place dans sa Bibliothèque. Mais, suivant la Monnoye , qui s'appuie de l'autorité du catalogue des livres du château d'Anet, publié en 1723, le traducteur est George de la Forge, Bourbonnais. Indépendamment de ce commentaire, on a d'Uicino : Opéra dilettecole e nuova di qralitudine e libéralité dove si con- Hene un notabile caso de magnanimité usato infra due gentiluomini, sans date, in-8°; Venise, 1513, in-8°. La première édition, que l'on croit imprimée au commencement du 10* siècle, est de la plus grande rareté. Le sujet de cette nouvelle se trouve, sous la date de 1393, dans les Annales de Sienne, publiée par Murotori dans les Scriptor. rerum ilalicar. Deux autres conteurs italiens s'en sont également emparés, Gentile Sermini, dont les nouvelles sont encore inédites, et Matthieu Bandello (voy. la Motizia de Sotellini, de Borromeo). Le manuscrit île la bibliothèque Chisi, sous le n°511, contient d'Uicino plusieurs pièces qui n'ont pas encore trouvé d'éditeur. \V — s.

1LIVE (Jacob), imprimeur anglais du 18* siècle, est connu par quelques ouvrages bizarres (2). Il était tout à la fois fondeur de caractères, imprimeur et auteur. Ayant été mis en prison en 1730 pour avoir publié ses Modestes observations sur les sermons de Tèvéque Sherlock, il y écrivit quelques pamphlets, dont l'un avait pour objet de provoquer une réforme dans cette maison de correction. Il mourut en 17G3. Ses ouvrages les plus singu-

( I ) hV.]m,.n de bile, 1474 , citée par Haym dans la BMioth.

ttal. , p. a«, e»t imaginaire , quoiqu'il en fixe la valeur a dix- Buit franc». Indépendamment de cette édition, Haym en indique

Suator/e autres de ce Commentaire , toute» in-fol. , à part celle

iti VcriSet 1613 ' qui rM in"4" |,lus r,rCcnl<: esl de Venise, 1616. La Monnoye jiarait n'en avoir connu que cinq, dont la plu» ancienne est celle de 14S4 ivoyci »t» N ttt «ur la Uibtt da Duverdier!. Tiraboschi ne cita pas celle de Venise, 1 1*1.

l'il II a'e»t néanmoins acquis des titre» a la célébrité par la grande entreprise de l'impression de» Concordance» hebrai-ivti de Calaaio en 1747 {voy. C*.l*wo). O-ck.

liers sont le Livre de Jasher, supposé auteur nommé Alcuin, de Bretagne, mais écrit et imprimé de nuit par Ilive en 1751, et un où il essaye de prouver la pluralité des Suivant lui, ce globe est l'enfer, les âmes humaines sont des anges apostats, et le feu qui doit punir les habitants de la terre au jour du jugement sera immatériel. Ce discours fut écrit en 1729 et prononcé dans une réunion publique, conformément aux dernières volontés de la mère de l'auteur, qui partageait ses opinions. L.

ILLYRICIS {voyex Francowitz).

