‹ Biographie universelle (Michaud) ancienne et moderneChapitre 42 sur 106 · DER · texte numérisé non relu

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gouvernement de Lyon. C'est une espèce de strtlistiqtic île cette tille vi rs la fin du 17« siècle. L'auteur y a consigné dp* documents précieux pour quiconque voudra faire l'histoire du Lyonnais , du Forez et du Beaujolais sons le règne de Louis XIV. De tous nos historiens modernes, M. Beaulieu est le seul qui en ait reproduit de longs fragments dans son Histoire du commerce de Lyon. Toutefois avant lui l'auteur des Tablettes chronologiques, insérées dans ['Annuaire de Lyon pour 1H38 , en avait cité plusieurs p.issage s. Quoique très-digne d'être imprimé, le mémoire de d'Herbigny est resté inédit, mais il en existe de nombreuses copies dans les bibliothèques publiques et particulières. Si chacun des intendants qui se sont succédés à Lyon t ût fait un semblable travail , il serait facile de remplir les lacunes qu'offre l'histoire civile et industrielle de cette importante cité. Voy. le Dictionnaire de la noblesse , par la Chesnaye-Desbois, t. 8, p. 590, et le Catalogue des manuscrits de la bibliothèque de Lyon. A. P.

HFRBIGNY. Voyez Favakt d'Heubic.xy.

IfrRBIGNY (P.-F.-X. Botur.nr.NO's »'), auteur de quelques ouvrages politiques, naquit le i décembre 1772 à Loon , d'une famille honorable. Par l'influence du marquis de Comlorcet, il fut nommé secrétaire du comité d'instruction publique dès l'origine de celte institution. Il conserva ces fonctions jusqu'au mois de janvier 1793 , époque à laquelle il se retira à Haubourdin, près de Lille. Dans cette retraite il composa trois tragédies : Hercule et Polyzine, Absalon, Us Parthes. Nommé an mois de mars 1816 recteur de l'académie de Grenoble, et au mois de mai 1817 recteur de l'académie de Rouen, il fut appelé le l" août 1840, sous le ministère du duc de Richelieu, aux fonctions de censeur à Lille, et bientôt après à celles de secrétaire général de la préfecture du Nord. Sons le ministère de Villèle, d'IIerbigny se rangea dons l'opposition , et c'est alors qu'il fit paraître sa Rente politique de l'Europe en Paris, 1825, in-8°. Cette brochure, parue sans nom d'auteur , produisit une certaine sensation, et fut attribuée à divers membres du parti libéral. Ses Nouvelles lettres provinciales, qui suivirent de près sa Reçue de l'Europe , lui attirèrent des poursuites, et il dut se réfugier en Belgique. La révolution de 1850 lui rouvrit les portes de sa patrie; mais il se refusa à prendre part à la vie publique. Il publia alors un Traité ptlitique de l'éd ucation publique, Paris, 1850, iu-8» , et plus tard des Études politiques et historiques , Paris, 1856, in-8°. On lui doit en outre quelques opuscules sans importance réelle. Il parait que dans quelques-uns de ceux qu'il publia pendant son séjour en Belgique, d'Herbigny annonça la révolution de juillet. U est mort à Loos , près de Lille, le 15 mars 1816. Z.

HERRIN (Auguste-Frasçois-Juuem), orientaliste, naquit à Paris le 15 mars 1785, et fut un des premiers élèves qui s'attachèrent à l'école des langues orientales. Il y fit des progrès rapides , en sorte

joignait une aménité de caractère qui le cher à tous ceux qui le fréquentaient. Il a été moissonné à la fleur de son âge, le 50 décembre 1806. J— s.

HERBINIUS (Jean) , savant luthérien , naquit en 1655, à Pietscben , dans la province de Brieg en Silésie. La guerre força, peu après, ses parents à se retirer en Hongrie , et il y commença ses études, qu'il acheva à YVittemberg. U suivit d'abord la carrière de l'enseignement, et fut nommé recteur des écoles de Pictsehen, puis de Wolau ; mais les luthériens de Pologne l'ayant désigné en 1661 pour aller solliciter des secours de leurs coreligionnaires, il résigna son emploi, parcourut l'Allemagne , la Suisse , les frontières de France et de Hollande , le Daoemarck , où il s'arrêta quelque temps, et termina enfin sa course par la Suède et les frontières de la Norvège. Les voyages développèrent son goût pour l'histoire naturelle, et lui facilitèrent les moyens de recueillir un grand

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qu'à l'âge de seize ans il entreprit une grammaire arabe, qui parut sous ce titre : Développements des principes de la langue arabe moderne, suivis d'un Recueil de phrases, de traductions interlinéaire', de proretbes arabes , tt d'un essai de calligraphie orientale, Paris, 1803, 1 vol. in-4", avec onze planches. Ce volume devait être suivi de fragments des Mille et une Suits, et d'un Dictioninire arabe français et français-arabe. Si la critique peut trouver quelques erreurs à relever dans cette grammaire , fruit trop précoce d'un jeune élève plein de zèle et de facilité, la justice veut aussi qu'on dise les difficultés qulhrbin eut à vaincre. U avait acquis une rare habileté dans la calligraphie orientaie , et tout le mérite de cette partie de sa Grammaire doit lui être attribu '. « J'ai été témoin , dit « un de ses condisciples , qu'il a dessiné les mort dèles des planches; qu'il en a dirigé entièrement « le travail , et que , souvent , il a été obligé de « graver des caractères pour prévenir l'irre'gula- « rité de leur exécution. » Outre cet ouvrage, Ilerbin en avait composé plusieurs autres. A l'aide d'une presse portative, il avait imprimé une .Votice sur Hajix . suivie d'une imitation en vers de quelques odes de ce poCte célèbre : celte petite brochure (février 1806 , in-12 , 59 pages) est extrêmement rare, ayant été distribuée seulement par l'auteur à ses amis. Voici l'indication de ses travaux manuscrits, telle qu'elle se lit dans le Journal de Paris : 1° Dictionnaire arabe-français et français- arabe ; 2° Blanche de Rossi , ou la Fidélité conjugale, traduit du toscan; 5" BeJr-eddin, roman oriental, pour faire suite aux Mille et une Suits ; 4° la Journée villageoise . poè*me en trois chants et en vers , traduit de l'italien ; 5" Essai sur Us synonymes arabes, contenant deux cent dix-huit mots ; 6" Fragments sur l'Jndoitan ; 7" DisseriaJiom sur la manière de simplifier les caractères chinois ; 8° Histoire des poètes persans; 9° Traité sur la musique des Arabes. A une grande variété de connaissances el à un extérieur agréable, cet orientaliste

