De dispositione dantis et recipientis iniulgentias
5. De modo remissionis facta per indulgentias. ibid., 1317, in-fol. ; 4° De imperio tnititantis Erclesiœ libri quatuor, ibid., 1517, in-fol. ; 5» Inexplicabilis mysterii gesta B. Veronica virginis monasterii sanctœ Martha, urbis Mediolnni, ibid., 1518, in-4°. Il existe de cette édition des exemplaires sur vélin. Cet ouvrage, inséré dans les Acta sanctor., janvier, t. 1er, p. 887-929, a trouvé trois traducteurs en Italie. Ste-Véronique (de Biesasco), que l'on honore d'un culte particulier à Milan, était morte en 1497. W— s.
ISORÉ (Jacques), conventionnel, né à Cauvigny en Beauvoisis, le 16 janvier 1758, de parents attachés depuis plusieurs siècles à la culture de leurs champs, devint aussi cultivateur dès qu'il eut fait, parles soins de l'abbé Yalart, son oncle maternel, des études fort incomplètes. Comme la plupart de ses confrères dans cette contrée, il adopta avec beaucoup d'empressement les principes de la révolution et fut en conséquence nommé en 1790 président de l'administration du district de Clermont (Oise), puis député à la convention nationale en septembre 1792. Siégeant dès les premières séances à côté des plus ardents montagnards, il opina pour les mesures les plus violentes. Dans le procès de Louis XVI , il vota la mort sans appel au peuple et sans sursis à l'exécution. • La loi est mon guide, dit-il; et, malgré «ma répugnance naturelle, je vote pour la mort.» Envoyé peu de temps après en mission pour les subsistances avec Collot d'Herbois dans les départements qui environnent Paris, il y prit part à toutes les mesures tyran niques de ce membre fougueux du comité de salut public. On a dit
11) La Vit «1 8W -Véronique ,cit<î«,u- 6.
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cependant que dan» quelques occasions Isoré contribua à les adoucir, notamment à Beauvais, où il fit lever l'état de siège, qui aurait eu pour cette Tille les conséquences les plus funestes. Ménageant peu les fermiers ses confrères, qu'il traitait d'accapareurs , de monopoleurs, il en fit arrêter et poursuivre un grand nombre. C'était surtout dans les clubs, où il ne manquait jamais de se rendre, qu'il se livrait à ces terribles déclamations contre les modérés et les avides détenteurs de grains. C'est au reste par de pareils moyens qu'il parvint à approvisionner non-seulement la capitale, mais aussi les armées et les places de la frontière. Il proposa dans le même but à la convention nationale de maintenir la ridicule loi du maximum, et de faire payer en nature les contributions publiques et même les dettes entre particuliers. En cela il pouvait avoir quelque raison , et l'on doit au moins dire que c'étaient des questions de sa compétence ; mais ce qui doit étonner et ce qui caractérise cette époque, c'est que le député Isoré, qui ne s'était jamais occupé que de semer ses champs et d'en recueillir les grains, fut tout à coup chargé, dans les circonstances les plus difficiles, de la direction de plusieurs armées, et qu'il ne s'en tira pas plus mat que beaucoup d'autres. D'après une notice insérée dans la biographie d'Arnault, dont 11 est évident qu'lsoré lui-même ■ fourni les éléments , on voit qu'il eut avec le général Jourdan et sou collègue Carnot quelque part au débloquement de Haubeuge, puis aux succès de Pichegru dans la Flandre maritime. Usant du souverain pouvoir qui lui était confié, il créa et nomma alors beaucoup de généraux et d'officiers qui sont devenus célèbres; tels que Mort-an , Macdonald et Reynier. Revenu à Paris, sur sa demande, après cinq mois de courses guerrières, Isoré y fut chargé de surveiller les subsistances, ce qui exigea de lui beaucoup de soins et de fatigues. Chaque jour il visitait les magasins, * faisait distribuer deux mille sacs de farine; et dans le même temps il était membre des comités des finances et d'agriculture. Doué de beaucoup d'activité et de zèle, il suffisait à tout, ne prenant cependant que fort peu de part aux travaux de la convention nationale , où Robespierre et Lebon , qui ne le voyaient pas de bon œil, lui inspirèrent quelques craintes. Il concourut en conséquence avec beaucoup d'empressement à la révolution du 9 thermidor, et se trouva encore chargé des subsistances quelques mois après par Boissy-d'Anglas, dans un moment de disette et d'émeute, où il rendit de fort grands services pour l'approvisionnement de la capitale. Après la session conventionnelle, Isoré fut nommé par le directoire commissaire central et agent général des contributions du département de l'Oise. La révolution du 48 brumaire (novembre 1790) lui ayant fait perdre cet emploi, il retourna à sa charrue et ne remplit plus d'autres fonctions publiques que celles de maire. Destitué en 1814 sous la restauration, il
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fut exilé en 4816 comme régicide, et parce qu'ayant voté pendant les cent jours de 1815, dans une assemblée électorale , il avait prêté serment aux constitutions de Bonaparte. Il se rendit alors dans les Pays-Bas , mais son exil ne fut pas long ; le même ministère qui l'avait contraint de quitter la France , en donnant à la loi une interprétation rigoureuse, l'autorisa a y rentrer en 1818. Revenu dans sa famille, Isoré termina sa vie en écrivant pour un art que son âge ne lui permettait plus de cultiver d'une autre manière. Il avait annoncé un ouvrage important destiné à établir que, si l'on cultivait aussi bien en France que dans la Belgique , on n'y manquerait ni de subsistances ni de matières propres aux besoins de l'industrie, lors même que la population rien, drait à doubler; mais cet ouvrage n'a point para. Le manuscrit doit être resté dans les mains de ses héritiers. Isoré est mort dans sa patrie à la fin de 1839. On a de lui : Traité sur la grande eulturt des terres. Sentis et Paris, 1802, 2 vol. in-8». M-» j.
