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ln-4°; 4. Paraphrasis Andronici Rhodii in Arittotflis Ethica ad Nicomacnum. gr. et lat , ibid., 1607 et 1617, in-4°; 3. les discours de Maxime de Tyr, avec des notes gr. et lat., ibid., 1607 et 1614, in-8°; 6. Dittertatio de \onni Dhnuriacis, ibid., 1610, in-8°; 7. Sénéque le Tragique, avec des remarques, ibid., 1611, in-8°; 8. la Poétique d'Aristote, gr. et lat., avec des remarques, et avec un traité De constitution tragica secundum Aristotrlem. ibid., 1611, in-8°; 9. Tkeophratti Ererii opéra omnia. gr. et lat., avec des notes, ibid., 1611 et 1613, in fol. ; 10. Horace, avec des remarques, et un traité De satura Horatiam. ibid., 1612, in-8° ; 11. Nota et emendationes in Ctementem Alexandrinum, ibid., 1616, in-fol ; 12. Tirence, Amsterdam, 1618, in-8°, etc.; 13. Paraphrasis perpétua in Politica Aristotelis, Leyde, 1621, in-l°; 1 i. Aristarchus sacer, site ezercitattbn>'s ad Xonni parophr.isin in Johannem. ibid., 1621, in-8°; 15. Ocide. 1630-1653-1661, in-12; 16. Titt-Lhe, 1620-1631, in-12; 17. Aurèle Prudence, avec des notes, Amsterdam, 1637, in-12; 18. Exercitationes sacra ad Notum Testamentum, en 20 livres, Leyde, 1639, in-fol. ; ouvrage important où Heinsius fait aussi preuve de ses connaissances en hébreu et en syriaque, langues dont Erpénius lui avait recommandé l'élude. On assure qu'il avait beaucoup travaillé sur Homère; mais il n'en a rien paru. Heinsius avait aussi projeté, vers la fin de ses jours, une édition de Diogène Lat'rce. Il s'était beaucoup livré à l'étude des PP. de l'Église et des antiquités ecclésiastiques. En général, tout ce qu'il a écrit, en fait de philologie et de critique , est du premier mérite. 2° Des poésies principalement latines, savoir : lambi, partim morales, partim ad amicos , Leyde, 1602, in-i°; Auriacus, sive libertas saucia, tragaiia, ibid., 1602, in-4°. Ce drame sur la mort de Guillaume l", prince d'Orange, fut joué sous les auspices de l'autorité publique, à la maison de ville, à Leyde. Ces deux articles qui vraisemblablement, aux yeux de Heinsius, se ressentaient trop de sa jeunesse, n'ont pas reparu dans le recueil de ses Poemata, Leyde, 1613, etc. : celui-ci se compose de 4 livres de Sylea, ou mélanges; de son Hipponax, également formé de mélanges (on y distingue une pièce fort étendue sur ses études, son caractère, sa vie, etc.); d'un livre d'Odes; de trois d'Élégies, dont un sous le titre de Âlo>iobiblos; de sa tragédie de Herodes h/anticida , beaucoup prônée dans le temps, et en effet remplie de grandes beautés, mais à laquelle Balzac et d'autres ont reproché , non sans fondement , un mélange bizarre du sacré et du profane, de la doctrine biblique avec la mythologie païenne; de son poème De contemptu mortis : il est en 4 livres, en vers alexandrins, et suivi d'un précis en prose. Ce poifme est très-remarquable; toute la doctrine de Platon s'y trouve exposée avec un art infini, et couronnée , au dernier chant , par la doctrine évangélique. U n'est peut-être pas de production