IMAD-EDDAL'LAH (Alt) est le premier prince de la dynastie des Bouïdes , qui régna en Perse depuis l'an 933 de J.-C. environ jusqu'en l'an 1055, qu'elle fut détruite par les Seldjoukides. Bouyah, ou plutôt Bowa'iach, dont celte dynastie tire son nom, descendait, selon quelques auteurs, de la famille royale des Sassanides. Lors de l'invasion tle la Perse, ses ancêtres se réfugièrent dans le Dilem, où ils fixèrent leur demeure. Ce personnage , que les événements avaient plongé dans l'oubli, eut trois fils, Aly, Ilaçan et Ahmed, connus sous les surnoms d Imad-eddaulah, Hokneddaulah et Moc'zz-cddaulah. Un jour Bowaïah eut un songe merveilleux : il vit sortir de sa maison un grand feu qui s'étendit sur les provinces, s'éleva jusqu'au ciel et se partagea en trois globes lumineux devant lesquels les peuples se prosternaient. Un astrologue habile, qu'il consulta, lui répondit que ce songe annonçait la grandeur future de ses fils, dont la puissance s'étendrait sur un grand nombre de provinces. Lorsque Makanben-Kaky s'empara de Thabai istan, Bowaïah et ses trois fils entrèrent à son service, et furent fitlelcs à Merdawydj.son successeur. Comme ils se distinguaient parleur bravoure et de rares qualités naturelles, ils attirèrent l'attention de ce prince, qui leur confia divers emploi*. Tandis que Merdawydj enlevait Ispahan au khalife de Bagdad, les fils de Bowaïah étaient en Loristan, où ils remportèrent une victoire complète sur le gouverneur de Chyrai. C'est de cet événement que date l'élévation des Boutdcs. Forts de ce succès, ils songèrent à s'arroger la puissance souveraine , et l'entreprise se présentait naturellement à l'esprit dans un temps où l'anarchie régnait en Perse. Imad-eddaulah s'empara donc en son nom du Loristan et se hâta de marcher à de nouveaux succès. Ses frères se soumirent volontairement à ses ordres. A son entrée a Ch.vraz, il eut à lutter contre la mutinerie doses troupes, auxquelles il avait refusé le pillage du p ilais du gouverneur. Un événement inattendu lui procura «les sommes considérables, au moyen desquelles il put apaiser le tumulte et s'attacher de nouveaux partisans. Merdawydj s'apprêtait à punir lis Bouïdes de leur rébellion, lorsqu'il périt assassiné dans le bain par ses esclaves. A cette nouvelle, luiad-cddatilah expédia ses deux frères, Bokn-eddaulah et Moèfzz-eddaubh, dans l'Inde et dans le Kcrman. La fortune parut

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s'attacher à leurs pal , et tout réussit à leur gré. Moè'zz-eddaulah poussa ses conquêtes jusqu'à Bagdad, et se rendit maître de la personne et de l'aittorité du khalife. Imad-eddaulah, abandonnant à ses frères le soin d'établir leur puissance par la force des armes, se livra tout entier aux détails de l'administration. Vers la fin de l'année 337, il ressentit les premières atteintes de la maladie qui le conduisit au tombeau. Comme il n'avait point d'enfants, sentant sa fin approcher, il appela près de sa personne le fils alnd de son frère Rokn-eddaulah , le célèbre Adhad-eddaulah (roy. Adhadeddaolah), qu'il regardait comme le plus digne de régner, et le fit reconnaître pour son successeur. Imad survécut peu à cette solennité, et mourut en 338 de l'hég. (949 de J.-C.) J— «.

1MAD-EDDYN (Mohammed), surnommé el-Kateb.

l'écrivain, naquit a Ispahan l'an 519 de l'hégire en djoumady 2» ou chaban (juillet ou septembre 1135 de J.-C.). Il y passa les premières années de sa vie, et vint dans sa jeunesse à Bagdad, où il étudia le droit sous les plus célèbres jurisconsultes. Après avoir achevé ses études, il s'attacha au vizir Awn-eddyn, qui lui donna un emploi à Bassorah, et ensuite à Bagdad. A la mort de ce ministre, Imâd-eddyn commença à éprouver l'inconstance de la fortune, dont il fut souvent le jouet. Il perdit son emploi par les intrigues de ses ennemis , et mena une vie errante et malheureuse jusqu'à son arrivée à Damas en 1167. Il y trouva un protecteur et un ami dans le vizir de Nouradin , qui le fit connaître à ce prince et le lui donna pour secrétaire. Ce fut dans cette ville que Imàd-eddin connut Ayoub, père de Saladin, et qu'il se lia d'amitié avec ce dernier. Nouradin , charmé des talents et des qualités de son secrétaire , l'admit en peu de temps à sa plus intime familiarité. Vers l'an 117-2, Il l'envoya en ambassade auprès de Mostandjed, khalife de Bagdad, et à son retour il le mit à la téte du collège de Damas. L'année suivante, il lui donna entrée à son conseil. La mort de Nouradin Tint mettre un terme au bonheur et à la tranquillité dont il jouissait. Les ministres du successeur de ce prince le vexèrent à un tel point qu'il se démit de ses emplois et partit pour Bagdad. Arrivé à Moussoul, il y tomba grièvement malade. Lorsque sa santé fut rétablie, il apprit que Saladin avait quitté l'Egypte et qu'il marchait sur Damas. Il changea de dessein, et, au lieu de continuer sa route pour Bagdad, il partit de Moussoul, traversa le désert et arriva le 28 décembre 1774 à Damas. Saladin était alors à Alep. A son retour, Imâd-eddyn se présenta devant lui et célébra par une belle ode ses victoires et ses exploits. Saladin était aussi sensible à la louange que zélé protecteur des hommes de lettres : Imâd-eddyn fut bientôt mis au nombre de ses favoris, et fit une rapide fortune à la cour de ce prince, car il devint sou secrétaire et son intime confident. La mort vint encore lui ravir ce protecteur, et cette perte fut accompagnée des plus grands revers. La haine

