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par Bernardi, Gotha, 1818-1830, 5 vol. in-8»; les deux premiers volumescontiennentun traitédensédecine pratique, les tomcs3et4 renferment une matière médicale; 13° Instruction claire sur ta connaissance et le traitement de la gonorrhée (ail.), Erfurt, 1802, traduit en français par Jourdan, Paris.1812,
] in-8°; 1 4° Des rapports actuels de la médecine pratique avec la théorie (ail.), Erfurt, 1805, in-8»; 15 'l'.4w
! d'élever sainement les enfants et de guérir leurs ma-
\ ladies (ail ), Erfurt, 1805, in-8»; 16» Abrégé de pathologie et de séméiotique (ail.), Berlin, 1806, in-8° ;
' 17° Manuel de médecine pratique militaire, à l'usage des médecins et chirurgiens d'armée, Erfurt, 1808, in-8»; cet ouvrage a été traduit en français par MM. Brassier et Rampont, Paris et Strasbourg, 1808, in-8»; 18° Introduction à [usage convenable des médicaments contenus dans la pharmacopée prussienne pour les armées (ail.), Erfurt , 1806, in-8»; ouvrage destiné à servir de suite au précédent; 19» Abrégé de thérapeutique (ail.), Erfurt, 1807, in-8»; 20" Abrégé de chirurgie médicale (ail.), Erfurt,
1808, in-8»; ces denx derniers ouvrages étaient destinés à l'instruction de ses élèves au collège médico-chirurgical de Berlin; 21» Sur la fièvre nerveuse qui a régné A Berlin en 1807 (ail.), Erfurt, 1807, in-8»; 22* Histoire des systèmes en médecine, depuis Hip/>ocrate jusqu'à nos jours (ail ), Berlin,
I 1808, in-8°; cet ouvrage forme l'introduction de son traité de médecine pratique, il a eu trois édl-
I tions; la dernière a été publiée par Bernardi, Gotha, 1819, in-8»; 23» Sur la nature et te traitement de la fièvre putride (ail.), Erfurt, 1809, in-8»; 24» Sur les inflammation! du col. principalement f angine polgpeuse et l'asthme aigu (ail.), Berlin,
1809, in-8"; 25" Choix de petits écrits pour la mé- I decine théorique et pratique (ail.), Berlin, 1809-1812,
2 vol. in-8»; ce sont des écrits de l'auteur imprimés précédemment ; 2G» Réflexions sur la natura et la cause de la ptique />olonaise(é\\.), Erfurt, 1810, ln-8°; 27" Annales de la médecine, comme science et comme «ffjrJL), Leipsick, 1810-4811, 4 vol. in-8»; ce journal était à son dix-huitième cahier, lorsque I l'auteir mourut -, ce cahier renferme la liste de ses écrits, il parut encore on volume de ce journal j après sa mort; 28° Matière médicale pratique (ail.), ' Erfurt, 1814, In-8»; 29» Dictionnaire de médecin* I théorique et pratique (ail.), Gotha, 1816-1830, 5 vol. I in-8»; ce dictionnaire n'a pas été terminé; il avait | été continué par le docteur Erhard; le dernier | volume ne va que jusqu'à la lettre G ; 30° Manuel complet de médecine militaire (ail.), Gotha, 1816, j 2 vol. in-8»; Hecker a encore écrit plusieurs articles ou mémoires dans le Journal d" Hufelnnd, et I dans quelques autres recueils périodiques. G-T-a.
