‹ Biographie universelle (Michaud) ancienne et moderneChapitre 53 sur 106 · LIES · texte numérisé non relu

LIES

haut degré de développement auraient pris les rares talents dont la nature l'avait douée. Elle parlait plusieurs langues vivantes , possédait des connaissances étendues en théologie , en chronologie et dans l'histoire tant ancienne que moderne ; celte princesse avait spécialement cultivé la géographie, et elle laissa de sa façon des caries manuscrites d'une justesse et d'un travail admirables. L — s— d.

HESSE-PH1LIPPSTHAL (Louis de) , second fils du landgrave Guillaume II, né le 8 octobre i~«l, fut marié en 1791 à une comtesse Bergh de Trips, qu'il perdit en 1806, et dont il n'eut qu'une fille. Entré au service de Naples durant le ministère et par I influence du chevalier Acton, qui portait, dit-on, une tendre affection à sa femme, il ne se signala par aucune action d'éclat jusqu'en 1H06, époque du siège de Cafte , où il commandait lorsque cette place fut bloquée par les Français, et dont la brillante défense est devenue pour ha un titre de gloire. Ce blocus fut converti m commencement de juin en un siège régulier par le général Reynier; et le maréchal M asséna vint y commander en personne à la fin du même mois. La garnison , qui d'abord n'avait été que de ♦,000 hommes , fut portée jusqu'à 8,000 avant la fin du siège. Il s'y trouvait cent trente bouche» à feu ; et comme l'escadre anglaise qui croisait devant le port finit par s'y embosser, les secours en munitions de guerre et de bouche y abondaient sans obstacles. Aussi, cette nombreuse artillerie, servie avec une sorte de prodigalité, foudroyaitelle continuellement les travaux des assiégeants. On ne peut contester au prince de H esse d'y avoo* payé de sa personne, puisque , placé sur un bas* lion à trois étages et encourageant ses eanonniers, il reçut è la tête, le 10 juillet , un éclat de bombe qui le blessa si grièvement qu'on désespéra de sa vie et que l'on dut protnptemeut le transporter en Sicile sur une frégate anglaise. Ou s'accorde cependant assez généralement à attribuer le principal mérite de cette belle défense an commandant en second, qui y fut lui-même blessé mortellement quelques jours après, et qui reçut au moment d'expirer le cordon de l'ordre deSs- Ferdinand. C'est alors que fut accordée une honorable capitulation à la garnison, qui était encore forte de 7,000 hommes. Elle en avait perdu 1,000 pendant le siège , et la perte des assiégeants n'avait pas été moindre. Walter Scott {l u d* Xapoléon) a prêté au prince cette réponse à la sommation île capituler qui lui avait été faite dès le commencement du siège : « queGaete n'était pas « Ulm , et que le prince de Hesse n'était pas le « général Mack. ■ Mais ici l'illustre écrivain a peutêtre été un peu historien romancier. Le prince , qui assez souvent s'enivrait dés le matin , s'écriait { plus laconiquement dans son ivresse i • Je ne J « veux pas me rendre. • Au reste, d'après le té- I moignage de personnes dignes de foi qui l'ouï connu, nous croyons pouvoir assurer qu'il était

capacité très-bornée. La mort du prince Charles, son frère aîné, ayant eu lieu avant celle du landgrave Guillaume, arrivée en 1810, il succéda à ce titre de souveraineté alors purement nominal, car tous les domaines de sa maison faisaient partie du royaume de Westphalic, créé pour Jérôme Bonaparte. Aussi conserva-t-il les fonctions et le grade de capitaine-général de l'armée napolitaine jtisqu'à sa mort, qui arriva le 15 février 1816. Le titre de landgrave passa alors au prince Ernest, son frère puîné. L — s — o.

ETESSE- UHINI KI.S ( F.RNE8T , landgrave oc), petit-fils de Guillaume le Sage, et le plus jeune des fils de Maurice, naquit le 8 décembre 1623, et parvint à être rétabli dans la possession d'une partie des États de son père. Il épousa en 1647 Marie- El éonore , fdle de Philippe- Reinbardt , comte de Solms. Le ressentiment qu'il conservait de la sévérité dont l'empereur avait usé envers son père l'engagea à se réunir aux mécontents : mais il n'éprouva que des revers, et fut fait prisonnier à la bataille de Ceisefce par le généra) Lamboy. Pendant sa détention il eut des doutes sur les principes religieux dans lesquels on l'avait élevé; et, s'étant fait instruire des dogmes de la religion catholique, il se hâta,' aussitôt qu'il fut libre, de rentrer dans le sein de l'Eglise romaine. Devenu veuf en 1689, il épousa la fille d'un bas officier dont la société lui était agréable. Sa ville capitale fut assiégée par les Français en 1692; mais elle ne put être prise. Ernest mourut au mois d'août de l'année suivante , à 70 ans. — Ernest-L£opold, son petit-flls, mort le 25 septembre 1731 , à 47 ans, laissa deux fils qui lui succédèrent, et trois filles, dont l'une fut mariée au prince de Piémont, depuis roi de Sardaigne, Charles -Emmanuel III, et une autre à Louis- Henri , prince de Condé. W— «.