nombre d'observations intéressantes, particulièrement sur les lacs et les fleuves du nord de l'Europe. Il fut retenu à Stockholm, par André" Lilliehoeck, qui le nomma son prédicateur, et lui procura ensuite la place de recteur des écoles allemandes. 11 quitta celte ville en 1672, pour aller remplir les fonctions du saint ministère à Wilna, d'où il passa à Graudentz en Prusse. II y tomba malade au bout de quelques mois, et mourut le 1 > février 1676 , dans sa H* année. On trouvera la liste des ouvrages d'Herbinius dans les Mémoires de Niceron , t. 25 , et l'on se contentera de citer les plus importants: 1° Examen controtersia- famosee de tolis tel telluris motu theologieo-philosophicum , l'trccbt , 1053, in-12; 2" Ditputationes duo- de feminarum iltutlrium erw ditlone, Wittemberg, 1657, in-4° : Niceron n'en a Connu qu'une ; 3° Tragico-comcedia et ludi innocui de Juliano imperatore , ecclesiarum et scholarum erersore. Copenhague , 1668 , in-4° ; 1° Dissertafumes dua- de admiraudit taundi cataractis tupra et subterran-is . earumque principio . elemen'orum circulation? . ubi eadem occasion astus maris rtjlui rera ae genuina causa atseritur ; n cnon terrestri ac primigmio paradiw fo us situsque rems in Pula-stina rettituitur , in tabula chorographica ostenditur, et cout a Utupios, Iadiinos, Meiopo'amios , aliosque atseritur; Copenhague, 1670, Amsterdam , 1678, in-l". Ce titre est si détaille qu'il suffit pour donner une idée de toutes les choses curieuses que renferme cet ouvrage ; c'est celui qui fait le plus d'honneur à Uerhinius, et qui a le plus contribué à étendre sa réputation hors de son pays. 5° Religiosœ Kijorienses crypta, sire hijoria S'ibterranea, léna , 1673, in-8". Ce sont des recherches sur la religion des anciens habitants de la Moscovie; elles sont extraites de la Chronique srlavonnt d>- Utupin Nestor ou Kesterora {roy. Nestor). W— s.

HERIMUJ VILLE (le marquis Ciurles-Joskj>h-Fortcké d'; , naquit a Paris en 1756 , d'une famille nohle et depuis longtemps illustrée par les armes. Son père et deux de ses oncles avaient perdu la vie sur le champ de bataille , dans les guerres d'Allemagne , et lui-même fut destiné de l>onne heure à la carrière militaire. Les longues années de paix qui commencèrent le règne de Louis XVI ne lui fournirent aucune occasion de s'y distinguer , et après avoir servi comme sous-lieulenaut au régiment de mestre de camp cavalerie, capitaine dans Royal-Navarre, officier supérieur dis gendarmes de la garde, colonel et maréchal de camp , il parut tourner toutes ses vues vers la carrière administrative. En 1787 il fut membre de l'assemblée provinciale de Rouen , et , lors de sa première réunion, élu procureur-syndic par le clergé et la noblesse. La révolution étant survenue , il s'en montra partisan modéré , soit par conviction , soit par crainte de compromettre sa fortune, qui était considérable. Nommé, dès le principe, commandant de la garde nationale de Uouen , \\ devint en 1700 président de l'adminis-

tration départementale de la Seine-Inférieure , et dans des fonctions si difficiles , il sut allier tant de modération, de justice cl de fermeté que son département , offrant alors un rare exemple de calme et de sécurité , devint l'asile de beaucoup de victimes des premiers désordres, l'ne pareille conduite ne pouvail être longtemps à l'abri des persécutions ; d'IlerhouvUle fut arrêté, et il passa dans les fers toute l'horrible époque de la terreur. Rendu à la liberté après la chute de Robespierre, il vécut plusieurs années retire dans ses terres, et ne s'y occupant que d'agriculture. Ce ne fut qu'après le 18 brumaire , lorsqu.- Ronaparle annonça l'intention de s'environner de gens probes et éclairés , que d'IlerhouvUle fut nommé , en 1800, préfet des Dcux-Nèthes, où il eut le bonheur, d'ouvrir les portes de la France à un grand nombre de prêtres et d'émigrés à qui le gouvernement consulaire permit d'y rentrer. D'Herbouville passa ensuite (1806j à la préfecture du Rhône (Lyon), où son administration a également laissé d'honorables souvenirs. Il donna sa démission d : celle place en 1810, et il vivait retiré dans sa famille lorsque le trône impérial tomba en 1811. Le marquis d'Herbouville embrassa avec beaucoup de chaleur la cause de la restauration , el il fut nommé pair de France, lieutenant général et chevalier de Saint-Louis. Après le second relour du roi en 1815, il alla présider le collège électoral du déparlement du Rhône , et il contribua b:-aiir coup par la chaleur de ses exhortations à faire nomm r par si s aneieus administrés une d :putalion digne de la chambre inlrout tb'.e. De retour à Paris, il fut nommédirecleur gén :ra\ des postes , el c'est surtout par tes soins éclair.:s que commencèrent dans cette administration les perfectionnements qui plus tard ont produil de si heu* reux résultais. Remplacé au mois «le novembre 1816 dans ces importantes fonctions par M. Dupleix de Mézy, d'Herbouville se montra forl assidu à la chambré des pairs, et il y soutint avec beaucoup d'énergie l'opposition que formaient alors les royalistes coulre le ministre Deeaze. Il concourut plus lard dans le même sens à la rédaction du Consenattur avec MM. de Chateaubriand , de Ronald, etc. Eloigné alors des fonclious publiques, le marquis d'Herbouville passa dans li retraite les dernières années de sa vie. Il mourut le 3 avril 1829, et il n'eut pas le chagrin de voir les funestes conséquences du système qu'il avait combattu avec tanl de loyauté et de dévouement. D son mariage avec mademoiselle d'Argentvuil, ancienne abbesse du chapitre noble d'Êp'mal, le marquis d'il rbouville a eu deux filles, mariées l'une à M. le duc de Crillon , et l'autre â M. le comte de Choiseid. 11 avait publié divers Rapport sur des objets d'administration , une Statistique du départ ment des des DeuxMlhes. et des Mémoires sur l'ag iculture. Qu'rard lui attribue V Emigré en 1791, drame en cinq actes, Paris, 1820, in-8°. M-dJ. HERRST (Jeaîi-Fhédêric-Gcillacme], natura-