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des courtisans se déchaîna contre lui ; ses emplois lui furent ôtés et tous les amis de sa fortune l'abandonnèrent. Les lettres, qu'il avait toujours cultivées, lui restèrent seules fidèles et lui offrirent les consolations que les hommes lui refusaient. Il quitta la cour, se retira chez lui et se livra tout entier à la composition ou à la révision de ses ouvrages jusqu'à sa mort, arrivée à Damas en ramadhan 597 (juin 1201). Imàd-eddyn a beaucoup écrit ; parmi ses, ouvrages on distingue: 1° Barc ai chamy, ou Eclair de la Syrie; c'est une histoire très-étendue des opérations de Saladin, principalement en Syrie; elle est en 7 volumes. 2° Alfatak alcoudty, ou Histoire de la conquête de Jérusalem par Saladin, en 2 volumes. Schultcns en a publié des extraits sous le nom d'ispahany, à la suite de h vie de ce conquérant par Bohadin (M* Bohadir), 3m K kerydik al àsr wd djërydéh aléa* r. Cet ouvrage , qui fait suite au Doumyah eddeher de Sâad al khatyry, est en 10 volumes et contient l'histoire de tous les poètes musulmans du 6* siècle de l'hégire. 4n Un Diwdn , ou recueil de lettres et de poésies en 4 volumes, J— -in.

IMABIGEON. Voyet Duvrmet.

IMBERT (Nicolas). Voye% Jobbert, surnommé Angoulerent.

IMBERT (Joseph-Gabriel ), né à Marseille en 1654, se forma dans l'art de la peinture sous les deux maîtres alors les plus célèbres de l'école flamande et de l'école française. On reconnaît en effet, dans la vérité et dans la fraîcheur de son coloris, un élève de van der Meulen, et, dans la correction de son dessin comme dans la vigueur de sa composition , un disciple de Lebrun. Étant allé à Marseille, il se fit chartreux à l'âge de trentequatre ans, sans cesser d'être peintre ; mais il ne travailla plus que pour les maisons de son ordre. Son chef-d'œuvre est un Calvaire qui était placé sur le maître-autel de l'église de la Chartreuse de Marseille. La suite de tableaux qu'il fil pour celle de Villeneuve-lès-Avignon n'est guère moins estimée. Il avait fait profession dans ce couvent; il y mourut en 1740. V. S. L.

IMBERT (Barthélémy), poète gracieux et spirituel, et qui n'a cependant laissé aucun ouvrage vraiment digne de la postérité, naquit à Nîmes en i 747, et, après avoir terminé ses études, vint à Paris, entraîné par son goût pour la littérature. Dorât jouissait, à cette époque, d'une réputation plus brillante que méritée; en s'éloignant des routes tracées par nos grands maîtres, il était parvenu à fonder une nouvelle école, qui n'a duré que quelques instants, mais dont il est resté le chef. Ses succès faciles séduisirent Imbert, et il ne tan la pas à se distinguer parmi les jeunes auteurs qui alimentaient les journaux de leurs productions éphémères. Le poCme du Jugement de Périt, qu'il mit au jour à vingt ans, fixa sur lui l'attention et fit concevoir de grandes espérances de son talent. Il avait eu le secret de rajeunir un des sujets les plus usés de la fable, en donnant à son principal

