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plume ('n poe'tc des combinaisons stratégiques I d'un général «formée. Enfin on pourrait dire que c'est la naïveté de La Fontaine arec une admiration plus pure de la nature et du Créateur, un sentiment plus intime des charmes de la vie champêtre. Un écucil de ce genre de poésie, c'est le danger (l'exagérer la naïveté et de lomlter dans le trivial. Hebel a rarement un pareil tort; le langage dont il s'est servi contribue d'ailleurs à le couvrir en plusieurs endroits. Aussi, traduites en allemand, ces pastorales perdent beaucoup de ! leur prix : il faut les laisser dans la bouche des patres de l'Oberland. Du reste on ne peut y méconnaître un grand talent descriptif. On regarde comme les meilleurs de ces essais la Matinée du dimanche, le Saltd de la noueelle année, l'Orage, l'Etoile du berger, la Wiese, et quelques autres. Hebel s'essaya aussi dans la poésie allemande; mais là il resta fort au-dessous du poêle allémanique. Ses succès dans ce dernier genre excitèrent d'autres poètes allemands à chanter dans les patois de leur pays : aucun ne put atteindre à la louchaute simplicité de Ilebel, et toutes ces imitations furent bientôt oubliées. En 1808, le directeur du lycée de Carlsruhc se chargea de la rédaction d'un almanach populaire, Der rheinlandische Haut/reund, et se servit habilement de sa bonhomie et du ton simple qui lui était familier, pour inculquer au peuple des leçons salutaires, ou pour détruire des préjugés absurdes. Malheureusement il fut obligé de traiter aussi de la politique dans cet almanach ; et comme le gouvernement badois n'osait être d'un autre avis que Napoléon, ilebel ne put que traduire en style populaire la politique altiére du ilouittur et les bulletins hyperboliques de la grande armée. On s'étonne que le naïf poète des montagnes ait pu se prêter à vanter le régime militaire d'alors. En 1813, une anecdote qu'il avait insérée dans son almanach déplut aux catholiques de Bade, ils s'en plaignirent; l'anecdote fut supprimée dans les exemplaires restants, et ilebel cessa de rédiger l'almanach, qui, sous sa direction, avait eu une vogue telle que l'éditeur en débitait trente à quarante mille exemplaires par an. En 1811, il quitta l'enseignement pour entrer dans le conseil supérieur des églises et écoles. Son recueil d'histoires bibliques pour les écoles protestantes de Bade parut en 1818. On y retrouve un grand talent de narrer et de se mettre à la portée des moindres intelligences; cependant on peut y blâmer diverses interprétations peu conformes au dogme établi , ainsi que la tendance vers une simplicité autre que celle de la Bible. Dans la suite le consistoire se crut obligé de procéder à une édition purgé* du même recueil. En 1810, Hebel reçut de son gouvernement le titre de prélat : c'était la place la plus éminente du clergé protestant , avec le droit de siéger dans la première chambre du corps représentatif. Dès
sans pourtant s'y distinguer. La politique n'était pas plus de son goût que les dignités et les honneurs, et que la vie brillante qu'il fut obligé de mener. Ddns les salons ministériels, il regrettait les coteaux et les prés de son pays natal. « Vivre « et mourir comme pasteur d'un paisible village « parmi de bonnes gens, disait-il, est tout ce que « j'ai désiré jusqu'à celte heure dans les moments « les plus agréables, ainsi que dans les moments « les plus tristes de ma vie; » et, voulant peutêtre se faire illusion, il composa en 1820 un sermon d'inauguration comme pasteur de village. En 1826, pendant qu'il était en tournée pour inspecter les établissements d'instruction publique, en se rendant de Manbeim à Heidelberg, de vives douleurs d'entrailles l'obligèrent de s'arrêter à Schwetzingen ; il y mourut le 22 septembre et fut enterré dans le cimetière de cette ville. Une couronne de lauriers et la croix de commandeur de l'ordre de Zsehringen servirent d'ornement à son cercueil. Dans un bosquet du parc de Carisruhe on voit son buste en bronze sur un socle portant celte inscription : « A Jean-Pierre Hebel, « né le 10 mai 1760, mort le 22 septembre 1826, a au poète national ; érigé par ses amis et admi- « râleurs, sous le règne du grand-duc Léopold, « 1835. » Une édition complète de ses Œuvres, avec son portrait et une notice biographique, a élé imprimée à Carlsrube, 1832-34, 8 vol. in-8». Elle comprend dans les trois premiers volumes ses poésies allémaniques et les contes populaires qu'il a faits pour l'almanach badois; et dans les volumes quatre à scpl les histoires bibliques, le catéchisme chrétien et ses sermons qui ne s'élèvent pas jusqu'à l'éloquenee ; enfin le huitième volume se compose de mélanges. Il faut dire que dans ses dernières années Hebel n'avait composé d'autres poésies que des charades et des logogriphes. Une montagne qui domine la jolie vallée de la Wiese, chantée par le poète , a reçu son nom (Hebelihahe); le naturaliste Gmelin a appelé un genre du règne végétal , établi par lui, Hebellia, et une espèce de ce genre Allemaniea. D — c.
HEBENSTREIT (Jea»-E«xest), médecin et voyageur allemand, naquit le 45 janvier 1701 à Neustadt-sur-Orla en Saxe. 11 était d'une famille pauvre. Après avoir fait ses études à léna, il aUa chercher fortune à Leipsick, où il fut recommandé par Rivinus le botaniste à un riche négociant, qui le chargea du soin de ses plantes rares. Hebenstrcil prit ses degrés en médecine; et, grâce à des protecteurs que son mérite lui avait acquis, il fut choisi par le roi Auguste lrr pour ! faire, avec quelques autres personnes, un voyage j en Barbarie. U partit, le 23 octobre 1731 , pour Marseille, où il s'embarqua le 24 janvier 1732. Le 16 février, il était à Alger. U y gagna les bonnes grâces d'un fils du dey, qui lui procura des facilités pour voyager dans l'intérieur du pays. U fit, avec quelques-uns de ses compagnons
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dura un peu plus d'un mois. Hebe nstrett partit ensuite d'Alger le 6 juin , et débarqua à Bone pour se rendre a Constantine. Il reprit la mer le 16 juillet, rit faire la pêche du corail à la Calle, et risita Bougie, Biserte et Tunis, où il fut accueilli par Saint- Gcrvais, consul de France. Le bey ne lui permit pas de voyager dans l'intérieur de ses États. Ilebenstreit alla néanmoins examiner les ruines de Carthage. Le 26 septembre, il entra dans le port de Tripoli : il retourna ensuite à Tunis. Son dessein était de parcourir l'intérieur de l'Afrique, et de pénétrer jusqu'au Sénégal. La nouvelle qu'il reçut de la mort de son roi, qu'il apprit le 14 mars 1755, le fit revenir en Europe, rapportant une grande quantité de curiosités en tout genre, surtout en histoire naturelle. Auguste II le récompensa de son zèle, et lui accorda sa bienveillance, lîientôt Ilebenstreit fut nommé professeur de médecine à Leipsick, où il exerça son art avec un grand succès. Il mourut, le 5 décembre 1757, d'une fièvre contagieuse, fruit de la guerre. On a de lui : 1° De mu partit/m Carmen, seu physiologia metrica ad modum T. Luerelii Cari de rerum nalura. Leipsick, 1759, in-8u; 2° Patholugia metrica . sire de mm dis carmen in gratiam auditorum concinnalum. ibid., 1740. in-8"; 5° Muttum Richterianum. etc., ibid., 1745, in-fol., Og. C'est un catalogue raisonné d'une collection d'histoire naturelle : l'ouvrage est en latin et en allemand. L'auteur y a joint le Traité de J.-F. Christius De gemmis scutptit antiguis. 4° De homine sano et cegroto carmen, ibid., 1758, in-K Ce poè*me est précédé d'un autre sur la médecine des anciens, et suivi de passages de divers poêles sur le même sujet. 5° l'alaotogia therapia qua reterum de morbit evrandis placita ftotiora recentiorum sententiis aquantur, Halle, 177!), in-8". Cet ouvrage, mis au jour par C.-C. Gruner, est plein d'une vaste érudition et d'une saine critique. On y voit qu'en médecine comme en beaucoup d'autres choses ce qui passe pour neuf ne l'est pas toujours. Il est précédé d'une vie de Ilebenstreit. 6° In grand nombre de Dissertations académiques sur la médecine; elles sont importantes, et décèlent de profondes connaissances; 7° Voyage à Alger. Tunis et Tripoli, fait en 1752, en allemand. Bernoulli l'a inséré dans les tomes 9, 10, 11 et 12 de son recueil de Petits Voyages, imprimé à Berlin et à Leipsick en 1780 et suiv. Cette relation est contenue en quatre lettres adressées au roi Auguste. Quoiqu'un peu diffuse, elle est intéressante; elle annonce un bon observateur, cl fait regretter que l'auteur ne l'ait ni revue ni achevée. E— s.