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liste allemand , et entomologiste distingué, né le i'T novembre 1743, à Pétershagen, dans la principauté de Minden, fut d'abord instituteur à Berlin, et devint, quelques anne'cs après, aumônier d'un régiment d'infanterie prussienne, llerbst fut nommé successivement et avec distinction au ministère de la chaire dans différentes églises de Berlin. 11 ne se fit pas moins remarquer comme naturaliste. Il fut membre de la direction de la société des amis de l'histoire naturelle à Berlin, de l'Académie royale de Bavière à Burghausen,et de la société économique à Potsdam. 11 entretint une correspondance très-suivie dans les différentes parties du monde, et entreprit fréquemment des voyages en Allemagne, en France, dans les Pajs-Bas, en Suisse et en Daneinarck, pour étendre ses connaissances en histoire naturelle. Il avait aussi formé une collection nombreuse d'insectes et de crustacés. Les protestants le placent , comme orateur, au 1110 me rang que le prédicateur Spalding. Il mourut le 5 novembre 1807. Nous ne citerons pas ici les différents recueils de ses sermons qui ont été publiés. Nous nous contenterons d'indiquer ses ouvrages sur l'histoire naturelle, qui jouissent tous d'une réputation méritée : 1° Estai d'unt histoire naturelle des icretitset et des crabes, à Zurich et ensuite à Berlin, 1782-1804 , 3 vol. in-fol. avec gravures coloriées; 2° Introduction succincte à la connaissance des insectes, Berlin et Stralsund, 1784-1787, 3 vol. in-8» avec 144 gravures coloriées. Cet ouvrage forme aussi les tomes 6, 7 et 8 de YHintoire naturelle du règne animal, par Rorowsky. 3" Caractères des toophytes, par P. S. Pallas, traduits du latin par C. F. WUkens, et publiés par Herbst, Nuremberg, 1787, 2 vol. în-4°; 4° Introduction succincte à la connaissance des vers. Berlin, 1787-1789, 2 vol. in-8° avec 81 figures coloriées; 5° Système naturel des scarabées, ibid., 1783-1793, 6 vol. in-8° avec 109 gravures en couleur : le premier volume est de C. G. Jablonsky ; Herbst est l'auteur des cinq derniers ; 6° Système naturel des papillons, ibid., 1783-1795, 7 vol. in-8°, avec 180 gravures enluminées ; 7° Système naturel des insectes aptères, 1797-1800, quatre cahiers in-4° , avec figures en couleur. Tous ces ouvrages ont été réunis sous le titre de Système naturel de tous les insectes connus, tant indigènes qu'exotiques, Berlin, 1783-1804, in-8°, avec figures. H°De la harpe, avec une instruction pour bien jouer de cet instrument, Berlin, 1792, in-8°. Ce savant naturaliste est aussi le traducteur du 18' et du 19* volume du Magasin des voyages remarquables, traduit des langues étrangères, Berlin, 1799-1800, in-8°. Les Mémoires de différentes sociétés savantes, dont Herbst était membre , et d'autres ouvrages périodiques, ont été également enrichis par lui de plusieurs dissertations d'un grand intérêt. Nous indiquerons seulement ici celle sur quelques espèces de sauterelles très-rares : elle se trouve dans les Mémoires de la société des amis de l'histoire naturelle (1803), v0J. 4, p. 111-120. On voit le

portrait de cet auteur à la tête du l,r volume de son Histoire des scarabées. B— h — d.

HEBBST (Jean-Georges), théologien catholique, naquit le 13 janvier 1787, à Rottweil; et, après avoir ébauché ses études collégiales , entra dans la maison des bénédictins de Schwarzwalde, où il se livra principalement aux mathématiques; mais il en fut évincé en 1086, par la suppression de l'établissement. Élève alors de l'université de Fribourg, il y mena de front l'étude de la philosophie, de la physique, des mathématiques ; il revint à Rottweil pour y joindre celle de la philosophie et de la théologie, et enfin, de retour à Fribourg, il s'occupa exclusivement des langues orientales et des sciences bibliques. Muni de tant de connaissances, il entra en 1811 au séminaire de Meersburg, reçut les ordres en 1812, et obtint la cure de Wiere aux environs de Fribourg; mais il ne resta pas longtemps dans ce village. Mandé au séminaire d'Llwangcn, nouvellement créé, pour y donner des leçons comme répétiteur, il reçut bientôt l'invitation de faire à l'université de cette ville , récente aussi, des lectures sur l'arabe et l'hébreu. La distinction avec laquelle U s'acquitta de cette tâche lui valut, en 1814, la chaire des langues orientales, d'abord à titre extraordinaire ou provisoire, puis comme poste définitif. Lors de la translation de l'université à Tubingue, il garda celte chaire, et en 1832 il y joignit la place de bibliothécaire en chef. Il mourut quatre ans après, le 31 juillet 1830, encore assez jeune pour que l'on put compter de sa part sur des ouvrages plus importants que ceux qu'on lui doit. Cependant il a produit d'utiles travaux : il y a des résultats exacts et nouveaux dans quelques-unes de ses dissertations et monographies relatives à l'histoire de l'église. La variété de ses connaissances, l'habitude de l'Orient et des idiomes orientaux, étaient autant de guides ou d'auxiliaires qui facilitaient ses travaux. Nous indiquerons de Herbst, entre autres morceaux : 1° De l'enLiteuchi quatuor Itbrorum posteriorum auctore et cdilore comment a tio, Gamund , 1817; 2° Us Conciles d'Elrire, d'Aucyre, de Sèocésarée. d'Arles, ibid., 1821; 3° le Concile universel de Sicèe, ibid., 1822; 1° le Concile de Lnodkée, en Phrygie et de Gangre, ibid., 1 823 ; 3° le Concile de Sardique, ibid ., 1 823 ; 6° Histoire de l 'église catholique d'Utrecht, ibid., l!S2G; Vies Conciles de Valence et de Turin, ibid., 1827; 8° les Conciles d'Afrique, ibid. , 1828; 9° des Chroniques, OU Livres trois et quatre des Rois, de leur rapport avec les livres de Samuel, du degré de confiance qu'ils méritent et de t époque à laquelle ils ont été rédigés, ibid. ,1831. P — ot.

HERBCRT DE FULSTEIN (Jean), noble polonais et historien de son pays, fut castelton de Sanok, sénateur du royaume, et envoyé en France, comme ambassadeur, en 1374. On*a de . lui : 1° Statuta regni polonici in ordmem a/phf beticum digesta, 1507, in-fol. L'auteur s'est arrêté au règne de Sigismond l". 2" Un abrégé de l'ouvrage

riEri

de Cromer, De origine et rebut, etc. (eoy, sous ce titre : Chronicon , she historiée polonica compendiosa deseriptio, Bâle , 1571 ; Dantzig, 1609, 1647, in-4°. 11 y en a deux traductions françaises : l'une de Fr. Baudouin , sous le voile de l'anonyme, intitulée Histoire des rois et princes de Pologne; l'autre de Vigenère (roy. ce nom), continuée jusqu'à Henri de Valois, sous le titre de Chroniques et Annales de Pologne. Ces deux traductions furent imprimées en même temps à Paris, 1573, in-4°. On a encore de Herburt un discours {Oraih), adresse au conseil d'Auguste, électeur de Saxe, pour demander la mise en liberté des députés de Pologne et de Litbuanie, détenus à Leipsick. — Son fils, Félix, est auteur de quelques poésies latines. P— rt. HERCULE. Voyex ESTE.

H ER DEC EN (Jean), litttérateur allemand, naquit à Nuremberg en 1692, étudia la théologie aux universités d'Altorf et d'Iéna, et fut, depuis 1718, chsrgé successivement du soin de différentes paroisses dans sa patrie, où il enseigna aussi l'hébreu depuis 1712. Ilerdegen était déjà, en 1720, sous le nom X Amarante, membre d'une société littéraire qu'on appelait l'Ordre des bergers et des /leurs. Celte société le nomma son conseiller et son secrétaire en 1732. Ce littérateur mourut le 13 février 1730. H a publié quelques dissertations et quelques potftnes de circonstance en allemand et en latin , et une .Votice historique mr l'Ordre des bergers et des fleurs, établi sur la Pegnitz. depuis son origine jusqu'à la centième année de son existence, par Amarante, membre de cette société, Nuremberg, 1741, in-8°, flg. Cet ouvrage a reparu sous ce titre : Xotices authentiques des sociétés savantes pour le perfectionnement des belles-lettres, etc. B — h — d.

