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de l'obligation de celles-ci de nourrir leurs enfants, Paris, 1708, in-12; 3° Traité des dispentes du carême. Paris, 1709, in-12; nouvelle édition, augmentée d'une Dissertation sur les macreuses et sur le tabac, Cologne (Paris), 1711 , 2 vol. in -12. Hecquet y prouve que non-seulement la privation des aliments gras, mais encore le jeune, contribuent plutôt à la santé qu'ils n'y nuisent. Il conseille de s'abstenir de tabac les jours tic jeûne, ou du moins de n'en faire usage qu'aux heures des repas. L'Eglise n'a pas exigé ce sacrifice. 4° De la digestion et des maladies de l'estomac, suivant le système </ la trituration, etc., Paris, 1712, in-12; nouvelle édition augmentée, Paris, 1720, 1747, 2 vol. in-12. 11 y nie la possibilité d'aucun ferment ou levain qui contribue à la digestion , soit en santé, soit en maladie. 5° Xocus medi-ina conspectus, cum appendice de peste, Paris, 1722, 2 vol. in-12. Il y combat les divers systèmes sur l'origine des maladies, qu'il attribue aux désordres
Ïui surviennent aux lois du mouvement du sang, parle de la peste, à propos de celle qui venait d'affliger la Provence. II donna la même année un Traité de cette maladie. 6" Ditoers ouvrages sur ta /petite vérole; 7° Deux lettres d'un médrrin de Paris à un médecin de province, au sujet d'un miracle arrivé sur une femme du faubourg St- Antoine, nommée Lafosse, Paris, 1725, in-8°. Le cardinal de Noailles avait vérifié et publié ce miracle; quelques écrivains le contestèrent. 8° Remarques sur les abus dts purgatifs et des amers au commencement et à la fin des maladies, et sur l'utilité de la saignée dans les maladies des yeux , dans celles des vieillards, des femmes et des enfants, etc., Paris, 1729, in-12; 9° la Médecine ih< < -logique, ou la médecine créée telle qu'elle se fait voir sortie des mains de Dieu, etc., Paris, 1733 , 2 vol. in-12. Hecquet s'y attache à prouver que la médecine, loin d'aflaiblir la religion dans les médecins, doit au contraire l'y affermir, en leur montrant la Divinité toujours présente et toujours adorable, et en tournant par là leurs idées vers la foi. 10° Le Brigandage de la médecine, etc., Paris, 1733, in-12; ouvrage auquel Hecquet donna suite par d'autres écrits, notamment par le Brigandage de la chirurgie et de la pharmacie, etc. 11° Le naturalisme des convulsions dans tes maladies , etc. , So- Ieure (Paris), 1733, in-12, suivi de beaucoup d'écrits sur le même sujet. L'œuvre des convulsions, regardée comme divine par un parti , donna lieu à cet ouvrage. Hecquet prouve qu'il n'y a rien dans cette œuvre qui ne soit du ressort de la physique, de l'histoire naturelle et de la médecine. 12° La Médecine naturelle, etc., Paris, 1738, in-12. L'auteur y prétend que ce n'est pas seulement dans le sang, mais encore dans le fluide nerveux qu'il faut chercher les causes des maladies. 13° La Médecine , la chirurgie et la pharmacie des pauvres, Paris, 1740 et 1742, 3 vol. in-12; ouvrage qui eut beaucoup de vogue. On a attribué à Hecquet une thèse intitulée An ut virginitatis , rie et virilUati»
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certa indicia? L'auteur de sa vie assure qu'elle est de Matot , médecin de la faculté de Paris. L — y.