HESSE-RHINFELS-ROTHENBOURG (le prince CnAiaES-CossTANTi?» de), eonnu par le rôle qu'il a joué dans la révolution françaice , était le frère puîné du landgrave de Hesse - Rothembourg , branche cadette et paragée de Hesae -Cassel , dont fut la souche Ernest, qui, en 1653, abjura ainsi que Marie-Eléonore de Solms, sa femme, le calvinisme, que Maurice, son père, avait adopté en 1605, pour embrasser la religion catholique, que sa postérité à continué de professer. Né le

10 janvier 1753, Charles entra jeune au service de France, devint colonel, fut fait brigadier en 1784, et maréchal de camp en 1788. A cette époque, se trouvant à Marseille, il eut l'occasion d'y voir fréquemment l'abbé Raynal. Un jour crn'il venait d'exposer ses principes en présence de l'anteur de l'Histoire philosophique, celui-ci s'écria : « Voilà un homme et non un prince. »

11 jouissait alors, tant par son traitement que par ses pensions sur la cassette du roi, d'un revenu de seize mille francs. Nommé commandant à Perpignan , il se réunit en 1702 aux administrateurs de celle ville pour dénoncer à l'assemblée

législative le ministre de la guerre Narbonne, qu'il accusait de laisser cette partie de la frontière sans défense. Le ministre, obligé de se justifier, prouva que le prince de liesse Ini-même avait empêché l'exécution des travaux ordonnés par le comité des fortifications, sous le prétexte qu'ils étaient inutiles. Promu le 22 mai au grade de lieutenant général, il remplaça quelques mois après le baron de Wimpfen (l.ouis-Franç.) dans le commandement de la sixième division militaire. Sa réputation l'avait précédé à Besançon , où le ritoyen'ginèral-phthtopke fut accueilli avec enthousiasme par les révolutionnaires les plus exaltés. Trois jours après (50 septembre) , il se rendit au club pour y renouveler sa profession de foi patriotique. Le président lui répondit par un discours qui se terminait ainsi : « Dans un gou- • vernement libre, les poignards sont à roté « des couronnes civiques , nous te laissons le « choix (1). » Dirigé par les clubistes, il changea tout son état-major et suspendit la plupart de* ofliciers du génie, notamment d'Arçon (*oy. et nom ) , que Dumouriez plus tard sauva de la réclusion et peut-être de l'eehafaud , en le faisant venir a l'armée du Nord (voyez ses \ttmmret, édition de 1823, t. 4, p. 23). Il s'occupa d'ailleurs avec beaucoup d'activité de mettre Besançon en état de défense; et, ce qui est assez digne de remarque, c'est que ce fut lui qui nomma Pichegru(t>oy. ce nom) commandant d'un bataillon île volontaires du Gard. Le bruit s'étant répandu que le général de Hesse devait quitter le commandement de la division, les autorités, tout en réclamant son maintien dans un poste qu'il remplissait à la satisfaction de tous les vrais patriotes, s'empressèrent de lui donner une preuve de leur contentement personnel pour la conduite qu'H avait tenue. Charles Hesse (c'est ainsi qu'il signait) les en remercia par le billet suivant: « Besançon, « 21 décembre 1702, l'an l" de la république. « Citoyens administrateurs, je viens de lire, les « larmes aux yeux , le certificat de civisme dont « vous m'honorez. Rien ne peut payer un pareil « témoignage; toutes les couronnes de l'univers « ne seraient rien ponr moi à côté d'un tel bien- « fait. Aussi jamais je n'oublierai , dans quelque « partie de la république que je sois , les preuves i journalières de bonté que vous m'avez accor- ■ dées pendant mon commandement à Besançon. « Recevez, je vous prie, citoyens adniintslra- « leurs, les assurances de mes sentiments frater- « nels, etc. (2). > Les réclamations des administrateurs furent écoutées pour le moment, et Charles Hesse ne fut remplacé par le général Sparre qu'au mois de février 1703. Atteint par le décret qui renvoyait les noblesdcsarméesdc la république, il cessa peu de temps après d'être employé. Se trouvant

(I| V,iftr,,m Journal du départ w»! du I) boct. 1793. (2i Cette pièce fallait partie de la précieiuc Collection d'autoraphe. de M. Onrernoy, auteut de. EfktwUrUn dm nwUédê

