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biographie par H. Leng, dan» le Neuer nekrolog dtr Deutsche», 18*5, présente quelques inexactitudes sur son séjour à Madagascar; les noms locaux y sont écrits d'une manière peu correcte. E — s.
HILTON (Wslti* ou Gautier), célèbre ascétique anglais, vivait sous le roi Henri VI, vers U 10. Suivant PitS (DeiUuttr. Anglia seriptor.), il habitait la chartreuse fondée par Henri V aux bords de la Tamise, près S< ben, sous le nom de monastère de Belblcbcm. Plusieurs de ses ouvrages , à la tète desquels il est qualifié du titre de docteur, et qui se recommandent par la piété autant que par la doctrine, l'ont fait regarder en Angleterre comme l'un des meilleurs maîtres de la vie spirituelle. Des écrivains critiques ont même cru j pouvoir revendiquer en sa laveur Ylmifation de , JèsiS'Ckrni . attribuée dans plusieurs manuscrits anciens à un chartreux. Parmi ses uombreuses productions , dont on trouve la liste dans le Thea- \ trum chronologie** de Morozzi , son Guide de ta perfection, publié par VI. A. Woodhead ( Londres, 1659), est le plus connu. Le catalogue d'Edw. Bernard donne plus spécialement l'indication locale des ouvrages de l'auteur restés manuscrits daus les bibliothèques. Nous désignerons seulement ici ceux qui peuvent être le sujet de quelques remarques, ou d'une discussion particulière : 1° Liber doctrmat coutra i,ibulaîiouts .1 antis U utatioues. On le trouve joint avec diverses instructions adressées à Charles, duc d'Orléans, frère de Jean, comte d'Angoulême : l'une de ces pièces est du confesseur de Charles; et l'autre, d'un docteur de Loudres, orateur de ce prince : elles font partie d'un recueil manuscrit, in-fol. , conservé à la bibliothèque de Paris, et provenant de l'ancienne bibliothèque de Blois. 4° De musia cccleti..!ica liber unus, commençant, dit Pils, ainsi que 17*utotion. par les mois, Qi<i sequttw tne nm aarbuLt t'a lentbii», et demeuré inédit dans différentes bibliothèques d'Angle Ici re. Henri Wharlon (Histoire des controterses, Londres, 1690) avait fait du livre de son compatriote un titre pour lui attribuer arec autant de droit qu'au chanoine régulier Keiupis Y Imitation de Jésus-Chris:, quoique, à l'article du religieux flamand dans YAppmdix à l'Histoire littéraire de Guillaume Cave (Genève, 1705), Wharton ne fasse aucune mention de l'auteur chartreux. C'est en «'appuyant néanmoins sur celte opinion, reproduite en 1710 par le docteur Lee en tète de sa version anglaise des œuvres de Kempis, qu'un bibliographe allemand, Woldebrand Vogt, dans ses dnj"chtret sur l'auteur de l'Imitation (Apptrat. liter., 1718), sans dire un seul mol des droits du chartreux du Kbiu Henri Kaikar (cou. oe nom), soutient que le Liber de musica ecclesiasiica d'Hilton est le livre même de Y Imitation, transcrit en 1441 par Kempis, qui, selon Vogt, l'a réuni aux opuscules ascétiques de divers auteurs , et a décoré le loui du titre De Isnitatione Chtisti. Le fait est que , bien avant cette époque, on trouve déjà des recueils semblables;
que celui de Kempis ne porte aucun titre, et que le plus ancien offre celui de Con*d«tiones istternat. Il est vrai qu'un manuscrit de Vlmutmtio*. venant des chartreux de Bruges, et que nous avons e» sous les yeux, porte précisément l'inscription singulière deMusica eeclesiastica. Mais oe manuscrit anonyme est en trois livres , tandis que l'ouvrage d'Hilton n'a qu'un seul livre. C'est sans doute U similitude du titre, née probablement de celle des premiers mots du texte , qui aura tait confondre deux écrivains différents, et attribuer V Imitation à l'auteur anglais. G — en.
