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Le Courrier du Canada de

G. B. FARIBAULT

le vrai mérite, ea parfaite éducation, s délicatesse de ses procédés, le rayon ) douce qui reluisait sur sa physionomie,

d'une érudition qui n'avait rien que île, donnaient à sa conversation un et une grâce intarissables.

c'est surtout lorsqu'on lui apprenait heureuse découverte de manuscrits ou litês canadiennes, qu'il faisait bon le voir

ressusciter ses vieilles connaissances.

•e s'épanouissait alors comme celle d'un iui ouvre ses mains réjouies devant une mme.

pitalité canadienne, si joviale et si franlit chez lui le double attrait de la cort des hautes connaissances. Sa maison, mante bonbonnière du Cap Diamant, l'appelait M. de Puibusque, x était le ous de toutes les illustrations étrangères lient visiter notre ville ; il eût été diffirouver, pour nous représenter, un type fait, et un meilleur interprète de nos es annales.

artus chrétiennes égalaient ses qualités ; il était d'une charité inépuisable, cœur sensible et tendre, c'était un bonun besoin de répandre des bienfaits. Il

îot nous rappelle un passage d'une lettre extf . de Puibusque, qui contientle plus bel éloge e et de l'hospitalité qu'il y avait reçue. La éorite des Trois-Rivières, le 10 Janvier 1850. ivoir prié M. Faribault de lui louer un apparour sa prochaine arrivée, il ajoute ; wsition du sud est la moins froide, et la plus ouble motif pour y tenir par-do ^sus tout dans >n. Si la gaîté nous manque du côté de la terre, viendra du côté du ciel ; mais nous sommes tiétude ; la bonne ville do Québec est toujours sur son Cap Diamant, avec ses magnifiques tes et son horison Fans bornes. Elle va nous l'hiver on beau, en nous le présentant soim des t des formes d'une grandeur sublimo. Jo to QC d'avance, admirable Stadaoonél et vous, r Monsieur, je vous salue aussi comme un de l amis qu'on revoit toujours avec plaisir et que aitte jamais qu'avec regret

n'avait, il ne pouvait avoir que des amis; au fond de cette belle âme, comme au calice des fleurs, il n'y avait que des parfums. Après une vie sans tache, consacrée par l'honneur, vouée au service de Dieu et de la patrie, son adieu à la vie n'a pu être que le sourire vers l'heureuse immortalité.

Au moment de déposer la plume, un coup d'œil je^é par hasard sur le portrait du vieux Coureur de Bois dû Minnesota et sur celui de l'antiquaire, a reporté naturellement notre pensée vers les réflexions que nous faisions à la première page de cette biographie.

Ces deux figures portent bien l'empreinte de leurs destinées, si différentes, et cependant ei pleines de rapprochements.

Les traits rigides du forestier, toujours fouettés par les orages, brûlé3 par le soleil, labourés par les rides, semblent taillés avec la hache d'un Dacotah. Le front de l'antiquaire, moins sévère, incliné par la pensée, laisse voir quelques plis déliés, qu'on dirait tracés avec l'acier d'une plume. Tous deux ont été voyageurs, l'un dans la solitude des grands déserts, l'autre dans la solitude, bien plus profonde, de l'histoire. Le premier a secoué, toute sa vie, la poussière des chemins; le second, la poussière des manuscrits.

Le défricheur n'a guère étudié que dans le grand livre de la nature : mais il en a feuilleté toutes les pages, et ne l'a quitté qu'après y avoir écrit son nom, — sur deux territoires.

L'antiquaire a pâli sur les vieilles écritures, pour retrouver nos titres de gloire ; il nous en a indiqué du doigt les plus belles pages, sans même y écrire son nom.

Défricheur et antiquaire ont noblement usé la vie, selon la belle expression d'un rude travailleur comme eux. Us ont fait peu de bruit eu passant sur la terre ; mais les pierres qui marquent leurs tombeaux, sont comme ces bornes élevées dans les Prairies, qui indiquent au voyageur incertain la route qu'il doit suivre.

4 Janvier 1866.

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