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sans ressource , il écrivit dans le mois d'octobre à la société des jacobins de Paris pour lui demander du pain ou son admission au nombre de ses membres. Mais le fougueux Dufourny fit rejeter sa demande d'après un arrêté qui ne permettait pas l'admission d'un prince dans la société. Ch. Hesse était en 1795 un des rédacteurs de Y Ami des lois, journal démagogique dirigé par Poultier et Sibuet. Il concourut ensuite au Journal des hommes libres (1), arec Antonelle, et fut mêlé aux intrigues de Babeuf, comme à toutes celles de ce parti contre le directoire. On le vit figurer ensuite dans les cercles constitutionnels et dans le club du manège en 1799. Telle était sa réputation qu'après le 18 brumaire il reçut l'ordre de sortir de Paris et fut mis en surveillance à St- Denis. Compris, après l'explosion de la machine infernale, dans le nombre des jacobins qui furent déportés par mesure de police , il fut conduit à l'Ile de Ré, où il resta prisonnier plusieurs années (2). Enfin il put se retirer en Allemagne ; et, ayant obtenu quelques secours de sa famille , il s'établit en Suisse, où il vécut longtemps oublié, s'occupant ou paraissant s'occuper exclusivement d'histoire naturelle. En 1811 il vint demeurer à Bâle ; l'âge et le malheur avaient modifié ses opinions politiques; mais les personnes qui l'approchaient purent dès lors remarquer quelque dérangement dans son cerveau. Il applaudit à la chute de Napoléon , dont il croyait avoir eu beaucoup à se plaindre, ainsi qu'au rétablissement des Bourbons , dont il espérait sa réintégration dans son ancien grade. Dès le mois de juillet 4814 il annonça que Na|>oléon ne tarderait pas à quitter l'Ile d'Elbe pour revenir en France; mais, en même temps, que son nouveau règne serait de courte durée. La réalisation de la prophétie lui donna de la confiance dans ses idées; et , vers la fin de 1815, il prédit que les Bourbons seraient renversés, si le gouvernement n'adoptait pas une autre marche. Cet avis, qu'il fit parvenir au ministre de la police, fut regardé comme une nouvelle preuve de folie ; et peu de temps après il reçut l'ordre de quitter Bâle. Il revint alors à Francfort, d'où il continua vainement de solliciter l'autorisation de rentrer en France et le payement de la pension qui lui était due pour ses services. II mourut dans cette ville le 19 mai 1821 , à 70 ans. Dans une lettre qu'il écrivait peu de temps auparavant, il annonçait que, depuis 1769,

(Il Cest à sa coopéraUon à cette feuille que Despaxc fait i •ion dans M seconde tatirt, où, l'opposant i Carat, loui "i etine«.lu,il dit:

Charles Ileaae , du moins , fait prcUTe Il ne te borne pua * régenter la France. Illustre successeur de ClooU-Anacharsis, Du fond de son grenier, sur son grabat a Il insurge en espoir Berlin , Madrid et Rome; Aux esclares de Paul il lit les droits de l'homi Visite les Lapons, et, dans son noble essor, sur trois traîneaux l'étendard Uicolor.

aon/>«r««M,p.86, il dit qu'Un lsoi.,tantè Paria qu'à 111e de Ré

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il avait composé cent ouvrages, dont quelquesuns lui paraissaient dignes de l'impression , mais qu'il ne pouvait les publier qu'en France, après les nvoir soumis à la critique de personnes compétentes. On connaît du prince de liesse le Partisan (composé en 1788). imprimé en 1810, et avec des augmentations en 1816, in-12 de 166 pages. I.a première partie de cet opuscule contient quelques idées utiles sur le service des troupes légères en campagne ; mais toutes les additions sont l'ouvrage d'un fou. Plusieurs chapitres se terminent par ces mots : Fiat lux. Au bas de la dernière page se trouve cette annonce : On fera paraître en temps et lieu la moutarde après diner. C'est le titre d'un second ouvrage militaire qui devait être beaucoup plus étendu que le premier. W — s.

HFSSE-DARM STADT (Louis, premier landgrave de), petit-fils de Philippe le Magnanime, naquit le 24 septembre 1577. Son attachement à la maison d'Autriche lui mérita le surnom de Fidèle. Les alliés de l'électeur Palatin , n'ayant pu l'engager à entrer dans la ligue contre l'empereur, ravagèrent ses États en 1622, et, l'ayant arrêté avec son fils, les livrèrent à l'électeur, qui les retint prisonniers dans l'espoir d'obtenir une paix plus avantageuse. Les circonstances ayant obligé ce prince à se confier lui-même à la générosité de l'empereur, il rendit la liberté au landgrave. Louis fut indemnisé des pertes que lui avait occasionnées la guerre par le don des Etats confisqués sur son oncle Maurice. 11 prit possession de Marbourg en 1624, remplaça les professeurs calvinistes de l'université par d'autres de la confession d'Augsbourg, et signala son zèle pour la croyance luthérienne. Il mourut le 27 juillet 1626, laissant plusieurs enfants de son mariage avec Catherine , fille de l'électeur de Brandebourg. W— s.

HESSE-DARMSTADT (Georges de), fils puîné do landgrave Louis VI, et descendant, à la cinquième génération, de Philippe le Magnanime , par Georges I", dit le ritux , tige de cette branche cadette, naquit le 25 avril 1669. H combattit d'abord en Irlande , au service du prince d'Orange, devenu roi d'Angleterre, sous le nom de Guillaume III; puis, abjurant le protestantisme pour embrasser la religion catholique, il passa au service de Charles II, roi d'Espagne, qui lui conféra la grandesse de première classe , le décora de l'ordre de la Toison d'or et lui confia la viceroyauté de Catalogne. Le duc de Vendôme prit sur lui Barcelone en 1697. Après la mort de Charles II, il embrassa le parti de l'archiduc Charles, qui, en 1702, le chargea d'une mission en Portugal, dans le but de détacher le roi Pierre 11 des liaisons qu'il avait avec la France et l'Espagne. Cette négociation eut un plein succès, et elle amena l'alliance de ce royaume avec l'Angleterre, alliance qui, durant tout le 18* siècle, en a fait un satellite de cette grande planète. Georges fut ensuite promu par l'i

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grade de général de cavalerie; il se signala en 1704 et 4703, à la défense de Gibraltar, et fut tué le 14 septembre 1705 devant Barcelone, à l'attaque de Mont-Jouy, dans sa 36* année et célibataire. L — s— D.