HILTON (William), peintre anglais, né à Lincoln, mort à Londres à l'âge de 53 ans le 30 décembre 1839, était habile dessinateur et bon coloriste. Il a fait un grand nombre d tableaux qui ornent les monuments publics de l'Angleterre, entre autres : Madeleine laçant Ut pieds du Christ, à Londres; une Crueification. à Liverpool ; Laxare , à Newark. En 1825 il exposa un ouvrage d'un grand effet, le Couronaement d'épines qui, en 1827, fut offert par l'institution britanniques l'église St-Pierre de Londres. Li.Uge délieront St-Pvrre de prison est peut-être la meilleure tic ses compositions. Ses dernières productions furent YEnfntt guerrier exposé en 1836, et le Massacre des innocents . en 1838. Nous citt roos encore parmi ses tableaux les plus estimés -. Entrée triomphale du due de Wellington à Madrid, c'est un morceau plein de vie et de charme , dans le slyle dcAubens; Cornus; Jupiter tt Europe; Us Moines trouvant ht tords de Hvrold; Rebecca à la fontrine; Europe et Atnphitr Je ; dans ces deux nières toiles il déploya à un haut degré son de coloriste. Un des principaux mérites drs tableaux de Hilton, c'est l'harmonie de pensée dont ils portent l'empreinte. Le sujet domine toujours l'exécution, et on n'y trouve ni maniéré ni mauvais goût. Dans le commencement de sa carrière UUton avait fait des dessins appréciés pour une édition du Miroir et du CHoyea ti- m*mU, publies par Taylor et llessey. Depuis longtemps associé de l'Académie royale , il avait été nommé membre titulaire tn 1820. E. D — s»
U1MBERT DE KLEIGNY ( Laws-AusxAîuuu; , ai le 12 décembre 1750, d'une Camille honorable de la bourgeoisie, ajouta à son noir ceiui d'une ferme qu'il possédait près de la Fcrlé-sous-Jouarre. Il jouissait avant la révolution d'un très-bon emploi dans l'administration des eaux et forets, bêlant inentré néanmoins partisan des innovatiocs, il fui nommé , en 1790, maire de la Ferlé-t>ou*- Jouarre et, en septembre 1792, député à la convention nationale par le département de Seineet-Marne. D'abord secrétaire de cette assemblée, il y demanda dans l'une des premières séances la démonétisation des assignats à face royale. Mais bientôt , effrayé du caractère de violence qu'il vit s'y manifester , il se rangea du parti le moins exaké, et , dans le procès de Louis IV 1, se récusa
«Mention provisoire , le bannissement à la paix , et enfin pour le sursis. Il ne parla guère ensuite que sur de» objets de finances et d'administration , et fut envoyé* au commencement de 4705 dans les départements voisins de Paris pour y surveiller l'approvisionnement de cette capitale. Ce ne fut qu'en gantant un profond silence qu'il put se soustraire aux proscriptions qui frappèrent bientôt la plupart de ses amis. Après la session conventionnelle il passa, par suite de la réélection forcée des deux tiers, au conseil des anciens, où il parla successivement des mines de fer du département du Tarn , des canaux d'Orléans et de Loing, des nitrières artificielles; il vota contre l'impôt des patentes, pour la libre circulation des grains, et en faveur des émigrés du Bas-Rhin. S'étant montré favorable à la révolution du 18 brumaire , Bonaparte le porta au tribunal aussitôt après. Il s'y rangea toujours du parti des consuls et ne parla encore que sur des objets de finances, notamment sur l'administration forestière. Après la suppression de ce corps, en 1804, il fut nommé préfet du département des Vosges, et s'y fit remarquer par sa soumission et son dévouement aux ordres du maître , qui le nomma baron et officier de la Légion d'honneur et loi conserva les mêmes fonctions jusqu'à l'époque de sa chute. Le sèle qu'il mit , en 1814, à faire exécuter les instructions de Napoléon pour la défense du territoire lui attira des persécutions de la part des alliés. Arrêté entre Epinal et Igny dans le froid le plus rigoureux , au milieu du mois de janvier, par une troupe de Cosaques, il fut emmené prisonnier à Baie, puisa Ulm, et ne recouvra la liberté que lorsque la paix fut conclue. Alors il revint en France, mais ne fut point employé. Bonaparte l'ayant nommé préfet de Tarn -et -Garonne en 1815, après son retour de File d'Eibe , il n'accepta pas et continua de vivre dans la retraite à la Fertésous-Jouarre, jouissant de deux cent mille livres de rente, et, quoique naturellement avare, faisant quelque Irien dans le pays. Il avait convenablement fait les honneurs de sa préfecture , où la table était fort bien servie, mais où les convives étaient presque toujours obligés d'entendre au dessert de longs fragments d'une pièce de sa composition, intitulée La tnort de Henri de Guise, tragédie en cinq actes non représentée , imprimée en 1813 et 1823, in-s et distribuée aux amis de l'auteur, llimberl de Fleigny est mort à la Fertésousnlouarre, le 11 juin 1825. M— d j.