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personnage un caractère dont l'invention parut heureuse, et son style, quoique négligé, était élégant et naturel. Ces qualités suffisent pour justifier l'accueil favorable que reçut l'ouvrage ; il ouvrit à Imbert l'entrée de tous les salons, où il devint l'objet des attentions les plus flatteuses ; mais les encouragements prodigués à sa jeunesse, loin d'exciter son zèle, produisirent On effet contraire. Il négligea les moyens de perfectionner son talent et d'étendre son instruction, et, préférant de petits triomphes de société à des succès plus lents", mais durables, il travailla avec une rapidité qui ne lui permettait pas de soigner ses productions. On le vit, tour à tour, s'essayer dans presque tous les genres, depuis l'épltre badine jusqu'à la comédie de caractère, depuis l'épigramme et le sonnet jusqu'à la tragédie, sans s'élever jamais au-dessus de la médiocrité, ni rien ajouter à la réputation que lui avait faite son premier ouvrage, le seul qu'on relise encore, et qui suffît pour faire regretter que l'auteur n'ait pas mieux employé son talent. Les travers de l'esprit n'excluaient point dans Imbert les qualités du cœur. Personne ne fut meilleur ami; il portail la générosité à l'excès; mais il eut le tort bien excusable de compter trop sur la reconnaissance de ceux qu'il avait obligés, et après avoir joui quelques instants d'une existence brillante, il mourut dans un état voisin de la misère, à Paris, le 23 août 1790. On doit remarquer qu'il n'eut jamais d'autre titre littéraire que celui d'académicien de Ntmes. Pour compléter cet article, on indiquera les principaux ouvrages d'imbert : \° Le Jugement de Pdris, poème en quatre chants, Paris, 1772, gr. in-8°, (1g.; cette édition est la plus belle et la plus recherchée. Il a été réimprimé plusieurs fois séparément et dansdifférents recueils, entre autres dans letoraelerde la Petite Encyclopédie poétique. 2° FabUs nouvelles, Paris, 1773, in-8°; on en trouve quelques-unes de bien versifiées, « et l'esprit, dit Philipon de « la Madelaine, y remplace autant qu'il peut l'in- « comparable naïveté ; » 3° Historiettes ou Nouvelles en vers, ibid., 1774, in-8°; elles offrent des détails ingénieux, mais la narration en.est lente et elles n'ont aucun but moral ; 4° les Egarements de Camour. ou Lettres de Faneli et de Milfort, Amsterdam, 1776, 2 vol. in-8°. Le sujet de ce roman est révoltant et absurde. C'est un mari qui fait passer pour morte sa première femme, qu'il tient enfermée dans un château, afin de pouvoir épouser une jeune personne dont il est épris. 5° Lectures du matin et du soir, ou Nouvelles Historiettes, en prose, Paris, 1782-83, 2 vol. in-8°; elles ont été traduites en allemand ; 6° Lectures variées, ou Bigarrures littéraires, ibid., 1783, in-8». Quelques-uns de ces contes sont agréables, quoique très-inférieurs à ceux dé Marmontel,dont Imbert s'efforce de prendre la manière. 7° Choix tkt fabliaux, mis en vers, ibid., 1788 , 2 vol. in-12. Les récits de nos vieux poètes perdent toute leur naïveté sous la plume d'imbert, qui n'a pas l'art de se faire pardonner

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la licence de ses sujets. 8° Le jaloux sans amour.

comédie en cinq actes et en vers libres. Cette pièce, jouée avec peu de succès en 1781 , fut reprise quelques années après, et se soutint uniquement par le jeu des acteurs. La Harpe l'a jugée très-sévèrement : « Ce n'est, dit-il, autre chose, « pour l'intrigue, que le Préjugé à la mode (de « Rehaussée) très-gauchement retourné, et les « vers et le dialogue sont bien le plus maussailc « jargon et le plus insipide enfantillage qui « puisse attester les derniers progrès du mau- « vais goût. » Imbert a composé plusieurs autres pièces de théâtre : le Jaloux malgré lui . comédie en trois actes et en vers, sujet qui offre quelques intentions comiques, mais peu de fond; les Rivaux, comédie en cinq actes, tombée à la première représentation, et qui n'a point été imprimée, Marie de Brabant, tragédie où l'on trouve quelques situations attachantes; l'Inauguration du Thédtre- Français, comédie à tiroir, en un acte et en vers; Gabrielle de Passy, parodie; le Lord anglais; le Gâteau des Rois; les Deux Sylphes, etc. Imbert a rédigé pendant quelques années l'article Spectacles dans le Mercure; il fournissait, dans le même temps, des pièces à d'autres journaux ; enfin il est coéditeur des Annales poétiques, recueil assez intéressant, dont il a paru quarante-deux volumes in-12. M. Petilot a publié, dans le 44* volume du Répertoire du Théâtre-Français, première édition, une notice sur Imbert. C'est un excellent morceau de littérature, que ne peuvent trop méditer les jeunes gens qui, ayant du talent, se proposent de suivre la même carrière. W — s.