HESSE-DARMSTADT (Louis X, comme landgrave de [ou Locis I", grand-duc de Hesse et sue le Ruifi ]), né le 14 juin 1753, prit dans sa jeunesse du service dans l'armée russe et y ût avec autant de courage que de prudence la guerre contre les Turcs, terminée le 22 juillet 1774 par le traité de Kutschuk-Kainardgi. Il obtint ensuite un congé honorable avec le titre de lieutenant général , et en toucha la solde jusqu'à son avènement au gouvernement. Retiré à Darmstadt, il y cultiva les arts, et spécialement la musique, qui fut pour lui une véritable passion jusqu'à la fin de sa vie. Il épousa le 19 février 1777 Louise- Caroline de Hesse, sa cousine germaine, union qui lui donna huit enfants, et dont l'harmonie ne fut pas un seul instant troublée pendant cinquante-deux ans qu'elle dura. La mort du landgrave Louis IX , son père , l'appela à la souveraineté le G avril 1790. Jusque-là il avait joui d'une tranquillité que vint troubler la réaction occasionnée par la révolution française sur la rive droite du Rhin, où l'esprit de révolte et les insurrections ne tardèrent pas à se manifester. L'invasion de cette portion de l'Allemagne par l'armée de Cusline eut lieu, et le landgrave Louis en devint une des premières victimes. Quoiqu'il rendit pleine justice à la loyauté des militaires français, il n'en fut pas moins forcé de prendre parti contre la France. Ses troupes combattirent avec les armées confédérées sur le Rhin , en Alsace et dans les Pays-Bas, pendant les années 1793 et 1794, tandis que lui-même s'était réfugié en Saxe avec sa famille. Il revint en 1797 dans ses Étals, où il fit aussi rentrer son corps d'armée; et une paix particulière conclue avec la France en 1799 lui procura enfin quelque repos. La révolution française lui avait enlevé ses possessions en Alsace; lors du recez de 1803, il dut céder au margrave de Bade la portion allemande de la seigneurie de Lichtenberg; mais il trouva une ample indemnité dans l'acquisition de l'électoral de Hayence , du duché de Westphalie et de plusieurs bailliages du Palatinat. Il reçut un nouvel agrandissement par l'acte de la confédération rhénane (1806), dont il fut un des auteurs, et par ses traités subséquents avec Napoléon. C'est à cette époque qu'il prit le titre de grand-duc arec rang royal, et dès lors il resta fidèle aux engagements qu'il avait contractés avec la France, engagements fondés sur la crainte d'une invasion nouvelle , de la destruction de sa dynastie et du bouleversement de son pays. Forcé de réunir ses troupes à celles de Napoléon, il eut la douleur de les voir essuyer de grandes pertes , notamment à Lutzen et à Leipsick en 1813, où le prince Emile de liesse qui les commandait fut fait prisonnier XlXv ^

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avec un grand nombre de ses soldats. Plus tard, quand la fortune devint contraire à l'empereur des Français , et qu« Darmstadt fut envahi par les alliés, Louis conclut avec les puissances confédérées la convention de Francfort du 5novembre 1813. Quelques troupes de ligne et des volontaire* hessois vinrent en France avec les alliés en 1814 et 1815, mais elles n'y jouèrent qu'un rôle msi-

?;nifiant. Par suite des arrangements de cette poque, il perdit le duché de Westphalie qu'il lui ! fallut céder à la Prusse, et il eut encore d'autres sacrifices de territoire à faire en faveur de Bade, de Hesse-Cassel et de la Bavière; mais il conserva Mayence et obtint un district considérable entre la Moselle et le Rhin , avec le titre de grand-duc de Hesse et sur le Rhin. En résumé, lors de l'avéi nement de Louis, son pays était d'une étendue de | cent milles carrés avec trois cent mille habitants; et, à la fin de sa vie , le grand-duché s'est trouvé de cent quatre-vingt-cinq milles carrés de surface, 1 avec une population de plus de six cent quatre- ; vingt mille habitants. Louis aimait l'ordre ; il était simple et sobre dans ses besoins personnels; juste et également bon pour tous, grands et petits; il protégea les sciences et les arts. La réorganisation de l'université de Giessen fut en quelque sorte une création ; il augmenta les fonds des gymnases et établit de nouvelles écoles. Son goût passionné ; pour la musique lui coûtait annuellement trois > cent mille florins (750,000 francs), somme énorme i si on la rapproche des revenus du grand-duché , qui ne dépassent pas huit millions de francs. Mais la constitution assure au prince la libre disposition de la liste civile et de sa fortune particulière. Entraîné par l'exemple de quelques voisins, il donna en 1820 une constitution par laquelle la diète hessoise est formée de deux chambres : les débats de l'une et de l'autre sont publics; mais ceux de I la seconde sont seuls insérés dans les feuilles pé- I riodiques. Avant l'avènement de Louis , les catholiques ne pouvaient se réunir pour le service divin que clandestinement en quelque sorte et dans des maisons particulières. Dès cet avènement , il leur ' fut permis d'exercer publiquement leur culte, j et ils reçurent du prince d'abondants secours; enfin , le grand-duc fut également tolérant sous le rapport politique et sous le rapport religieux. La ville de Darmstadt, qui en 1790 ne comptait que neuf mille cinq cents habitants , en a maintenant vingt-sept mille. Louis I" mourut le 6 avril 1830. L-— a— D.

