Vof. Schœpflia. dipl.» 1. 1, p. IS4 à I6S
). Bu^erg, montagae du ehélMU, piobtblement de Guirbêdea.
3. H a*6st polDl dit «l c'est Otbon L II on Itl, qai tfatt aoeordè cette fatenr. U bulle a'extite polat en oc^kIimI dam noire OBUeettoa dn BM-Bhùi; nous ne possédons qu'un simple Vidimus de rofficlalltède t4G2. SchœpOln De ooDaaisaait pas plus qne nous la charte primltlTo; 11 a tfavailié sur le Vidimus.
On Usait sur le dos de la charte, que l évêque Werncr attribua, lor» de U couùecration de cette église, à Taulel de Saiot-Cyriaquc le^ dîmes de dix-iiept iiiaDâcs \^ terra saiiea — Selegetetule) provenant soit du comte Eberbard, soit du comte Hugues, soit de leurs frères Gérard et WalDridi
i6 BIOGRAPHIES ALSACIBNNBS.
Le premier voyage du pape Léon IX en Alsace esl encore marqué |Mur une bulle, émise le 17 novembre 1049 * enûiveur du monastère de Sainte-<«roix fondé par ses parenlsàWoffen^ heim, dans le Haut-Rhin.
Après une invocation à rinstrument du martyre du Sauveur, Léon rappelle que l'église en question a été fondée par ses parents Hugues et Heilwîgdls; il dit qu*en souvenir cTeux et de ses deux frères Gérard et Hugues, déjà décédés, et pour son propre salut, il soumet l'église en question à l'autorité et à la protecliuii du bainl-siége. A l'avance, il léprouve loule usurpation éventuelle, même si elle iwmi lieu dans un but religieux; il permet à l'évèque du diocèse d'y faire gratuitement des consécrations d'autels ou de l eiigieuses, mais sous aucun prétexte il ne saurait admettre qu'un roi, empereui*, arcbevéque ou évèque y fasse un acte impliquant une autorité domaniale ou d'advocatie. 11 rappelle avoir confié Tddvocatie à son neveu Henri, possesseur du château d'Ëgenslieim {Êguisheim), et lui confère, à ce titre, l'usufruit des rentes d'Orbeis. Après sa mort, le plus âgé des copropriétaires d'Ëguisbeim succédera è Fadvocatie, aux mêmes conditions. A leur déftkut, rabbesse et la congrégation des religieuses de Sainte-Croix pourront au besoin élire l'avoué parmi les copropriétaires
puw les dîmes de rosterntont, ■ Derebehie et Demosaad {He); enfln les dîmes de le forêt de Berenbadi et Grendelbech (àrêndtlbruch), commençant pur le conn d'eaa de Rotiho {ta Arndhe à JMIkeM), el se tenniiM&t A Siuebac {Semtrbmhl).
U mime note oonllent eneote d^intres reiueigneiiieDta sor les matatioDs florrenues dans ces rentes. Ce sont des détails passablement confus; ils se rapportent à des biens sis à Torolfcshcim {Dorlisheim), donnés par Gontram, {ils de Hugues, pour le salut de son aiuc et une partie des dîmes sur des terres que Mcfrid {$tc), l'oncle '!o ros seigneurs, avait données à l'autel de Saint-Étienne, à Metz. La coiniesbe Berthe, épouse d'Kberhard, avait livré et donné à l'autel de la Sainte -Yiei^ à Strasbourg une partie des dîmes, attribuées daos le principe â Tégliae d'AUorf par Gootnoi.
t. ScbcBpfllB, Ali, dipl, tl, p. tes et sniT.
SAINT LÉON IX. 17
d^Éguisheîin. S'il n'y a point cfhérilier à Éguisheini, les reli* giouses cboisironi dans la AimiUe ou parenté du fondateur, de manière é prendre toiyouns de préférence le plus proche parent, et à maintenir Favouerie dEus la femUle (in génère).
Suit une réglementation de ce que l'avoué pourra percevoir, si les domaines du monastère allaient augmenter; c'est toiijoui*îj, indépeiitlammenl des revenus du fermage d'Orbeis, la douzièiiit; lie lies nouveaux revenus ; mais il faudra pour cela alLendre que le couvent ait acquis douze nouvelles manses. Si l'avoué percevait plus qu'il ne lui est dû, sur les biens meubles et immeubles du couvent, l'abbesse, après une admonestation et un délai de douze semaines, aura droit d'en appeler au saint-siége.
« Après la mort de Tabbesse, que le pape lui-même venait de bénir, les religieuses devaient être libres dans leur choii; elles devront de préférence en prendre une dans leur pi opre sein, capable et douée de bonté; dans le cas où ces condilions ne se trouveraient pas, on aurait à en choisir une, hors lin i <i\ua (Ju conveiit. Il rései ve au siiint-siége seul la bénédiction on kl ronséfialioM de l'abbesse élue.