HÉDKI.IN. l'oyez Aubigxac
UEDEKIC ou plutôt HEDERICH ( Benjamin), un des savants allemands qui ont rendu le plus de services pour la philologie et l'éducation , naquit le 10 décembre 1673, à Geithen, en Misnie. Il étudia aux universités de Leipsick et de Wittemberg, où il se distingua par ses progrès dans les sciences auxquelles il dut plus tard sa réputation. Ses parents ne pouvant suffire à son entretien , il fut obligé de donner des leçons pour se procurer un peu d'aisance. Il fut bientôt employé en qualité de professeur dans quelques gymnases. En 1703, il accepta la place de recteur de l'école de Grossenhayn, qu'il occupa pendant quarante-trois ans. Il mourut en 1748. Ilederich réunissait dans un degré éminent les connaissances nécessaires à sa place. Ses ouvrages roulent sur des sujets historiques, mathématiques, philologiques, archéologiques et mvthologiques: composés pour les écoles et 1rs jeunes gens, ils furent tous plus ou moins utiles, quoique peu consultés aujourd'hui. Les principaux sont : 1° Xotilia auctomm anliijua et média. 1714, in-8°, contenant une notice raisonnée des auteurs grecs et latins jusqu'à , la renaissance des lettres; 2° Realet-S<hul Lexicon, Leipsick, 1717, in-8"; espèce d'encyclopédie en un gros volume, contenant des notions courtes et simples de tous les sujets sur lesquels un jeune homme peut désirer d'être instruit. Cet ouvrage décèle une vaste érudition. 3° Lexicon mythologicum, Leipsick, 1721; 4° Lexicon archa-ologicum. ou Dictionnaire d'antiquités, Leipsick, 1743, in-8°; 3° Lexicon manuate grucum, Leipsick, 1722, in-8°. Cette première édition, dans laquelle se retrou- j vaient des fautes grossières copiées de Scapula et autres lexicographes aussi peu exacts, eut plus de succès qu'elle n'en méritait dans le fond. Sam. Patrick, Anglais, en publia une édition, soi-disant corrigée et augmentée, dans laquelle les fautes de Ilederich furent souvent remplacées par d'autres. Hais la meilleure et la seule qui soit restée est celle qu'en a publiée J.-A. Ernesti, à Leipsick, en 1706, in-8°. Ce célèbre philologue traite Ilederich avec rigueur : Son libenter dico. quod présent institutum dictre cogit : Hedericum illum. tirum bonum cetera et laboriosum , sed grâce doctum , et ad taie Lexicon conficiendum , salis a lectione scriptorum grtrcontm instructum non fuisse. On n'en doit pas moins reconnaître le mérite du travail primitif, qui, malgré ses nombreux défauts, contribua beaucoup à faciliter aux jeunes gens l'élude de la langue grecque, et qui forme le principal titre d'ilederich au souvenir de la postérité : l'édition d'Ernesti peut encore passer pour le meilleur manuel en ce genre. Plus ample et plus correct que les manuels de Scapula et de Schrevclius, il a sur le premier l'avantage d'un ordre plus commode, et sur l'autre celui de pouvoir servir pour la lecture de tous les auteurs grecs, tandis
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que Schrevelius semble avoir travaillé plus spécialement pour l'intelligence d'Homère. D — u.
HEDIN (Suénon-André), médecin suédois, né le 19 août 1730, en Smolandie, où son père occupait la place d'intendant dans une manufacture de fer, s'est placé par sa science au rang des plus célèbres docteurs de son pays. Ses études terminées à l'école et au gymnase de Wexioe , il se rendit en 1769 à Upsal, où il rencontra le célèbre Linné, qni, comme compatriote, l'accueillit avec une bienveillance toute particulière. Par goût et d'après les conseils de cet illustre ami, il entra dans la carrière médicale, et soutint, sous sa présidence, une thèse : Fraga resca. Le fils de l'arcbiatre Bœck, à la sollicitation de Linné, l'accepta pour son compagnon de voyage dans les provinces do Nord , pendant l'été de 1773. Hcdin consacra cette excursion à l'étude de l'histoire naturelle. Dans le mois de décembre de la même année, il fut promu au grade de docteur, et publia une dissertation intitulée Canones medici. Il se rendit ensuite à Stockholm , où l'archiatre Bœck se l'adjoignit pour