HESSE-DARMSTADT ( Louis n, grand-duc de), fils aîné du précédent, né le 26 décembre 1777, suivit en 1795 les cours de l'université de Leipsick, assista en 1804 au congrès tenu par Napoléon i Erfurt , et en septembre 1814 fut envoyé au grand congrès des princes allemands à Vienne, pour représenter les intérêts de sa maison et de la Hesse grand-ducale. H y insista pour obtenir l'établissement du régime constitutionnel dans toutes les parties de la confédération germanique. Après

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l'établissement de la constitution il prit part aux débats des États de Hesse, et participa souvent aux discussions, dans les séances de la première chambre. Kn 1820 notamment il se prononça, contre l'opinion du ministère, pour le droit illimité des pétitions. La mort de son père , Louis I", le mit à la t^to du gouvernement , le 6 avril 1830. Le règne de Louis 1! paraissait s'annoncer par line heureuse modération; mats le contre-coup de la révolution de juillet , et les troubles de la Hesse électorale qui commencèrent à se produire au commencement de septembre 1830, vinrent compromettre la tranquillité du duché. Des mésintelligences sérieuses éclatèrent entre Louis H et les chambres, qui comptaient un grand nombre de libéraux. En 1832 la chambre des députés Tut dissoute; les réélections ne firent que renforcer l'opposition, qui se trouva pins puissante que jamais. En face des entraves qui étaient apportées à son gouvernement , Louis 11 n'hésita pas à prononcer une nouvelle dissolution (24 octobre 1834), et cinq jours après parut un manifeste par lequel il expliquait à ses sujets les motifs qui l'y avaient guidé. Dans ce manifeste le grand-duc se plaignait de ce que des imprimés criminels avaient exercé sur les dernières élections une influence des plus fâcheuses. 11 déclarait que la nouvelle chambre, composée en grande partie des anciens membres réélus, avait trompé son espoir et était revenue sur des propositions qu'il avait déjà jugées inadmissibles. Un député s'était servi d'expressions indignes et offensantes envers ceux qu'il avait placés à la téte des affaires, et la chambre, en décidant que l'orateur ne devait pas être rappelé à l'ordre, s'était rendue complice de cette oflense. Il rejetait sur la majorité de la deuxième chambre la responsabilité du préjudice qui pourrait résulter de cette mesure. Il engageait les électeurs à bien considérer si les intérêts du peuple pouvaient «Ire défendus par une chambre composée de membres hostiles au gouvernement. If terminait enfin en annonçant que, quel que fut le résultat des élections prochaines , son immuable résolution était de ne point laisser porter atteinte par aucun moyen aux droits qu'il tenait de la constitution et qui lui appartenaient. En même temps que paraissait ce manifeste, la pression la plus vive était exercée sur les électeurs; des Instructions sévères étaient adressées aux commissaires chargés de la direction des élections, pour prévenir toute influence du parti libéral. L'opposition ne pouvait lutter ; elle fut vaincue; le gouvernement eut une chambre selon ses vœux. A partir de ce moment le calme se rétablit peu à peu dans le duché, et les affaires reprirent leur cours accoutumé sans que nous ayons d'incident Important à signaler. En 1839, le grand-duc put même accorder aux condamnés pour défit* politiques une amnistie , qui fût accueillie avec faveur, et lui rendit une partie de sa popularité; il accrut encore cette popularité Tannée

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I suivante (1840), en faisant présenter aux états un projet de code pénal dans lequel les peines corporelles étaient abolies. Louis II chercha à développer le commerce et l'Industrie. Il s'occupa de l'instruction primaire , améliora le sort des nù-

| nistres de la religion, diminua les impôts qui pesaient trop lourdement sur le sol. En 1842 il proposa à la deuxième chambre de faire construire les principales lignes de chemins de fer aux frais de l'Etat; cette proposition ayant été adoptée, il prit immédiatement les dispositions nécessaires pour l'exécution de ces grandes voies de communication. En 18-17 il présenta aux états une loi qui avait pour objet d'abolir la patente à laquelle les juifs avaient été soumis sous le régime

: impérial dans la Hesse rhénane; cette loi adoptée à une grande majorité produisit une satisfaction

rnérale. Les désordres qui agitèrent l'Allemagne la suite de la révolution française de février 1848 eurent leur retentissement dans le duché de Hesse -Darmstadt. Louis H avait soixante et onze ans ; il ne voulut pas s'engager dans de nouvelles luttes. Ad mois de mars il abandonna le soin du gouvernement à l'héritier de son trône, le prince Louis son fils, qui prit le titre de corégent. Il est mort peu de temps après à Darmstadt, le 16 juin 1848. E. D— s.