HECKEWELDER (Jean), missionnaire m or ave, I naquit en Angleterre en 1743, de famille allemande, et passa très-jeune en Amérique, où il se livra aux travaux apostoliques. Il vécut pendant près de quarante ans parmi les indigènes, et plusieurs fois courut iles dangers. Enfin , il vint se reposer de ses fatigues à Bcthléhera, principal éta-
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blissement des frères moraves , à dix-neuf lieues i au nord de Philadelphie. La société philosophique établie dans cette ville, voulant obtenir des notions certaines sur ce qui peut avo'r rapport à l'histoire des États-Unis, et principalement à celle de la Pensylvanic, décida, en 1815, qu'il serait établi dans son sein un comité chargé de diriger tous ses soins vers cet objet. Ce comité ayant invité Heckewcldcr à lui faire part de ses observations sur les nations indiennes, pendant son long séjour parmi elles, ce vertueux missionnaire communiqua, en 1818, à M. P.-E. du Ponceau, secrétaire du comité d'histoire et de littérature de celte société savante, le résultat de ses observalions. Il parut, dans les mémoires de cette compagnie, sous ce litre : Hittoire. mœurs et coutumes des nations indiennes qui habitaient autre/ois la Pensylvanie et Us États voisins. Cet ouvrage, de plus de cinq cents pages, écrit avec la simplicité et la candeur d'un missionnaire, réunit toutes les traditions de ces peuples et leur histoire, tant avant que depuis l'arrivée des Européens dans ce vaste continent. L'auteur, mû seulement par l'esprit de vérité, a rectifié les jugements hasardés et précipités de ceux qui ont voulu écrire l'histoire de ces peuples, après un court séjour parmi eux, sans connaître leur langue, et surtout sans être parvenus à leur inspirer de la confiance, seul moyen d'obtenir qu'ils communiquent leurs traditions. Il a semé sa narration d'anecdotes nom- j breuses aussi intéressantes qu'instructives; elles sont, pour ainsi dire, les pièces justificatives de lOD ouvrage, qui a été traduit en allemand et en russe. Le chevalier du Ponceau, à qui l'auteur faisait passer les bonnes ftuilles, à mesure qu'elles sortaient de la presse, trouva ce livre si intéressant, qu'il crut devoir le traduire en français (1). Il l'a enrichi de notes explicatives, Paris , 1822, in-8". Pendant le cours de la correspondance qui s'établit entre M. P.-E. du Ponceau et Heckewelder, ce dernier envoya au comité une grammaire manuscrite de la langue des Indiens delawares, faite par le missionnaire Zeisberger (roy. ce nom). Il avait composé sur cette langue un vocabulaire assez ample, qui était resté en manuscrit à sa mort, arrivée en 1826. M. P.-E. du Ponceau en a donné une traduction française, dans laquelle le delaware ou lenapé est comparé avec l'onondago; on la trouve à la fin de son Mémoire sur le système grammatical des langues de quelques nations indiennes de l'Amérique du Nord, Paris, 1838, in-8°. Ileckewelder a jeté une grande lumière sur la structure grammaticale de cette langue lenapé, par sa correspondance avec P.-E. du Ponceau, imprimée dans le tome lrr «les Transactions de la société philosophique américaine , Philadelphie, 1819. Heckcweldtr fut attaqué avec beaucoup de virulence par un anonyme dans le Xortà-American Revitw (jan-
(11 Le chevalier du Ponceau, frère de celui qui n'établit en 1776 aux Éiai»-L'nt» de l'Amérique du Nord, est mort i Fontenay-lc Comtt , Vend*) «o 1&3&, du* un ago tria-avance.
vier 1826). Ce critique l'accusa non-seulement d'ignorer la langue drs Indiens, mais aussi d'avoir fabriqué des mots delawares, afin d'appuyer un système particulier. Le censeur injustr et passionné aurait dû commencer par convaincre ses lecteurs que lui-même connaissait parfaitement la langue delaware, tandis qu'au contraire, après avoir cité quelques substantifs dont il parait que le son blessait ses oreilles, il s'écrie, dans son dégoût : « Les prononce qui pourra, nous renon- « çons à cette tâche. » Exclamation qui prouve au inoins l'ignorance du critique. E — s.
HECQUET (Asmif1.), né le 13 novembre 1639, à Abbeville, fut, en 1688, pourvu d'un canonicat de l'église St-VuMran, et, dix années après, élevé au décanat de cette église. Il avait un zèle ardent pour le salut des âmes, et une profonde connaissance des langues hébraïque et grecque. Il a laissé un ouvrage qui n'a pas été imprimé, intitulé Vie du prophète Dacid, prouvée pur Us Psaumes. Il mourut le 2 juin 1718. Rollin fit son épitaphe, qu'on peut lire dans le tome second de Y Histoire du comté de Ponthieu, etc., 1768, in-12. A. B — t.
