‹ Biographie universelle (Michaud) ancienne et moderneChapitre 52 sur 106 · UES · texte numérisé non relu

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dats mal payés , mal vêtus , mal nourris , et qui étaient pour lui une sorte de marionnettes dont les évolutions formaient son amusement journalier. Enfin il avait trouvé un dernier et encore plus ignoble moyen de grossir ses épargnes. Le château de Wilhemsbad, résidence d'été originairement construite pour y prendre des bains, fut par lui converti en un hôtel garni , où il ne se réserva qu'un simple appartement , et où il était loisible à tout voyageur de loger et d'être nourri à des prix assez modérés. Son cuisinier même en faisait le service, et S. A. ne dédaignait pas d'aller s'informer de ses hôtes s'ils étaient contents. La spéculation était assez bien entendue au moment où les troubles de la France jetèrent hors de ses frontières une grande quantité d'émigrants. Il versait ses fonds dans la maison de M. Rolschild père, de Francfort, avec lequel il avait déjà eu des relations satisfaisantes. Le gouvernement français fit, à diverses reprises, des tentatives pour avoir ce dépôt, mais sans succès, Rotschild ayant constamment éludé cette entreprise spoliatrice. Ce fut par les soins et aux frais de l'électeur qu'en 1809 le duc de Brunswick-GEIs (roy. ce nom) parvint à former le corps de totalitaires dit le Corps noir. Il s'occupait aussi trèsactivement alors , avec ce duc et le prince d'Orange, de donner au Tugendbund une direction politique. Guillaume ne put rentrer dans ses Etats qu'en novembre 1813 , après la bataille de lianau. Par suite de l'acte de la confédération germanique du 8 juin 1813, et des changements qui s'opérèrent dans les possessions territoriales de ses membres, changements qui ne furent définitivement arrêtés que par le recez général de la commission de Francfort du 20 juillet 18L>, les domaines de l'abbaye princière de Fulde lui furent attribués, ainsi que la propriété des salines de Kreutznach, situées sur la rive gauche de la Nahe , sous condition toutefois que la souveraineté en resterait à la Prusse. Alors son électorat se trouva porté à une surface de deux cent un milles carrés et à une population de cinq cent soixante-huit mille habitants. Il avait tenté, mais vainement, à Aix-la-Chapelle, d'obtenir la couronne royale. — En rentrant dans sa souveraineté , Guillaume s'était mis en possession de toutes les propriétés publiques acquises sous le gouvernement westphalien. H voulait ainsi se créer le droit de regarder comme nul tout ce qui avait été fait pendant sa longue absence, lorsqu'il pourrait en résulter quelque préjudice pour son trésor. En conséquence de ce système , il avait publie', sous la date du 14 janvier 1816, une ordonnance par laquelle il dépossédait sans aucune restriction tous les propriétaires des biens et droits domaniaux vendus, et cassait tous les baux trans missibles à des héritiers, ainsi que les rachats «le redevances féodales. Le gouvernement prussien cette ordonnance, comme étant

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puissances attires, et cette discussion fut soumise en l8lGà la diète de Francfort. Mais il n'en fut pas de même d'une autre mesure qui n'était que de régime intérieur. Toutes les promotions militaires qui afaient eu lieu furent annulées, et plus d'un général redescendit au simple grade de lieutenant. En 4817, il rétablit à ilanau la caisse des veuves et des orphelins, que le prince primat avait supprimée en 1811 . A la mort de Guillaume, arrivée le 27 février 1821, on évaluait à huit millions de francs les revenus de l'éJectorat , indépendamment des intérêts provenant de ses capitaux et domaines privés, que l'on ne portait pas à moins de douie millions. Prince aussi bizarre qu'absolu , la hauteur et l'égoïsme furent les bases dominantes de son caractère. Nul souverain en Allemagne ne se montra plus dur, plus impitoyable même pour les émigrés français, qu'il enveloppa arec les vagabonds et les juifs dans une même ordonnance qui les proscrivait de ses États. Et pourtant Guillaume se montra constamment le plus ardent ennemi de la révolution française ! L — 6 — d.

HESSE-CASSEL (Guillaume II de), fllsdu précédent, né à ilanau le 28 juillet 1777, fit , comme officier prussien, la guerre de l'indépendance. Il avait épousé, en 1797, la princesse Auguste-frëdérique-Christinr, fille de Frédéric-Guillaume II, roi de Prusse. Après la mort de son père, survenue le 27 février 1821, l'électeur Guillaume prit les rênes du gouvernement de son pays. Il sépara complètement la justice de l'administration, divisa à cet effet le pays en quatre provinces et chacune de celles-ci eu plusieurs cercles. A la tête de l'administration fut placé un ministère d'État composé de quatre départements. L'armée fut aussi réorganisée. Le mouvement politique imprimé a l'Europe par la secousse de la France en 1830 avait nécessité l'établissement d'une nouvelle constitution. Au mois de septembre de cette année, Guillaume II accorda cette constitution à son pays, et le 50 septembre 1831, il nomma son régent le prince électoral son fils. A partir de ce moment, le prince Frédéric-GuUlaume prit la direction des affaires , et, en fait , succéda à l'électorat de Hcsse-Cassel. Les événements qui se sont produits dans la Hesse-Cassel , depuis la nomination du prince Frédéric-Guillaume , comme corégent jusqu'au moment où il fut appelé è régner nominativement, appartiennent à l'histoire de Frédéric -Guillaume, et non è celle de Guillaume II, qui vécut en dehors des affaires. Nous ne bous en occuperons donc pas ici. Guillaume il est mort le 20 novembre 1847. Le corégent Frédéric-Guillaume lui a succédé. Z.

HESSE-PH1L1PPSTUAL ( Guillelmikc - Hcdwme de ), surnommée Heydom. née le 7 octobre 1681 , était la lille aînée de Philippe de Ilesse-Cassel , tige de la branche apanagée de Philippstbal. j Trop prématurément enlevée par la petite vérole I au mois d'août 1699, on ne peut apprécier quel 1

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