HESSE-HOMBOURG (Frédéric, landgrave de}, né le 30 mai 1633, était fils puîné de Frédéric V, tige de cette branche, et petit-tils de Georges 1", landgrave de Hesse-Darmstadt. Il servit avec dit- | tinelion dans les armées de Suède et perdit une cuisse devant Copenhague, lors du siège de cette ville par Charles X, en 1660. Il passa ensuite au service de l'électeur de Brandebourg, qui lui confia le gouvernement de la Poméranie , et mourut le 24 janvier 1708. — Frédéric, prince régnant de Hesse-Hombourg, gendre de Georges III , roi ( d'Angleterre, et qui est mort en 1829, s'est fait peu remarquer. —Son frère Louis, qui lai succéda et qui est mort en 1839, gouverneur de Luxembourg, avait servi avec distinction dans les dernières guerres sous les drapeaux de la Prusse. L-s-a.

HESSE (Etre), voyageur allemand , né àOttendorf, village du bailliage de Pirna en Saxe, fut ; employé dans l'administration des mines. En 1680 ! H accompagna Benjamin Olitzch, métallurgiste habile que la compagnie hollandaise des Indes avait engagé à diriger l'exploitation d'une mine d'or à Silléda , sur la cote occidentale de Sumatra, au sud de Péquateur. On partit du Texel au mois de novembre; plusieurs ouvriers saxons moururent durant la traversée , d'autres à leur arrivée au lieu de leur destination, où Ton ne parvînt qu'au commencement de Î682.0litrch, ayant examiné la mine, jugea qu'elle ne pouvait pas produire de bénéfice et se crut obligé d'en avertir la compagnie; tous les mineurs qui l'entouraient furent de son avis. 11 se disposa donc à revenir en Europe , mais il mourut le 29 mal. Hesse , à qui il avait recommandé le seul fils qui lui restait,

quitta Sumatra le 21 février 1683, et après une ] traversée malheureuse , atterrit le 46 octobre au Texel. H rerusa les offres que lui firent les direc- j teurs de ïa compagnie des Indes à Amsterdam , ; de retourner dans l'Orient, et rentra le 12 décembre à Dresde , où il remit è ses parents l'enfant qu'on loi avait confié. Mal récompensé de J ses soins, îl se bâta de quitter la Saxe. Il s'écrie dans son livre : « J'aimerais mieux finir mes jours \ » parmi les nègres de l'Inde que dans ma patrie. » | Il passa au service de Brandebourg, prit ensuite parti dans les troupes envoyées a la république de Yenise, et fit une campagne en Morée. On a de lui en allemand : Relation d'un voyage aux Met orientales, ou Journal de ce qui est arrivé de remarquable dans le voyage fait avec le conseiller et commissaire électoral des mines, B. Olittslh, en 1680, de Dresde jusqu'en Asie et tile de Sumatra, composé par Elle liesse; Dresde onPirna, 1687, in-12; 2e édition , soigneusement revue , corrige'e et augmentée, I.cipsick, 1690, in-8»; ibid., 1734, in-8°. Ce livre , mal écrit , ne contient de curieux que ce qui concerne les mines de Sumatra ; encore les remarques sur ce sujet ne sont-elles pas Instructives. Une planche représente l'exploitation de la mine de Silléda. Les observations de l'auteur sur les autres productions du pays sont pour la plupart assez insignifiantes, mais elles ont au moins le mérite de la vérité. E — s.

HESSE (EasEST-CmiÉTiEN), un des plus célèbres Virtuoses sur la viola di gamba . naquit à Grosgottern en Thuringc le 14 avril 1676. 11 fit ses études musicales à Langensalza, puis à Eiscnach, et s'attacha au landgrave de Darmstadt, qui le nomma son conseiller de guerre. Ce prince ayant fixé sa cour à Ciessen, Hesse suivit, dans l'université de cette ville, l'école de jurisprudence, genre d'étude que l'on a vu rarement pratiqué

Sar les disciples du dieu de l'harmonie. En 1698 esse obtint la permission de faire un voyage à Paris , pour s'y perfectionner dans la pratique de son instrument favori. H reçut en même temps des leçons de Marais et de Forquerai; mais, comme ces deux maîtres étaient ennemis jurés, il fut obligé de prendre auprès de l'un des deux un nom emprunté. liesse répondit également bien à leurs soins; chacun s'enorgueillissait de son élève; enfln à l'occasion d'un concert public Us te portèrent un défi , et Ton peut juger de leur surprise lorsqu'il se trouva que les deux élèves que l'on voulait mettre aux prises n'étaient qu'un seul et même homme. Hesse enleva tous les suffrages , et dans son exécution fit connattre tour à tour la manière de chacun de ses maîtres. H quitta Paris ensuite, puis visita l'Angleterre, la Hollande et l'Italie, où il se perfectionna dans la composition. A son retour il passa parvienne, où l'empereur lui fit présent d'une chaîne d'or, et le nomma bientôt après son maître de chapelle. En 1719 Hesse parut à Dresde aux fêtes données pour le mariage du prince électoral. Il se