HERDER (Ji \ s-Codefroi de), l'un des hommes les» plus distingués à tous égards que l'Allemagne s'honore d'avoir produits dans la seconde moitié du 18* siècle, s'est illustré également comme écrivain, comme érudit, comme historien, comme moraliste, et a relevé l'éclat de son talent par la direction de ses travaux comme par le mérite de son caractère. Digne émule des Mendelsohn et des Lessing, en tendant au même but, il s'est ouvert une plus vaste carrière. A une époque où la philosophie était accusée d'affaiblir les croyances utiles et les sentiments généreux , où le» doctrines de l'intérêt personnel et les arguments du scepticisme n'ont en effet trouvé que trop de sectateurs, où une dialectique subtile, une métaphysique obscure, n'ont que trop souvent obtenu quelque succès dans les écoles , l'Allemagne a vu revivre dans Herder un disciple de Platon , inspiré par l'amour de l'humanité et par l'amour de la vertu; se dévouant à servir cette double cause avec le noble enthousiasme qui eu est digne; ranimant le feu sacré dans les cœurs; éloquent dans sa philosophie, poète même dans son érudition ; étonnant à la fois par l'immense étendue de ses recherches, et par la jeunesse

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d'âme et d'imagination qu'il conserva toujours ; ramenant tous ses travaux à une seule et haute pensée , et cette pensée à un sentiment moral. Herder dut tout à lui-même, et son génie triompha des obstacles dont l'avait environné la fortune. Il naquit à Mobrungen, petite ville de la Prusse orientale , le 23 août 1744 , d'une famille pauvre et obscure. Son père était un simple maître d'école ( d'autres ont dit un boucher ou boulanger) : homme pieux mats ignorant d'ailleurs, celui-ci ne permit à son fils d'autre lecture que celle de la Bible, et du livre de chant usité à l'église; mais le jeune homme, attiré déjà vers l'étude, se procurait des livres en secret, grimpait sur un arbre pour les dévorer sans être aperçu , et se liait aux branches avec une courroie , pour lire avec plus de tranquillité. Un prédicateur, nommé Trescho, se l'attacha comme copiste, parce qu'il lui voyait un beau caractère d'écriture. Réduit à une condition presque servile , et naturellement timide, le jeune Herder n'osait se montrer tel qu'il était, mais diverses circonstances révélèrent ce secret malgré lui. Trescho reconnut avec surprise, dans son serviteur, un sujet d'une grande espérance, en fit son élève , l'associa à ses propres enfants dans les leçons de latin et de grec qu'il leur donnait, et lui vit faire les plus rapides progrès. Un médecin russe, qui logeait momentanément chez le prédicateur, s'intéressant vivement au jeune homme aussi laborieux qu'infortuné, désira l'emmener à St-Pétersbourg , pour lui faire apprendre la chirurgie; mais arrivé à KOnigsberg, Herder y fut connu et apprécié de quelques hommes qui voulurent le conserver à sa patrie et aux études littéraires : on le retint. Il embrassa l'état ecclésiastique et l'étude de la théologie; il entra dans le collège de Frédéric, s'y chargea de quelques pensionnaires, et y remplit quelques chaires. 11 suivait pendant ce temps les cours de l'université : là , il devint le disciple de Kanl, dont il devait un jour être l'adversaire; il mérita sa confiance, et reçut de lui des leçons particulières. On le vit explorer avec une inconcevable ardeur toutes les branches des connaissances humaines. Il avait à peine dix-neuf ans, lorsque son Ch/mt à Cyrus, publié à l'occasion du rappel de quelques illustres exilés de Sibérie, commença à le faire connaître. L'année suivante, il fut appelé à Riga pour y remplir à la fois les fonctions de prédicateur, et celles d'instituteur de l'école attachée à la cathédrale. Dans la chaire évangélique, son éloquence captiva les cœurs: au milieu de son école, il sut communiquer à l'esprit de ses élèves le mouvement dont il était lui-même entraîné. D jà son talent littéraire s'exerçait dans de nombreux fragments dont il n'était point satisfait, mais dont la publication attirait sur lui l'atteution de l'Allemagne. En 1768, on lui offrit et il refusa la fonction d'inspecteur de l'école de St Pierre à St-Pétersbourg. U brûlait du désir de voyager et de connaître les

hommes •. une occasion favorable se présenta; H accompagna en Allemagne et en France le jeune prince de llolstrin-Lutin : il rencontra Goethe à Strasl>ourg, et s'unit à lui d'une étroite amitié*. En 1770, il fut nommé par le comte Guillaume de Scbaumhourg- Lippe, prédicateur de la cour, surintendant et conseiller consiatorial à Buekebourg. C'est alors que ses travaux , se développant sur un plan plus vaste et mieux suivi, le placèrent au premier rang des écrivains de l'Allemagne. En 177K, il se rendit à Gœltingue, pour y occuper une chaire à laquelle il venait d'être nommé. Une mortification inattendue l'y surprit à son arrivée; et il y échappa par un singulier bonheur. Sa nomination n'avait point ét:< confirmée par le roi ; on avait conçu des doutes sur l'orthodoxie de ses sentiments : il devait subir préalahlement l'épreuve d'une conférence , ou plutôt d'un examen, dans lequel l'originalité de ses idées et la fierté de son caractère lui préparaient quelques emharras. Le jour même où l'épreuve devait avoir lieu, il reçut à midi une destination nouvelle. Le duc de Saxe-Weiinar, ce généreux ami des lettre*, l'avait institué à la fois surintendant général et conseiller consistorial , en même temps que prédicateur de la cour : là , dans cette moderne Athènes de l'Allemagne, il obti ,t l'indépendance et les loisirs nécessaires à ses grands travaux ; il se trouva réuni aux premiers littérateurs de son temps. Il s'aquitta envers le prince son protecteur, en contribuant puissamment à fonder, dans le duché de Saxc-Weimar , des établissements utiles. Il y créa un séminaire d'instituteurs; il y perfectionna les diverses branches de l'éducation publique, introduisit plusieurs réformes dans la liturgie, et rédigea lui-même un nouveau catéchisme. En 1789, il fut nommé virepaésident du consistoire, et supérieur ecclésiastique. En 1791, l'électeur de Bavière lui envoya des lettres de noblesse pour lui et sa postérité. Il passa ses dernières années dans le commerce des hommes les plus distingués, vénéré du public, bonoré de toute la famille ducale, et mourut le 18 décembre 1803 La physionomie de H, nier était noble et imposante , sa voix harmonieuse : il souffrit , pendant le» dernières années de sa vie, d'une maladie nerveuse, qui ne ralentit cependant pas son activité. Une piété ardente et pure, mais exempte de superstition ; une bienveillance tendre et inépuisable pour les hommes, un enthousiasme éclairé pour tout ce qui est beau et bon, formaient le fonds de son caractère. Il était doué d'un esprit serein, d'une imagination vive; la modestie et la simplicité ornaient son caractère. Il n'était cependant pas étranger au désir du succès, soit dans l'opinion , soit même auprès des grands; mais l'élévation de ses sentiments, la dignité calme de ses manières, de son langage, de son extérieur, en paraissant assurer ce succès, le garantissaient de toute prétention affectée. Il y a dans sa vie, comme l'un des chefs du culte de

