‹ Biographies canadiennes (volume 2)Chapitre 117 sur 196 · Conspiracy o/Pontiac, vol. IT, p · texte numérisé non relu

Conspiracy o/Pontiac, vol. IT, p

3. Qu'il nous soit permis de rapporter ici, à l'honnir des Canadiens, un incident de cette guerre, 'qui vbflt à l'appui de la thèse que nous soutenons.

Pendant que Pontiao frisait le siège do Détroit, l§ garnison anglaise fut sur le point de manquer de vivit* et elle serait tombée infailliblement aux mains de ibi féroces ennemis, sans un aote de pitié £e la part de om mêmes Canadiens que l'on oheronsit,'en oe moment-U

FRANCIS PARKMAN

L'œuvre de M. Parkman est un lit de Pro- ^cnete où jl réduit tout à sa taille. Rejetant le ^surnaturel, il se perd en conjectures, il suppose ^Brille motifs humains pour expliquer les actes ;" «l'héroïsme que la foi et le zèle apostolique inscriraient à dos aïeux.

K Toutefois, à son insu, son âme loyale et grande ^trahit V émotion : impatiente dans cette cage de jjer du naturalisme où elle est emprisonnée, elle

* jette des cris superbes.

Recueillons celui-ci en passant :

" Mais, quand on les voit (les missionnaires desHurons) dans les sombres jours du mois de Jfcvrierde 1637, et dans les mois plus sombres 'encore qui suivirent, parcourir péniblement à ^gied, l'une après l'autre, chaque bourgade inspecté, se frayer un chemin à travers la neige ^fondante dans les forêts dépouillées et humides, ï^empés jusqu'aux os par des pluies incessantes,

* jusqu'à ce que enfin ils eussent aperçu le groupe *de cabanes de quelque village barbare, — quand

On les voit entrer dans ces misérables réduits de

l'indigence et des ténèbres, les visiter l'un après

.Fautre, et tout cela dans un seul but, le baptême

•"de quelque malade ou de quelque mourant, on,

• peut sourire de la futilité de leur objet, mais on ;se peut s'empêcher d'admirer le zèle, plein ^.'d'immolation personnelle, avec lequel ils le : poursuivaient. 1

11 Une ferv«ur plus intense^ une abnégation

personnelle plus complète, un dévouement plus

constant et plus infatigable, peuvent à- peine

- trouver d'exemple dans les pages de l'histoire

• humaine." a

Dans un autre endroit, parlant de la fondation de Montréal, l'auteur avoue ingénuement son impuissance à expliquer ce dévouement désintéressé.

" Que dirons-nous de ces aventuriers de Montréal de ces hommes qui donnaient leur fortune, et bien plus de ceux qui sacrifiaient leur paix et risquaient leur vie dans une entreprise en même temps si romanesque et si dévouée ?. . . . Il est bien difficile de les juger. Il y avait, sans aucun doute, un grand mérite chez plusieurs d'entre eux: mais il est permis de récuser là tâche de le mesurer ou de le définir. Pour apprécier une vertu enveloppée de circonstances si anormales,

même, à anéantir. Le bisaïeul de l'auteur, Jacques Dnperron Baby, qui demeurait alors sur la rive opposée du Détroit, fut touché de compassion à la pensée du sort épouvantable qui attendait les malheureux assiégés. Profitant de la liberté que les sauvages laissaient aux Canadiens, U fit embarquer tous ses bestiaux, à la faveur de la nuit, dans un petit navire, les transporta de l'autre côté de la rivière, et les donna au commandant du fort. Ces provisions suffirent à la garnison, j usqu'à l'arsjvée des secours qui lui avaient été expédiés. Voir VJTistoirt de la Conspiration de Pontiac. vol. I, p. 248.

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