H niait la présence réetie
BIOGRAPHIES ALSACIEKMES.
pour lui , comme pour quelques-uns de ses grands prédécesseurs du huiliéine siècle, le pape devail être on pontife-roi ; lliuniilité de son cœur n'obscurcissait point sa vue corame homme d*État; peut-être aussi puisait-il , pour cette partie de son activité, toutes ses inspirations chez le moine Hitdebrand, dont nous avons vu Faustére figure au milieu du cortège qui avait suivi révêque de Toul é Rome. Depuis Charlemagne, la curie romaine convoitait la Pouilh" et la Campaiiit!, et taisait remonter ses prétentions ou ses dioils jusqira la donation de Conslanliii. Le [mpç avait de grands desseins sur l'Italie méridionale, qui otTrait à celle époque un sinp^iilier aspect*. Les empereurs d'Orient et d'Occident aspiraient à y dominer ; les princes lombards continuaient à régner en maîtres souverains dans plus d'une ville; les cités maritimes étaient à peu près indépendantes, et à travers ce dédale de seigneuries, les Normands, récemment arrivés, se mettaient au service de tous les partis pour les tromper les uns après les autres.
Dans cet état à peu près anarchique , le pape devait apparaître comme une providence. A Saleme , il fut accueilli avec déférence par le prince Guaymar IV ; è Melfi , il eut une conférence avec les princes normands, et dans le duché de Bénévent , que l'empereur Henri III avait en partie arcordé aux rvoimands, ic pape prépara la voie à une compièlr |i;irififiue. La ville de Bénévent chassa Tannée suivante ses maiti es lombards , et se donna aux souverains ecclésiastiques de Home (25 juin 1051).
Dans l'automne de 1050, Léon IX s'achemina de nouveau vers les contrées du Nord , qui lui étaient si chères; le 19 octobre il visita Toul, et employa quinze jours à revoir, dans les environs, toutes les localités, où, pendant son enfance stadieose et sa jeunesse active , il avait déjà vécu de cette vie de sainteté , qui Aisait maintenant l'orgueil et l'admiration des