iso Tï A de Rimini. Voyez. Malatesti et Basmo.
1SOTTA NOGAROLA. Voyez Nocaaola.
ISOUARD. Voyez Nicolo.
1SP1R1-ZADÉ était prédicateur de la cour ottomane en 1730, et iman de la mosquée de Su> Sophie. Cachant sous un extérieur simple et austère une ambition démesurée , il fut le principal instigateur de la sédition dont Patrona Khalil fut le chef apparent (coy. Ianaki). hpiri-Zadé , animé d'une haine secrète contre le muphti et contre le sultan lui-même, oublia toutes les faveurs qu'il es avait reçues , et ne se souvint que du refus qtrU avait essuyé pour une des deux places de cadiirtkier. Dans son ressentiment, il alla trouver les rebelles, les fortifia dans leurs criminels desseins, prévint jusqu'aux scrupules qu'ils pourraient avoir, et après avoir soufflé le feu caché de la sédition, dès qu'il la vit impossible à éteindre , il se présenta lui-même devant Achmet III , et lui imposa la loi de sa déposition comme moyen de conciliation. L'adresse de l'ambitieux iman le sauva. Sa conduite extérieure témoignait contre les excès qu'il avait conseillés; il ne fut pas confondu dam le châtiment des rebelles, dont il était plus que le complice. Patrona Khalil fut puni ; Ispiri-Zadt fut récompensé : il avait conduit la révolution de 1730; lui seul en recueillit les fruits. Le sultan Mahmoud ne crut que payer ses services et sa fidélité en le faisant cadileskier. Tel fut l'odieux Ispiri-Zadé. La main des princes se trompe quelquefois en répandant les grâces : c'est à l'histoire à faire justice du crime heureux. S — t.
ISRAËL. foyesJACOi.
ISRAELI (Isaac d'), littérateur anglais, né à Enfield, près Londres, au mois de mai 1766, et non en 1770, comme le disent quelques biographes, était fils de Benjamin d'Israeli, riche négociant de Venise, établi depuis quelques années m Angleterre. Isaac était destiné au commerce par son père, qui, aprè* lui avoir fait faire ses pre-
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mièrcs éludes, à EnQeld, l'envoya terminer son éducation à Amsterdam et à Leyde, où il apprit plusieurs langues modernes. Cependant le négoce avait peu d'attraits pour lui; et après un voyage en France et en Italie, d'où il revint avec une riche collection de livres et un goût prononcé pour la littérature française, il résolut de s'adonner aux lettres. Il n'avait que vingt ans lorsqu'il fit ses débuts dans celte carrière, en faisant insérer dans le Gentleman'* Magasine deux Lettres adressées au docteur Vicesimus Knox, et ensuite des Remarques, sur les biographies de Samuel Johnson, avec un appendice dans lequel il s'efforçait de venger le caractère de Samuel Johnson des attaques dont il avait été l'objet. La critique littéraire et historique réservait des succès à d'Israeli ; ses Remarques sur les biographies de Johnson furent ses premiers essais; mais à cette époque de sa vie, il cherchait encore à deviner les tendances de son esprit. On le vit tour à tour s'adonner aux vers et à la prose, aux romans et à l'histoire. En 1790, il Ot paraître une Défense de la poésie; en 179», un Essai sur Us mœurs et le génie des gens de lettres (Lilerary characJer), etc; en 1797, un roman, le Vaurien, nouvelle philosophique. Cependant, il abondonna bientôt la poésie et les nouvelles pour se livrer exclusivement à la critique. Dès 1791, Il avait mis au jour le premier volume de ses Curiosités de la littérature. Ce Sont des anecdotes, des portraits, des esquisses, des observations littéraires, critiques et historiques. Ce volume obtint une vogue qui devait l'encourager. Il le fit suivre d'un second volume (1793), puis d'un troisième, et en 1823, il entreprit une nouvelle série , qui se composa également de trois volumes. Les Curiosités de la littérature avaient établi sa réputation. Il publia avec un succès toujours croissant ses Mélanges, ou Récréations littéraires. SCS Infortunes d'auteurs, ses Querelles d'auteurs, ses Recherches sur le caractère littéraire et politique de Jacques /"", et ses Commentaires sur la vie et le règne de Charles