HKBF.NSTREIT (Jean-Curéties), frère aîné du précédent, savant professeur de théologie et d'hébreu à l'université de Leipsick, naquit le 27 avril 168G, à Ncuenhof, près de Neust.nl t. Il surpassait, dit-on , tous les professeurs à Leipsick par la précision de ses discours, par la subtilité de sa dialectique et par son éloquence. Il fut revétude différentes dignités académiques, et mourut le 6 décembre
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1756, dans un âge très-avancé. 11 a publié une trentaine de dissertations en latin. Nous citerons : 1° De Pentecoste reterum, Leipsick, 1715, in-4°; 2° De homiridio drlirante , e jusque criteriis et pana, ibid., 1725. in-4°; 5- De ossibus régis Edom combuitis (Amos XI. 8), ibid., 1756, in-4»; 4° De sab> bato ante legem Mosaicam existante, ibid., 1748, in-4°; 5° De Sa/omonis idoiolatria (ad I Rrg. X, 4— 8), ibid., 1753, in-4». — Un autre Jean-Chrétien Hebenstreit, médecin et botaniste distingué, naquit à Klein-Iéna , près deNautnbourgen 1720, étudia la médecine à Leipsick, et l'exerça ensuite pendant un an à Naumbourg ; mais, en 1749, il alla remplir la place de professeur d'histoire naturelle et de botanique à St-Pétersbourg. 11 fut nommé en même temps membre île l'Académie impériale des sciences. Ilebenstreit accepta, en 1751, les fonctions de médecin du comte Kyrila llasumowsky, qui se rendait dans l'Ukraine en qualité d'hetman des Cosaques. Après être resté pendant deux ans à Gluchow, résidence de l'hetman, il revint en Allemagne, et fut rappelé à St-Pétersbourg en 1755, d'où la rigueur du climat le força de revenir en Saxe. 11 obtint sa démission en 1701 ; il exerça, depuis cette époque, son art à Leipsick, et y mourut le 27 septembre 1795. On a de lui quelques dissertations dans les A'or. comment, acad. scient. Petrop. — Jean-Paul IIkbostrut, né à Neustadt en 1664, mort le 6 mai 1718, a publié en latin, sur la théologie et sur quelques objets d'histoire naturelle, divers ouvrages, que Jœchcr indique dans son Dictionnaire des savants. — PantaUon Hedenstreit, musicien du 17e siècle, et l'inventeur de l'instrument connu sous le nom de pantalon ou pantaléon , fut en même temps un des plus forts violons de son temps. L'instrument qu'il inventa ressemble à une cymbale : il est environ quatre fois plus ; grand qu'un tympanon, et se joue de la même | manière, avec deux baguettes : il s'en dislingue seulement par deux tables d'harmonie aux deux , bouts, montées, l'une de cordes de métal, et ! l'autre de cordes de boyau. On peut exécuter sur le pantaléon lous les morceaux de musique, dans toutes les gammes, comme sur un clavecin. Ilebenstreit, en 1697, n'étant encore que maître de danse à Leipsick, avait déjà acquis une telle habileté sur son instrument, qu'il excitait l'admiration des connaisseurs. En 1705, il vint à Paris, et se fit entendre à la cour de Louis XIV. L'année suivante, il entra au service du duc d'Eisenach, en qualité de maître de chapelle et de maître de danse. Telemann, placé à cette même cour, en 1708, en qualité de directeur des concerts, dit de ce musicien , que toutes les fois qu'il avait à exécuter un concerto double avec lui, il était obligé de s'y préparer plusieurs jours d'avance par des exercices continuels et par des frictions aux bras. Les sujets de ces assauts de talent furent toujours de la composition de Hebenstreit. Cet artiste vivait encore en 1750, à Dresde, où il avait été
placé, vingt ans auparavant, dans la chapelle du roi de Pologne, en qualité de musicien de la chambre. B — h — d.
HEBER. Voyez Hérémox.
HEBER (sir Richard), bibliographe ou plutôt bibliomane anglais, né à Londres en 1773, était fils aîné de Reginald Ileber, lord des manoirs de Marton et de Hodnet, qui eut de son second mariage d'autres enfants, parmi lesquels était Heber, dans la suite évéque de Calcutta (voy. l'art, suivant). Dans son enfance, son goût pour les livres se manifesta au point qu'il commença , dès l'âge de huit ans, à former une bibliothèque et acheter des livres dans les ventes. Il fit ses éludes à l'université d'Oxford, et y combina le goût de la politique et de la littérature classique. Ayant conçu le projet de publier les poètes latins non compris dans la collection de Barbou, il commença par une jolie édition de Siliut Italicus, i~\)î, 2 vol. in-1-2. Il fit imprimer ensuite Claudianut, mais sans le publier. En même temps, il prit du goût pour la vieille littérature anglaise, et commença à former des collections dans ce genre. Tout cela ne l'empêcha pas de s'intéresser si vivement aux débats parlementaires, que lorsque Pitt , Fox ou Burke devait prendre la parole dans une discussion importante, il partait quel* quefois d'Oxford à midi, assistait le soir et la nuit aux débats, à Londres, et venait le lendemain reprendre ses éludes à l'université. Il ambitionnait les fonctions de représentant de celte université; mais il eut d'abord de la peine à y parvenir. Il s'en consolait par les livres. Devenu, par la mort de son père, en 1804, possesseur d'une fortune considérable, il ne l'employa plus qu'à des achats de livres et se forma des collections immenses, surtout dans le genre philologique et dans celui de la littérature anglaise du moyen âge ; mais il recueillait en bien d'autres genres. Ainsi il parvint à se faire une belle collection dramatique, une autre de livres espagnols imprimés soit en Espagne, soit au Mexique, etc. Il ne manquait jamais aux ventes, et il était tellement connu et apprécié pour sa bibliomanie, qu'on lui envoyait les épreuves des catalogues pour qu'il en eût les prémices. Aux livres rares il mettait des enchères énormes, et en achetait volontiers plusieurs exemplaires, n'importe à quel prix, afin d'empêcher d'autres bibliomanes d'être aussi heureux que lui. Cependant il donnait pour prétexte de sa manie qu'il avait acquis la conviction qu'un ami des livres ne peut jamais se passer de trois exemplaires de chaque ouvrage : le plus beau pour le montrer, un autre pour s'en servir, et le troisième pour être à la disposition de ses amis. Par originalité de caractère, il délestait les exemplaires a grande marge, tant recherchés par d'autres bibliographes , les trouvant gênants dans la bibliothèque. Pour se procurer un livre rare, il a quelquefois fait des voyages de trois à quatre cent milles. Elant à Bruxelles, il reçoit un jour le ca-
talogue des livres qui devaient être vendus à l'enchère dans la salle Sylvestre, à Paris, le lendemain au soir; et dans ce catalogue il aperçoit le titre d'un livre très-rare. Aussitôt il commande des chevaux de poste, part pour Paris, et y arrive le lendemain a huit heures du soir. La vente va commencer. Aussi, en descendant de la chaise de poste, il court à la salle Sylvestre. Le livre pour lequel il a fait le voyage ne tarde pas à être mis sur table; il s'en saisit avidement; mais, ô désappointement ! cet exemplaire n'est pas de l'édition la plus rare, et Heber retourne à Bruxelles sans avoir acheté un seul volume. En 1821, il fut obligé d'exercer les fonctions de shérif du Shropshire. Dans la même année il fut enfin élu représentant de l'université d'Oxford à la chambre des communes ; encore ne put-il avoir la majorité qu'après avoir donné à l'intolérant corps enseignant la promesse de voter contre l'émancipation des catholiques. Parvenu au comble de ses vœux, il ne justifia guère l'empressement qu'il avait montré pour se faire élire : il ne prit jamais la parole dans les séances publiques; mais il fit partie de quelques comités ; enfin il ne tarda pas à revenir à ses livres. En 1815, il avait fait un premier voyage sur le continent. Il y retourna vers 1825, et séjourna plusieurs années en France et dans les Pays-Bas. De Bruxelles il envoya, en 1826, sa démission de membre du parlement, et ne fut plus que bibliomane. 11 continua d'amasser des livres; et tandis que ses agents suivaient les ventes en Angleterre, et achetaient pour son compte, il en faisait autant sur le continent, où même il acquit des bibliothèques entières. Cest ainsi qu'il forma des dépôts à la Haye, Anvers, Louvain, Bruxelles, Paris, etc. Ce qu'il y a de singulier, c'est qu'au lieu de réunir ces collections éparses, il les laissa en dépôt dans ces villes, où elle» étaient enfermées, et par conséquent inaccessibles pour tout le monde. Lui* même n'en profitait point. Le nombre de volumes qu'il avait eus en Angleterre se montait à peu près à quatre-vingt-cinq mille (quelques-uns disent cent mille), et il en avait quarante-cinq mille sur le continent. Peu de particuliers ont possédé des collections plus considérables. Sa conversation était instructive et spirituelle , et les Anglais le regardaient comme un très-aimable gentleman. H était très-bon humaniste, et dès sou enfance il s'était occupé à faire des traductions en vers anglais d'Homère, Virgile et Horace; mais jamais il ne composa un livre, et son profond savoir ne s'est révélé au monde que par ses conversations, et par le haut prix auquel il payait les curiosités bibliographiques. Cependant , outre les deux éditions de classiques latins dont il a été parlé cidessus, il a donué la troisième édition du recueil intéressant d'Ellis, Speeiment ofearly englith poets, qu'il a enrichi d'un grand nombre de pièces tirées de sa bibliothèque. C'est lui aussi qui a publié la de Perse par Brewster,
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le texte latin. 11 fut membre de la société de» antiquaire* de Londres, et l'un de» fondateurs du club de l'Atheneum. Quand le fameux club des bibliomanes dit Roxburgkt tlub fut formé è Londres, Ileber en fit partie ; et comme les membres étaient obligés, chacun a son tour, de faire imprimer un livre devenu rare, Heber mit sous presse le CaUha pnêtarum or tke Bmmale Bet, by J. <>de, 481», in-*<\ tiré seulement à trentedeux exemplaires. Comme l'original, imprimé en 4599, avait été saisi et brûlé par ordre de l'archevêque de Cantorbéry et de l'évêque de Londres, les deux édition» sont à peu près également rares. De retour en Angleterre , il ne fit plus que languir, et ou ne le vit dès lors que dans les salles de ventes ou dans les magasins de* libraire»; toute autre société lui était devenue à charge. Heber mourut le 4 octobre 1833, à l'âge de GO ans, dans sa demeure de limlico, où les livres étaient entassés comme dans son manoir de Hodnet. Une maison de la rue d'York en était également pleine depuis le haut jusqu'en bas. Il en était de même d'une maison d'Oxford. On chercha pendant un an son testament. Après de longues perquisitions dans les sept ou huit bibliothèques qu'il possédait en Europe, on le trouva enlln daus celle de Pimlico, derrière quelques bouquins. Il y disposait d'une fortune de deux cent mille livre» sterling, sans faire aucune mention de ses prodigieuses collections. On Ht en Angleterre sept ventes succetsives, qui durèrent cent quarantequatre jours; encore la bibliothèque de Hodnet n'y était pas comprise. On fit aussi plusieurs vente< à Paris, à des intervalles, pour ne pas causer une crise dans le commerce des vieux livres. Selon Dibdin ( Voyage bibliographique en France, t. -4 de la traduction), ce fut le séjour de Heber à Paris en 1820, et ses énormes enchères, lors de la vente de la bibliothèque de Courtois, qui excitèrent l'enthousiasme des bibliomanes français, au point qu'ils résolurent de former une société semblable au Roxburyhe club, ce qui donna lieu à la société des bibliophiles. Il était lié d'amitié avec plusieurs personnages célèbres, entre autres Canning et Walter Scott, ce dernier lui a adressé de beaux vers dans le début du 6* chant de son poè'me de Marmion. D — g.