l'aider dans la pratique médicale. Il fut, peu de temps après son arrivée dans la capitale , nommé médecin de l'hôpital de la Reine. La confiance dont il jouissait auprès du comte de ScheiTer le fit remarquer, et il fut nommé, le 19 mai 1778, médecin de la cour, puis en 1781 assesseur au Collège de santé. Afin d'étendre ses connaissances , Hedin se rendit cette même aunéc dans les pays étrangers; mais le peu d'argent qu'il possédait ne lui permit de parcourir que le Danemarck et l'Allemagne , où il visita scrupuleusement les meilleurs établissements , et se lia avec les médecins les plus célèbres. Pendant son séjour à Copenhague, il fut nommé membre de la société médicale de cette ville. Hedin avait eu la douleur de voir mourir les deux Linné , et quand la chaire de professeur de botanique fut vacante, par la mort de Linné fils, il lit valoir sas droits à cet emploi, en publiant une dissertation sur ce sujet : Qtud Linnao pat ri debeat medirina. Malgré cette publication, la place fut donnée à son compétiteur, le voyageur Ihunberg. En 1785 le roi lui confia une mission en Danemarck , et , de retour à Stockholm, le nomma premier médecin de la cour. En 1789, quand une grande épidémie ravagea les différentes garnisons , on choisit Hedin pour soigner les malades. C'est en exerçant cette fonction qu'il fit usage de l'arnica montana, et publia un traité sur l'utilité médicale de cette plante. Attaqué lui-même de cette rcdoutablià maladie, la faiblesse extrême où il tomba le força' de rester longtemps dans une inaction absolue. Son lèle pour ses malades l'avait jusque-là trop occupé, mais il commença à consacrer une partie de son temps à la rédaction des ouvrages scientifiques qui ont illustré son nom. Le roi le nomma en 1798 son premier médecin, et l'année suivante conservateurde la bibliothèque du Collège de santé, qui lui fut redevable d'une notable augmentation.
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Hedin favorisa la vaccination, et le roi Ini accorda deux prix pour le zèle qu'il avait mis dans cette entreprise, il fut, en 1812, nommé intendant de la vaccination en Suède ; et déjà il était membre de l'Académie des sciences et de celle des sciences militaires de Stockholm, de la société médicale de Montpellier, et membre honoraire de la société minéralogique d'Iéna. Il reçut le 28 juin 1807 l'ordre de Wasa . et en 1813 le titre de conseiller au Collège de santé, liedin mourut à Stockholm le 19 octobre 4821. Ses ouvrages publiés sont : 1" Introduction d'un traité sur l'avantage que Us mèrrs ont à nourrir elles-mêmes leurs enfants, 4786; 2» Quelques Observations sur la pratique de la science médicale, 1788; 5° Documents scientifiques pour Us médecins et Us chirurgiens, 1793-1803 , 7 vol. avec portraits, Pour la rédaction de cet ouvrage, l'État avait accordé une indemnité à l'auteur. 4° Réponse à Us demande de f Académie des sciences : QueJUs sont Us maladies morielUs qui , pendant tt après Us guerres sur mer.
U plus souvent t équipage, soit sur Us de ligne , soit sur Us galères? 1794. Cet obtint le prix de l'Académie. 5° Manuel pour la pratique de la médecine. 1795; 2* édit., 1797; 0° Journal scientifique pour les médecins H Us chirurgiens, 1800-1 sut, 2 vol. avec portraits; 7° Les suites heureuses de la vacematton, avec tableaux enluminés, 1802; 8» Traité sur la nature des cheveux de l homme. 1804; 9" Manuel pour Us personnes qui prennent les eaux minérales, 1804; 10° Supplément au Manuel pour la pratique de Ut médecine. 1805; 11° Eloges des deux Linné père et fUs, 1807, 2 vol. avec portraits; 12" RecueiU de différents sujets sur ta science médicale et la physique. 1810-1812, 5 vol. avec portraits; 13» Manuel pour les personnes qui vaccinent, et pour celles qui Us surveillent, 1815; 14° Exposé sur l'étal de la médecine en Suéde pendant Us trois derniers siècles. 1818. Hedin a encore publié plusieurs traités sur ditrérents sujet», insérés dans les Mémoires de l'Académie des sciences de Stockholm ou d'autres sociétés savantes. b—L—n.
