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pouvoir, ce fameux traité de Fontainebleau (26 octobre 1808), dont la ruine de la Péninsule et la chute de sa royale dynastie devaient être la dernière conséquence. Ce traité, signé par Duroc pour la France et par Izquierdo pour l'Espagne, fut préparé et rédigé dans toutes ses clauses par Talleyrand, et ce fut son propre secrétaire qui en porta la minute à Fontainebleau. Lorsque en conséquence de ce traité la Péninsule fut envahie par les troupes françaises, ce fut encore le même homme que Napoléon chargea d'aller annoncer à son souverain, Charles IV, qu'à l'instant cession devait lui être faite de toutes Us provinces situées entre l'Kbre et les Pyrénées; qu'il recevrait en échange tout le royaume Je Portugal, qu'on alltiit conquérir.. On sait que, bientôt après, Charles IV n'abandonna pas seulement à Napoléon les province en deçà de l'Èbre, mais toute la Péninsule. Obligé alors de quitter ce pays, Izquierdo revint à Paris, où il vécut dans l'obscurité avec la pension que lui faisait Bonaparte, et n'ayant plus d'autre part aux affaires publiques que de misérables intrigues et une sorte d'espionnage qu'il ne cessa jamais de pratiquer sur les royalistes espagnols. Il mourut dans cette ville vers 1816. Izquierdo était sans contredit l'un des hommes les plus fourbes et les plus rusés que la diplomatie ait jamais eus à ses gages. On cite de lui une réponse remarquable qu'il fit à Bonaparte , laquelle prouve que, quelques jours du moins avant de signer le traité de Fontainebleau, il n'avait pas abjuré toute espèce de patriotisme. Napoléon, voulant le pressentir sur ses projets relatifs à la Péninsule, lui demanda s'il pensait que les Espagnols l'agréassent pour leur souverain : oui, répondit Izquierdo, si c'était après votre renonciation au trône de France. M— 1 j.
IZZET-MOLLAH, pot'te turc, ne à Constanlinople sous le règne de Sélim III, appartenait au corps des ulémas ou des gens lettrés, et remplit plusieurs charges de la magistrature ottomane. Sa réputation de poète commença avec le règne de Mahmoud. II reste de lui plusieurs vers adressés au sultan , car le sultan passait po jr aimer la poésie, surtout lorsqu'elle chantait ses louanges. Izzetest l'auteurd'une longue inscription en vers, qui se trouve écrite en lettres d'or sur le Beud ou aqueduc de Belgrade, près de Stamboul. Celle inscription, dont plusieurs voyageurs ont parlé, n'est autre chose qu'un éloge emphatique du sultan Mahmoud. Les poésies d'Izzet l'avaient fait accueillir au sérail, et lui avaient c*onné un fort grand crédit; mais une circonstance dans laquelle il déploya un noble caractère lui fit perdre tout à coup la faveur dont il jouissait à la cour impériale. Voici le fait : lorsque la révolution de la