à Darmstadt , où il mourut le 16 mai 1767, âgé de 89 ans. On a de lui beaucoup de motets, A'ormtorio, et autres compositions sacrées, qu'il écrivit pendant qu'il était maître de chapelle , ainsi qu'un grand nombre de sonates pour la viola di gamba. — Hesse (Jeanne-Êlisabeth Doebricht), femme da précédent , fut une des pins célèbres cantatrices de son temps. Après avoir brillé d'abord an théâtre de Leipsick avec ses deux sœurs, Simonelti et Ludwig , elle épousa Hesse en 1713 a la cour de Darmstadt, et par ses soins acquit un tel degré de perfection qu'elle était désirée dan* toutes les cours de l'Allemagne. Elle en fit longtemps les délices, et mourut a Darmstadt. D. L.

HESSE (J eau- Louis) , pasteur luthérien mort le 21 août 1810 , a laissé , outre des compilations peu intéressantes et un catéchisme à l'usage de 1 église de Schwartzbourg-Rodolstadt xi' la Vie du prince Lovis-Gonthier de Sehwarttbourg- Rudolstadt , Rudolstadt, 1790 , gr. uv8« (imprimée aussi dans le recueil des pièces dédiées à la mémoire de ce prince); ta Vie du prince François-Charles de S.-R.. Rudolstadt , 1793 , gr. in-8-, enfin In Vie de Louis- François Il de S.-R. , Rudolstadt, 1807, gr. in-8", 2" dé nombreuses poésies fugttires, la plupart pièces de circonstances, entre autres des Ballades et chansons. Rudolstadt, 1793, gr. m-8»; a» De libris rarioribus bibliothecte an/ee inferioris qu* RudolstadH est, Rudolstadt , 1782-84, in-4-; 4"G«>graphiœ antiqua, médite et nova tummanum, 12 tableaux, 1791-1809. Cet ouvrage est important et commode pour les études. Il ne faut pas confondre Jean-L. Hesse arec son fils L.-F. Hesse, auteur de plusieurs ouvrages d'histoire et de géographie très-estimes. °T:

HESSELBACH (Fmsçois-Casvmi»), chirurgien et anatomiste allemand , né i Hemmelbourg, le 27 janvier 1739, fit ses études médicales à l'umversité de Wurzbourg, où il se lia d'amitié avec Siebold , professeur d'analomie, dont il fut longtemps prosecteur. Il devint ensuite prosecteur titulaire , et pendant plusieurs années qu'il exerça ces fonctions, il s'occupa sans relâche à enrichir le muséum anatomique de Wurzbourg. En 1807 a faculté de médecine de cette ville lui donna le titre de docteur, et il fut nommé ensuite chirurgien en chef de l'hôpital et professeur d'opérations. 11 mourut le 21 juillet 1816. Ses ouTragrs sont : 1» Introduction à Canatomie du corps kummn (en allemand). Rudolstadt, 1803-1810, 2 vol. in-4«, fig. Cet ouvrage n'est pas terminé. 2» Tnuti a**tomko-chirnrgical sw Torigine des hermes , Wurzbourg , 1806 , in-4« (en allemand); 3° Nouvelles recherches anatomico-pathologiques sur f origine et les progrés des hemies (en allemand), ibid., 1814, m-4#, ouvrage très-estimé. Il est accompagné de 17 planches , et a été traduit en latin par Ruland, ibid., 1816, in-4». 4" Description et pendre d un instrument pour découvrir et arrêter tûrement Jm hémorrhngies dans l'opération de la hernie (en * mand), ibid., 1815, io-4*, 1 pl.

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HESSELBERG(Jean-Fhédébic), théologien hUhérien, né le 17 décembre 1700 à Mittau, étudia aux universités de Wittenberg et d'Iéna , revint ensuite en Couriande , fut nommé pasteur à Wahnen en Livonie, passa de là en 1739 à Àltausen, en 1741 à Apricben, en 1750 à Grobin, où il devint membre du consistoire, et mourut le 21 mai 4759. On a de lui divers opuscules sur des points d'érudition et de théologie , et des éloges ou notices funèbres en l'honneur de plusieurs de ses contemporains. Mais il s'est fait connaître surtout par ses écrits polémiques relatifs à la conversion universelle des juifs, conversion sur laquelle il comptait et qu'il prophétisait avec hardiesse en dépit des attaques de Wolffer et des réfutations de Schubert. Parmi ces derniers, nous indiquerons sa Réjutation aux assertions de WolJf<r sur la conversion des juifs . 1745, et sa Lettre à Schubert JW les preuves qu'il allègue contre la conversion, etc. , | Hambourg, 1749, in- i II a aussi donné une édi- l tion, avec éclaircissements et notes, de la Théologie pastorale de Baumgarten, Halle, 1752, in-8°, sous les auspices de Baumgarten lui-même. Tous ces ouvrages sont en allemand. P— ot.