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son pays, quelque chose qui rappelle Féoélou. Herder est è plusieurs égards le Fénélon de l'Allemagne et du culte réformé. Au moment de sa mort, il traçait une hymne à Dieu (insérée, avec la traduction française, dans les Archive*

I littéraires, Paris, 1801, t. 2, p. 28) : il ne pot l'ach 'ver, et l'on trouva sa plume à côté du vers où elle était interrompue. Il fut bon époux, Uon père, ami dévoué et fidèle; son cœur fut constamment ouvert aux malheureux. Les divisions que de nouveaux systèmes ont introduites en Allemagne parmi les hommes de lettres et les savants, l'opinion particulière qu'adopta Herder dans ces discussions, les écrits polémiques qu'il

1 publia contre quelques-fins des chefs ou des partisans des sectes nouvelles, l'amertume à laquelle il se laissa quelquefois entraîner, contre ses dispositions naturelles, dans quelques-uns de s-s écrits, ont pu faire momentanément méconnaître à des esprits prévenus toute la part de gloire qui lui appartint, toute la reconnaissance qui lui est due. Du moins un monument digne de lui a été élevé à sa mémoire par Heyne, et Jean et George de Millier. Ils ont été les éd teurs de la collection complète de ses œuvres, publiée après si mort, mais sur les indications qu'il avait données à se* illustres amis. Cette collection imprimée chez Cotta à Tubinguc, de 184)0 à 1814, forme 45 volumes in-8°; seconde éditition, 1827 et année* suivantes, 60 vol. in-18. Elle est divisée en trois parties principales : la littérature et les beaux arts, la philosophie de l'histoire, la religion et la théologie, l a première partie comprend celles de ses productions qui sont relatives à la littérature et aux beaux -arts, publiée en partie pir Heyne; ce que nous en avons sous les yeux , se compose de 10 volumes in-8°, ce sont des fragments, ou matériaux préparés pour un grand édifice que l'illustre auteur n'a pu conduire à son terme : 1" Sur la langue allemande, ses caractères et son perfectionnement ; 2" Sur les rapport, d- lu poésie allemande arec celle des Orientaux et des Grées, 3° Sur l'emploi et l'im'tati'in de la littérature latine dans les prodirt-ons modernes de l'Allemagne , A3 Sur l'histoire du C>d, d'après les romance* espagnoles; aceompagn ; de diverses légendes; 5° Sur la théorie du beau dans les arts (sous le titre de Crit sc/ie Wtrlder)\ G" «les Scènes tragiques, en vers, imitées du grec; des Essais détachés de poésie ou de pros^ poétijue, en partie d'après les mêmes modèles; 7° Sur F histoire et la critique de la poésie el des arts du dessin ; ces recherches sont précédées d'une FHisertation sur l's causes de h décadencedu goàtchet les différents peuples (Mémoir* qni remporta I? prix proposé, en 1773, par l'Académie royale d» Berlin), in-8"; 8» Sur les anciens chants populaires d>-s différents peuples ; Fauteur a recueilli el fait revivre en vers allemands un grand nombre de chants des nations du Nord et du Midi, de l'Angleterre et de l'Allemagne, el des peuples sauvages; 9° Sur la littérature orientale; recherche*

et imitations diverses, à la suite desquelles on trouve deux dissertations couronnées par l'Académie royale de Berlin ; l'une Sur f influence de l'étude des belles-lettres et des beaux-arts à l'égard du progrés des sciences, l'autre Sur Us effets qu'a produits la poésie relativement aux mornrs des pt upies; 10° Cette partie du recueil se termine par des iniitalious de fragments de l'Anthologie grecque, etc., accompagnés de dissertations ou de remarques. — La deuxième partie du recueil comprend les œuvres de philosophie et d'hi6toire : nous en avons huit volumes sous les yeux , tous publiés par Jean de Millier. Le premier, intitulé l Antiquité, renferme «les recherches et des commentaires, en forme de lettres, sur les monuments de Perst'polis; le deuxième, diverses dissertations qui servent de prélude à l'Histoire de C humanité, celle qu'on trouve en téte. Sur f origine du langage, remporta, en 1770, le prix proposé par l'Académie royale de Berlin. Le chefd'œuvre de llerder (les Idées sur la philosophie de l'histoire de f humanité) remplit les quatre volumes suivants (1) : le septième en présente une sorte de supplément et de suite dans des fragments la plupart relatifs à l'immortalité de l'âme sous la forme de maximes ou de dialogues ; il se termine par la dissertation De l'influence du gouvernement sur les sciences . qui fut couronnée, en 1779, par l'Académie de Berlin. Des dialogues sur Dieu et sur l'Ame , consacrés en partie à rectifier et à éclaircir divers poiuls du système de Spinosa, sont la matière du huitième volume. La troisième et dernière portion du recueil est formée des écrits sur la rdigion et la théologie; nous en avons dix volumes in-8° entre les mains : ce sont des recherches sur l'esprit de la poésie hébraïque; des sermons et des homélies; un ouvrage sur la plus ancienne origine de la race humaine; des commentaires sur le Cantique des cantiques et sur l'Apocalypse ; des éclaircissements sur le Nouveau Testament, d'après des sources récemment découvertes dans les traditions orientales ; enfin des directions et des conseils pour les élèves en théologie et pour les prédicateurs, les premières en forme de lettres , les secondes sous la forme de feuilles périodiques. Ses semions ont un caractère particulier qui semble inspiré par les dialogues de Fénélon sur l'éloquence : llerder a dédaigné la méthode aride et minutieuse des divisions et des sous-divisions; il s'abandonne aux réflexions et aux sentiments que son texte lui suggère ; il médite avec ses auditeurs : son débit calme, sans gestes et presque sans inflexions respirait le même esprit ; cette simplicité à laquelle la beauté de son organe et de sa figure, et sa manière large et imposante, donnaient quelque chose d'auguste, «Tait une autorité vraiment digne

traduitw en français par M. EdgaH Quin«t, Paria et Straabourg , IBiT-,»», 3 roi. ln-8». Le traducteur a fait précéder crue publication a'u». ronarouable introduction.