HEBKH 1 1 m 1 1 v\ i ii évéque anglican et voyageur célèbre, frère consanguin du précédent, naquit le 41 avril 1783 à M al pas, village du comté de Cbester, où son père était curé. Dès ses plus jeunes années il montra un goût décidé pour l'étude, et en même temps des dispositions très-remarquables pour la poésie : aussi après son entrée à l'université d'Oxford, en 1800, il ne se distingua pas moins par la fécondité et l'agrément de son imagination que par ses progrès en théologie. En 1802, il obtint le prix de poésie latine. Atteignant à peine »on quatrième lustre, il récita, dans le grand théâtre ou auditoire académique , son poème de ta l'alesiine , qui , par la richesse des expressions
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et la sublimité des idées, enleva l'unanimité de» su Orages. On a raconté que son père affaibli par l'âge et une longue maladie, fut tellement ému par le bruit des applaudissements , qu'il ne parvint jamais à se remettre de ce choc, et que l'on put dire avec raison qu'il était mort d'un excès de joie. Heureusement, l'anecdote est inexacte quant à la catastrophe du père de Heber, qui ne succomba pas ao ravissement qu'il avait éprouvé. Celte même année , Bonaparte annonçait hautement le dessein de faire aborder une armée en Angleterre; c'en fut assez pour éveiller une humeur de résistance chez les paisibles habitants de l'université, qui, suivant l'expression familière de Heber en parlant de cette époque , se livraient alternativement aux loisirs des muses et aux exercices des armes. L'année d'aprè» , il perdit son père, et s'il éprouva une faible consolation dans ce malheur, ce fut d'être reçu agrégé à l'un de* collège». Une occasion de voir les pays étrangers s'oflrit à lui en 1805. John Thornton, jeune homme riche avec lequel il était intimement lié , voulant parcourir les contrée» de l'Europe qui n'étaient pas alors fermées aux Anglais, l'invita instamment à l'accompagner. Ils s'embarquèrent pour Gotbenbourg , de là passèrent en Norvège , parcoururent ce pays jusqu'à Drontheim, traversèrent les montagnes qui le séparent de la Suède, s'arrêtèrent à Upsal et à Stockholm, montèrent sur un canot à l'entrée du golfe de Bothnie, abordèrent à Abo en Finlande , et gagnèrent St-Pétersbourg. Le 30 décembre ils partirent pour Moscou; firent au commencement de 1800 une excursion sur le Volga, et , revenus dans l'ancienne capitale de l'empire, ils u'en partirent que vers le milieu de mars, se dirigeant vers l'Ukraine. Ils virent rapidement Kharkof , où une université venait d'être fondée, Taganrog , port de la mer d'Arof, Naklchevan sur le Don, Tcherkask, capitale des Cosaques, puis ils longèrent la rive droite du Kouban , sur les frontières de la Circassie , et , parvenus à l'embouchure de ce fleuve, ils allèrent de l'autre côté du détroit de Caffa visitèrent la Crimée, et, après avoir voyagé dan» les steppes, arrivèrent à Odessa, qui, suivant l'opinion de Heber, devait sa prospérité à l'administration du duc de Bichelieu, bien plus qu'à aucun de ses avantages naturels. Les deux Anglais prirent ensuite leur route à travers la Pologne russe, la Hongrie, l'Autriche, l'Allemagne septentrionale, et ils débarquèrent à Yarmoulh le H octobre. Les notes excellentes que Heber a consignées dans son journal sur tous les pays qu'il avait parcourus et qui ont en grande partie élé imprimées à la Un des voyage* de Clarkc (ooy. ce nom) (1),
ill On n'a pas mentionné i l'article deCUrka un ouvrage publié apit» «a irwrl, tous le titre de Vvyages en ft.mtmarcK, Sutde, J.op >aw, / . |i«,t, Norryçe , Uumt , Londrc*, 18/3. La Rrv*ê d' KUimtiou'g a donné, en octobre de la même année, une aria- |*M de cette publication. L'anmc »uivante, le révérend William Otter a (mt pbrairre : TA* Ixjt and • rmovu la Vit tt Ui éertiê in*dU* <i B4.-P*n. CJStfef, IBM, ln-4». L.
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montrent qu'il aTait examiné ces contrées en érudit , rn géographe et en homme d'État. L'année suivante Heber, ayant reçu les ordres sacrés, fut nommé curé «le Hodnet , dans le Shropshire , se maria , et remplit avec le plus grand zèle les devoirs de son ministère. Mais, tout en s'acquittant exemplairement de s?s fonctions , il ne négligeait pas la poésie. En 1809, il publia YEurofte, poime sur la guerre, qui a pour objet principal la lutte soutenue par les Espagnols contre Napoléon; et en 1812 il fit paraître un recueil de tous ses ouvrages poétiques. L'université d'Oxford l'appela en 1815 pour remplir une chaire de théologie; deux ans après ayant été pourvu d'un canonicat de l'église cathédrale de St-Asaph, dans le pays de Galles , ce nouvel emploi lui Ht entreprendre plusieurs courses dans cette contrée. La société des jurisconsultes de Lincoln's Inn à Londres voulut, en 1822, l'avoir pour prédicateur. Ce poste lucratif et brillant, dans lequel il succédait à plusieurs ecclésiastiques célèbres, ne fut pas audessus de son talent et de son zèle. Mais déjà son mérite avait fixé les regards du haut clergé ; le choix tomba sur Heber quand il fut question de donner un successeur au docteur Middleton, mort évéque de Calcutta. Il n'accepta cet honneur qu'après de longues hésitations ; enfin vaincu par les sollicitations d'un de ses amis, qui était président du conseil des affaires de l'Inde , il fut sacré, et, le 16 juin 1823, il s'embarqua avec sa famille. Après avoir donné ses premiers soins aux affaires qui exigeaient sa présence dans la capitale de l'Inde britannique , il résolut de faire la visite de son diocèse, le plus vaste sans doute de la chrétienté, puisqu'il comprend tout l'Hindoustan, et l'Ile de Ceylan qui en est voisine. Le 15 juin 1824, Heber remonta , dans un canot , le Hougly, bras du Gange sur lequel est bâti Calcutta, entra ensuite dans d'autres embranchements qui le conduisirent au corps principal de ce fleuve, et parvint ainsi à Dacca , cité à l'est , bien déchue ainsi que son nabab de sa splendeur passée. De là, naviguant sur le Gange vers l'ouest, il eut l'occasion de voir beaucoup d'autres villes. Après être resté plusieurs jours à Patna, qui est encore florissante, au delà de Ghazipour, célèbre par la salubrité de son climat et par son essence de roses , il quitta son bateau et prit des porteurs qui le conduisirent à Bénarès. Après avoir examiné tout ce que cette métropole du brahmanisme offre de curieux , et conversé avec plusieurs des plus doctes professeurs, il reprit sa route par eau jusqu'à Allahsbad , où il la quitta entièrement; et, avec une caravane composée d'Anglais et d'Hindous , fit une station à Canpour, ou sont de vastes établissements britanniques , et entra dans Lacknau , capitale du royaume d'Aoude, qui, faisant partie des possessions anglaises médiates, jouit encore d'une indépendance nominale. Le souverain , qui était lettré, insista fortement pour que le prélat lui en-
voyàt, aussitôt qu'il serait de retour à Calcutta , un exemplaire de ses œuvres. En partant de Lacknau, Heber se sépara de sa nombreuse escorte, et, suivi seulement de ses domestiques, marcha vers les cantons situés au pied de l'Himalaya; passa par Bareilly, situé sur le premier degré de cette chatne de montagnes les plus hautes du globe, et s'avança jusqu'à Almorah, I»ètie à près de neuf cents toises au-dessus du niveau de la mer. Reprenant alors son chemin vers le sud , Heber passa de nouveau le Gange, puis la Djcmnah , et s'arrêta dans cette cité de Dehli, si différente de ce qu'elle était quand Bernier ta décrivit (voy. Bebsier). Akbar H occupait en ce moment le trdne illustré par son aïeul. Ce fantôme d'empereur, auquel le gouvernement britannique laisse tout l'éclat extérieur de la puissance souveraine , et qui vit d'une pension payée par la compagnie, avait craint que Heber ne lui rendit pas visite : aussi témoigna-t-il une grande joie quand il le vit , et le combla-t-il de marques d'honneur. Notre voyageur continus sa route par Agra et par le pays des Radjrpoutes ; tous les petits princes de cette contrée s'empressèrent de le recevoir dans leurs capitales, ou, s'il en passait trop loin , lui expédièrent des messagers charges de l'inviter à venir dans leurs palais. Rentré dans les possessions britanniques, Heber s'emban|ua de nouveau à Surate, et le 19 avril 1825 il atterrit à Bombay. Les temples souterrains d'Eléphanta et de Kennery attirèrent son attention ; ensuite il gravit les Ghates de l'ouest, et après avoir admiré le sanctuaire également souterrain de Carli, il revint à Bombay, d'où il vogua vers Ceylan, parcourut une grande partie de cette Ile, et retourna au Bengale. Comme dans ce voyage U n'avait pas visité la partie méridionale de la presqu'île de rilimloustan, il quitta Calcutta le 30 janvier 1826. Etant débarqué à Madras, U poursuivit sa course par Méiiapour, Mahvalipouram, Sailras, Goudelour et Tanjaour; tenant partout des conférences avec les ecclésiastiques des différentes églises chrétiennes, et remplissant ses fonctions épiscopales. Le 25 mars, jour de Pâques, il adrai- I nistra la confirmation ; ensuite donna la bénédiction en langue tasnoule ; il fit une visite de cérémonie au radjah, dont Ie6 connaissances dans les sciences de l'Europe l'< tonnèrent. Le 4 avril il était à Tritcbinapaly, ville à peu de distance de Tanjaonr, sur le Cavery, lorsque, de grand ruatin , il entra dans un bain , suivant sa coutume. Son domestique inquiet de ce qu'il y restait longtemps, ouvrit la porte et le trouva noyé. Tous les j efforts tentés pour le rappeler à la vie furent inutiles ; les gens de fart déclarèrent que sa mort ' avait été causée par la rupture de l'un des vais- ' seaux sanguins de la tête. Son convoi fut accompagné des larmes de tous ceux qui y assistèrent! I il fut enterré près d< l'autel de l'église de Trit- ! chinapaly ; un monument lui a été élevé à Ma- 1 dras. Peu d'hommes ont été regrettés plusamè-