llhltl AUJ-BI > -\ l >l SOUF, fameux général musulman du premier siècle de l'hégire, était de la tribu des Tsakéçis. Sa mere, Alfaragah, lille tle Hémam , avait épousé Yousouf après avoir été répudiée par liareth-btn-Keldah, son premier mari. On dit que Hédjadj , lorsqu'il vint au monde, refusa le sein de sa mère, et ne vécut pondant deux jours que de sang de chevreau ou de boue. Les Arabes paraissent attribuer à cette singulière nourriture la férocité Qui le caractérisa dans la suite. En effet, à peine eut-il atteint l'âge de raison qu'il manifesta un naturel violent et brutal, et ne se plut qu'à répandre le sang. Sous le khalifat d'Abdelmélek l'Ommiade, l'Irac était tellement livré à la rèbellion.que le gouverneur de cette contrée ne pouvait s'y maintenir. Le khalife ne trouvait personne parmi ses oflleiers qui osât enire la réduction des rebelles, Hédjadj se
présenta. « Prince des fidèles, dit-il , je défendrai « cette province. » Abdelmélek hésita d'abord à se (1er à cette promesse : mais enfin il investit Hédjadj du gouvernement de l'Irac , et mit à sa disposition une armée de vingt-quatre mille hommes. Lorsque Hédjadj fut près de Cadessia , ville célèbre par la défaite du dernier prince sassanide et par la victoire des musulmans , il prit les devant», monté sur son chameau, sans bagage, ordonnant à son armée de le suivre lentement. S'étant introduit secrètement dans la ville, il fit appeler le peuple à là mosquée. Les habitants, l'ayant reconnu , se disaient entre eux : « Dieu « maudisse les Omraiades! S'ils eussent trouvé un
■ homme plus méprisable que cet Arabe, certes, « ils nous l'auraient envoyé. « Hédjadj monta en chaire au milieu des injures du peuple et des pierres qu'on lui lançait ; et, après avoir donné le temps à ses troupes d'investir la mosquée, il commença ainsi son discours , sans aucun préambule relatif à Dieu et à son prophète : « le suis un « homme généreux, et mon esprit ne conçoit que
• de nobles projets : lorsque je découvrirai ma « téte, vous connaltrex qui je suis. 0 peuples de
• l'Irac! pourquoi ces regards insolents? D'où « vient que vous levez la téte avec fierté ? Le mo « ment approche où ces têtes vont être nioisson-
■ nées. U me semble déjà voir le sang couler sur « vos visages..... Peuple de l'Irac, le prince des « fidèles a tiré ses flèches de son carquois : il n'en » a trouvé aucune dont la pointe fût plus aiguë a et plus pénétrante que ceUe qu'il vous envoie « aujourd'hui. Si votre conduite est droite, vous « serez heureux et tranquilles; mais si vous mar- « chez par des sentiers tortueux , vous me trou- « verez toujours à l'extrémité de votre chemin, « ne pardonnant aucune faute , n'admettant aua cune excuse. » Ce discours fut accueilli par de nouvelles injures, par des menaces plus violentes que les précédentes. « Vils esclaves, reprit « le général, que l'on ne peut conduire qu'avec « le batou, je suis Hédjadj, fils de Yousouf; je
• ne fais jamais de promesses que je ne les ac- « complisse : ces troupes nombreuses , ces voix
« confuses que j'entends , vous menacent. Vous « êtes semblables à ce peuple dont a parlé le
■ Tout-Puissant , qui , comblé de bienfaits , a mé- « connu la main dont il les tenait i Dieu l'a en- « vironué de la famine et de la terreur. » Après quelques paroles semblables , le général fit lire U lettre du khalife , dont le ilébut contenait ces mots : Je rends grdees à Dieu des biens doU U vous a combles. ■■■ impie*, interrompit Hédjadj, le khalife
■ vous salue, et vous ne lui rendes pas les mêmes • vœux dont il vous honore : je vous apprendrai à
■ agir avec plus de respect. » En achevant ces mots, U ôla son bonnet et le mit sur ses genoux. C'était le signal dont il était convenu avec les siens. Aussitôt ses troupes pénétrèrent de toutes paru dans la mosquée, l'épéc à la main, et tirent maiu