Lee Uiu tur la pMlMopAU dé Vkulow* de t'ktnuniti

I de la chaire évangélique. Les ouvrages rassemblés dans cette collection furent publiés par llerder de son vivant, et quelques-uns avaient eu plusieurs éditions. La plupart des fragments furent également mis au jour successivement dans divers recueils ou journaux littéraires. Nous avons en outre de lui plusieurs dissertations critiques sur des sujets de littérature, ou relatifs aux beaux-art3. Sa Terpsichore (Lubeck, 1795, 1790) est une imitation des poésies lyriques publiées en latin par le jésuite Baldi d'Lnsisheim dans le cours du 17* siècle, suivie de quelques recherches sur ce genre de composition. Son écrit intitulé Raison tt expérience. Leipsick, 1799, 2 vol. in-8°, est une critique de la philosophie de Kant, dont il attaque les conséquences plutôt qu'il n'en discute sérieusement les principes. Sa Cnlligone (Leipsick, 1800, 1 vol. in-8°) est essentiellement aussi une critique du système de Kant sur l'esthétique. Son Adrastea, ouvrage périodique (Leipsick, 1801 à 1803, S vol. in-8°) offre une suite de mélanges sur la littérature , la philosophie et la morale. Ses Lettres sur Us progris de l'humanité , en dix cahiers ( Riga , 1793 à 1797, 1 vol. in-8°), sont comme une effusion noble du sentiment qui remplissait son coeur et animait tous ses travaux; là , sous une forme variée, avec une sorte d'abandon, il sème les sujets qu'il traite des plus utiles méditations, parcourt l'histoire , cherchant à marquer ou les progrès que l'humanité a obtenus, ou h s mouvements rétrogrades qu'elle a pu subir ; il explore surtout les siècles modernes, s'enquérant areo une tendre sollicitude des destinées de notre nature, et saisissant avec joie tout ce qui en relève les espérances. Cet infatigable écrivain a contribué à plusieurs autres productions périodiques , et à diverses éditions dont il a fourni les préfaces; on le retrouve partout dans l'histoire littéraire de son temps. Sa correspondance avec Lessing est imprimée dans le 29* volume des œuvres de ce dernier. Nous ne saurions hasarder ici des jugements détaillés sur des travaux dont la sphère est aussi étendue, dont les objets ont été si variés. Les théologiens ont pu reprocher à Herder de s'éloigner quelquefois, dans ses interprétations , de la rigueur de la tradition et du dogme ; mais les amis de la religion lui doivent une juste reconnaissance pour avoir relevé le mérite littéraire des ouvrages qu'elle a consacrés. Les érudits ont pu le blâmer d'avoir quelquefois mêlé de brillantes hypothèses à ses recherches sur les monuments de l'antiquité; mais les amis des lettres lui sauront gré d'avoir rajeuni un grand nombre de ces monuments, et les érudits euxmêmes doivent lui rendre grâces d'avoir orné de fleurs les routes ardues dans lesquelles ils s'exercent. Les philosophes ont pu trouver peu de profondeur dans ses vues sur la philosophie rationnelle, et les partisans des nouveaux systèmes s'en sont naturellement prévalu coulre l'autorité des censures qu'Herder avait faites de ces systèmes;

mais les observateurs impartiaux n'ont pu s'empêcher de remarquer que ces censures , si elles n'étaient pas justifiées par une solide réfutation , étaient inspirées cependant par une respectable appréhension des conséquences, et, à ce qu'on assure, par des expériences particulières, recueillies par leur auteur dans I«'s examens dont ses fonctions l'avaient chargé. Il y a d'ailleurs une philosophie pratique, celle qui intéresse le bonheur du commun des hommes , celle qui peut descendre jusqu'à eux : Herd«T doit siéger à jamais parmi les écrivains qui lui ont rendu les plus émitients services; il lui a rendu le premier de tous, en la ramenant sans cesse aux inspirations de la vertu. Ceux qui ne cherchent et ne voient dans l'histoire que la date des événements ne sauraient comprendre le mérite et même l'objet des travaux de ce penseur pour lequel l'érudition était un moyen et non un but : mais ceux qui concevant l'histoire dans toute sa dignité, dans toute l'étendue de ses applications, comme la grande et générale expérience établie sur la plus noble partie de la création , assigneront à llt rder un nom immortel. Non-seulement il conçut, dans toute sa grandeur, l'idée de considérer l'histoire comme un tableau vivant des desseins de la Providence sur la société humaine , comme un témoignage lumineux de la destinée donnée à notre nature , comme une révélation anticipée de l'avenir; mais il esquissa même dans des traits rapides l'exécution de cette haute pensée. 11 y versa une abondance de vues, un résumé de faits, une chaleur de sentiments, une richesse de philanthropie, s'il est permis de parler ainsi, qui le fe ront toujours reconnaître comme leur premier guide par les penseurs qui se dévoueront à cette généreuse carrière, presque neuve, il faut en convenir. C'est donc sous le rapport de son influence que cet écrivain, ami des hommes, que cet homme de bien littérateur, doit être surtout considéré. Cette influence sera tout ensemble lumineuse et bienfaisante ; nous désirons qu'elle soit étendue et rapide ( 1 ). — Son Dis aîné, Ouillaume-Codcfroy Herder, né à Buckebourg en 1771, est mort le 9 mai 180b' à Weimar, où il était médecin de la cour, spécialement voué à l'art des accouchements, sur lequel il avait publié, en 1797, une dissertation latine, et, en 1803, un ouvrage plus considérable en allemand. D. G— o.

IlEllEAU (Kumk-Joachim . littérateur, né à Paris, le 3 mars 1791, quitta la France en 1809, avec un prince russe qui l'avait pris pour secrétaire, et devint ensuite professeur de littérature française à St-Pétersbourg. Une pièce de vers contre l'empereur Alexandre ayant paru à l'époque où Napoléon entreprit sa fameuse campagne de Russie , Héreau , naturellement caustique , fut soupçonné

(1) On trouve deux Notice* sur Herder dana les Archiva littérairtt , publiéci i Paria en 180O et lhol, t. 1 et S. Dan* et Gruber ont publié en allemand le Tableau de *>n caurit, *ou* ce ; Ut» : Xarakurùtik Utrisri, LdpUck , 1(W& , ln-8».

d'en être l'auteur, et envoyé en Sibérie, dans la province de Vialtka. La langue russe, qui lui était devenue familière , lui rendit supportable ce rigoureux exil dans un pays où nul Français n'avait encore pénétré. Plus tard on lui fournit l'occasion et les moyens d'être utile à ses compatriotes, le gouverneur l'ayant nommé interprète des prisonniers français que la désastreuse retraite de Moscou amena dans les déserts de la Sibérie. Mais le long séjour que fit Héreau sous cette âpre température, en blanchissant ses cheveux prématurément, dut affecter son moral. Il résida quelque temps à Berlin , comme secrétaire d'un ambassadeur russe; et ce ne fut qu'à la fin de 1819 qu'il revint à Paris, où, dès ce moment , il se consacra entièrement à la culture «les lettres. VAImanach des mutes, VAImanach des dames . d'autres recueils poétiques annuels de la capitale et divers recueils littéraires mensuels ne cessèrent de publier des vers de Héreau, et surtout des fables qui ne sont pas sans mérite. Attaché dans les premiers mois de 1820 à l'entreprise de la Resue encyclopédique, il en devint caissier, puis secrétaire général , et il continua d'en être un des rédacteurs, même après qu'en 1826 il fut devenu secrétaire général de la direction et de l'administration du Bulletin vatreml des sciences et de t industrie, auquel il resta attaché jusqu'à la chute de cette entreprise du baron de Férussac, à la fin de 1 831 .Un an plus tard, il fut appelé aux mêmes fonctions pour diriger la rédaction du Dic'ionnaire de la conversation ti de la h:ture, et il s'acquitta de cette pénible tâche avec beaucoup de zèle et d'intelligence; mais l'état de sa santé , altérée par l'excès du travail , et quelques discussions que la franchise et la susceptibilité de son caractère lui attirèrent avec les éditeurs le déterminèrent à y renoncer, en décembre 1835, lorsqu'on finissait la lettre E. Cependant l'activité de son esprit et la médiocrité de sa fortune ne lui permettaient pas de rester oisif. Il s'occupa donc d'organiser une société en commandite pour la traduction des meilleurs ouvrages publiés en diverses langues européennes, et il en fit paraître le prospectus. Ce projet ayant échoué, faute d'un nombre suffisant d'actionnaires, lléreau en conçut d'autres encore plus audessus de ses forces. Craignant de ne pouvoir les exécuter, il s'abandonna au chagrin, et désespérant alors de subvenir aux besoins d'une nombreuse famille, il termina ses jours par un suicide, le 8 juillet 1830. C'était un homme probe et loyal, ennemi de l'intrigue, mais inquiet et caustique. Ecrivain consciencieux et infatigable, il avait de l'esprit et des connaissances variées , bien qu'un peu superficielles. Outre un grand nombre d'articles de divers genres , mais principalement sur la critique, ainsi que sur l'histoire et la littérature russe , insérés dans les trois ouvrages dont il a dirigé la rédaction , et qui sont signés de lui ou des initiales E. H., il a été fondateur et l'un des principaux rédacteurs du journal la Causeuse,

