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maison de France. C'est 4ms cette vue qu'il rédigea pour In Sicile une constitution que Martin IV avait déjà commencée, et sur laquelle Chartes II s'en était entièrement rapporté à ta volonté du pane, qui ne manqua pas de profiler 4e cotte circonstance pour aocroltre son autorité. Le St - Siège se réservait, entre autres choses, la disposition des eVèchés de Sicue tant que la guerre dorerait. Hanorius persista à soutenir le parti français eontre Jacques d'Aragon et son frère Alphonse , tous deux héritiers de Pierre. Il fulmina des censures contre 1rs Vénitiens et contre Henri de Oastilte , «tn s'étaient déclarés contre Chartes ; mais il en accorda assez facilement les «♦•solutions 11 ne put cependant réussir à procurer la liberté è ce prince. Honorius mourut le S avril 1287, au palais qu'il avait fait bâtir près de Ste-Sabrue ; il fut enterré à St- Pi erre. On a dans les Annales 4e Wadding et dans Vlkdia dOgbHti quelques lettres de ce pape , en qui l'en reconnaissait 4e la sagesse et de la douceur, mats qui Tut peut-être un peu trop libéral
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HONORIUS ( Fumes ) , empereur d'Occident , fils de Théodose et de Fia. il le. naquit è Conttantinople le 9 septembre 5S4 et reçut à neuf ans le titre d'Auguste en présence de l'année. £rs l'âge de deux ans il trait été revêtu do consulat ; car en l'an San on le trouve collègue d'Kvodius dons les Pattes eonnUim , avec Je titre de noaitisrimus puer. Frère puîné d'Arcadius, il était le second héritier de l'empire. Tnéodose, qui le chérissait , lai déclara au Ut de la mort qu'il le mettait en possession de l'Occident, laissant Arcadius maître de l'Orient. Le génie de Rome disparut à la mort île Théodose : ses ûls ne possédaient aucune de ses vertus ; ils ne turent protégés quelque tempsque par Je souvenir de sa gloire. La faiblesse de ces deux empereur* enfants, la corruption de leur coeur, la dépravation générale, l'ascendant que prirent tes barbares attaquant l'empire de toutes parts, furent les signes de décadence qui éclatèrent en Orient et «n Occident. De cette époque date le déclin de la puissance romaine, A son avènement au trône (en 5itô ) , Honorius touchait à sa onzième année : il l'emportait sur son frère par les grâces de l'extérieur ; mais il fit bien lot rnir dans sa eunduilc la une nie Incapacité et la même indolence. .Avec un tel caractère il devait être asservi à son principal ministre. En effet, Stilicon, chargé de sa tutelle et de la défense de l'empire, se regarda connue souverain ; il gouverna au nom d'Honorius, qui, toujours enfant, ne (it que ramper sur le troue. On l'amusait à Rome par des fêtes et par des louanges , tandis que tes désordres de l'empire frayaient le chemin aux barbares. 11 fallut abandonner le séjour de Rome pour résider à Milan. Là Honorius donna au peuple te spectacle d'un cnmbal de léopards qu'on lui avait envoyés
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de Fibre. Cependant Alarir, à ta tète desGoths, pénétrait en Italie et venait attaquer le coeur de l'empire. Comme cetui-oi approchait, en 4u5, du palais de Milan , Honorius chercha une retraite arec sa cour dans tes fortilteations d'Asti sur tes bords du Tauaro. Le roi des Goths forma immédiatement et pressa sans relâche le siège d'une place qui contenait une si riche proie. Stilicon, resté à la tète de l'armée, -vint au secours d'ilonorius, qu'il délivra par la bataille de Potlentia, livrée te -11 avril. Honorius rentra dans i tome en triomphe. Dans tes jeux quai célébra on cette occasion le sang îles gladiateurs souilla pour la dernière mis l*ampbitbéttre de la capitale du monde. Rome ni Milan n'étant plus un séjour assuré pour te cour, te siège du gouvernement lut transporté à Ravcnne, sur les cotes de la mer Adriatique, où l'on avait moins à craindre leseut reprises des bariiares. Alaric s'était retiré vers la Norique à la faveur d'une pacification. Mais Radagaise menaçait l'empire à son tour; il fut défait en in... Oe nouveaux essaims suivaient toujours les premiers ; et l'Occident élak inondé de «es peuples, qui, semblables aux flots, se reversaient les uns sur les autres. Les Alaïus, les Vandales, les Suèves et les Go* us furent tes premiers qui détruisirent les barrières de l'empire. La Gaule -et l'£spngnc étaient envahies. Cependant l'altaohement d'ilononius peur Stilicon s'était changé en crainte , en soupçon et en haine. Maître de l'esprit de l'empereur, le courtisan Olviupins résohit de se débarrasser de ce puissant rival et détermina Honorius à s'en défaire. Le meurtre des partisans île Stilicon est ordonné, et exécuté par une soldatesque soudoyée; lui-même, condamné à mort comme traître au prince et à la patrie, est égorgé par uk'raciien en 408. 01 ympiu* s'empare de l'administration et Alaric recommence la guerre s il rient assiéger Rome et la force de se racheter. Honorius approuva le traité. L'empire d'Occident se détruisait sans retour : la •Grande-Rrelagne était abandonnée; la Gaule envahie par on usurpateur ( roy. Coser tJrTlH ui , tyran), l'iùqugne presque entièrement perdue; l'Italie même n'était plus au pouvoir d'ilonorins. Alaric campait en Toscane. 11 revint assiéger Rome et obbgea les habitante à recevoir Ai talc, préfet- de Rome, pour ■empereur. Reuiermé dans K avenue et serré de près par Alaric, Iteaoriusse disposait à prendre la fuite à bord de sa flotte, quand il reçut un secours d'Orient Mats Rome ne put échapper aux barbares : elle fut dévastée et pillée par Alanc, tandis uu'Hanorios tremblait à Ka venue. Il ne rentra dans Roue qu'après la mort de ce redoutable adversaire, (Il réparer te ville et retourna ensuite à Ravenr.e. L'Italie était tente couverte de ruines : on y voyait partout les traces tassantes des Goths. Tranquille à jRavenne, manquant ou de courage ou de force, incapable d'agir, de ménager la paix on de (aine te guerre, Honora» languissait dans une oitivoté
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