« En retour de loulcs ces faveurs, l'abbesse enverra tous les ans à Saint-Pierre de Home une rose d or de La valeur de d/eux onces romaines^ ou bien la valeur même, pour en faire confectionner luie; et ceci aura lieu en temps de carême, le dimanche d'OcuU. i
Le pape institue formellement c ce mémorial des immunités accordées au couvent de Sainte-Croix, pour qu'à Rome même, où tout acte religieux prend son origme, et où, malgré mot, j*ai accepté les fonctions de vicaire de l'apètre, le monastère situé sur mes domaines paternels et largement doté par moi, ne tombe point en oubli. »
« Fait le 14. des kalendes de déceniljre, i» — Au bas de l'acte, conservé aux archives de Colmar, se trouve le visa de U>ni-ad, évéque de Stiasbouig.
Le pape s'élait-il rendu lui*inéaie à Woffenlieim, en venant de Ifoyeamoutier, et avant d'aller à Andlau> ou après cette tournée? C'est ce qu'il est dîIScile d'affirmer ou de préciser maintenant. En tout cas, il ne semble guère probable que Léon IX, une fois en Alsace, n'ait pris quelques jours pour visiter les fondations de ses parents , d'autant plus que Wofienheim était dans le voisinage d'Éguisheim et de son château paternel
Au sortir d'Alsace, nous trouvons le pape dans le comté de Calw , en SouaLe , tenu par son neveu Adalhert. — Aux environs de Calw, les ruines du couvent de Hirschau attirèrent son attention; il y fit faire des fouilles et découvrit les reliques de saint Auràle. A la suite de cetle heureuse trouvaille, il eigoignit à son neveu et à la comtesse Viltrude de relever les murs du couvent et de le remettre entre les mains des Bénédictins*
Vers la lin de novembre 1049, il arrive à Rdchenau, dont il avait soutenu i'sèbé contre Tévéque de Constance; dans cette tle aux anciennes basiliques , il célèbre Ht l^te de saint
CIcment. De là il se renrlit n Ang-sbonrg, puis pasba an cœur de l iiuer par les Alpes du Tyrol, et fut de retour à Home vers le comnienceraent tlu carêine de 1050. Je ne saurais mieux exjirinier l'immense rliann^ement qui venait de s'opf^rer dans la situation générale, qu'en traduisant les paroles d'admiration qu'inspire à C. H(efler cette rentrée du pape dans les Ëtats de l'Église , après la première excursion apostolique en France et en Allemagne :
c En moins d'un an, le pape avait réussi à arracher l'Église
I. L*abbc Hunklor place, à cette nu^inc cpoquc, une tuuroéc du pape au monastère de Saint-Sigisiuond à Houllacli, de plus, la consëcratioD des églises de Bergboizzcll, d'OEIenberg et d Ottinarslieira. Je ferai ansst remarquer que les chartes conceniant Sainte-Croix et \!forr ne sont point datées de ers localités mt'iiies; c'eat probablement eu route pour l'Italie que le pape ici> a fait cjLpedier.
à un éut de détresse et à la relever de son abaissement. Le partisan le plus enthousiaste des promesses dî?iries n'aurait pu espérer un semblable résultat L'Espagne se trouvait rattachée
au saint-siége ; en France , lesprit d'opposition du roi et des évéqiies était brisé ; l'Église d'Angleterre était plus intimement que jamais uiiio i\ TEglise de Home; en Allemagne, les germes d'une dissoluUoii prochaine étaient étouffés; en Italie, la transformation était complète ; dan^ l'Occident tout entier , l'rsprit apostolique primitif était rajeuni, les préceptes ranomques fortifiés. Plus avait été grand à Rome l'espiit de perdition, plus brillant était aujourd'hui le modèle qui montrait à tous les peuplés le chemin de la vie et du saluL Les princes de la terre rendaient hommage de nouveau au successeur de l'apôtre; les évéques de tous les pays de rOccident entendaient de nouveau sa voix.
t Beaucoup d'évéques avaient été pourvus d'excellents paateui<8 ; les moines et les prêtres étaient ramenés à la vie di»* ciplinaire, les laïques bridés, les récalcitrants piuiis ; et ce
résultat était obtenu sans l'emploi de la violence , malgré l'opposition et rinimilié des puissants de la terre; sans conseil, sans assic^tauce , par un seul homme faible et désarmé , mais pénétré de l'esprit de Dieu , de la foi apostolique , de l'espéi-ance dans le secours d'en haut , et de l'amour qui le poussait à laisser sa vie pour son troupeau. »
A peine descendu à Saint - Jean de Latran , le pape préside le concile qui décida la condamnation de la doctrine de néranger de Tours ' » sur l'Eucharistie , et ce jugement /ut confirmé quelques mois plus tard par le concile de Vercelli.
Jusqu'ici, Léon IX, absorbé par les soins de la réforme du clergé, n'avait pu s'occuper de la situation politique et territoriale du saînt-siége ; mais maintenant il éprouva Pimpérieux besoin de faii'C honneur aux traditions de Rome pontificale;