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rement et par un plus grand nombre de personnes; il le méritait par sa loyauté et son extrême bonté. Son langage était élégant , clair et facile. Durant le peu de temps qu'il put remplir son ministère dans l'Hindoustan, sa piété éclairée et son zèle infatigable furent très-favo- ! râbles à la propagation de l'Évangile. Il avait déjà fait des progrès remarquables dans la connaissance de plusieurs des idiomes parlés dans cette vaste contrée. On a de lui en anglais : 1° Relation d'un voyage de Calcutta à Bombay par les provinces supérieures de F Inde. 1824 et 1825, accompagnée de notes sur Ceylan ; du récit d'un journal à Madras, et dans les provinces méridionales, et de lettres écrites de Flnde. Londres, 1827, 1 vol. in-4<\ 0g.; ibid., 1828 , 3 vol. in-8- (3*édit.), avec vignettes en bois. Ce livre fut publié par la veuve de Heber, et accueilli du public avec une faveur qu'il mérite sous tous les rapports. La ma- < nière dont l'auteur voyageait le mettait dans la j position la plus heureuse pour observer avec calme et impartialité. Sa narration se ressent de cet état de quiétude et de satisfaction intérieure dont il ne cessa pas un moment de jouir. La seule contrariété qu'il éprouva fut d'être longtemps séparé de sa famille; mais à Bombay il eut le plaisir de voir arriver sa femme et sa fille, qui le suivirent dans son excursion à Ceylan. On regrette que la mort prématurée de l'auteur l'ait empêché de revoir son journal, de donner plus d'étendue à ses remarques, et de porter ses pas dans une plus grande portion du Dekkan ou Ilindouslan méridional. Son récit s'arrête à son départ de Madras le 15 mars 1826, ce qui forme à peu près la moitié du troisième volume. Le reste est rempli par des extraits de lettres qu'il écrivait à •es amis en Angleterre, et qui contiennent diverses particularités sur l'Hindoustan. On y a aussi inséré sa correspondance avec le patriarche des chrétiens syriens établis dans le Tanjaour, enfin la lettre qui annonce sa mort. Tout ce qui concerne Ceylan est tiré du journal de sa femme. On a prétendu que le prélat ne s'était pas assez occupé, dans sa relation , du grand objet qui lui avait fait entreprendre son long voyage ; mais il ne s'agissait pas pour lui de composer un traité de controverse; son dessein était seulement de contribuer à augmenter la somme de nos connaissances sur une contrée très-intéressante, et qui, bien que visitée depuis plusieurs siècles par les Européens, offre beaucoup de points non suffisamment explorés. On doit rendre hommage à la perspicacité, à la véracité, à la sagacité de Heber, doué de toutes les qualités indispensables à un voyageur. Sa relation tient déjà un rang distingué parmi les meilleures. Elle a été traduite en allemand, en hollandais, et en français par M. Prieur de la Combe, Paris, 1830, 2 vol. in-8«. 2» OEuvres poétiques : 1. l'Europe (1800, in-8°); 2. la Palestine et le Passage de la mer Rouge .(1809, in-4»), 3. des Poésies diverses et traduc-
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fions (Londres, 1812, in-8° ). Comme versificateur et poète, il mérite également une mention honorable. 3e Différents articles relatifs à des voyages, dans le Quarterly Review. Sa vie a été publiée en deux volumes in-4°, et J.-A. Saint-John lui a consacré un article dans ses Vies des célèbres voyageurs (1). E — s et P — ot.
HEBERDEN ( Guillaume ) , médecin anglais du 18e siècle , naquit à Londres en 1710. 11 commença dans cette brillante capitale le cours de ses études , qu'il alla terminer à Cambridge. Il obtint , en 1739, le doctorat à la célèbre université de cette ville , s'y fixa , et y exerça la médecine pendant dix années, joignant aux travaux de la pratique l'enseignement de la matière médicale. En 1718, il quitta Cambridge pour s'établir à Londres, où il s'acquit, en très-peu de temps, une grande réputation. Déjà membre du collège des médecins, il fut accueilli, en 1749, par la société royale ; et celle de médecine de Paris lui adressa, en 1778, un diplôme de correspondant. Parvenu à une heureuse vieillesse, jouissant d'une fortune honnête, Heberden crut pouvoir goûter quelque repos s il passait tous les étés à sa jolie maison de campagne de Windsor. Après avoir parcouru sans trouble et presque sans douleur une longue et honorable carrière, il s'éteignit, nonagénaire, le 17 mai 1801. Ce fut lui principalement qui, en 1766, détermina le collège des médecins à publier des Mémoires (2), parmi lesquels ceux de sa composition ne sont pas les moins intéressants. Il suffira de citer les plus remarquables : 1° Réflexions sur les moyens de te procurer de l'eau plus pure que cette que fournissent les pompes de Londres ; 2° Observations sur Us ascarides : ces vers, plus petits que les autres, qui infestent les portions supérieures du tube intestinal, se nichent de préférence au bas de ce canal, et causent souvent au rectum des démangeaisons et même des douleurs insupportables à l'anus. 3" Sur la fièvre hectique ; 4° Traité des maladies du foie ; 5° Histoire de C angine de poitrine; 6° Description de la méthode dont se servent les Chinois pour pré- }mrer la racine de ginseng. Heberden a aussi enrichi les Transactions philosophiques de quelques articles relatifs à la météorologie et à la médecine. Il a composé en outre des écrits spéciaux. 7" Antitheriaca , an essay on mithridatium and theriaca, Londres, 1745, in-8»; 8° Commentant de morborum kistoria et curatione, Londres, 1802, in-8», précédé
(1| La Vit de Reginald Heber, par M TcuTe, cit tuf rie d'un Choix de ta eorrstponiance , dt ttt poesitt , etc., 1830, 2 roi. ln-4*. Il a paru aussi vers le mime temp» un rolume in-8» do 366 page*, intitulé tu Derniert jours dt C-céqut HeUr. Outre le» écrit* cité* dam l'article ci-deuu» , on doit à rcsprclablo prélat, que les compatriotes ont surnommé tt l-'énelon ançltu ; le Sentiment de l'honneur, 1906; hampton't lectures \ n vu cil de te* leçon» de théologie I, 1816; la Vie de Jeremy Toylor, suivie d'an examen critique de «e* écrit» , 1834, 2 toI. in-S», avec portrait. Le* lecteur» qui ne tarent pas l'anglais peurent prendre une idée de la rie, du caractère et de* écrit» de l'erêque de Calcutta, en lisant la Revue britannique de juin 1«27 et d'août 1828. L.
(21 Médical Irantaetiont : il en a paru un premier rolume en. 1708, un deuxième en 1772, un troisième en 17B0.
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d'une notice sur In rie de l'auteur. Dès l'année 1782, Heberden avait achevé cet ouvrage en latin et en anglais ; mais il ne voulut point le publier de son vivant. Il confia le double manuscrit à son fils, qui s'empressa d'en faire jouir ses compatriotes. Les c'trangers ne tardèrent pas à sentir le prix de ce travail utile. L'illustre S. -T. Sœumiering en donna une édition estimée, Francfort, 1804, în-8"; et J.-F. Niemann, une traduction allemande avec des notes, Leipsick, 1805, in-8°. Les cent deux articles qui forment la substance de ce livre classique sont disposés selon l'ordre de l'alphabet. Afin d'éviter les illusions séduisantes d'une théorie trop souvent mensongère, Ilebcrden a voulu transmettre à ses contemporains et à la postérité les résultats satisfaisants d'une longue et heureuse expérience. Il reproduit avec de nouveaux développements les Mémoires qu'il avait insérés dans des collections périodiques; il donne surtout de nombreuses additions à celui qui a pour objet l'angine de poitrine. On lui doit non-seulement cette dénomination, mais encore les caractères essentiels de cette affection singulière, qu'il a fixée irrévocablement parmi les névroses, malgré les objections subtiles et les arguments spécieux de Jean Folhergill, de Jean Haygarth et de J.-J. de Berger, qui la regardent comme une phlegmasie (twy. Markland et Conyers Mipdletos). C.