IMBERT (Guillaume), né à Limoges, entra fort jeune dans l'ordre de St-Benolt. Il y avait été contraint par son père ; aussi protesta-t-il contre ses vœux, qui furent annulés longtemps avant la révolution. Cependant des raisons particulières décidèrent Imbert à quitter la France, et il s'établit à Neuwied. Il était de retour en France depuis plusieurs années, lorsqu'il mourut à Paris le 19 mai 1803, âgé d'environ 60 ans. On a de lui : 1° Etat présent de F Espagne et de la nation espagnole, traduit de l'anglais, 1770, 2 vol. in-12; livre qui fut supprimé dans le temps. M. Boucher de la Richarderie attribue celte suppression à un passage qu'il rapporte (dans sa Bibl.des Voyages, t. 3, p. 391], et qui est relatif au goût immodéré de Charles III pour la chasse , goût qui se trouvait être précisément l'un des faibles de Louis XV. Ce livre n'était pourtant qu'une traduction des Letters upon Spain d'Edouard Clarke, qui avaient paru à Londres, 1763, in -4°. 2° la Philosophie de la guerre, extrait des Mémoires du général Lloyd , traduits par un officier français, 1790, in-12. L'officier français tradueleur des Mémoires est Romance, marquis de Mesmon ; c'est Imbert qui a fait l'extrait. 3° Correspondance littéraire secrète, 1774 et années suivantes. Imbert fut pendant longtemps le principal rédacteur de celte correspondance, qui paraissait I toutes les semaines par numéros ou cahiers d'une

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demi-feuille, suivis quelquefois d'un supplc'ment. Le premier numéro est du À juin 1774, et l'entreprise a été continuée au moins jusqu'au 7 mars 1 793 (nous possédons le cahier de cette date). On avait commencé une réimpression de cet ouvrage SOUS le litre de Correspondance secrète, politique et littéraire, ou Mémoires pour servir à l'histoire des cours, des sociétés et de la littérature en France depuis la mort de Louis XV, Londres (Maestricht), 1787-1790, 18 vol. in-12, qui ne vont que jusqu'aux premiers jours d'octobre 1783. Cette Correspondance a beaucoup de ressemblance avec les Mémoires secrets de Bachaumont (roy. Bach ai-mont ), sans que l'un des deux puisse entièrement tenir lieu de l'autre; d'ailleurs les Mémoires secrets ne vont que de 1762 (et non 1767) à 1788, et la Correspondance commence et finit plus tard. A.B — t.

IMBERT (FUWOT), né à Lyon, le 24 décembre 1795, d'un petit commerçant, mérita dans le cours de ses études élémentaires une distinction flatteuse : il remporta le prix créé par le professeur Alibert pour ses élèves. Sa thèse pour le doctorat, soutenue devant la faculté de Paris, sortait des généralités de l'école; c'était un Essai sur l'histoire de la médecine et des méd*cins, à Lyon. Kevenu dans sa ville natale, Imbert consacra à la spéculation scientifique le temps que lui laissait l'exercice de sa profession. La phrénologie fut l'objet favori de ses méditations, et bientôt il devint le continuateur de Gall, dont il devait épouser la veuve. En 1826, il ouvrit un cours de phrénologie, science encore aujourd'hui au berceau, et publia, pour défendre son enseignement, une brochure sous forme d'Avis a'sx artistes lyonnais. Nommé, au concours, chirurgien en chef de l'hospice de la Charité, dans le discours d'inauguration qu'il prononça en prenant possession du Service, en 1830, il traita De l'observation dans Us grands hôpitaux et spécialement dans ceux de Lyon. En 1832 , il débutait dans l'enseignement public à l'école secondaire par un autre discours sur la Nécessité d'une théorie en médecine. L'année suivante , le résultat d'un concours lui ouvrait les portes de l'Ilôtel-Dieu , vaste champ d'observation médicale, où le docteur Imbert élajt heureux de butiner. Dans sa clinique , il pratiqua le premier, à Lyon, la symphisiotomie sous-cutanée, dans le cas d'angustie pelvienne. L'année 1833 prêta son millésime à deux publications nouvelles, Voyage phrénologique à la Grande-Chartreuse , et De l'alimentitité, qui furent suivies de deux études, l'une sur U masque de Napoléon, l'autre sur Desoartes. Imhert fit application à ces deux crânes célèbres de ses théories phrénologiques, dont là Physiologie de l'histoire devait compléter l'exposition. C'est à la suite de ces travaux qu'il fut élu membre de l'Académie de Lyon. Accoucheur habile, Imbert consigna les résultats de sa pratique dans un Traité des maladies des femmes, dont le 1" volume seulement a paru. Dans le même ordre d'études, il publia une Notice sur Us crèches et