HlMhKH S naquit, dans le 4* siècle de notre ère, à Prnsias en Bithynie, où Aminias, son père , professait la rhétorique. Il quitta sa patrie de bonne heure et vint écouter les leçons des meilleurs sophistes d'Athènes, et apprendre d'eux à pouvoir un jour leur disputer te prix de la parole. Quand il crut avoir assez puisé aux sources de l'éloquence , il voyagea , afin , dit-il dans son Style poétique, de porter aux autres contrées les de l'atticisme. Il parcourut
ment Corinthe , Lacédémone , Nicomédîe, prononçant, devant un auditoire nombreux, des panégyriques et des déclamations. L'éloquence n'était pins qu'un art frivole. On ne cherchait à plaire qu'aux oreilles; et les sophistes allaient de ville en ville donner des représentations, tout comme aujourd'hui nos aeteurs et nos musiciens. Après ses voyages, Himérins se fixa dans Athènes, y acheta une propriété, et se fit naturaliser. L'on regardait Athènes comme la capitale littéraire de l'Orient; et c'était pour un sophiste un grand honneur et on grand titre à la considération que de pouvoir se dire Athénien. Ifimtrius ouvrit d'abord une école particulière; et, sa réputation s'étant accrue, il obtint la place de professeur public, place fort ambitionnée, et que la munificence impériale avait rendue très-lucrative. Ses leçons curent la vogue. Des Galates, desCappadociens, des Ioniens, des Mysiens, des Bithyniens, des Égyptiens, quittaient leur pays pour venir s'asseoir sur les bancs de son thédtr* (c'était le terme consacré, et il était très-bien choisi ) ; et lui-même il compare son école à l'oracle de Delphes, rendez-vous eélebre de tontes les nations. Il eut l'honneur de compter parmi ses disciples Basile et Grégoire de Nazianze. Julien], grand protecteur des sophistes , sophiste lui-même, le fit venir à sa cour, tfimérius obéit : il se rendit à Antioche, oû était l'empereur; et ayant déclamé devant lui, son succès fut tel , que Julien se l'attacha , et l'emmena dans son expédition de Perse. Quoique païen et ami de Julien, il montre, dans ses écrits, beaucoup de modération envers les chrétiens. Photius dit qu'il aboie contre eux à la minière det chiens qui se cachent; mais, ou Photius exagère, ce qui est fort possible , ou ces passages insolents dont les chrétiens pourraient se plaindre sont aujourd'hui perdus. Nous avons de lui un discours prononcé à Constantinople après l'avènement de Julien. C'était une circonstance bien favorable pour déclamer contre le christianisme, pour insulter ceux <jui le professaient, pour user et même abuser du triomphe. « Je veux, dit-il , « parler de cet empereur divin, qui chaque jour « accorde mille bienfaits à sa ville natale, et « chaque jour la parc de mille couronnes. Il ne se « borne pas à l'embellir par des constructions « immenses et superbes : c'est lui dont la vertu
■ a dissipé les ténèbres qui nous empêchaient de
* lever nos mains vers le soleil , qui nous a déli- « vrés du Tartare de cette vie sans clarté où « nous étions plongés, qui a relevé les temples a des dieux , et institué des mystères que la ville
■ ne connaissait pas encore. 11 n'a point, comme
• les médecins faiblement aidés par les moyens « humains, guéri lentement les maux de l'État; « il a répandu tout à coup des trésors de santé.
■ En effet , ne fallait-il pas que celui dont l'ori- « gine touche au soleil, brillant lui-même d'un « vif éclat , fit reluire aux yeux du monde l*au- « rore d'une meilleure vie? » Assurément rien de