‹ Biographie universelle (Michaud) ancienne et moderneChapitre 83 sur 106 · HOL 54S · texte numérisé non relu

HOL 54S

H ne fut plus possible de demeurer avec lui; et, sous prétexte qu'il lui fallait des livres , on l'envoya en chercher à Tubingue, où il fut placé dans une maison de santé. Après deux ans de traitement sans succès, ses facultés s'affaiblissant de plus en plus , on le plaça dans la maison d'un menuisier, où il a habité une petite chambre pendant plus de vingt ans, sans que la moindre amélioration se soit fait remarquer dans son état. C'est là qu'il est mort le 7 juin 1843. Ses Poésies lyriques, que l'on regarde comme son meilleur ouvrage, ont été publiées à Stuttgard en 1826, par Schwab et Uhland ; nouvelle édition , ibid., 1843. En 1846 et 1848, on a imprimé dans la même ville ses Chants populaires et ses Lettres , et en 1819 d'autres fragmente trouvés dans ses papiers. Z.

HOLE (Richard), littérateur anglais, fut recteur de Faringdon et d'Inwardleigh , dans le Devonsbire, se distingua par ses vertus et ses talents, et mourut à Exmouth le 28 mai 1803. II est auteur : 1° d'une traduction en vers du poème de Fingal, à laquelle il a joint une Ode à l'Imagination, qui est digne de son objet ; 2° d'une traduction en vers de Y Hymne à Cérés , attribué à Homère, 1781, in-8°; 3° d'un poème à' Arthur, accompagné de notes curieuses; 4° d'une Ode à la Terreur, une autre à la Mélancolie, et d'autres poésies insérées dans la collection des poètes des comtés de Cornouaille et de Oevon, publiée par Richard Polwhele; 5° des Remarques sur les Mille et une Nuits, 1797, in-8°. Cet ouvrage est au moins ingénieux. On attribue à R. Hole plusieurs écrits imprimés dans le recueil des Essais, publiés par la société littéraire d'Exeter, dont il fut un des premiers membres. Sa poésie se rapproche de celle de Pope par la douceur et l'élégance. Ses odes peuvent se lire encore après celles d'Akenside et de Gray. On a imprimé après sa mort un Essai sur le caractère d'Ulysse tel qu'il a été peint par Homère , lu à la société littéraire d'Exeter, 1807, in-8° de 144 pages. L.

HOLFORD ( George- Peter ) , avocat anglais, membre de la chambre des communes, était frère de Robert Holford , membre de la société royale de Londres, et qui est mort en 1838. George-Peter fit ses études classiques à l'école d'Harrow, où il fut remarqué par son goût pour la poésie. Il passa de cette école à l'université de Cambridge, et y prit ses grades de 1788 à 1791. En décembre 1802, le bourg de Rossiney le députa au parlement. II fut, sous l'administration de Pitt , en 1804, sous-secrétaire de la commission nommée pour les affaires de l'Inde. Plusieurs localités le renvoyèrent successivement à la chambre des communes, notamment Queensborough en 1820. Un des objets qui fixèrent particulièrement son attention fut l'amélioration des prisons et la moralité des jeunes détenus. Plusieurs des discours qu'il prononça à la tribune nationale ont été imprimés, ainsi que les ouvrages

ÎJ'6

BOL

suivants : 1" Poésies (l'oems), mince volume tiré à an petit nombre d'exemplaires, et contenant : Invocation aux muses d'Uarrow ; la Carême de Neptune, poè'm^ dramatique sur la victoire remportée par l'amiral llowe en 1791; tOmqe (the Storm), drame en trois actes, et le Songe de Berthier à Rome en 1798; 2° La Destruction de Jérusalem . preute irrésistible de la dicine origine du christianisme (anonyme), 1803, io-8°; 3° Ohseiomtioas sxcr la nécessité d'introduire dans nos colonies des îndes un nombre sujjiant de respectables ecclésiastiques, et d'établir dans ces contrées un collège pour féduration des hommes destinés à cet objet, 1808. Holfbrd est mort à Londres le 30 avril 1839. L.

HOLL\V.srîED ou nOLINSIlED (Raphaël), historien anglais, naquit au 16« siècle à Borseley, dans le Chetshire, d'une famille honorable. Ayant embrassé le ministère évangélique , il fut nommé pasteur de Bramcole, dans le comté de Warwick, et y mourut vers la fin de l'année 1381). On a de lai : Chronicles comprising the description and hislorie of Englund. treland and Scotland. Londres, 1877, in-fol. Dans celte première édition llolingshed fnt aidé par Cuill. Harrison, qui lui fournit la description historique de la Grande-Bretagne, avec un court exposé du naturel et des qualités de ses habitants ; l'ouvrage reparut à Londres en 1386, 2 vol. in-fol., partagés en trois tomes. Celte édition , dont il existe des exemplaires avec la date •de 1387, est rare et fort recherchée des Anglais. Elle renferme de nombreuses addition» de différentes mains , et la continuation de l'histoire générale jusqu'en 1386. La prudence en avait fait retrancher quarante-quatre pages de 1491 à 1336,

Si» contiennent des particularités dont la reine isabeth aurait pu se trouver offensée; mais elles ont été réimprimées dans le 18' siècle (voyez le Manuel du libraire, par M. Brunei]. L'édition la plus belle et la plus récente des Chroniques de Holiogshed est celle de Londres, 1808-1809, C vol. in-4». W— s.