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l 'allaitement maternel : ce fut son dernier écrit médical. On a encore de lui : De la vérité historique dans la tragédie, et un ouvrage pseudonyme, Lettre du docteur Ombros à Victor Considérant. L'esprit entreprenant d'Imbert, habitué par les aperçus synthétiques de la phrénologie aux surprises de l'imprévu et de la nouveauté, devait trouver un attrait saisissant dans l'hypothèse ambitieuse de Fouricr. Il se rangea bientôt sous le drapeau de la Démocratie pacifique. Cette école, d'abord spectatrice désintéressée des luttes parlementaires, devint, le lendemain du 21 février, un parti politique entraîné dans le Forum par les calamités de la situation. Cette transition subite de la spéculation du cabinet à la prédication du club devait être fertile en émotions et en désenchantements. Interpellé vivement dans une réunion tumultuaire de phalanstériens, Imbert fut frappé d'une impression profonde : la nuit même, il fut en proie à une crise nerveuse. Sa santé, altérée par cette scène pénible , ne devait pas se rétablir; il payait cher ses rêves de bonheur universel. Mal préparé par le chagrin, il succombait aux suites d'un épanchement pleurétique, le 23 décembre 1831. G. B— s.

IMBERT-COLOMES (Jacques), né à Lyon, en 1723, d'une ancienne famille de commerce, fit ses études au collège des jésuites, et y puisa le gout des sciences et d« s arts, qu'il cultiva toute sa vie. Il avait une bibliothèque considérable et un laboratoire de chimie que visitaient tous hs étrangers, et dans lequel sa fortune lui permit souvent de faire des expériences utiles. Devenu premier échevin dans sa ville natale, il y déploya ce caractère de philanthropie et de dévouement qui l'a toujours distingué. Ce fut surtout dans l'hiver rigoureux de 1788 que se signala son zèle, en faisant arriver de toutes parts les farines et les provisions nécessaires aux habitants. Une telle conduite ne put le mettre à l'abri des premières fureurs de la révolution. Imbert était commandant de cette ville en février 1790, par l'absence du prévôt des marchands, lorsque la populace força l'arsenal et s'empara de toutes les armes. U donna des ordres au milieu des plus grands dangers, avec autant de sang-froid que de courage : mais bientôt les révoltés vinrent l'assaillir dans sa propre demeure, où il ne leur échappa que par une sorte de miracle. S'étant réfugié à Bourg, il y éprouva l'accueil le plus honorable. Le conseil général de cette ville , qui en rendit compte au ministère, reçut de M. Necker la réponse suivante : « M. Imbert-Colomès a des titres « à la reconnaissance de tous les bons citoyens; « son administration a maintenu , dans la seconde • ville du royaume, les approvisionnements du « grain et la sûreté publique, malgré des circon- « stances très-difficiles. Je lui rends avec plaisir « ce témoignage auprès de vous, Messieurs; qu'il « vous soit une assurance de plus que vos cœurs « n'ont pu vous tromper, en vous pressant de lui

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« faire accueil ; les Français, leur bon roi , les « ministres, témoins tle ses services et tic ses « peines, approuveront toujours de pareilles dé- « libérations. » L'effervescence révolutionnaire n'ayant fait rpie s'accroître après ce malheureux événement, Imberl ne put revenir que secrètement à Lyon. Il reparut au moment du siège, en 1795, et reçut une mission qui l'en éloigna. Heureusement pour lui, jl ne put rentrer dans la ville; et après avoir erré pcmlant plusieurs mois d'asile en asile, après avoir traversé à pied, dans le milieu de l'hiver, le sommet des Alpes avec un de ses amis (M. Poidcbard), résolu de périr avec lui, il arriva en Piémont, où il firt reçu par les Français émigrés avec tout l'empressement que lui avait préparé sa réputation de courage et de dévouement à la cause de la monarchie. Il se rendit en Allemagne, puis en Hussic, et revint eu France, en 1797, comme l'un des commissaires secrets des Bourbons. Imberl, bien qu'inscrit sur la liste des émigrés, fut nommé député au conseil des cinq-cents par le déparlement du Hhônc. Il débuta dans cette assemblée par une dénonciation contre le directoire exécutif, relativement à la violation du secret des lettres; et il ne cessa de combattre les révolutionnaires pendant la durée de cette courte session , qui fut terminée par la catastrophe du 18 fruclidor (5 septembre 1797}. Imberl fut porté sur la liste des condamnés à la déportation; mais il parvint à s'y soustraire, et »e réfugia en Allemagne, où il continua de servir les princes français de tout son pouvoir. Il fut du petit nombre des proscrits aux-

