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et affirmaient qu'ils ne le regardaient pas comme ayant pris part au complot. Dans sa défense il montra un calme, une dignité et une douceur qui attestaient la pureté de sa conscience; néanmoins le 18 il fut condamné à mort ainsi que six des accusés, mais, avec deux d'entre eux , recommandé à la clémence du roi. Le jugement fut regardé comme très-sévère pour ce qui le concernait; Heywood, dans une lettre adressée à sa soeur, n'eut pas de peine à réfuter les motifs sur lesquels sa condamnation avait été appuyée. La terrible anxiété de sa famille eut un terme le 24 octobre , lorsqu'elle reçut la nouvelle que le roi lui faisait grâce. Le 29 Heywood était à Londres, où il embrassa son frère et sa sœur, qui signèrent avec lui une lettre écrite è leur mère. Il rentra ensuite dans la marine, mais avec le grade inférieur qu'il occupait au moment de la catastrophe qui avait failli lui être si funeste. Au bout de cinq ans sa bonne conduite le flt nommer lieutenant. Durant la longue guerre qui ne finit qu'en 1814, il se distingua dans tous les commandements qui lui furent confiés. Dans une note écrite de sa main en juillet 1816, il dit que durant un laps de temps de vingt-neuf ans sept mois et un jour, il a passé en mer vingt-sept ans six mois et une semaine. Il était à peu près le doyen des capitaines de vaisseau de la marine royale lorsqu'il mourut, en 1831 , avec la réputation d'un homme brave, actif, intelligent, éclairé, humain et aimable. A l'époque de son procès, tous les témoins avaient rendu justice à ses bonnes qualités et à son exceUent caractère. Les détails contenus dans le présent article contribuent à éclaircir encore davantage l'enlèvement du Bounty, qui dans le temps eut un si grand retentissement en Europe. Nous les avons puisés dans un ouvrage anglais , intitulé Histoire mémorable de la révolte et de l'enlèvement du Bounty, vaisseau du roi ; ses causes et ses conséquences , Londres, 1831 , in-12. Ce livre contient un abrégé de cet événement et du voyage d'Edwards, l'histoire du procès du reste des révoltés amenés en Angleterre au nombre de dix, et une notice détaillée sur l'Ile Pitcairn, où huit d'entre eux s'étaient établis. On apprend dans ce livre que les véritables noms de John Adams. que nous n'avions pu découvrir quand nous avons écrit l'article Bligh , étaient Alexandre Smith. Cet ouvrage offre aussi une correspondance intéressante entre Heywood et sa sœur. On voit que ce marin avait des dispositions très-heureuses pour la poésie , et que dans toutes les occasions, même les plus dilliciles, il cédait au penchant qui le portait à la cultiver. Trompés sur l'orthographe de son nom par le texte de la relation de Bligh , nous l'avions écrit incorrectement dans notre article sur ce dernier, et des renseignements inexacts nous avaient également induits eu erreur sur un ou* vrage que nous lui avons attribué. E— 8.
HEZEL. Voyez Hetzej,.