HECQUET (Philippe), célèbre et pieux médecin, était né à Abbeville, le 11 février 1661. A l'âge de dix-sept ans, après avoir fait ses premières éludes dans sa ville natale, il vint a Paris, et acheva sa philosophie au collège des Grassins. Incertain encore sur la profession qu'il embrasserait, et penchant néanmoins vers IVtat ecclésiastique, dans lequel tleux de ses frères s'engagèrent, il suivit, en 1681-82, des cours de théologie en Sorbonne et à Navarre. Un «le ses oncles, médecin, le décida pour cette profession : il suivit des cours de botanique , d'anatomie et de physiologie, fut reçu docteur en 1t>84, à Reims, fut agrégé au collège des médecins dans sa patrie , et revint perfectionner ses connaissances à Paris. Dégoûté des tracasseries qu'on lui suscitait, il se retira, en 1688, à Port-Koyal-«les-Champs, pour y remplacer Hamon qui venait de mourir. Son premier soin fut de s'y faire un plan de vie, et de prendre pour modèle son prédécesseur (roy. Hamon.) Il se voua à l'abstinence, au jeûne et à la rigoureuse pénitence pratiquée dans le monastère; il visitait journellement les malades à quatre on cinq lieues à la ronde, toujours à pied. Le temps «pic lui laissait celle occupation, il l'employait au travail. Tant de fatigues épuisèrent ses forces au point de ne pouvoir y suffire : il revint a Paris; et Fagon, premier médecin, lui ayant conseillé de remplir les formalit«:s nécessaires pour entrer dans la faculté, il se remit sur les bancs à l'âge de trente-sept ans, fit sa licence avec un rare succès, et reçut le bonnet de docteur de Paris, en janvier 1697. La faculté, peu de temps après, le nomma docteur-régent, et le chargea d'enseigner la matière médicale, llecquet eut bientôt de nombreuses et même d'illustres pratiques : recherché de la plupart des commu-
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nautés religieuses et des hôpitaux , il s'attacha à celui rie la Charité'. Nommé, en 1712, doyen de la faculté, il y maintint l'observance des statuts, lit revivre ceux qui étaient tombés en désuétude, et en fit faire une nouvelle édition à laquelle il joignit le petit ouvrage de Gabriel Naudé sur l'antiquité et la dignité de l'école de médecine de Paris; il proposa la rédaction d'un nouveau dispensaire. auquel on travailla, etc. Au milieu de tant d'occupations, il donnait chaque année plusieurs ouvrages; mais sa santé s'altérait: elle s'affaiblit tellement, qu'en 1726 il lui fallut songer à la retraite. Il était médecin des Carmélites de la rue Saint-Jacques : il choisit un petit logement dans leur cour extérieure, et y passa les dix dernières années de sa vie, au milieu des exercices de la pénitence, toujours livré à l'étude, répondant à toutes les consultations qu'on lui adressait, recevant les pauvres qui avaient recours à lui , et les aidant de ses conseils et de sa bourse. Il mourut dans les sentiments de religion les plus édifiants, le 11 avril 1737, âgé de 76 ans. L'épitaphe qu'on lisait sur sa tombe était du célèbre Roi lin. On trouve une vie d'Uecquet, fort détaillée, par Lefèvre de St-Marc, à la fin du troisième volume de la Médecine des pauvres , et imprimée à part, deuxième édition, 1742, in-12 : on y voit non-seulement la liste exacte, mais encore une analyse assez étendue de tous les ouvrages de ce laborieux médecin. Hecquet exerçait son art avec un noble désintéressement : les pauvres étaient ses pratiques favorites ; il ne se présentait chez les grands qu'autant qu'il était nécessaire ou que la bienséance l'exigeait, et il ne négligeait aucune occasion de les rappeler à leurs devoirs religieux et à l'obéissance des préceptes de l'Église. Il avait beaucoup étudié son art, et contribuait de tout son pouvoir à en avancer les progrès, soit par ses écrits, soit en encourageant les jeunes médecins, en les guidant et en leur prêtant des livres qu'il donnait même à ceux qui n'avaient pas les moyens de les acheter. Il était tellement avare du temps, qu'il mettait à profit jusqu'à celui de ses courses pour ses visites , en lisant et travaillant dans sa voiture. Il était en correspondance avec les savants et les médecins les plus célèbres de son siècle. Son style en latin est correct, et ne manque pas d'élégance; en français, il est plus négligé et un peu rude. Hecquet était vif dans la dispute, et fort attaché à son opinion ; mais il cherchait la vérité de bonne •fui. Nous n'indiquerons que les plus importants ou les plus curieux de ses nombreux ouvrages : !» Traité de la saignée, Chambéry, 1707, in-12. 11 fut attaqué par A min . il en résulta entre les deux médecins un débat assez animé, qui donna lieu à plusieurs écrits. C'est à Hecquet, dit-on, quefait allusion Usage, dans le roman de Gil Blas, en parlant du docteur Sangrado, qui ordonnait la saignée et l'eau chaude a ses malades. 2° De tindécence aux hommes d'accoucher Us Jemmet, et