‹ Biographie universelle ancienne et moderneChapitre 73 sur 106 · SÂ · texte numérisé non relu

SÂ

Zimmermnnn , et Us Itinéraires de Berton, Robinson, de Saulcy, etc., 1851 ; 4° divers rapports à la Société de géographie, insères dans le bulletin de cette société , et dont plusieurs sont mentionnés plus haut; — 5° Histoire et archéologie. Notice sur les lois maritimes des Rhodiens. in-8°, dans la Thèmis, 4820; 6° Des procès d'impiété chet le* Hébreux, Us Grées et Us Romains, 1829, in-8°; 7° Du Chapitre et de l'histoire de l'abbaye de Saint- Déni», 1847, in-8°; 8° des articles dans {'Encyclopédie moderne , dirigée par M. Renier (articles: Christ, Christianisme, Culte; contenant l'histoire de la législation à cet égard chez les divers peuples, et en particulier celle de la fondation du christianisme et des autres religions), 1847- 1K4© ; et dans la Biographie générale, dirigée par M. IloèTer, les articles : Beaumanoir, Boniface VIII, Rude, Catn, Calliste, St-Jean-Chrisostome et autres (1854-1858); 9" Aneedota, ou Histoire secs été de Juttmien , par Procope de Césarée, traduite et enrichie d'une notice sur l'auteur, de notes philologiques, géographiques, de la chronologie , de la numismatique du 6* siècle ; Paris, 1836, 2 vol. in-»»; 10° Histoire deJustinien , contenant une introduction , la division de l'empire. Us mesures, monnaies. In traduction des An/cdota, et la chronologie de tout ce régne, Paris, 1856, 2 vol. in-8». — 11° Droit et législation. Recueil des lois et ordonnances du royaume; Paris, 1814-1824, 18 roi. in-8»; 12» Recueil des anciennes lois françaises; 420-1789, arec Decrusy, Jourdan et M. Taillandier; Paris, 1822-1828 , 50 vol. in-8». On trouve dans cet ouvrage, outre tous les édits et les ordonnances qui formaient la législation générale du royaume , des textes importants et curieux, jusque-là presque ignorés des légistes, et mis tout à coup, par cette utile publication, à la portée de tous. Elle est devenue une des sources communes de la doctrine du droit et de la jurisprudence, et elle les a enrichis l'une et l'autre en facilitant la comparaison des lois anciennes et des lois modernes. Mais ce qu'il faut surtout signaler dans ce recueil, ce sont les savants prolégomènes par lesquels Isambert a ouvert les tomes 1 , 3 et 5. Ces dissertations, qui mettent en lumière les principes de l'ancienne constitution du royaume aux diverses époques de notre histoire , le régime et les pouvoirs des assemblées nationales et des états généraux, sont aussi remarquables par la profonde érudition qu'elles révèlent que parla clarté de leur exposition. Il ne faut pas d'ailleurs perdre de vue qu'elles furent publiées en 1822, lorsque les grands travaux qui ont approfondi cette partie de l'histoire n'étaient ï»oint encore connus. 13» Code et législation électorale (le 1" volume avec Favart), Paris, 1820-1833, 5 vol. in-8» ; 44» TebUau historique des progrès, du droit public et du droit des gens. Paris, 1833, in-8"; 15» Traité sur la voirie , Paris , 4825-4832 , 3 vol. in-12; 46° de nombreux plaidoyers et de 4848 à 4830, et notamment : Ué-

ISA

moires pour Us hommes de couleur déportés de la Martinique, 7 vol. in-8»; — Procès des arrestations arbitraires (compte rendu de son procès personnel), 1827, in-8n; 47° État religieux de Us France et séparation de f Église et de l'État, Paris, 4843-4844, 2 vol. in;8°; 18° Manuel du publiciste et de f homme d'État, Paris, 4823-1824, 4 vol. in -H»; 19° Sur la loi salique et Us loi des Ripuaires, servant d'introduction à leur traduction par M. Peyré , 4828, in-8°; 20° Introduction A l'ouvrage de M. Saintespès Lescot sur les donations et testaments, 4849 ; 24° Lettres insérées au Moniteur (1839) sur la fausseté de la sentence apocryphe de Jésus-Chris! , publiée par le journal U Droit; 22* de nombreux discours prononcés à la chambre des députés (1830-1848). Il a laissé inédites : 1° une Histoire des origines dm christianisme; 2° une Traduction de F Histoire ecclésiastique d' Eusèbe; 3° une Traduction des Œuvres de Flavius Josèphe , avec dissertations chronologiques et géographiques et atlas. Il — in, A. M — v et F. H.

ISARN (Abraham), aventurier français, naquit à Castres dans les premières années du 46» siècle, d'un père qui avait une propriété à Lauzerte en Quercy. Il fit ses éludes à Bordeaux, et y reçut le bonnet de docteur. Rappelé par ses parents, il revenait auprès d'eux, lorsqu'il passa par Montauban , ou se trouvait le régiment de Gondrin. Le chef de ce corps lui ayant offert une compagnie de gens de pied , il l'accepta avec beaucoup d'empressement. Renonçant ainsi à la toge pour entrer dans la carrière des armes, il fit partie de l'armée du maréchal de Biron. Ayant eu le malheur de tuer en duel un de ses compagnons d'armes, ce funeste accident le força de quitter le service de France. U se retira eh Flandre, où l'archiduc le combla de ses faveurs ; mais cette bonne fortune l'ayant exposé à la jalousie de deux puissants seigneurs, il ne put résister à leurs attaques et demanda son congé. L'archiduc le recommanda à l'empereur Bodolphe, qui lui donna du service. Isarn fut employé daus l'armée de Hongrie , s'y distingua , et par sa valeur mérita la place de gouverneur de Ratisbonne. Mais l'envie vint enepre le poursuivre; on découvrit qu'il était protestant, et on le dénonça à l'empereur, qui le congédia. Isarn se rendit en Pologne ; n'y trouvant pas d'emploi , il résolut d'aller en Perse , dont le sophi était en guerre avec les Turcs. Ce prince l'accueillit très-bien , et lui donna le commandement d'un corps de cavalerie à la tête duquel Isarn se signala dans plusieurs rencontres. Mais il eut enfin le malheur d'être fait prisonnier. L'empereur de Perse fit des ofTres inutiles pour obtenir son échange ; les Turcs, enchantés de sa bonne mine, de sa haute taille et de son courage, vouturent le garder. Il prit du service parmi eux, embrassa l'islamisme, se maria avec une parente du Grand Seigneur , et devint Tice-roi d'Arménie. Après trente années de prospérité, et après avoir acquis des richesses im-

Page 1