HEBERER (Michel), voyageur allemand, né à Bretten, dans le bas Palatinat, était par sa mère petit-neveu de Mélanchthon. Il fit ses études à Wittenberg, à Heidelberg, et fut, pendant trois ans, précepteur d'un jeune seigneur suédois. Lorsque son élève l'eut quitté en 1382, Hcberer voulut ▼oir les pays étrangers, et il partit avec une famille française qui retournait en Bourgogne. Il poussa ses courses jusqu'à Paris, assista en 1581 aux grands jours de Troyes, puis ayant pris congé de ses protecteurs, qui lui donnèrent des lettres de recommandation, il alla s'embarquer à Marseille. Il était à Malte en mai 1585. Bientôt il s'embarqua sur une (lotte de galères , qui devait croiser contre les Turcs, et vit les côtes de Tunis et de Tripoli. On fit des prises , on délivra des prisonniers chrétiens , on mit en fuite des vaisseaux ennemis. On était venu près des côtes d'Egypte, lorsque, dans un combat très-vif, lleberer et quelques-uns de ses compagnons sautèrent à bord d'une grosse galère turque qu'on avait prise à l'abordage. Us étaient occupés de faire passer une partie de leurs prisonniers et de leur butin dans une chaloupe : tout à coup on signale une escadre ennemie bien supérieure en force; les galères maltaises prennent le large ; les Turcs les poursuivent en vain , mais ils donnent la chasse à celle des leurs qui était au pouvoir des chrétiens, et qui au bout de dix jours , tourmentée par le gros temps, les vents contraires et le manque d'eau, fut abandonnée. Les chevaliers et quelques hommes se jetèrent dans des canots
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pour échapper au danger; d'autres s'emparèrent de pièces de bois à l'aide desquelles ils gagnèrent la côle voisine. Heberer fut du nombre de ces derniers. II aborda dans les environs d'Alexandrie ; le lendemain, il fut, ainsi que ses compegnons, découvert par des Bédouins qui les conduisirent à la ville, où on les mit aux fers. Heberer, réduit en esclavage, fut employé au Caire à portt r des matériaux pour des bâtisses; de là il fut obligé de transporter des marchandises à Suez, puis ramené au port d'Alexandrie, où, attaché au banc d'une galère, il tint la rame pendant trois nus. Il fit ainsi plusieurs campagnes le long de la côte de l'Asie mineure , dans l'Archipel , à Constantinople et sur la mer Noire jusqu'à Trébisonde. Ourant ses séjours dans la capitale de l'empire ottoman , il obtint de ses gardiens la permission d'aller dans le quartier des chrétiens , et tâcha d'intéresser à son sort les légations des différente s puissances de l'Europe : quelques-unes lui témoignèrent de la compassion. Celle de France lui fut le plus utile, grâce aux lettres de recommandation d'un gentilhomme bourguignon dontil se prévalut. Au mois de novembre 1587, il fui affranchi par le cadi ; l'acte de sa délivrance lui fut remis. Muni d'un passe-port de Savary de Lancosme , ambassadeur de France , il quitta Constantinople le 12 avril 1588 , et après avoir touché à Malte , où le commandeur Philibert de Foissy lui remit une attestation de bonne conduite durant la campagne contre les Turcs, il vint débarquer à Naples,tt regagna par terre sa patrie, où il obtint un emploi dans les bureaux du gouvernement. En 1502, il accompagna un ambassadeur palatin chargé d'assister au mariage de Sigismond III , roi de Pologne. La même année il fit par le même motif un voyage en Suède pour le mariage de Charles, duc de Sudermanie, depuis roi sous le nom de Charles IX. Revenu dans sa patrie, il y acheva paisiblement sa carrière vers 1UJ0. On a de lui en allemand : I </ypliaca st retins ; c'est-à-dire : Retalion véritable d'une servitude de trois années, qui a commencé à Alexandrie en Egypte, et a fiai à Constantinople...; avec un supplément contenant des royiges faits dans Us quatre royaumes de Bohême , Pologne, Suède et Uantmarck, Heidelberg, in- i , car. et (ig.La position de Heberer dans ses longues courses sur la Méditerranée ne lui permit pas de se livrer à des observations profondes ; mais il raconte avec candeur tout ce qui lui arriva , et ses remarques annoncent un homme sensé. Sus aventures sont réellement touchantes, et quoiqu'il soit d'une prolixité fatigante , on ne peut les lire sans émotion. Il adressait de son banc de rameur des pièces de vers aux chrétiens de Constantinople qui étaient en état d'améliorer son sort. Sa reconnaissance pour ceux qui lui ont rendu service est manifeste; il cite entre autres de Brèves (roy. ce nom). Deux lettres de Philibert de Foissy, devenu grand prieur i de Champagne, prouvent qu'il avait su se rendre 1 recommandable par ses bonnes qualités. E— s.
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HÉBERT , qualifie clerc dans les anciens manuscrits, ttorissait au commencement ilu 15« siècle : les particularités de sa vie sont inconnues, et son nom ne nous est parvenu que parce qu'il l'a attache à une traduction du Do'opathos, ou Roman des sept sages; ouvrage singulier et bizarre , dit Legrand d'Aussy, mais qui peut se glorifier d'une des plus heureuses destinées qu'aucun livre ait jamais obtenues. Avant de parler de son succès prodigieux , on croit devoir en présenter ici une courte analyse. Un roi (1), marié en secondes noces, confie à sept philosophes ou sages l'éducation de son fils unique. La nouvelle reine s'enflamme d'amour pour le jeune prince et emploie tous les moyens pour le séduire. Humiliée du peu de succès de ses tentatives criminelles, elle Tamise d'avoir voulu attenter à son honneur, et le fait condamner à mort. Un des instituteurs du prince prouve au roi, par un conte, qu'on doit se défier des apparences, et obtient la révocation de l'arrêt. La reine, à son tour, raconte une histoire qui détruit l'effet de la première. Pendant sept jours, chacun des instituteurs obtient de la même manière la grâce du prince , et la reine sa condamnation. Au bout de ce temps, le prince fait si bien connaître son innocence, que la reine , convaincue d'un double crime, est mise à mort. Cet ouvrage a, dit-on, pour premier auteur Sandebad ou Sandebar, chef des sages de l'Inde , un siècle avant l'ère chrétienne; il a été successivement tr.tduit de l'indien en persan, en arabe, en hébreu, en syriaque, en grec, en latin, en français, en allemand et en italien : mais si le fond de l'histoire est le même dans toutes les traductions faites les unes d'après les autres, les détails offrent nécessairement des différences. Jean, moine de l'abbaye de Haute-Selve au 12« siècle, fit passer ce livre du grec en latin ; et Hébert se servit de cette version pour le traduire en langue romane et en rimes. La traduction d'Hébert n'est plus connue que par des fragments insérés dans le recueil de Fauchct , dans la Bibliothèque de Duverdier, et par un extrait fort étendu publié dans le Conservateur (janvier 1760) d'après un manuscrit de la bibliothèque de Sorbonnc , que Dacier y a cherché depuis inutilement. Mais on a, du même temps qu'Hébert, une traduction du Dolopathos en prose française. La version latine de Jean de Haute- Selvc fut corrigée par un anonyme dans le 15* siècle, et publiée sous ce titre : Historia calttmma> notercalis guee Se/*em sapientum mscribitur, Anvers, Gérard Leer, 1490, in-4«, très-rare. Le savant la Honnoye ( Notes sur la Bibliothèque de Duverdier, t. 3, p. 556) en cite une autre édition également ancienne, sans marque de temps ni de lieu. Cette version corrigée fut traduite de nouveau en français, et parut, deux ans après, avec ce titre : Les sept sages de Borne. Genève ,1492,
fiilLPï uC m,nu,crit1 h «t °°mmé
Cyru*, M ta «âge auquel H confie son fll», Syntipat.
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| in-fol.; l'édition de la même ville, 1494, in-fol., est également d'une grande rareté. Dès le 14» siècle , il existait une traduction du Dolopathos en langue allemande, faite d'après celle de J*an de Haute-Selve. François Modius la retraduisit en latin dans le 16* siècle, et sa version fut imprimée sous ce titre : Luths septem sapientum. Francfort, Fe.vrabend (vers 1570), in-8°. Enfin le Dolopathos a été traduit en espagnol (quelques-uns , dit Duverdier, font D. Ant. de Guevare auteur de cette traduction), et d'espagnol en italien, avec un titre qui annonce des changements dans la fable : GH comporiimecoli aeenimenti di Krasto figlio di Diocletiano, Venise, 1548-50, in-8°; et encore d'italien en français : Yttistoirc pitoyable du prince Erastus. Lyon, 1568; Paris, 1572, în-16, rares ; et par le ch. de Mailly, Paris, 1709, m-12. On peut consulter : Notice d'un manuscrit grec de la bibliothèque du roi, par Dacier, dans les Mémoires de l'Académie des inscriptions, t. 41. W— s.
