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dier à l'université de Louvain, reçut le» ordres sacrés, et, de retour dans sa patrie, combattit les opinions de Luther par de fréquentes prédications. Les succès des réformateurs l'obligèrent à se retirer à Cologne, et ensuite à Hambourg, où il partagea son temps entre les devoirs du ministère et la rédaction d'ouvrages dans lesquels la révolution des Pays-Bas est présentée sous un jour peu favorable. Issclt mourut dans un couvent près de cette ville, le 17 octobre 1597 , dans un Age peu avancé. On a de lui : 1° Historiée belli Colonientis libri /f, Cologne, 1584, in-8°; avec des additions , ibid., 1586, in-8°. Arnold Meshov en a donné, en 1620, une troisième édition plus ample que les deux premières ; mais il a retranché la préface d'Issell, qui mérite d'être lue. Ce livre, dit Lenglet Dufresnoy, est curieux et peu commun. C'est l'histoire du célèbre Truchsès, archevêque de Cologne, qui changea de religion, et eut pour successeur le prince Ernest de Bavière. L'Histoire de la guerre de Cologne a été traduite en français par Joseph de Cantarel, Paris, 1688, in-I2. 2° Historia rerum memorabilium in Itelgio sub Philippo II, Hisp. rege, ab anno 1566 usque ad ann. 15S5, ibid., in-8°. Cet ouvrage fait suite à Y Histoire universelle de Laur. Surius, et s'arrête à la prise d'Anvers par les gueux. 3° Mercurius gallo-belgicus , seu Historia rerum memorabilium ab anno 1586 usque ad ann. 1594, Francfort, 1596, in-8°. Isselt publia ces annales sous le nom de M. Jansonius Doccomensis ; elles ont été continuées par Casp. Ens et J.-Phil. Abclin (voy. Ers). 4° Il a traduit de l'espagnol en latin plusieurs opuscules ascétiques du père Louis de Grenade, et de l'italien, les Sermons de Corn. Musso, évéque de Bitonto, qu'U a fait précéder d'une Vie de cet illustre prélat. W — s.
ISTIIVANFIUS (Nicolas), noble hongrois, après avoir fait ses études avec succès dans sa patrie, fut envoyé par ses parents en Italie, où il fréquenta, pendant plusieurs années, les leçons des professeurs les plus distingués des universités de Pavie et de Bologne. Il s'appliqua particulièrement à l'étude des langues anciennes et modernes, et il vint à bout de les parler presque toutes avec facilité. 11 tlt ensuite ses premières armes sous Je fameux comte de Zrin, et signala sa valeur dans plusieurs occasions. 11 reçut de uombreux létnoi-
Î mages d'estime de l'empereur Maximilien II, et ut honoré de la confiance particulière de son lits Rodolphe, roi de Hongrie. Ce prince le chargea de négocier la paix avec les Turcs, voisins toujours redoutables, même après des revers, et il s'acquitta de cette commission avec autant de prudence que d'habileté. Isthvanflus obtiut, en récompense de ses longs services, la place de vice-palatin de Hongrie , et il sembla, en l'acceptant, avoir renouvelé l'engagement de se dévouer tout entier au bien public. Sur la fin de sa vie il entreprit d'écrire l'histoire des événements qui s'étaient passés de son temps et auxquels il avait