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son règne toutes les nations guerrières qui habitaient les bords du lac furent vaincues; il soumit les Tépéacans, qui faisaient depuis un demi-siècle une guerre cruelle aux Mexicains, et réduisit leur royaume en province de son empire, lziocalt fut le premier des souverains du Mexique qui prit le titre d'empereur : il dut une partie de ses conquêtes à son neveu Tlascaelec, le plus grand guerrier de son temps; mais il ne dut qu'à luimême la gloire plus durable de rendre ses sujets heureux pendant la paix. Il fortifia et embellit sa capitale, forma un corps de lois régulier qui fut adopté par toutes les nations voisines devenues ses tributaires, et qui changea le système politique des Mexicains. Il leur fit seulir l'inconvénient des élections populaires, et leur persuada de céder le droit d'élire leurs souverains à six électeurs pris dans la famille royale. Le premier il fit construire des chaussées pour communiquer des Iles situées au milieu du lac à la terre ferme. Ce prince mourut en 1445, regretté de ses sujets, après un règne de douze ans. B — p.
IZQLIEBDO (don Eigenio), diplomate espagnol, était «levenu par sa souplesse et sa dextérité l'homme de confiance ou la créature du fameux Godol, lorsque ce ministre compromit si maladroitement en 1807 le royaume de Charles IV, par une ridicule proclamation adressée aux habitants de la Péninsule pour les préparer à la guerre (roy. Chaules IV). Quand ce monarque et son ministre virent toute l'étendue de leur imprudence, ils chargèrent Izquierdo d'aller essayer de la réparer auprès de Napoléon ; ce qui n'était pas facile. Ce fut au milieu de ses plus grands triomphes qu'il l'atteignit enfin dans la capitale des Prussiens vaincus. Contre toute attente, l'orgueilleux conquérant ne parut pas trop courroucé, et il sembla presque convaincu lorsque l'envoyé espagnol lui dit sérieusement que ce n'était pas contre lui qu'il avait été question de guerre à Madrid, et qu'était dirigée la proclamation , mais bien contre l'empereur de Maroc. Avec sa finesse habituelle, Napoléon, ayant du premier coup d'oeil deviné Izquierdo, comprit que cet homme pourrait lui être de quelque utilité dans ses projets ultérieurs sur l'Espagne, et il l'invita à se rendre à Paris pour y attendre ses ordres. Il s'agissait pour Napoléon de se débarrasser de la guerre du Nord , afin de se tourner ensuite tout entier sur la Péninsule. De nouvelles victoires et la paix de Tilsitt eurent bientôt amené ce résultat. Pendant ce temps Izquierdo avait fait un voyage à Madrid, et, après s'y être entendu avec son maître ou sa dupe, le prince de la Paix, il était revenu à Paris, où déjà il recevait un traitement de cinquante mille francs qui, joint à celui qu'il tenait de l'Espagne, lui faisait une assez belle existence. C'est dans celte position que Bonaparte le trouva à son retour d'Allemagne, au mois de septembre 1808, et qu'il lui fit signer, comme représentant du roi d'Espagne , qui n'avait donné pour cela aucun