HÉR

î, et il a donné quelques articles de théâtre dans la Chronique de Paris, en 1854. Il est auteur du tableau de la littérature russe et polonaise qui Tait partie de Y Allât des littératures , par M. Jarry de Mancy. Il a fait tirer à part : te Sultan et le nue d'argile, fable extraite de la Psyché. in-8°. Le Postillon et la diligence, fable politique, extraite du Mercure du 19e siècle. 1827, in-8<?. Analyse des fables russes . imitées de Kriloff, en vers français et italiens, 1825, in-8°. Il a donné dans cette édition la fable du Singe et de fours. Revue sommaire de quelques outrages poétiques. 1826, in-8°. Examen de l'Anthologie russe de M. Dupré de St-Maur, précédé d'un Coup d'œit sur la littérature russe, 1827, in-8°. Ces quatre opuscules sont extraits de la Reçue encyclopédique. Héreau a laissé des fables et des poésies inédites qui , réunies à celles qu'il avait déjà publiées, formeraient un volume qui ne déparerait pas la nombreuse collection de nos fabulistes. A— t.

UEREDIA ( Pierre-Michel de), né à Valladolid en décembre 1590, fut premier médecin de Philippe IV, et mourut à lacour de ce prince en février 1059. Pierre Barca de Âstorga, son disciple, et professeur de médecine à Alcala , publia ses ouvrages, qui parurent à Léon, 1605, 4 tomes en 2 volumes in-fol. ; Anvers, 1690, même format. Dans son premier volume, qui contient le Traité des fièvres, il suit entièrement la doctrine d'Aviccnne. Mais on s'aperçoit dans le second, qu'il était revenu à celle d'Hippocrate; car il rappelle toutes les histoires que ce père de la médecine a rapportées dans son livre des maladies épidémiques. Heredia était très-expéditif dans ses cures, qui furent presque toujours heureuses : aussi , avant même d'entrer au service du roi Philippe, était-il déjà le médecin le plus riche de l'Espagne. B — s.

HÉRÉMON, premier roi connu d'Irlande , de la race scytho-milésienne, vivait, disent les anciennes chroniques, environ dix siècles avant l'ère vulgaire. Il fut le dernier des enfants de Mileagb Easpain (le Champion d'Espagne), plus connu sous le nom de Milesius, duquel sortirent ces Scylho- Milésiens , et qui régnait particulièrement sur la colonie des Gadesiens , aujourd'hui la Galice. Une sécheresse très-prolongée ayant occasionné la disette dans ce pays , les principaux habitants se déterminèrent à l'abandonner, pour aller chercher lortune ailleurs. Une prophétie du druide Caicer leur promettait la possession de l'Ile la plus occidentale de l'Europe. Ithe , fils de Breogan , oncle de Mileagh , fut envoyé à la découverte. Débarqué sur les côtes de l'Irlande , qui s'appelait alors Inis-Fail, il fut d'abord bien accueilli des souverains du pays. Mais leur ayant trop clairement exprimé combien il jugeait leur sort digne d'envie , il leur devint suspect. On lui tendit des embûches : il fut enveloppé , et périt en se défendant. Les Gadesiens résolurent de venger sa mort. Ils armèrent une flotte de soixante voiles, commandée par les huit (Us de Mileagh. Leur

voyage fut d'abord très-heureux. Mais sur les cotes mêmes de l'Ile, une tempête affreuse dispersa les vaisseaux. Tous périrent, à la réserve de ceux qui portaient Hérémon et ses frères Amergin et Heber-Fionn (roy. Amercis). Ileber, attaqué presque sur-le-champ par la princesse Eiré, la vainquit, et s'avança dans l'intérieur du pays jusqu'à Invear Colpa (la haie de Colpaj, où il retrouva son frère Hérémon. Ils marchèrent ensemble contre les souverains du pays, et les joignirent dans les plaines de Taylton. Le combat fut sanglant et dura longtemps. L'action devait être décisive. Les trois princes des Tualha de Danaius périrent : Hérémon et son frère Heber restèrent maîtres de l'Ile, et se la partagèrent. Heber eut la partie méridionale, qui fut depuis la province de Momonie; Hérémon se réserva la souveraineté de la Lagénie. Les deux rois vécurent en bonne intelligence pendant un an; mais, au bout de ce temps, l'ambition de la femme d'Heher le perdit. Elle lui persuada que le partage avait été inégal entre les deux frères, et qu'il devait se faire rendre justice par les armes. Heber, prince faible, céda à ces insinuations. Il leva une armée nombreuse, et marcha contre Hérémon. Les deux princes se joignirent dans les plaines de Gcisiol. Heber perdit la vie : Hérémon resta ainsi seul souverain de l'Irlande, et régna encore treize ans. Ma-Geoghegan, que l'on peut consulter sur ces faits, fixe sa mort à l'an du monde 29%. Nous n'avons pas besoin d'observer, au surplus, que cette histoire fait partie de ce que l'on nomme les temps fabuleux, et que les dét dis qu'elle présente sont loin d'être constatés. D. L.

HLRENNIEN. Voyes. Zénobie.