HÉBERT (Fra>çois-Lohs) , supérieur général des prêtres de la congrégation des Eudistes, se distingua dans les jours d'épreuves de 1792, par son inviolable fidélité à la foi catholique et à la cause du trône. Il fut confesseur de Louis XVI, après la défection de M. Poupart, curé de St-Eustache, a Paris. Ses lumières égalaient ses vertus, et la sagesse de ses conseils lui avait donné du crédit dans le clergé de France. On croit que ce fut de concert avec lui , que le roi rédigea , au commencement de 4792, une prière et un vœu pour apaiser la colère divine qui pesait sur la France. Ce prince lui écrivit au mois d'août de la même année : « Je n'attends plus rien des « hommes; apportez-moi des consolations cé- « lestes. » L'abbé Hébert ne quitta pas son auguste pénittnl, pendant la nuit du 9 au 10 août. On savait que sa tête était menacée : il céda aux instances qui lui furent faites pour rester dans la maison des Eudistes, qu'il avait acquise de ses propres deniers, et d'un autre coté, ne voulant
I être à charge à aucun de ses amis, il se retira dans un hôtel garni : mais il fut dénoncé bientôt après pour avoir refusé de quitter l'habit de son ordre, et fut conduit au couvent des Carmes, où il fut massacré l'un des premiers. Plusieurs Eudistes subirent k même sort que lui. L — p — e. HÉBERT (Jacques-René), né à Alençon vers 1755,
! connu en France pendant la révolution sous la dénomination de Père Duchéne, fut un des agents les plus actifs de cette secte d'une perversité nouvelle, qui entreprit de fonder un gouvernement dont l'athéisme devait être le principe. Il vint fort jeune à Paris pour y chercher fortune. Après avoir mené quelque temps une vie assez suspecte, il obtint une place de contrôleur de billets dans un des petits spectacles : accusé d'infidélité* dans cette gestion , il fut renvoyé. U fut réduit à servir comme domestique , et se fit encore congédier. La révolutioa le trouva dans
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années de cette époque , un employé à la porte aux lettres (M. Lemaire ) avait imaginé un petit journal, ou plutôt un pamphlet quotidien, intitulé le Pire Dvckéne, qu'il faisait distribuer dans les rues : cette feuille , écrite en style gros • Sler, avait pour objet de présenter sous des rapports avantageux, aux classes vulgaires, la constitution nouvelle, ainsi que les avantages de la monarchie. Le gouvernement constitutionnel voyait avec plaisir cette entreprise, et elle produisait beaucoup d'eflet. Les jacobins s'en aperçurent : ils dénoncèrent U Pire Uuckéne comme contre-révolutionnaire. Les constitutionnels, pour défendre leur ouvrage, avaient imagine* le journalaffiche le Chant du Coq (roy. Esnenard et Brissot). Les républicains leur opposèrent un autre journalaffiche, la Sentinelle (roy. Locvet). Les constitutionnels favorisaient le Pire Uuckéne de M. Lemaire; les jacobins flrcnt rédiger an autre Pire Duckéne par Hébert. Cette feuille, rédigée dans le fond et dans la forme avec la violence la plus cynique, eut la mission d'attaquer chaque jour le roi, la reine et la famille royale. Lue avec avidité zi passion par les classes inférieures, on ne doute pas qu'elle n'ait beaucoup contribué à préparer les soulèvements dont on se servit pour détruire te qui restait encore de la monarchie. Après le 10 août et surtout le 31 mai, les gouvernants d'alors firent circuler le Père Duckéne avec profusion dans tous les départements; ils en envoyaient d'énormes ballots aux années. Hébert fut d'abord membre de la commune du 10 août; et son exaltation le fit bientôt parvenir aux fonctions de substitut «lu procureur-syndic de cette même assemblée. On a dit qu'il dut son élévation à la part directe qu'il avait prise aux massacres de septembre, et à l'assassinat de la princesse de Lambalic ; mais le fait n'est pas prouvé; ce qui l'est davantage, c'est que, quelque temps avant le 31 mai, il avait, de concert avec le maire Pache et quelques autres, formé une association dont le but était d'abattre le parti des Girondins et de remanier et épurer la majorité de la convention. Ce complot fut révélé et dénoncé à la convention, par une section de Paris , dite de la Fidélité. La convention forma sur-le-champ une commission de douze membres, qu'elle chargea de rechercher les conjurés ; la commission fit arrêter Hébert et un autre individu qu'elle jugea le plus gravement compromis. Cet acte d'autorité produisit un effet prodigieux : on vit tout à coup la population de Paris en mouvement. Le conseil de la commune n'eut pas plutôt appris ce qui venait d'arriver au substitut de son procureur , qu'il se constitua en permanence. La partie ardente de toutes les sections fut i l'instant soulevée; et cette émeute se rendit, précédée de ses chefs, à la barre de la convention, y dénonça avec violence la commission des douze, en demandant impérieusement que le patriote Hébert fût mis en liberté et rendu à ses fonctions. La convention résista pendant quelque temps,
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mais elle finit par céder, et Hébert reparut triomphant à la commune, où on lui présenta une couronne civique qu'il refusa. On doit dire aussi que quelques furieux de cette assemblée ayant fait entendre des cris d'insurrection et provoqué l'assassinat, il s'y opposa , et fit déclarer mauvais citoyen quiconque proposerait de répandre le sang. La victoire d'Hébert entraîna la dissolution immédiate de la commission des douze; et la plupart des conventionnels qui l'avaient formée, furent proscrits ; plusieurs portèrent bientôt après leur léte sur l'échafaud ; le seul Barère, l'un d'eux, s'échappa en dénonçant ses collègues, le jour même que le rapport devait être fait, et en passant immédiatement dans le parti qu'il avait combattu avec énergie peu de temps auparavant. Hébert fut un des persécuteurs les plus acharnés de la reine; ce fut lui qui imagina de charger cette princesse de crimes qui épouvantent la nature et que la raison ne peut concevoir. Il était du nombre des commissaires municipaux qui interrogèrent dans la prison du Temple les malheureux enfants de Louis XVI, et leur adressèrent les plus infâmes questions; ils parvinrent à faire signer au royal enfant un écrit infernal qu'il n'avait pu comprendre; ils appelèrent cet odieux écrit un procès-verbal, et le remirent au tribunal révolutionnaire, qui ne voulut pas le laisser lire à son audience : mais Fouquier en rendit compte dans son acte d'accusation, et Hébert, qui avait été appelé comme témoin , en fit la base de sa déposition qui révolta Hobespierre lui-même. Celui-ci était à dîner avec quelques-uns des siens, lorsqu'on lui en parla ; il entra en fureur à cet abominable récit, et s'écria en brisant son assiette : « Ce n'était « donc pas assez pour ce scélérat (Hébert) d'en « avoir fait une Messaline; il fallait qu'il en fit a encore une Agrippine ! » Une pareille sortie de la part de Robespierre pouvait être considérée comme un arrêt de mort : Hébert n'en douta pas; et dès ce moment il fit tous ses efforts , de concert avec Chaumette, pour fortifier la faction dont ils étaient les chefs : ce fut celte faction qui profana toutes les églises, tous les temples, et institua les fêtes de la raison. Appuyé d'elle et de Ronsin, chef de l'armée révolutionnaire, Hébert se rendit mattre du club et de la tribune des cordeliers, depuis longtemps l'un des foyers des mouvements populaires; il accusa Danton avec véhémence, fit voiler la statue de la liberté, ainsi que la déclaration des droits de l'homme, et provoqua l'insurrection contre ceux qu'il accusait de les avoir violés. Cette audace rapprocha Robespierre et Danton ; ils se réunirent pour détruire cette anarchie nouvelle , et firent saisir Hébert ainsi que plusieurs des siens, qui n'opposèrent point de résistance. Le tribunal révolutionnaire , auquel ils furent immédiatement traduits, s'attacha surtout à flétrir l'auteur du Père Duckéne comme un escroc et un voleur public. Cet homme, naguère si audacieux, si emporté, ne montra rien de ce cou-
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rage qu'avaient alors presque toutes les victimes des différents partis. 11 tomba plusieurs fois en défaillancedevant le tribunal, dans la prison, et fut conduit à l'échafaud sans connaissance, et dans le dernier degré d'avilissement.Sur tout son passage, il fut hué par la populace, qui ne cessa de répéter les sots propos et les horribles plaisanteries par lesquelles il avait insulté lui-même les victimes qui l'avaient précédé. Ce coryphée de l'athéisme avait épousé une religieuse, qui fut décapitée quelques jours après lui. Hébert, représenté sur son journal comme un homme a moustache et unissant la force et la taille au désordre des vêtements, était au contraire petit et fluet, d'une assez jolie figure et d'une propreté recherchée. Quoique dépourvu de toute espèce d'instruction , il parlait avec une certaine correction et une grande facilité. 11 fut exécuté le 24 mars 1794, à l'âge de
35 ans (1). B — u.
lIFliitAIL (Jacques), né à Castelnaudary , en
juin 1716, prenait le simple titre de clerc du diocèse de St-Papoul, et mourut à la fin du 18' siècle. Il est auteur, avec l'abbé de l.aporte, de la France littéraire, iHV.), 2 vol. in- 8". Duport-Dutertre est le fondateur de cet ouvrage, qui parut d'abord flous le titre A'Atmanach des beaux-arts, en 1751 (2) ou 1752. Le n'était, en 1753, qu'un volume in-2i d'un peu plus de cent pages. Il eut du succès, fut continué les annét s suivantes, et prit, en 1755, le titre de France littéraire. A partir de l'année 1756, ce fut le travail d'une société de gens de Ici*, es; et bientôt ce volume prit le formai in-18. .ie temps à aulre,on en publiait des suppléments. F.nfin l'abbé de l.aporte, qui avait travaillé à toutes les éditions, s'adjoignit l'abbé llébrail; et il résulta de leur association les deux volumes qui parurent en 176'J. On y donne d'abord la liste des Académies de France , avec un précis historique et les noms des académiciens; vient ensuite la nomenclature des auteurs vivants, avec la liste de leurs ouvrages. Dans le second volume, on trouve a nomenclature des auteurs morts depuis 1751 inclusivement, avec la liste de leurs ouvrages. Le
|1| Hébert, outre «on Père DucKfne , a lait quelque* autre* pamphlet», entre nuire* : 1 ■ Vie ; ri . de l'abbé Maury, 17. m , ln-6', 2" y •<••>• cateme dt t'abbt Uawy, on Strmons prtc/iès dam l'attrmblee dtt enragés, 12 numéro* in-»', 3* Us Vttrtt catsees par le véritable père Duch/ne, député aux Étals ginétauj , imprimé pour 1* première foi» en 178», à troi* éditions; 4* édition, Paris, 1791, in-tv de 24 ; âge* , 4- A u-e:U Lanttrnt m. .• ,..t nationale ! rer* 1792 i, In-B* , &•• Dit-huit Lettres
b patriotiques de la mire Duchéne , in-S-. Un a recueilli et
Imprimé le J'rctis instruit et jugé au tribunal rétululiunnaire contre Hébert et consorts , an 2, fn-8" de 161 page*. Le* conaort* d'Hébert étalent Ronsin, Vincent, Moinoro, Manuel, Pereyra, Anacharci* Clootz, Dubuiisun , I'roly, et onxe autre*. On a auui publié un misérable pamphlet intitulé Vie privée et politique de J.-R. Hébert, auteur du tire Duc lune, an 2, in-*» de
36 page». A. B — T.
|2 Cette incertitude parait «Ingulière ; elle e*t dan» la France
litlrraire elle-même. Voyci la première page de I avertissement en tétc du tome 1 , cl l'article Terthk dan* le tome 2 , p. 109. Noui n'avon» pu voir que l'année 1762. Cet un in-24dc72 page*, y compris 12 pagre pour le calendrier , on peut le regarder plutôt comme le projet ou ipeam-n d'un ouvrage, que comme un ouvrage même : voilà pourquoi on ne compte la collection que de 1763 [voy. FoansYi.