3uels le gouvernement consulaire ne permit pas e rentrer en France après la révolution du 18 brumaire (novembre 1799); et il se trouvait, dans le mois de juillet 1891 , à Bareuth , où il fut arrêté à la réquisition de Bonaparte, qui se lit remettre ses papiers (1). Ce vieillard, alors âgrf de soixante-seize ans, fut détenu au secret, gardé dans sa chambre par quatre soldats, et longtemps privé de toute communication avec les autres royalistes arrêtés comme lui. C'est à cet événement que Delille fait allusion dans son quatrième ebant de la Pitié, lorsqu'il dit, en s'adressant aux souverains de l'Europe :

Gardci.Toua donc d'offrir De cet cou

Louis XVIII, qui était alors en Itussie, écrivit à cette occasion une lettre très-flatteuse à Imberl, qui se rendit auprès de sou souverain (1809), dès que ce prince fut arrivé en Angleterre. Il en reçut encore beaucoup de témoignages d'eslime, et mourut à Bath , dans la môme année. M— u j. IMBISL. Voyex, Ymbise.

IMBONATI (Charlks-Josepu ) , religieux de l'ordre de Clteaux , né à Milan vers le milieu du 17'

|!J Cette Correspondance a été imprimée a Pari* août le titre <!»• Paptttt laùi* à Bariutk tt à Mtndt, Pari», 1801, ln-8».

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siècle, cultiva l'étude des langues, principalement de l'hébreu , et y fit de grands progrès. II termina la Bibliothèque rabbinique du savant Jules Bartolocci , son maître , et en prépara le 4« volume, qui parut en 1693 avec des notes et des additions (roy. Bartolocci). H avait aussi fait une continuation de cet ouvrage sous le titre de Bibliothecrt latino-hebraka . qui fut imprimée l'année suivante, in-fol. C'est un catalogue raisonné de tous les auteurs qui ont écrit en latin sur la religion, les lois et les coutumes des Hébreux. Ces tleux ouvrages, tpi'on trouve ordinairement réunis, sont assez rares, mais moins recherchés qu'autrefois, parce que la Biblioth. hebrtra de J.-Ch. Wolf, peut en tenir lieu (toy. Wolf). On attribue encore à Imbonati Chronieon tragintm rite de nentibut trngicit fn-ineipum, Home, 1696, in-i». U est mort le 19 octobre 1087, ou après 1696, suivant les auteurs du catalogue de la Bibliotheea catanatensh. W— s.

IMI10F (JAcytES-CtiLLAtJiE), historien généalogiste, était né à Nuremberg en 1631. En quittant l'université d'Altdorf , il parcourut la Hollande, la Belgique, la France et l'Italie, fréquentant partout les hommes les plus instruits. Be retour dans sa patrie, en 1673, il s'y fixa pour toujours, malgré les offres brillanle§ qu'on lui fit pour s'établir ailleurs, et se voua tout entier aux recherches généalogiques. Sa riche bibliothèque et la correspondance étendue qu'il entretenait avec les princes, les comtes, les principaux ministres et les hommes les plus savants de l'empire germanique, lui fournissaient des matériaux Blindants pour ses études. Il mourut le 20 décembre 1728. On a de lui Spicilegium Ritterthuriantm, Tubingue, 1083, in-fol. On y trouve trente tables généalogiques entièrement nouvelles. La seconde partie, publiée en 1685, contieni quarante tables et un supplément aux dix-huit déjà publiées par Bittershus. 2° Notitia S. B I. G. proeerum tam eccleriatticorum quant taeularium historico-heraldkogenealogica, ibid., 1684, 2 vol. ln-8». C'est proprement un état de l'empire d'Allemagne, et une notice des princes qui vivaient en ce temps-là, faite sur le modèle de VÈtat de la France. Kœler en donna une cinquième édition, considérablement augmentée, ibid., 1732-31, 2 vol. in-fol. avec 19 planches. 3° Excellentium in Gallia famiiarum gentalogiœ , Nuremberg, 1687, in-fol. Cet ouvrage comprend 137 tables généalogiques des grandes maisons de France, avec les notes nécessaires pour les bien entendre. Imhof commence par une dissertation sur les différentes opinions des auteurs touchant les ancêtres de Bobert le Fort , et sur l'origine des fleurs de lis. A la lin du livre, il donne la généalogie de la maison de Savoie , de celle de Lorraine , et de quelques autres. 1° Genealogite familiarum Betlomaneriœ , Clmromontana de Gallerande, et Memmiœ, Nuremberg, 1688, in-fol. Cé sont les généalogies des maisons auxquelles appartenaient trois ministres