moderne de ce genre qui puisse y être comparée avec avantage. Suivent un livre ifExIemfHjranea et un de Jvrstiilia ; puis viennent les poésies grecques de Heinsius. H a encore excelle' dans et genre, et peut-cire aucun moderne n'y a plus approché des anciens. Heinsius est, quoi qu'on en ait dit, vraiment poêle, plein île verve, d'imagination, d'élévation ou de grâce. 11 ne faut pas oublier de dire, à son lionneur, qu'il n'a pas dédaigné les muses balaves. Un r.eueil de ses vershollandais, publié dés 1GI6, par les soins de Pierre Scriverius, sert à ; romer ce qu'il aurait pu faire dans cette brandie, s'il s'y était adonné tout entier, comme ses illustres contemporains Cals, Vondel, lloofft, etc. M. de Vries, dans son Hiitoire de la /mésie hollandaise . t. 1, p. 131-134, s'est plu à rendre justice à Heinsius. 3° Des Harangues latines en assez grand nombre et trèsesliiuables , recueillies sous le titre de Oratiouet tarii argument!, Leyde, 1613, 1620, etc., in-12. On y remarque les oraisons funèbres de Douza, Scaliger, Do ut i us, Cluvcrius, du stathouder Maurice, de Gustave-Adolphe, roi de Suède. 4° Dans le genre bisloriquc, il s'est fait honneur par sou Histoire du siège de Bois-le-Duc : Rerum ad Sgham. Duos alque alibi tu lirlgio nui a lielgis anno I 029 gestantm historia, Leyde, 1G31 , in-fol. ; André Rivet l'a traduite en français. 5° Enfin on a de lui des facéties sous les titres de Laus asini . Lau t pedkuli . insérées dans quelques recueils de traités plaisants ou burlesques; et on lui attribue aussi Satgrit Uenippea très : Hercules tuam Jidem; Virguhi ditina ; Cras credatn , hodie nihil. M — o>.
HL1NS1LS (Nicolas), philologue hollandais, digne fils du précédent, naquit à Leyde le 20 juillet 1620, et y reçut, sous les auspices paternels, l'e'ducalion littéraire la plus soignée. Les mêmes études qui illustraient l'auteur de ses jours, devinrent une sorte de passion pour lui . Il voyagea en Angleterre en 1642; mais ayant trouvé les Anglais peu communicatifs de leurs trésors littéraires, il ne Ht pas un long séjour chez eux ; il y collationna cependant quelque» manuscrits d'Ovide, de ce poète qui devait un jour lui avoir tant d'obligations. Il eut besoin en 1614 de prendre les eaux de Spa, et il a consacré, dans une belle élégie latine , sa reconnaissance pour le bien qu'il en éprouva. A son retour de Spa, il parcourut la Belgique, y forma des liaisons utiles, et acquit de nouvelles richesses pour son Ovide. L'année suivante, il retourna à Spa, et vers l'automne il se rendit à Paris, où son mérite et son nom le mirent aussitôt en relation avec les hommes les plus distingués, et où toutes les bibliothèques furent ouvertes à ses recherches: il y publia un recueil de ses poésies- latines,, et dut être flatte du succès qu'elles obtinrent. U brûlait du désir d'aller en Italie , et il se satisfit l'année suivant* ; mais successivement malade à Lyon et 1 Marseille, il le fut encore à Pise et à Florence, ce qui ne l' empêcha pas de mettre à profit son
1 séjour dans ces deux dernières villes. L'année ; suivante, il visita Home, où il eut spécialement à> se louer des bons offices du savant Luc Hohtei uius. Entre plusieurs communications utiles, ce i ne fut pas pour Heinsius l'une des moins précieuses que celle de l'ouvrage grec, inédit, de Jean Lydus, sur les magistratures des Romains, ouvrage que nous devons seulement depuis peu au savant M. Hase. De Rome, Heinsius se rendit à Naples; il n'y manqua ni de doctes personnages à voir, ni de bibliothèques à consulter. Les troubles sanglants qui éclatèrent à Naples vers la fin de l'été de 1647 décidèrent son départ pour Livoume, d'où il se dirigea sur Venise. Celte ville répondit aussi peu à son attente, qu'U eut lieu d'être satisfait de Padoue. U publia dans celle-ci, en 1648, sous le titre A'italiea. deux livres d'élégies, qui eurent en Italie le plus grand succès. Les Hollandais lui reprochent d'y avoir un peu trop déprécié son sol natal ; témoin ce distique :
Di factient , tractu naael liculuct In Mol Pauia , da Tcniam , nutica tara tua cit.