HESSELINK (Gérard), théologien anabaptiste hollandais, né à Groningue en 1755, mort à Amsterdam en 1811 , après avoir fait de bonnes études dans sa ville natale , à Lingen et à Amsterdam, publia, en prenant ses degrés en philosophie à Lingen, en 1778, une dissertation intéressante : De montibus ignicomis ac terra- motibus, eorumque cognutione. Nommé professeur de théologie au séminaire des anabaptistes, à Amsterdam, en 1786, il prit possession de sa chaire par un discours latin, où il recherchait la cause qui ; fit rejeter la doctrine évangélique, tant par les juifs que par les gentils, à l'époque de la première prédication de l'Évangile. 11 fut appelé à la chaire de philosophie dans le même séminaire , 1 en 1800. On a de lui , outre les discours dont nous venons de parler, trois mémoires théologiques, couronnés par la société Teylérienne de ; Harlem, et insérés dans ses recueils. Ces mémoires sont en hollandais, ainsi que la plupart I des autres productions de Hesselink, dont nous allons parler encore : 1° Un mémoire couronné pêr la société tbéologique de la Haye, et inséré j dans ses recueils, Sur le sacerdoce de Jésus-Christ, tel qu'il nous est représent/ dans l'Kpitrc aux Hébreux; 2° plusieurs mémoires de physique , ou d'histoire naturelle, imprimés, soit séparément , soit dans j divers recueils; 3° un Dictionnaire herméneutique du Nouveau Testament, en 2 volumes in-8e; 4° un i Mémoire sur ir rhythme et la prosodie de la langue i hollandaise , comparés avec le rhythme et la pro- J sodie des anciens. Plus de sagesse que d'originalité caractérise en général les productions de Hesselink, empreintes, au surplus, de cet esprit de tolérance qui distingue aujourd'hui la communion à laquelle il appartenait. Al— on.

UESSEUUS (Fuftçois), philologue hollandais,

IICS

né à Rotterdam, en 1G80, y fut nommé en 1709 professeur d'éloquence et d'histoire. Il obtint en 1708 un des canonicats sécularisés du chapitrr de Notre-Dame, à Utrecht, où il mourut en 1746. Il a donné : 1° une édition d'Ennius (voy. Esnius), Amsterdam, 1707, in-4°; 2° une de l'ibiut Sequetter. De fluminibus, etc., Rotterdam, 1711, in-8°; 3° une des Inscriptions recueillies par Gudius, Leeuwarde, 1731 , in-fol. Saxius juge qu'on aurait pu mettre plus de soin et d'exactitude à ce dernier travail. M — os.

HESSELIUS (Asniui), pasteur de la colonie suédoise établie en Amérique, était né en 1677, dans la paroisse de Skedvi. L'évèque de Skara, Jesper Swcdberg, père du fameux Swedenborg, l'enga-

ra en 1711 à se rendre en Amérique pour être la téte de l'Église suédoise. Cette Église était composée des Suédois qui avaient passe en Amérique, sous le règne de Christine, pour s'établir le long du fleuve Delaware, en Pensylvanie. Hesselius s'embarqua en Angleterre et arriva au lieu de sa destination dans le mois de mai 1717. fl commença aussitôt ses fonctions, et tel fut le zèle avec lequel il les remplissait, qu'il trouva le temps d'instruire les Indiens, et de recueillir un grand nombre d'objets d'histoire naturelle, dont fl envoya les plus intéressants en Suède. Pendant ses excursions il rencontra une communauté de disciples de Labadie , nommés Labadistes, qui avaient formé des établissements en Amérique ; fl s'entretint avec eux , et entreprit de les faire rentrer dans le sein de l'Église prolestante. La plupart renoncèrent aux opinions fanatiques de leur fondateur, et se réunirent aux anglicans, dont ils étaient voisins. Hesselius fut rappelé en Suède en 1723; il s'embarqua sur un vaisseau anglais, et arriva à Londres ; mais une tempête violente , survenue pendant le trajet, lui fit perdre ses livres, ses collections et tous ses effets. On lui procura cependant à Londres les moyens de passer en Suède , où il obtint une place de pasteur en Dalécarlic. Avant d'aller prendre possession de cette place , il eut une audience du roi et de la reine de Suède, en présence du sénat, et il remit sur l'état de la colonie suédoise en Amérique une relation qui fut imprimée. André Hesselius mourut eu 1733, laissant en manuscrit le Journal des observations qu'il avait recueillies en Amérique.— Il avait un frère, Jean Hesselius, docteur en médecine , membre de l'Académie des sciences de Stockholm, mort en 1752, et qui s'était appliqué avec succès à l'histoire naturelle. On a de lui des recherches très-intéressantes sur les productions du règne végétal en Suède , et sur la manière de les rendre utiles. H découvrit près du lac Hîelmar une carrière de marbre blanc, avec des veines rouges, un des plus beaux qu'on trouve dans le Nord. Sa collection de serpents et de beaucoup d'autres reptiles, que son frère lui avait envoyés d'Amérique , est dans le cabinet d'histoire naturelle de l'université d'Upsal. C— ac.

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