HISTOIRE DE L'ILE D'ORLÉANS
le lit encore quelques semaines, mais heureusement sa santé se rétablit peu à peu (*)•"
Le style de M. Turcotte est d'une maturité qui étonne chez un écrivain de son âge. Rien ne décèle le jeune homme : le plan, comme l'exécution] de l'ouvrage, tout y est naturel et simple. Une critique minutieuse y relèverait ça et là quelque âpreté de style, quelques né-
(1) Les trois pilotes ojû furent sauvés par ce brave étaient : Pierre Toussai ut, Antoine Fortier et Joseph Baymond. Le héros de cette sublime action périt quatre ans plus tard, dans le naufrage de la goélette la Swalloio, à rentrée du golfe.
gligences de tournure ou d'expression ; maïs fa
J>ensée se déroule toujours fraîche, et limpide; es faits se succèdent et s'enchaînent sans et forts ; l'intérêt ne faiblit point.
Tout Canadien instruit, qui voudra connaître l' histoire intime de son pays, devra lire ce livre. Nos jeunes gens, dont trop peu, — nous le disons avec tristesse — aiment l'étude et le travail, y verront un exemple de ce que peut vaincre d obstacles une nature d'élite, dans une enveloppe frêle et toujours souffreteuse, mais soutenue par une volonté qui ne plie pas.
8 mai 1867.