A son retour en Hollande, ardemment désiré par son père, Heinsius ne s'arrêta guère qu'à Milan , où la bibliothèque Ambrosienne lui ouvrit ses trésors. Knûn , après trois ans d'absence, il revit Leyde; mais son séjour s'y borna à quelques mots. Les douceurs de l'indépendance et de la vie privée allaient cesser pour lui; il céda en 1649 aux avances qui lui furent faites par Christine, reine de Suède, pour aller augmenter sa cour lettrée : il s'établit à Stockholm en 1650. La reine le chargea de faire des achats de livres et de manuscrits pour sa bibliothèque. « 11 se Ot estimer « (dit Catleau) par son caractère sage et modéré, « et , loin de tirer parti de la générosité de Chris- « line, U fit des avances don» il tut beaucoup de « peine à se faire rembourser (1). » Dais Heinsius rencontra à Stockholm l'ardent ennemi de son père, Saumaise, et celui-ci s'associa Michon Boun» delot pour abreuver de dégoûts le savant hollandais. La muse de Heinsius le vengeait de son implacable adversaire , et une malveillance aussi obstiuée que celle de Saumaise pour les Heinsius peut seule excuser une pièce aussi virulente que le Scaion in Alastortm, qui se trouve dans les Poemata de Nicolas Heinsius, p. 165-177 (édition d'Amsterdam, 1666). Cependant Heinsius parcourut l'Italie dans tous les sens pendant deux années consécutives, pour faire à Christine des acquisitions intéressantes, soit en livres et en manuscrils, soit en antiquités et en médailles. Saumaise n'avait cessé d'intriguer contre lut pendant son absence- nuis le crédit de Boche rt balança ce ttt* ho i nctiflc influe pce So u tm j s € mourut tu 1633, dans un voyage qu'il fit au* eaux de Spa. Heinsius retonrna l'année suivante à Stockholm ; ce ne fut guère que pour demander à Christine,
|l) Il parait ni me a,»'ti réMttl |M du tout.
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dont les goûts commençaient h se diriger dam un antre sens, la liberté de se retirer, et le remboursement 4 es sommes qu'il avait à réclamer. Sa lettre , en forme de place! , est extrêmement remarquable; elle se trouve dans la Sylloge epistolarum de P. Bormann, t. 5, p. 7 OC et surv întes. La reine de Suède chercha à dissuader Heinsius de son projet bien arrêté; mais, le 7 octobre 1634, les états de Hollande le nommèrent leur résident à Stockholm , ce qui le fit rester, sons île nouveaux rapports, dans cette capitale. Au mois de février 1655, ayant perdu son pi re, H prit le parti de revenir dans sa patrie. Comme Grotius, il faillit périr dans 4a traversée-, mais, plus heureux <pie lui, il échappa à une maladie qui le retint à 'Dantzick pendant trente-six jours. A-son retour à la Haye , les états , pour lui témoigner leur satisfaction de sa conduite en Suède , lui offrirent la légation de Prusse ou celle de Danemarck : l'état de la santé de Ueinskis l'empêcha d'accepter. Il s'établit * Amsterdam en 1686, et y fut nommé secrétaire de la ville. Le repos du reste de ses jours fut troublé par un malheureux procts que lui suscita une courtisane qu'il avait connue i Stockholm (Marguerite Wullen), et qui prétendait avoir sur Mi des droits, qu'il n'a jamais voulu reconnaître. En 1638, il abdiqua son secrétariat, «t alla s'étaldir à la Haye. Ovide, Virgile, Valérius Flaocus, la mine latine et une correspondance littéraire fort étendue , occupaient les loisirs que lui laissait son procès. Il parait qu'il songea aussi à continuer les Annales de Grotius depuis 1600; mais ce projet n'eut pas de suite. Renvoyé en Suède , il rencontra dans sa route sa débitrice Christine, qui allait en Dawmarck : elle le combla de distinctions flatteuses; mais il n'y gagna pas autre chose. Louis XIV le comprit, à cette é*poqnc, dans le nombre des savanls étrangers auxquels H accorda des pensions; mais le poste que Un n mus occupait auprès de la cour de Suède l'empêcha de jouir de cette faveur. Il se livrait