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et è Leipsick, il se rendit en Silésie, puis en 1787 à Kœnigsberg. Successivement postulant (1792), agrégé (1798) et assesseur (1803) au tribunal de la chambre des comptes, il se distingua par son savoir, et en 1807 fut nommé professeur de philosophie à l'université de Kœnigsberg. De 1808 à 1810 il eut la direction générale des bureaux de statistique au ministère de l'intérieur. Il fit partie (1813) du congrès de Vienne et de celui de Paris. Préposé à la répartition des provinces par le ministère , il s'acquitta avec succès de cette mission délicate. En 1821 il quitta définitivement le ministère pour se vouer tout entier au professorat de la science statistique jusqu'à sa mort.arrivée le ^novembre 18-47. II est auteur de divers ouvrages en allemand, parmi lesquels nous ne citerons que les suivants : 1° Traité des devoirs des hommes et de la jeunesse, Kœnigsberg, 1803; 2° Traité sur la statistique des Etats , Berlin, 1818; 3° l'Esprit des révolutions. Berlin, 1821; 4° Voyage en Prusse, Berlin, 1833; 5° l'Instruction et l'Argent, Berlin, 1838 ; 2« édition, ibid., 1840. Tous ses écrits et opuscules, publiés de 1820 à 1834, ont été réimprimés à Berlin de 1843 à 1843. Z.
HOFFMANN ( Ernest -Théodore-Wilhelh) (1), écrivain allemand , dont la vocation littéraire se développa au milieu des fonctions de la magistrature, et s'allia au talent de peintre et de musicien , naquit à Kœnigsberg le 24 janvier 1776. Sa vie singulièrement active et laborieuse, mêlée de succès et de revers, de vives jouissances et de douleurs aiguès, ressemble au plus fantastique de ses contes. C'est le meilleur commentaire de ses œuvres, parce que là, comme dans un miroir moral , se réfléchissent la nature et le jeu de ses étonnantes facultés. Son père était conseiller criminel et commissaire de justice près d'un siège provincial , sa mère fille d'un avocat célèbre, conseiller au consistoire : du reste il n'y avait aucun rapport entre le caractère et les habitudes des deux époux , qui se séparèrent au bout de trois années. Le père , homme de beaucoup d'esprit, mais de mœurs peu réglées, quitta Kœnigsberg pour se rendre à son poste. Le jeune Hoffmann resta dans la maison de sa grand' m ère , entouré de sa mère, d'une tante qui n'était pas mariée et d'un oncle qui s'était retiré de la carrière judiciaire avec le titre de conseiller. Ces divers personnages exercèrent plus ou moins d'influence sur le développement des facultés de l'enfant. La grand'mère était une femme imposante par son ftge , et dont l'ampleur corporelle contrastait avec l'exiguïté de toute la famille . La mère d'Hoffmann, maladive et mélancolique, offrait l'image de la tristesse et de l'abattement; jamais elle ne sortait de sa chambre. En 1796, étant entré un matin pour lui dire bonjour, il la trouva morte dans
(1) tCiikttm , et non pat Améét*. Holfaan ne roulât Jamaif rectifier l'erreur de ton premier éditeur, qui «rail eubeUtue l'A au W ; il dliait que puiique la monnaie aintl marquée avait cour. , U M 1*1 i ait pat la changer.