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de France, dont on parlait beaucoup alors, MM. de Lavardin , de Cbirerni et d'Avaux. 5° Regum pariumque Magna- Il rit annia historia genealoguu, ibid. , 1090, in-folio; supplément, 1601, in-fol. La première partie offre la généalogie des princes qui sont montes en divers temps sur le trône d'Angleterre; la seconde celle des grandes maisons. 6° Genealogica hittorim casarearum, rsgiarum et principaiium familiarum qua in terris Europais post roman a- exstinctionem monarchiahucusque imperarunt, Francfort et Leipsick, 1701 , in-folio. C'est une édition des Tables historiques et généalogiques de Lobmeier, corrigée et augmentée, lmhof avait déjà travaillé à l'édition donnée par l'auteur en 1693. 7° Historia Italia et Hitpania généalogie* exhibent instar jrrodromi stemma desidtrianum, Nuremberg, 1701, in-folio; 8° Corpus historia genealogiem Italia et Hispania , ibid., 1702, in-folio; 9° Recherches historiques et généalogiques des grands d' Etpagne , Amsterdam, 1707, in-12, flg. Le discours préliminaire contient des recherches sur l'origine de ces premières dignités de l'Fspagne. 10° Stemma regium lusitanicum, Amsterdam, 1708, in-fol. Ce volume, dédié au roi de Portugal, offre des tables généalogiques. 11° Genealogia XX ill atrium in Italia familiarum , ibid., 1710, in-fol. ; 12° Genealogia XX illustrium in Hispania familiarum, Leipsick, 1713, in-fol.; 13" Genealogia Ruthenorum comitum ac dominurum in Plauen , ibid., 1713, in-folio. C'est une histoire généalogique des princes de ileuss. 14° Atbanensis familia arbor genealogica illuslrata historien relations , ibid., 1722, in-fol. Ce volume fut publié pour répondre aux désirs de Charles Albani, prince de Soriano, neveu du pape. — André-Lazare luuor, compilateur, naquit à Nuremberg en 1636. 11 fut attaché, comme conseiller intime, au service de quelques princes, et mourut à Balibach, le 14 septembre 1704. On a de lui en allemand : Nouvelle galerie historique, ou Exposition succincte et claire de l'histoire universelle depuis la création du monde jusqu 'à nos jours, 17 vol. grand in-8°, avec ()g. Les trois premiers furent imprimés à Sulzbach , 1692-04 ; les autres à Nuremberg, 1694-1728. Les cinq premiers volumes seuls sont d'Imhof ; ils ont plusieurs fois été réimprimés, et sont rédigés avec plus de soin que les suivants, auxquels un grand nombre d'écrivains ont travaillé. On invita lmhof à composer cet ouvrage pour l'instruction de Joseph, roi des Romains : quoique protestant, il fut si modéré dans ce qu'il dit de la religion catholique, que son impartialité reçut des éloges des deux religions qui partagent l'Allemagne. Les cinq premiers volumes furent traduits en français, pour servir à l'éducation du prince royal de Prusse. Us parurent sous ce titre : Le grand théâtre historique, ou Nouvelle histoire universelle, tant sacrée que profane , depuis la création du monde jusqu'au commencement du 18* siècle, Leyde, 5 tom. 2 vol. in-fol. Les figures de Mérian ornent

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