‹ Biographie universelle (Michaud) ancienne et moderneChapitre 62 sur 106 · HIA · texte numérisé non relu

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HIA:RNE(Umaw), médecin et physicien, né en Suède, dans l'année 1641, étudia la médecine à Upsal, sous le tarant Rudbek, et acquit peu après l'amitié do comte de Tott , qui lui fournit les moyens d'étendre ses connaissances par des voyages. Il alla d'abord à Londres, où il devint membre de la société royale , et ensuite à Paris , où il s'appliqua pendant deux années avec un grand zèle à l'anatomie , à la physique et a la chimie. Lorsqu'il retourna en Suède, ses vastes connaissances furent appréciées dans ce pays, et il y devint l'oracle des savants. Deux autres voyages qu'il fit en Allemagne eurent pour but la connaissance des mines. Hia;rne, ayant étudié avec soin les découvertes et les procédés des Allemands, fut en état de donner des avis utiles «ir l'exploitation des mines de Suède, et fut nommé vice-président du conseil dirigeant cette partie. Il était en même temps à la téte du conseil de médecine, et premier médecin du roi. Il avait proposé l'établissement d'un laboratoire de chimie; il en obtint la direction, et lit connaître en Suède les découvertes des plus habiles chimistes de l'étranger. Il mourut dans un âge trèsavancé, en 1744. Parmi ses ouvrages il faut distinguer Acia hboratorii chymiri, Stockholm, 1706; Oiyciogmphia Swcana . ibid., 1716, et le Traité qu'il publia, l'année 1679 , en suédois, sur les eaux minérales de Medevi, dont il avait fait la découverte. C — au.

HIAO-TSONG, onzième des empereurs chinois de la dix-neuvième dynastie, dite des Song. est le nom que prit Te hao-Ouei en montant sur le trône par l'abdication de son père, Kao-Tsong, en 1161. La Chine était alors partagée en deux empires, et la dynastie des Song n'en possédait que la partie méridionale. Après de longues guerres contre les Kin, nation tartare, elle leur avait cédé en 1141 toute la partie nord qu'ils avaient conquise. Hiao-Tsong, d'un caractère modéré, désirait conserver la paix , et son premier ministre ne craignit pas de l'acheter par les conditions les plus humiliantes; mais pour triompher de l'opposition de ses collègues, qui voulaient maintenir la majesté impériale, il appela les Tartares, qui gagnèrent une sanglante bataille sur les impériaux en 1164. Le perfide ministre, effrayé du suppliée qu'il avait mérité par sa trahison, mourut peu après, et l'empire jouit d'une paix profonde jusqu'à l'abdication de Hiao-Tsong, en 1189. Son fils Kouang-Tsong , influencé par sa femme et par ses eunuques, se brouilla avec lui, et poussa l'ingratitude jusqu'à refuser d'aller le visiter, pendant sa dernière maladie, dans le palais qu'il avait choisi pour retraite, d'assister à ses obsèques, en 1194, et de porter son deuil. Hiao- Tsong méritait plus de reconnaissance : aucun prince de la dynastie des Song n'avait plus fait pour sa famille et pour son peuple; aucun n'avait été plus vigilant, plus éclairé sur ses vrais intérêts, plus ferme et plus zélé pour l'honneur de l'ein-

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