‹ Biographies canadiennes (volume 2)Chapitre 51 sur 196 · Histoire de l'HOUI-DUn de Quitta · texte numérisé non relu

Histoire de l'HOUI-DUn de Quitta

x. U ehuaut de H. D. de Rwonvrwsi, Mue psr Cbamplaln sa MU, fat inoendlee le 1» juin I6M. SU* effarait k s*e prêt ior l'unpUeeawat do pnsbjUn de la ntMdnU

LA MÈRE DE L'INCARNATION

de verdure, R'splen lirait comine aux p'us beaux i mrs lie lève. La sainte messe l'ut célébrée iivec toute la j>uinpe que permettait cette églisv haïssante, u toute."? les rolijrieuses communièrent. en actions de grâce* «le leur heureuse arrivée, j

Agenouillée pré- île la balustrade, au milieu Je ses sœurs, la Mère de l' Incarnation demeura longtemps plongée dans un saint ravissement, répandant son âme Cii cantiques d'allégresse aux j pieds du Seigneur, qui avait enlïn mis le comble : à tous ses* désirs. ^ |

Jouirez de votre bonheur, ô vénérable Mère !

car voih voilà parvenue, après tant de soupirs, . au sein de votre nouvelle patrie! Vous voila en possession de cette terre que le ciel vous a donnée en panure qu'il vous a montrée en songe, comme j autrefois la terre de Chanaan au patriarche Jac«)l». Vous l'arroserez de \os sueur*, vous la fertiliserez de vos travaux. Wus y sèmerez dans les larme? ; mais aufsi \ous y moissonnerez j ûan* la j"K. Car \o> enfant:- y croîtront et y j i:iu!tiplitTL.m coti. me les éu.»i!e> du lirmament! j L'A quand, pleine «le jours et de mérite s, vuiis | .rcz roouiiiiir v-.-tre couronm 1 in. mortelle, c'est j „:"h'i que \t»tre a me s'eiivoiera au .-tin de la | •!«-:ve! I

Après la cflébration des divin* mystères, le , cjr;é/c- reprit s:-i marrhe ver.- le château >aint- j i-oivs, eu tviit ce qu'il y avait alors de plus distingué dan> la (-"îonie vint complimenter nos néroïnei- et leur oîiïir le témoignage de leur reconnaissance. Le gouverneur les invita ensuite à prendre le déjeuner à sa table, en compagnie des principaux citoyens. Enfin il vuulut lui-même | conduire chacune des deux communauté* à l'habitation qui lui avait été destinée. Toute la journée se passa en réjouissance publiques, les magasins furent fermés et tous les travaux suspendus, comme un en jour de fête.

Les Hospitalières turent logées dans une maison voisiue du fort Saint-Louis appartenant à la compagnie des Cent- Associés. Les Uraulines occupèrent une petite maison située sur le rivage de la Basse-Ville, 1 au pied du seutier de la montagne, non loin du lieu où fut élevée plus tard l'église de Notre-Dame des Victoires.

Le lendemain, les Jésuites les emmenèrent visiter leur mission c;iuvage de Sillery, fondée deux ans auparavant (1G37) par le commandeur de Sillery, eu faveur des familles moutagnaises et algonquines converties à la foi. 2

1. Elle était b&tie sur an quai, à l'endroit qu'occupe aujourd'hui l'Hôtel- Blanchard.

2. AI. Noël Brûlart de Sillery, oommandeur de l'ordre de Malte, était membre d'une famille puissante à la cour de France. Successivement ambassadeur à Madrid et à Homo, il y déploya une haute habileté, et fut nommé ministre d'état par Marie de Médicis. Mai* dégoûté dos honneurs du monde, il renonça à toutes seb dignités, se consacra à Dieu et fut ordonné prôtre en 1634. Comme il était membre de la compagnie de la Nouvelle-France, il voulut contribuer à la couver -

Cette première entrevue fut une scène d'attendrissement indicible. Ne pouvant contenir leur joie en apercevant les petites sauvageeses qui allaient devenir leurs enfants, la Mère de l'Incarnation, Madame de la Peltrie et leur compagnes se jettent à leur cou, les embrassent avec effusion, les arrosent de leurs larmes, les couvrent de baisers. Elles les prennent sur leurs genoux, les contelnplent avec amour. Elles parcourent toute la bourgade, entrent dans chacune des cabanes et ne ]>euvent rassasier leurs yeux de la vue des lions* sauvages, qui les regardent tout stupéfaits d'étonnement et d'admiration. Ceux-ci ne peuvent comprendre le dévouement de ces vierges d'outre-mer, "qui n'ont point d'hommes." disent-ils, et qui aiment tant leurs âmes. Cet attachement spontané, cette tendresse soudaine pour des familles qu'elles voient pour la première lois, leur est encore un mystère. D'abord ils les suivent avec cette réserve caractéristique de leurs nations, puis ils s'attachent à leurs pas, entraînés par un charme irrésistible. On arrive ainsi à la petite chapelle où tous les sauvages entonnent dans leur langue un cantique de louanges et d'actions de grâces. L'émotion ne connaît plu? de bornes, et toutes les religieuses, prosternée^ dam» la sainte chapelle, baignent le parvis de leurs larmes. Pour couronner cette touchante cérémonie, Madame de la Peltrie est invitée à servir île marraine à quelques nouveaux catéchumènes, qui sont baptisés par les missionnaires récemment arrivés.

li Ces visitée passées, disent les Relations des Jésuites, les Hospitalières et les (Jroulines se séparèrent après s' être embrassées mutuellement. On dressa des autels dans leurs maisons pour y dire la sainte messe, et ces"bonnes religieuses se renfermèrent dans leur clôture pour commencer les exercices de leurs instituts respectifs. " x

CIÏAPÏTRETfiOISIÈME

Héeidence à la Basse- VUIe-i-Ooup d'oeil sur la colonie —épidémie— Nouvelles consâtutioa des Umali&ei.

Dès les premiers jours, les, PP. Jésuites confièrent aux Ursulines six petites filles sauvages, et quelques jeunes .françaises qu'elles commencèrent à instruire* 1* maison qu'elles, occupaient en attendant la construction de leur monastère, était ]a propriété de M,. Juchereau des 'Châtelets, et avait d'abord servi de magasin. C'était une misérable masure, divisée en deux-

slon des Sauvages, et fit construire, à une lieue et tiers au-dessus de Québec*, la bourgade qui porta depuis le, nom de Sainfc-Joseph de Sillery. JSUe consistait en une chapelle, une résidence pour les missionnaires, «n hôpital, un fort et plusieurs maisons pour la* néophytes. Cet ilhutre bienfaiteur, du Canada mourut eu odeur de sainteté en .1640. Son éloge funèbre fut prononoé par Saint Vincent de PauU

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