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livre est terminé par le catalogue alphabétique des ouvrages de tous les auteurs morts et vivants, mentionnés précédemment. Ces deux volumes de la France littéraire sont très-estimés pour leur exactitude, de laquelle on fait généralement honneur à lléhrail; car on ne donne pas les mêmes éloges au Supplément à la France littéraire, publié par l'abbé de Laporte seul, en 1778, et qui, divisé en deux parties, forme le tome troisième de l'ouvrage. Mercier de St-Léger, dans le Journal de Paris du 8 juillet 1778, a relevé quelques erreurs de ce volume. « Dès le premier coup d'oeil, je me « suis convaincu, dit-il , que ce supplément était « d'une autre main que les deux volumes imprimés * en 1769. » Nous avons cité cette lettre de Mercier, parce qu'on n'a pas profité de ces observations pour la rédaction du quatrième volume, divisé aussi en deux parties, et qui est dû à J.-A. Cuiot (roy. Cciot). A. B — t.
ll£CAKT (G abriel-Antoimf. -Joseph) , naquit à Valenciennes , le 21 mars 1755, d'une honnête famille du pays, dont on ne connaît ni les antécédents ni l'origine. Il avait reçu de la nature une grande ardeur pour le travail et un penchant décidé pour les sciences. Laborieux , intelligent , doué d'une bonne santé et «l'une patience à toute épreuve, il fil pour ainsi dire lui-même son éducation, à laquelle il manqua peut-être cette perfection qu'on ne trouve guère qu'au sein des grandes villes, cette pureté, cette délicatesse de goût, qu'amènent les soins de tous les instants et les exemples de parents opulents. Toutefois son instruction variée n'en fut pas moins, pour le temps et le pays où il vivait , aussi complète que l'on pouvait le désirer. Dès l'âge de vingtquatre ans, Hécart débuta sur la scène littéraire par des mémoires d'économie politique, qu'il rédigea pendant qu'il exerçait un emploi subalterne dans les bureaux d'un fonctionnaire de Valenciennes ; par des lettres ou des vers adressés aux feuilles périodiques du temps, notamment à l'Etprit des journaux; et par un Traité de perspective linéaire, imprimé, disait-il lui-même, à Charteville en 1778, mais dont la rareté est devenue telle que son existence parait problématique à ceux qui ont fait de vains efforts pour le trouver. Le goût le plus dominant d'Hécart, bien qu'il ait embrassé presque toutes les branches «les connaissances humaines, était celui de l'étude de l'histoire naturelle. La botanique surtout l'occupa longtemps et utilement : il herborisa avec soin , et même avec passion , dans tout le Hainaut français et autrichien , et il fut bientôt en état de dresser la flore exacte de cette province en y ajoutant les lieux , le terrain et la saison où chaque plante croissait et pouvait être rencontrée Le catalogue seul de cette flore fut envoyé au naturaliste de la Marck, et plus tard, en 1793, cette nomenclature valut à son auteur un accessit et une médaille d'argent à l'Académie de Bruxelles. Une justice que l'on doit à ce naturaliste, c'est de
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dire la complaisance et le plaisir qu'il mit tonjours à communiquer ses connaissances à quiconque voulut en profiter. Il se proposa lui-même au préfet du Nord (Dieudonné) pour enseigner gratuitement l'histoire naturelle aux élèves du collège de Valenciennes; et si on lui avait attribué des appointements pour cet emploi volontaire, son intention était de les consacrer à l'impression de sa Flore du Hainaut , suivie des Promenades botaniques autour de Valenciennes . et d'une petite Faune locale renfermant la nomenclature des êtres animés de la contrée. Son projet ayant échoué, il rassembla chez lui des auditeurs bénévoles, et il démontra la botanique à tous ceux qui désirèrent l'apprendre. Hécart était doué d'une certaine dose d'originalité ; il avait pour principale manie celle des collections ; c'est à ce goût décidé qu'on a pu devoir, dans des temps malheureux, où l'on détruisait tout ce qui était ancien, la conservation d'une multitude d'objets d'art et de science, que la position d'Uécart, alors greffier de la commune et l'homme le plus éclairé sans contredit de tous ceux qui avaient quelque pouvoir, lui permit de faire respecter et de sauver d'une ruine totale. De greffier de la commune de Valenciennes, il devint secrétaire de la mairie, ce qui lui fit changer de titre sans changer de fonctions, et il garda cet emploi sous tous les gouver- , jusqu'après la révolution de 1830, que 1 âge lui fit accepter sa retraite et une de la ville. En 1793, il était dans son premier emploi pendant le siège et le bombardement mémorable de Valenciennes , dont il traça une trop courte relation insérée dans les almanachs de cette ville, des années S et 6 de la république. Vers la fin de l'année 1810, il contribua, avec son gendre, Joseph de Kosny, à l'établissement de la société libre des sciences , des arts, du commerce et de l'industrie de Valenciennes, installée le S novembre 1810 et qui n'eut qu'une courte existence. 0 fut aussi un des premiers rédacteurs de l'ancienne Feuille d'annonces de cette ville, et plus tard, il succéda à son gendre dans la direction du Journal central des Académies, dont il rédigea seul les trois derniers mois de 1811 et la totalité des douze livraisons de 1812; enfin, il fut secrétaire de l'Académie de peinture de Valenciennes, membre honoraire de la société d'agriculture de la même ville, membre correspondant de l'Académie celtique, de la société royale des antiquaires de France et des sociétés de Lille, Douai, Arras, Cambrai, etc. Il mourut le 19 novembre 1838. Les titres littéraires d'Hécart sont nombreux et divers; Us n'ont pas tous la même importance, mais il en est du moins qui sont destinés à vivre après lui, surtout dans le pays qui l'a vu uallre et mourir. Ce laborieux vieillard avait eu occasion de se montrer sous des points de vue différents et de se poser en véritable encyclopédie vivante. Cette universalité qui ne laisse pas d'indiquer une certaine flexibilité dans l'écrivain, et qui dénote du
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reste une vie pleine et occupée , fut sans doute une erreur dans laquelle Hécart fut trop souvent entraîné: en s'attachant à une spécialité, sa part de gloire n'en eût pas été amoindrie, peut-être eût-il, au contraire, obtenu plus de succès. Le bagage littéraire d'Hécart est très-considérable; comme il a publié lui-même la liste de ses ouvrages imprimés qui s'élevaient déjà au nombre de vingt en 1827, et celle de ses manuscrits montant à cinquante-quatre articles à la même époque, nous nous dispenserons de les énuraérer ici; il suffira de rappeler les titres de ses principales productions : 1° Recherches sur le théâtre de Valenciennes, 1816, in-8° , ouvrage dans lequel on trouve d'utiles et savantes indications. 2 Coup d'ail sur les usages particuliers à la ville de Valenciennes, 1823 , in-8" ; 3° Notices sur les traductions françaises d'kpictète, Valenciennes, 1826, in-16; 4° Serventois et sottes chansons, couronnées à Valenciennes , tirées des manuscrits de la bibliothèque du roi ; 2* édition, Valenciennes, 1833, in-8». Ces poésies romanes , imprimées sur des copies fautives fournies par Méon , sont loin d'être semblables à celles des manuscrits de la bibliothèque de Paris. 3° Dictionnaire rouchi-français , dont la 3* édition, publiée à Valenciennes en 1834, in-8°, prouve l'intérêt et le succès. C'est le seul ouvrage complet sur le patois du Hainaut français. Hécart donna aussi un poè*me en quatre chants sur les Bosquet* d'agrément. Valenciennes, 1808, in-4° et in-8°, et un autre sur la Vaccine (Valenciennes, sans date), in-16, qui n'eurent point de succès. Parmi ses nombreux manuscrits, il en est un qu'on doit désirer de voir mettre au jour : c'est l'Anagrapheana, ou bibliographie spéciale des livres en ana, deux parties in-8°. Cet ouvrage est plein de recherches et fait sur les livres mêmes dont il traite, Hécart ayant rassemblé à grands frais la plus riche collection connue des livres en ana. Il a laissé aussi une Bibliographie spéciale des livres de proverbes, et un recueil de préceptes, proverbes, quolibets, rébus et façons de parler triviales en usage dans le patois rouchi, qui ne laisse pas d'être très-piquant, mais qui ne pourrait guère obtenir les honneurs de la publicité, sans une sévère expurgation ; aussi l'auteur l'a-t-il lui-même ingénument intitulé Augiasiana, comme s'il attendait qu'un nouvel Hercule vint mettre au nombre de ses travaux , celui de nettoyer ce réceptacle impur. D— M — X.
HÊCATÉE de Milet, fils d'Hégésandre, était de l'une des familles les plus distinguées de l'Ionie. Hérodote dit, en effet, qu'il faisait remonter son origine à un dieu ; ce qui peut faire conjecturer qu'il descendait de Nélée, chef de la colonie ionienne, lequel descendait lui-même de l'ancien Nélée , à qui les poètes donnaient Neptune pour père. U tenait un rang distingué dans sa patrie, comme on le voit par la part qu'il prit aux délibérations qui se tinrent lorsque les Ioniens eurent le projet de secouer le joug de Darius. U
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leur représenta d'abord la témérité de leur entreprise; ne pouvant les y faire renoncer, il leur conseilla de se rendre maîtres de la mer, et de s'emparer des richesses du temple des Branchides afin de pourvoir aux frais de la guerre. Cet avis n'ayant pas non plus été adopté, la révolte de llonie éclata l'an 504 avant Jésus-Christ. Leurs troupes ayant été défaites, comme H<:catée l'avait prévu, les villes ne firent pas une longue résistance. Arislagoras et ses partisans ne se sentant pas assez forts pour défendre Milet , tinrent conseil afin de décider où ils se retireraient. Ilécatée leur proposa de se fortifier dans l'Ile de Léros, d'où ils pourraient reprendre Milet lorsque l'occa- •lon s'en présenterait; mais Arislagoras n'eut pas V courage de suivre cet avis. Ce fut sans cloute iprès cet événement qu'Hécatée s'occupa de la composition de son histoire. Il alla d'abord voyager en Egypte et dans d'autres pays pour recueillir des matériaux, qui, en général, n'étaient que des traditions orales; et il en forma un corps d'histoire, dont paraissent tirés les fragments cités chez les anciens sous plusieurs titres différents, fi avait employé le dialecte ionien dans toute sa pureté , et son style ne manquait ni de douceur si d'élégance. Il prépara les voies à Hérodote, qui le cite plusieurs fois. Ses fragments ont été recueillis par M. Creuzer, et font partie du recueil intitulé Hislori'orum Gracorum antiquittimortim fragmenta . Hcidelberg ,1806, in-8°. On peut consulter les Rechercha de l'abbé Sévin rw l'Hècatie da Milet, insérées dans les Mémoires de l'Académie des inscriptions, t. 6, p. 474. C— n.