l*T. Après ce dernier ouvrage, d'Israeli songea à écrire une histoire littéraire de la Grande-Bretagne , depuis les origines de la langue jusqu'au règne de la reine Anne; mais sa santé s'affaiblissait; ses travaux préliminaires n'étaient pas encore terminés, lorsqu'il perdit la vue, en 1839, et il ne put que rédiger quelques notes qu'il dicta à sa fil le, et qui furent imprimées sous le titre à' Aménités de la littérature. Nous ne pouvons passer sous silence un fait qui se produisit vers la même époque, et qui l'affligea singulièrement. En 1827, un monsieur Bolton-Corney fit paraître un petit volume intitulé Curiosities of *IUerature illustraud. D'Israeli crut d'abord qu'il ne s'agissait que d'une nouvelle édition avec vignettes qu'entreprenait son éditeur de ses Curiosités de ta littérature. Il fut bientôt péniblement détrompé en apprenant que c'était, au contraire, la critique de son ouvrage. Habitué aux louanges comme il l'était, il en conçut un déplaisir réel,
et il eut le tort de le laisser voir en affectant de traiter M. Bolton-Corney d'impertinent écolier. Ce qu'il y a de certain, cependant, c'est que l'ouvrage de ce dernier contient d'utiles corrections aux Curiosités de la nature , et des remarques d'une ingénieuse critique qui avaient échappé à d'Israeli. D'Israeli est mort à l'âge de 82 ans, le 19 janvier 1848, à Bradenham-House, dans le Buckinghamsbire. « Il doit être classé, dit un criti- • que, parmi les plus ingénieux polygraphes et « les critiques les plus élégants de la littérature
■ moderne, il raconte agréablement une anec-
■ dote, exhume avec esprit un auteur oublié, met « en scène un trait de mœurs avec le style d'une « causerie facile. » Voici la liste de ses principaux ouvrages : 1° Epttre en vers sur les abus de la satire, 1789, in-8° ; 2° Défense de la poésie, adressée d Henry James Pue, avec un spécimen d'une nouvelle traduction de Télémaque, 1790, in-4°; 3" Us Curiosités de la littérature, 1791 et années suivantes, 3 vol. in-8°; nouvelle série, 1823, 3 vol. ln-8"; les Curiosités de la littérature ont été souvent réimprimées en un seul corps d'ouvrage; la 12* édition est de Londres, 1841. Les deux premiers volumes ont été traduits en français par T.-P. Bert in, Paris, 1809, 2 vol. in-8°. 4° Essai sur Us mœurs et U génie des gens de lettres (Literary character), 1796, in-8»; 5» Mélanges, ou Récréations littéraires, 1790, in-8"; 2« édition, 1801 ; 6» U Vaurien, nouvelle philosophique, 1797, 2 vol. in-12; 7° Flim-Flams, ou VU de mon oncU, 1797, 3 vol. in-12; 8» Mejnoun et Leila (Pétrarque et Laure de l'Arabie), histoire orientale, dans laquelle on trouve de la couleur locale , écrite en collaboration avec Ouseley, qui le premier porta son attention sur les richesses de la poésie persane; 9° Amour et humilité , 1799, in-12 , nouvelle romantique; 10" Us Amoureux, ou l'Origine des beaux-arts, 1799, in-12; nouvelle édition suivie de la FilU, roman moderne , 1801 ; 11° le Despotisme, ou la Chute des jésuiUs, 1799, 2 vol. in-8°; 12° Poèmes descriptifs, 1803,in-4a; 13° Infortunes d'auteurs, 1812-13, 3 vol.; 14" Querelles d'auteurs, ou Mémoires pour l'histoire littéraire , renfermant des spécimens de controverse sous le règne d'Elisabeth, 3 vol., 1814 ; 13° Recherches sur U caractère littéraire et politique de Jacques I,T, Londres, 1810, in-8*; 1G° Commentaires sur la vie et U règne de Charles bT , Londres, 3 vol. in-8°; 1rs trois premiers volumes parus en 1828; les deux autres en 1831; 17a Eliot, Hampden et Prym, Londres, 1832, in-8°; 18° Us Aménités de Us littérature, Londres, 1840, in-8"; 19° un assez grand nombre d'articles, sur divers sujets, insérés dans le GentUmans Magazine, la Quarterlg Retira), et autres recueils. E. D — s.
ISSELT (Michel d'), historien, né au 16* siècle à Dokkum, dans la Frise, annonça dès son enfance d'heureuses dispositions pour les lettres. U fit ses premières études à Anicrsfoort , circonstance d'après laquelle Valère André a présumé qu'il éuit originaire de cette ville, et il alla étu-