ALLOCUTION AUX
ILICES CANADIENNES
Pronomée à la messe du camp de Léms le 9 Juillet 1871.
Sauctilicate beUuni, Prophète Joël, C. 3, V. 9.
i de la milice canadienne, le Dieu de t nous sommes les ministres, est aussi les armées, le Dieu des combats ; voilà la place de la religion, la place du t toujours marquée à côté de celle du dans les camps, et durant le* longues ;s marches, et sur le champ de bataille, vet du lit du soldat blessé.
se est le dessein de Dieu ; mais parfois besoin de la force pour se protéger, éfendre, pour se faire respecter ici-bas.
îrquoi la guerre est légitime, pourquoi i l'approuve, pourquoi les prophètes it sainte : sanctificate belluvi, pourlise, qui est si pacifique, l'Eglise qui paix, l'Eglise, dont la milice sainte le mourir et verser son sang, a pour la s paroles d'encouragement et d'approoserais presque dire, des paroles d'àoilà pourquoi elle a toujours eu des des supplications, des bénédictions es pour le soldat, pour ses drapeaux et mues. * Voilà pourquoi aujourd'hui, mt de fois par le passé, le prêtre et le rencontrent et se donnent la main, i de la milice canadienne, afin de vous er à remplir fidèlement les devoirs qui imposés durant ces jours de discipline, )U8 exciter à marcher toujours dans îrs de l'honneur et des vertus chré- . militaires, je ne vous rappellerai pas mi toutes les victoires éclatantes, tous es signalés rendus autrefois à la patrie lice canadienne, depuis les jours de bêla et d'Oswégo, jusqu'aux jours de ît de Chateauguay. Je ne veux vous ju'un souvenir, et ce souvenir, je n'ai a d'aller bien loin pour le trouver, i évoquerai point d'autre que celui qui i ces lieux mêmes où nous sommes ré- • rendre hommage au Dieu des armées, ats canadiens, vous n'avez qu'à jeter autour de vous, sur les deux rives de ; chaque coin de cette terre est un > bataille où vos pères ont combattu pour la défense de la patrie. Prêtez 3t vous croirez entendre, dans les bruits
xmim, le panorama des prédicateurs.
de la nature, dans les chants de la brise, comme les voix lointaines de leurs invisibles bataillons* Vous n'avez qu'à vous baisser à terre en quelque endroit que ce soit de ce sol qui nous environne, et à prendre une poignée de terre, vous la trouverez imbibée du sang des héros canadiens, du sang de vos ancêtres, du sang des soldats de la patrie.
Ce coin de terre de l'Amérique peut être justement appelé le centre militaire de ce continent : c'est ici qu'à différentes époques, se sont joués les grands drames qui ont décidé du sort de notre Amérique. C'est sur ce rocher de Québec, que nous apercevons de ces hauteurs, que l'immortel Frontenac, sommé de se rendre, répondait si fièrement " par la bouche de ses canons."
C'est en face d'ici-même, sur cette côte de Beaupré, que les.milices canadiennes gagnèrent, à force de bravoure, cette bataille de Montmorency où elles repoussèrent la formidable et vailllante armée si digne de se mesurer avec elles.
C'est sous les murs de Québec que les deux héros, Wolfe et Montcalm, sont tombés, enveloppés tous deux, vainqueur et vaincu, dans le même manteau de gloire.
A deux pas j>lus loin, Lévis, avec les débris de l'armée canadienne, venait remporter cette victoire de Ste. Fove, la dernière des armes françaises en Canada, victoire disputée avec tant d'acharnement et d'héroïsme mutuels.
C'est là que notre dernier général français fit jaillir un dernier reflet de gloire sur le drapeau de la France, au moment où il allait repasser les mers pour ne plus reparaître sur nos rivages.
Et, dans des temps puis rapprochés de noua, en 1775, c'est encore devant Québec que les milices canadiennes, fidèles au drapeau d'Albion, repoussaient l'armée d'invasion américaine : et c'est au pied même de la citadelle que le général Mon tgomery venait tomber sous les. balles des soldats de la patrie.
Et savez-vous à quelle source ces braves allaient puiser ce courage qui leur faisait affronter la mort sans sourciller, sans pâlir ? C'est dans leur foi vive, dans leur piété ardente, dans leur religion.
Soldats I je n'ai qu'un mot à vous dire, mais ce mot résume tout : Soyez plein de foi comme eux, et vous serez dignes d'eux, vous sexe* braves, comme eux.