HECKEL (JfcAn-FRÉW.wc), laborieux philologue allemand, était né en Saxe, vers le milieu du 17« siècle. Après avoir terminé ses études, il visita une partie de l'Europe et s'arrêta quelque temps en Italie , où il se lia d'amitié avec plusieurs savants, entre autres Magliahecchi et Cinelli, qui lui a donné de grands éloges dans la Riblioteca volante. Il parut ensuite avec éclat dans différentes Académies , fut nommé recteur de celle de Zwïckau , et mourut vers 1713. C'était un homme d'une érudition très-étendue, mais un peu superficielle. Sa politesse et son afTabilité le faisaient rechercher, encore plus que 6on savoir. Il a publié une grande quantité de petites pièces sur des matières curieusee; mais il les faisait imprimer à ses frais, et les distribuait à ses amis, de so^te qu'elles sont fort rares. On jugera qu'il aimait singulièrement à faire gémir la presse, puisqu'il donna, en 1672, deux recueils : l'un, ïalna rlntcent, des compliments qu'il avait reçus au sujet de sa promotion au doctorat en 1607; l'autre, Rour ac 'epida. des pièces composées à sa louange, par ses maîtres, ses condiscipb s ou ses élèves. On citera de lui les ouvrages suivants : 1» Epittola de nummo Mo mures qv*m Contta>Hin»t magnificat Christian»; tmpcralur , liunu . accepte baptismale, ju<terit tignari, Dresde, 1679, et Leipsick, 1603, in-4». Cette dissertation est dédiée à Cosme H,
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duc de Toscane.— Fpistola de nummo Mo argenteo quem Conttantinut mugni ficus cudi jutterit , cum, anno imperii sut ultimo, ftliis suit imperium eslpnrtitut, sans date, in-i°; Dresde, 1680, et l.eipsick, 1693, in-4°. On sait que ces deux médailles sont fausses et même assez grossièrement contrefaites. •~Nummut Cattrentit plumbrut Maximiliani I imperatorit examinntut, Iéna, 1603, in-4". — Xummut aureut quem Mnximilianut I! Jo. Cratonit a Craflheim, medici tui honuribut 1374 cudi juttit, isque per epistolam examinntut , ibid., 1695, in-4° (roy. Jean Cratom). 2° Des thèses ou des dissertations : De fœminii titleratit, in-fol. — De tropait veterum, in-4°. — De annulit teterum tignatoriit, Rndolstadt, in-4°. — De cornu Amafthea-, ibid., in-4°. — De prœcipuit Ccrxnrit Augutti eirtutibut, ibid.,in-4°. — De rtatuarum miracuHt . Ibid., in-fol. — De Gunthero Schwartxburgico , Romanorum imperatore, ibid., 1683, in-fol. — De historia utilitate. ibid., in-4°. — De Alexandri Magni fortitudiuc. ibid., in-4°.— De qualitithm ne rerum vicittitudine , ibid., in-4*. — De pra-cipuit contummati prineipit cujutdnm rirtutibuj. ibid., in-4°. C'est un panégyrique du comte de Schwartzbourg. — De hnbitu regio Chritto in pattione a Judtrit in ignomininm oblato, Chemnitz, 1673,in-4°.— Decalumnia. Itudolstadt, 1689,in-l°. — De adulatione , ibid., 1689. — De Solonit prudentia. ibid., 1689.— De amicit. ibid., 1689.— De vino, ibid., 1690, in-4°. — De humilitate. ibid., 1690. — Depatientia, ibid., 1 690.— De luxuria. ibid., 1698, in-4°. 3° Epittola ad Joach. Fellerum consotatoria de Chritt. Daumi. tiri celeberr. ex hac vita diteestu, Rudolstadt, 1688, in-fol. — Mauritio Wilhelm. Sasonur duci epittol. gratulatoria in natalem, PIauen,1692, in-fol. — Georgio Franco, medico et in Academia Witebergenti htetenut recto ri epittola gratulatoria, ibid., 1692, in-fol. — Georg. Ifelch. Widemanno medico et cicilnt. Plawiensit physico ttrena; ibiil., 1694, in-fol. 4" Dittertationet fret hiitorico philulog'ua de tintait, quorum prioret duce aguntde statnis in génère ; altéra autem de miraculit, Kudolstadt, in-fol. 5° Epitnphium viro jureni pereximio atquf doctitiimo /Egidio Wildio, Plaucn, in-4". Ce volume renferme encore quelques lettres de Heckel àsesamis.6°W?/>oef7ir«m coronn libellut hittorico-))hitologiei't. Zwiekau (1672), in-12. C'est une nouvelle édition plus ample et plus correcte que les précédentes. 7° De otatltt ditcurtut philologi-ut, Chemnitz, 1673; Dresde, 1682; l.eipsick, 1689, in-12, traduit en allemand par Stassel, 1727, in-8"; 8" Manipulai primut cpittolarnm tingularium nb hetoibm inrtytit ac vint illuttribut ad direr.*ot tcrip*arwK. Plauen, 1693; ou Dresde, 1698, in-8°. Heckel promettait la continuation de ce recueil , mais il n'a paru que cette première partie , qui contient cinquante lettres, la plupart adressées a Ceorge Spalatin , à l'époque de la réformalion ; elles renferment des particularités curieuses sur l'histoire de l'Eglise et des savants du 16* siècle. On a encore d'Heckel des notes sur la Géographie de Cluvicr, insérées dans l'édition d'Amsterdam,
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1697, in-4»; et sur le traité de Postel, De magistratibus Atheniensium , Leipsick, 1691, in-8». Il fut l'éditeur d'un poè*me sacré : Jésus patiens Virgitiani carminis flore cunvestitus, Zwickau, 1679, !D-4°; et d'une Vie de Virgile, par Barthius. Enfin, il annonçait une édition de I.ucain, corrigée sur plusieurs manuscrits, et augmentée d'un index. Jean-André Gleieh a publié le Recueil des lettres de Chr. Daum à Heckel, 1696, in-8». W— s.
I1ECKER ( AuGCSTf.-Fiir.oÉnic ) , médecin allemand, né à Kitten, en Saxe, le l*r juillet 1763, étudia la médecine à Halle; il y fat reçu docteur en 1787, et soutint, à cette occasion, nnc thèse dans laquelle il chercha à prouver que l'affection scrofuleuse et l'affection vénérienne sont une même maladie. Hecker fut nommé, en 1790, professeur à l'université d'Erfnrt. H occupa cette chaire pendant quinze ans, et en 1805, on lui donna une place de professeur au collège médicochirurgical de Berlin, où il enseigna la pathologie et la séméiolique. Hecker était en outre conseiller du roi de Prusse et du prince de Hobenzolcro- Sigmaringen. Il mourut à Berlin en 1811 , et non en 1820 ou 1821, comme l'ont annoncé les autres biographies médicales. Son fils, professeur d'histoire de la médecine à l'université de Berlin, s'est fait connaître par plusieurs ouvrages très-savants. Hecker est un des écrivains les plus féconds de l'Allemagne; quoi qu'il n'ait vécu que quarantehuit ans, ses écrits sont très-nombreux. Voici la liste des principaux : 1° Traité pratique sur la gonorrhèe virulente, Leipsick, 1787, in-8° (allemand) ; 2* Manuel de thérapeutique générale (allemand), Berlin, 1788, ln-8»; 2« édition, Berlin, 1805-1816, 2 vol. in-8»; 3° Archives de médecine générale (allemand), Berlin, 1790-1792 , 2 vol. in-8»; 4" Instruction claire, pour connaître et traiter convenablement les maladies vénériennes (allemand), Erfurt, 1791, in-8»; ce traité sur les affections vénériennes, est étendu et assez complet; il a eu trois éditions, la dernière a été publiée à hrfurt en 1815, in-8»; elle a été augmentée d'une préface et de notes assez nombreuses, par le docteur Walch; 8» ifedirina omnis arvi/ata tabuHs ezposita, Erfurt, 1790, in-4»; 6° Thérapeutique chirurgicale générale (allemand), Erfurt, 1791, in-8», traduit en français par Boché, Paris, 1805, in-8»; 7* Essai sur la connaissance des maladies des gens de lettres (allemand), Erfurt, 1791, in-8»; 8° Plan d'une physiologie pathologique (allemand), Erfurt, 1791-1799, 2 vol. in-8"; 9» Journal des inventions et théories dans la médecine et les sciences naturelles (ail.), n* 1-44, Gotha , 1792-1809 , nouveau Journal. Gotha, 1810-1812, 2 vol. in-8»; 10» Histoire générale de la médecine et des seteuces naturelles, Leipsick, i 793, in-8»; il n'a paru que le tome 1er de cet ouvrage, qui n'a pas été continué; 11° Archives de médecine générale (ail.), Berlin , 1799, 2 vol. h>8»; 12» l'Art de guérir les maladies d'après les nouvelles découvertes (ail.), Erfurt, 1804-1809, 4 \<A. in-8»; cet ouvrage a eu 3 éditions ; la dernière a été publiée