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que et des Indiens qui Us aidèrent à soumettre cet empire à la couronne d'Espagne, mémoire «le Don Fernando U'Alva Ixtlilxocbitl ; publié par Cb.-M. Buslamente, Mexico, 1829, m -s -, traduit en français par M. II. Ternaux-Compans, Paris, 1838, in«8°. Plus tard, M. Ternaux ayant reçu de Madrid une copie complète des treize relations de l'auteur mexicain, et de son histoire des Chichimèques, s'aperçut que ces deux ouvrages n'étaient que la répétition l'un de l'autre, sauf quelques dissemblances; en conséquence il ne traduisit et ne lit paraître que le second, qui est intitulé Histoire des Chichimèques ou anciens rois de Tetcuco, Paris, 1810, 2 vol. in-8". On peut, avec l'éditeur, « regarder ce livre comme le plus authentique « qui ait été composé sur l'histoire ancienne du « Mexique. Il est même, sous le rapport du style « et de la critique, bien supérieur à ceqx qui ont « été composés par les Espagnols. On y trouve « beaifronp moins de fables et de miracles ; il est « entièrement exempt de ce fatras d'érudition et •' de digressions qui rendent si fatigants les ou- « vrages de cette époque. L'auteur raconte sim- « plement, cite souvent ses autorités, et mérite, « je crois, la même confiance que nos anciens « annalistes, qui joignent ordinairement tant de « crédulité à tant de bonne foi. » On doit ajouter à ce jugement que ce livre contient des fails racontés avec un talent qui en rehausse l'intérêt. Il fournit beaucoup de renseignements utiles sur l'état de la civilisation des peuples du Mexique. Leurs dissensions facilitèrent à Cortès le succès de son audacieuse entreprise. Le manuscrit que M. Ternaux a eu entre les mains parait manquer du dernier chapitre, qui se terminait probablement à la prise de Mexico. Un appendice du traducteur offre l'explication des noms d'hommes et de lieux qui chez les Mexicains, comme chez tous les peuples, avaient une signification. Ixllilxochiti a pour objet principal , dans son autre livre, de relever les mérites de l'un de ses ancêtres de même nom que lui, et qui, par haine pour Montezuma , favorisa de tout son pouvoir les desseins de Cortès. Les historiens espaguols n'avaient pas fait mention de ce roi de Tezcuco , et le conquérant ne récompensa pas ses services. Quoique l'auteur ait écrit par ordre et sous l'influence du gouvernement espagnol, il ne cache aucun des actes de cruauté commis par Cortès, et en témoigne vivement son indignation. La préface et les notes de Bustamcnte fournissent quelques renseignements instructifs, mais ils sont trop souvent déparés par un ton déclamatoire et emphatique qui fait mieux ressortir encore la touchante simplicité de l'Indien. E— ■ s.
1ZIASLAS ou IZIASLAF. Voyez Isuslav. IZIOCALT II, fils du grand Acama Pixtli, et quatrième roi des Mexicains, monta sur le trône, en 1133, après le meurtre de son neveu Chiluapopoca. Ce prince doit être regardé comme !c véritable fondateur de l'empire mexicain. Sous