toujours à ses études favorites. Ce fut bien malgré lui qu'il se vit, en 1667, chargé d'une mission auprès du exar de Moscovie. Il revint encore à la Haye en 1671 , mais avec une santé bien délabrée. Les calamités publiques le conduisirent Tannée suivante dans l'Ost-Frise, puis à Brème, Minden, Padrrliom , Mayence, Worras, Spire , Heidelberg. De retour à la Haye , il s'y occupa principalement de Valerius Flacons et de Pétrone ; enveloppé dans de nouveaux procès , le dégoût qu'il en éprouvait le poursuivit jusqu'à sa campagne de Maarssen, dans la province d'Ctrecbt, ou il s'établit vers le mois de décembre 1674. Enfin il chercha le repos dans la petite ville de Viane , où son ami Gravtus se plaisait à le visiter. Des affaires de famille l'ayant ramené a la Haye, il y mourut âgé de 61 ans, le 7 octobre 1681 , entre les bras de Gnevms, qu'il chargea de ses dernières Instructions pour la reine de Suède, pour 1e grand-duc de Toscane, pour le savant
évèquede Psderbom (Ferdinand deFurstenberg), et poor le duc «le Montausier, à qui , en 1666, il avait dédié ses poésies latines. Le Journal de* tarants, de 1682, après l'avoir comblé d'éloges, regrette le malheur qui le fit naître dans une religion où il finit ses jours (la religion réformée); ce qui répond au rqïroehe d'apostasie, qu'entre tant d'autres la calomnie avait fait à Hernsius. La tombe paternelle le reçut à Leyde, dans l'église St-Pierrc. P. Bormann le jeune, qui a écrit sa vie , placée en tète de ses Advertmria . observe que, comme il fut fils unique et mourut célibataire, le célèbre nom de Heinsius s'éteignit avec lui; ce qui, pourtant, ne paraît s'appliquer cro'à sa branche, témoin l'article suivant. On a de rai : 1° Clandien, avec des notes, Leyde, 1650, in-tî; et plus .complet, à Amsterdam, 1665, in-#>; 2" Onde, avec des notes, ibid., 1052, 1661, 1668, 3 vol. in-12. Ces notes se trouvent retouchées et plus complètes dans V Ovide de P. Burmann, 4 vol. in-4"; 3° Virgile, sans notes, Amsterdam, 1676; et Utrochl, 1704, in-12. Le commentaire de Heinsius sur Virgile a paru dans l'édition de cet auteur, donnée par P. Burmann. 4° VaUrimt Flaeau, sans notes , Amsterdam , 1680, in-12. P. Burmann a depuis publié les notes de Heinsius sur ce poète, Amsterdam, 1702, in-12; et Leyde, 1724, in-4«; 5° le même a imprimé dans ses diverses éditions les remarqnesde Heinsius sur Sidint ttalicut , sur Pétrone, sur Phèdre; Snakenhurg, celles sur Quinte-Cvrce ; et Broekhoizen, celles sur Tibulle. 6° Un grand nombre de lettres de Heinsius se trouvent dans la Sylloge epistofarum de P. Burmanu , 5 vol. in-4°. Burmann parle d'autres lettres inédites dans ses notes sur Y Anthologie latine, t. I , p. 295. 7» P. Bormann le jeune a publié Sic. Heinsii adurtariorum libri V, suivi des notes du même sur Catulle et sur Properce. Burmann cite itéralivement, dans son Anthologie, les uotes médites de Heinsius sur Tacite, sur l'auteur De claris oratorrtmt, sur les Cataletiii eeterum poetarum , etc. Broekhuieen , Van Santen, etc., se plaisent aussi à le citer fréquemment. Peu de philologues ont exercé sur les poètes latins une critique aussi ingénieuse que celle de Nicolas Heinsius. 8» Poematm ; la meilleure édition est celle d'Amsterdam , chez Dan. Elsevier, 1666, in-8», dédiée par l'auteur au duc de Montausier : die se compose de quatre livres d'élégies, de trois de silves, dont le premier, sous le titre particulier de -Chrittùia augusta; de deux de Jutxnilia ; d'un de Satnrnalia , où, sous les noms supposés de Coriirlius Cossu», et de Francisais Santra, il harcèle deux mauvais poètes latins de son temps, Corneille Bojus et François Planta; enfin de deux livres A'mdoptiea, le premier d'étrangers, le deuxième de Hollandais, avec un appendice. Le même volume offre les poemata de Janus Butgersius. Il est peu de poètes laiuis modernes qui, pour l'élégance et la pureté, approchent de He'ra-