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3. D'après un anoien plan de Québeo, oonservé à la bibliothèque du Parlement, on voit que cette croix s'élevait a main droite, sur le sommet do l'angle que forme la rue de la Montagne, vis-à-vis l'escalier <ta W Bft&an~ Ville.
LA MÈRE DE L'INCARNATION
commanda*, el reii.\ encore 4111 s'établissent en tes aimées, guiiu ni. chéris. -eut et veulent suivre les maximes le- plus sincères du vraie christiali-nu-. CV-t l'iinïu.-ir'k-, la prudence et la sa.^tv-., vie- iii»n.:Rur le Chevalier «le Montmagny. i-uik- .uuuvi-rs.i ur. q;;i fait cette espèce de miracle. Il ^ct le piviiiiir du».- les actions de piété, et par c moyen le:- ruai hmiuraUes. Cet hpiume, aimé (•:.- Dieu et de? hommes, marchant d;in> le- voies tu Dieu, y aiïirt apré? su; les autre-. ""
Tel h- était la Mn-iété au milieu de laquelle le."» l'r.-ulines wiiaiviit apporter l'arôme de leur? V'.-ruis et de uur déuniemenî.
Leur premier soin l'ut de .-'appliquer à l'étude des la nu lie?» suu\a.-c^. Ce tut le P. Paul Le Jeune, leui dirict< ur spirituel, qui lui chargé de les inaier au;: prii.eipes de ces langues barbares. Elle s'y appliquèrent avec une telle ardeur qu'en moins de deux moi.- elles étaient déjà en état d'enseigner la ducirine chrétienne aux enfants des bois. Lu Mère de l'Incarnation écrivait toute joyeuse de ce succès inespéré ; " Je n'eusse jamaL- osé avoir seulement la pensé de pouvoir parvenir à enseigner nos chères néophytes, et néanmoins notre bon maître me donne de la facilité à le faire en leur langue. Je vous avoue qu'il y a bien des épines à apprendre un langage si contraire au nôtre, et pourtant on se rit de moi quand je dis qu'il y a de la difficulté: car on me représente que si la peine était si grande, je n'y aurais pas tant de facilité. Mais, croyez-moi, le désir «le parler fait beaucoup; je voudrais Taire sortir mon cœur par ma langue, pour dire à mes chères néophyte- ce qu'il sent de l'amour de Dieu et de Jésus notre bon Maître. î?
Dès le jour de leur installation, les Ursulines avaient élu unanimement la Mère de l'Incarnation supérieure de la nouvelle communauté. Ce fardeau, déjà si accablant pour son humilité, s'appesantit encore sou;< Je poids d'une terrible épreuve, qui assaillit les Lrsulines dans les première.- semaines de leur séjour à Québec.
Vers la lin d'août, la petite vérole se répandit parmi les tribus sauvages. Cette épidémie, souvent dangereuse pour les Européens, est presque toujours mortelle pour les Indiens., Elle rit d'effrayants ravages dans la bourgade de Sillery. Un grand nombre de malades furent confiés au soin des Augustines: mais ils y furent si affreusement décimés, que les survivants s'enfuirent avec horreur de l'hospice qu'ils ne désignèrent plus que sous le nom de la maison de mort ; et ils s'enfoncèrent dans les buis. " 1
La Contagion éclata aussi parmi les élèves des Ursulines, en quelques jourç> le couvent ne fut plus qu'un hôpital. Les lis étendus sur le plancher étaient tellement pressés que les religieuses étaient obligées de passer par dessus pour porter leurs soins à leurs petites malades. Quatre d'entre elles moururent. Les Ursulines e'atten-