HERES BACH (Conrad), surnommé le ColumeUe de l'Allemagne, naquit en 1509 à Heresbach, dans le duché de Clèves, de parents distingués par leurs richesses, et qui prouvaient, dit-on, leur descendance de Godefroi de Bouillon. Il s'appliqua dans sa jeunesse à l'étude des langues avec tant de succès, qu'à l'Age de quinze ans il revit et publia la Géographie de Strabon, traduite en latin par Guarini et Gregorio Tifernas, avec les passages omis dans les précédentes éditions. Il se livra ensuite à l'histoire et à la jurisprudence, et y fit de si grands progrès qu'il mérita bientôt d'être placé au rang des hommes les plus savants d'un siècle qui en compte un nombre si considérable. Le duc de Clèves lui confia l'éducation de son fds, et le récompensa de ses soins par une place de conseiller intime. Il remplit cet emploi pendant plus de quarante ans d'une manière trèsdistinguée, et fut chargé de plusieurs missions délicates, dont il s'acquitta de manière à se concilier de plus en plus l'affection générale. Heresbach était d'un caractère doux et obligeant; il portait dans les affaires autant de droiture que de pénétration , et commandait par sa candeur l'estime de ceux mêmes qui ne partageaient pas ses opinions. Quoique sincèrement attaché à la reli-

MO

uni

gion catholique , il fut lie d'aniitié avec Érasme , i Mélanchlbon , Sturmiiis, et les chefs des partis qui divisaient alors l'Allemagne. Après tant d'an- i nées employées à servir son pays, il demanda la permission de quitter la cour, partagea son temps entre la rédaction de quelques ouvrages pieux et la pratique des devoirs de la religion , se prépara | à sa fin prochaine en chrétien, et mourut à l.o- Hnsaulen le 14 octobre 1570, à l'âge de 67 ans. On a de lui : 1° des éditions latines d'Hérodote, de Thucydide , de Strabon , et de la grammaire de Théodore de Gaza, corrigées et augmentées des morceaux non encore traduits; 2° De educaudis trudiendtsquc principum liberis reipublica gubrrnandœ detlinalii , deque republica christi'ina admi- UÙtranda, libri duo, Francfort , 1370 ,1392, in-t". Cet ouvrage, dit un critique, est plein de bon Sens, de principes sûrs et de vues étendues; mais Tauteur ne s'est pas mis à la portée de toutes les 'classes de lecteurs. ou Rei rustka libri quatuor, tinii ersam agriculture diteiplinam continentes ; item de venaliunc. auttpîo et pisratione competidium , Cologne, 1570, 1573; Spire, 1595, in-8". C'est le fruit des loisirs qu Ilcrcsbach goûtait tous les ans i la campagne. Dans le traité d'agriculture, il décrit les différentes pratiques connues des anciens, en fait l'application à l'Allemagne, et y ajoute les résultais de sa propre expérience. Ses observations sur la chasse el la pèche sont Intéressante» surtout pour les naturalistes; il y rapporte beaucoup de faits cmi.ux, cl quelques autres aussi qui ne sont pas exacts. 4" Hisforia ÊMabapt'utka de facttone Monasteriensi anni 155i od 153li, cum hypunuema'tt ac nuits théologien, kittorkii et politkù Theodori Strackii, Amsterdam, IC37; [bld., 1G50, in-8". C'est la relation de la prise de Munster par les anabaptistes, el du supplice de leurs chefs; elle est contenue dans une lettre à Frasmc , qu'lleresbarh invite à écrire Histoire de celte socle : ainsi Niccron el Lenglct Dufresnoj ont eu lorl de citer cet ouvrage comme la meilleure histoire des anabaptistes. Cette lettre renferme des détails très-intéressanls; el les uoh s qu'y a ajoutées Th. Strackius sont utiles à consulter : l'éditeur a joint à la lettre d'IIeresbach l'ouvrage de Lambert Hortcnsius, De tum.ltu auu- Inptistarum. 5" Fn discours De laudtbus grtecarum tUlcmrum ; Chriitimut jurisprud. ejiitome ; une Paraphrase latine des l'unîmes de David. On lui attribue encore des Additions au Dictionnaire grec et latin de Vab ntin Cor ion. On trouvera la liste des autres ouvrages d'Ileresbach dans les Mémoires de Niccron, t. 37. W—s.

IIFRFT (MATiiimw), né en 1518 au Breil, près Conneré, province du Maine, étudia les sciences médicales et le grec à l'universKJ de Paris, y fut reçu docteur, et vint se fixer au Mans, où il exerça la médecine jus ju'à sa mort, arrivée en 1583. Il a traduit, du grec en français : 1° La tr..j> et brièce deicription de la guerre et ruine de Tioit, anciennem.nt décrite par Darèt Phrygien; 1

IlER

ensemble une harangue de Âfenelnût, pour la répétition d'Hélène; plus quelques dizains et épilaphts d'Hector el Achille. Paris, Nivelle, 1553, in-lî. C'est la plus ancienne traduction française de cet ouvrage (rog. Dahks). 2" Les problèmes tT.îlexandrt Apltrodisce, excellent et ancien philosophe . arec annotations el autres problèmes de même nature. Paris , 1 555 , in-8° ; 3° te Banqwt de Platon , traitant de l'amour et beauté , avec les plus notables sentences recueillies de ses centres, Paris, 1356, in-8°. l.-c.

IIFIUIAIS (Locis-Éi ikvni , imprimeur et fondeur en caractères, naquit à Paris en 176S. Au commencement de la révolution il fut employé à b fabrication des assignats, el surtout au polytypage, tel que Camus l'a décrit dans les Mémoire de l'Institut, t. 3, et dans son Histoire et proéda du polytgpage et du stérèotgpage {tog. Camcs). Le 3 nivôse an 6 (décembre 1797) il obtint un brevet pour l'invention de caractères mobiles en creux. servant à composer cette matrice pagina ire qui estampe un format solide en relief, propre au service de la presse t> pographique. Peu après, s'étant associé avec Pierre et Firmin Didot (tog. Firmin Dioor), il établit les ateliers où s'exécuta le procédé breveté de ce dernier, d'après lequel des types usuels, mais fondus en composition plus forle, livrent un texle en relief qui, sous le balancier, offre assez de résistance pour servir île poinçon à la iuatrice paginaire. C'est aussi dans ce temps qu'IIerhan parvint à construire une machine portative remplaçant avec économie, exactitude el célérité, loulc lettre fautive dans b relief d'une page estampée. Désirant toutefois employer et améliorer son premier procédé , ils* relira de l'association et obtint, le 27 brumaire an 8 (novembre 1799), un certificat de perfectionnement. Comme une longue suite de travaux préparatoires exigeait des fonds considérables, ceuxci furent avancés par un ami des arts qui crut servir la propagation des lumières; et quoique l'artiste n'eût d'abord prétendu «pie fondre de* types creux, moyennant un fort alliage, idée dont l'illusion a élé prouvée par l'exp>;rience, il arriva jusqu'à former tous ses parallélipipedes eo cuivre élire, el à les frapper isolément par le poinçon d'acier, avec la plus rigoureuse exactitude. Aussi, dès les jours complémentaires de l'an 9 (septembre 1801), fournil-il à l'exposition du Louvre, non-seulement un volume in-18, niais une belle page du plus grand in-folio, imprimée av.c deux planc.ies rapprochées, dont l'estampage avait eu lieu par la composition d'uu texte en matrices mobiles de cuivre; ce qui lut valut ia médaille d'or. On vit paraître dans ce leni,»s un

nombre considérable de volumesstéréotypés in-18, in-12 et in-8°, soit dans les aleliers de (Inventeur, soil dans ceUx des frères Maine, à Tours. Le mode de stéréotypagv de lierhan avait le défaut d'eTre dispendieux; et on connaît tous les progrès que la stéréotvpie a faits dans ces derniers temps; les procédés d'Hcriian sont depuis longtemps ahau-

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