HOLKAR, nom d'une famille mahratte presque inconnue dans l'Inde au commencement du dernier siècle et à peine connue en Europe depuis le commencement de ce siècle. — Molhar-Racu Hoi kar , tige de cette famille ou du moins le premier dont l'histoire fasse mention, naquit dans le Bekkan ; il appartenait à la caste des Dzoundars ou bergers , l'une des trois dont se compose la nation mahratte , en ajoutant les guerriers aux laboureurs. Son père joignait à sa profession héréditaire l'industrie de tisser des couvertures; et, comme il résidait au village de Hol, il prit ou reçut le nom de Holknr, qui signifie labUaat de Bel. Le jeune Holkar, dédaignant la vie oisive de berger et de tisserand, prit le parti îles armes à l'épo<iue où la décadence de l'empire moghol releva la puissance des Mahrattes, affaiblie par Aureng-Zeyb (roy. ce nom et Sewa-Djv;. 11 servait , sous Khantadjy, l'on de leurs chefs, en 1721 , 1

lorsqu'ils envahirent et pillèrent deux fois le Goudzeràl, qui leur fut cédé deux ans après; tt il obtint le commandement de 23 cavaliers. La bravoure et le dévouement qu'il montra intérêts de son maître, en s' opposant, avec des forces très-inégales et peu de succès, à une invasion du pelchwab, alors premier ministre du souverain mahratte, lai valurent l'estime et l'admiration de ce prince, qui l'attira à son service en 1724. Après la chute de La puissance éphémère de Khanladjy, son étendard devint celui ée la famille de Uolkar, dont le chef avait commencé sous lui sa fortune. Molhar la vit faire des progrès rapides, quand il fut devenu le gendre de Narafc- Raou, oncle maternel du troisième radjah des Maltraites (roy. Sahoidjv). La forme du gouvernement des Mahrattes ayant changé après ou peu de temps avant la mort de ce prince, Molbar- Raou fut chargé de commandements supérieurs par Baladjy-Haou et Badjy-Raou, successivement pcïcbwab ou président de la confédération mahralle, dont il devint un des principaux chefs, lorsque la défaite et la mort du soubabdar du Malvvah, en 1732, ayant entraîné la conquête de cette vaste province, il y eut obtenu un fief considérable et héréditaire, dont Indour fut la capitale. En 1735, le pelchwab lui confia les intérêts des Mahrattes au nord de la rivière Nerbouddah , dans le Dekkan, et en 1738, après la complète de Bhopal , à laquelle il avait puissamment contribué , il fut le principal négociateur de la vention qui assura aux MahraUes la de tout le pays entre les rivières Tchumbul et Nerbouddah. L'année suivante il assista au mémorable siège de Baçain , qui fut enlevé aux Portugais, et il retourna se joindre à l'année, qui voulait préserver les États mahrattes de l'invasioa du roi de Perse (roy. Namr-Cbah); mais ce barbare conquérant, satisfait d'avoir pillé et saccagé Oehiy, ne porta point ses armes au sod de cette capitale. En 1731 , Uolkar seconda Uhazi-Eddy n, vizir de l'empire moghol , dans la guerre contre 1rs Robdlahs, avec lesquels il négocia un traité qui valat aux Mahrattes d'énormes avantages. Après la mort du vizir en 1732, il retourna dans J'Uindoustao, où les fautes de la cour impériale furent mises i profit par les chefs de celte nation. A cette époque Uolkar se brouilla avec le Bhaou , frère du pdrb-

wab, et l'anunosité qui éclata entre eux eut fatale influence sur les affaires des Mahrattes, en 1761 , à la bataille de Paunipout, où leur nombreuse armée fut taillée en pièces par le roi des Afghans et les autres princes musulmans coalisés (eog. Ahmed-Chah Armuxv). L'expérience et 1rs avis de Hokkar, la veilla de cette journée , et ssu courage pendant l'action furent inutiles par l'ignorance et l'entêtement du généralissime , qui fut tué dans la bataille. Uolkar et cinq autres chefs, échappés seuls i ce désastre, sauvèrent quelques débris de l'année rassemblée pour la défense de r empire et de ia

Page 1