‹ Biographies canadiennes (volume 2)Chapitre 6 sur 196 · TOUS · texte numérisé non relu

TOUS

i travers tous ces périls, le nouvel apôtre, à le remis du voyage, se livre avec ardeur à •de d'une langue informe, hérissée de mille difrités et entremêlée de divers dialectes. Cet Mue, aussi distingué par sa science que par vertus, devient l'humble disciple d'enfants de •tore ignorants et grossiers. Il ira ensuite pie le pain de la divine parole à quelques ahytes dispersés ça et là en différents villages, bien durant la saison d'hiver, il suivra en ettee les partis de chasse, marchant le jour loppé dans un tourbillon de neige, dormant ■H sur an lit de sapin. Un cauot sauvage dait an soir aux Trois-Rivières ; les Fran-

h» P. Breaaani échappa ainsi à la mort, et sauva I à MM compagnons en donnant l'alarme au moment Llroqnois, aui s'étaient glissés près d'eux pendant H» allaient fondre sur leur camp.

j çais accourus au rivage furent touchés jusqu'aux | larmes en reconnaissant parmi les Tndiens le P. Daniel qui arrivait d'une de ses missions. Il avait l'air gai et joyeux, le regard rayonnant er illuminé; mais la figure amaigrie, brû.ée es toute défaite. Pieds nus 1 , le bréviaire surpendu au cou, l'aviron à la main, il était vêLu d'une vieille soutane déchirée en lambeaux; sachemise était toute pourrie sur son dos. Mais il était heureux, car il avait eu le bonheur de baptiser un pauvre malheureux qu'on menait à la mort. Tous se jetèrent à son cou et embrassèrent avec attendrissement ce glorieux apôtre de Jésus-Christ. Qu'ils sont beaux sur les montagnes et sur les âpres sentiers du désert les pieds de ceux qui annoncent la paix.

Ainsi furent évangélisées, en moins de quinze ans, les diverses tribus sauvages disséminées depuis les sources des grands lacs jusqu'au golfe Saint-Laurent, et depuis les glaces de la Baie d'Hudson jusqu'aux rivages de l'Atlantique ; — à une époque où les colons de la Nouvelle- Angleterre n'osaient encore perdre de vue le seuil de la forêt.

Mais de toutes ces missions, la plus cé!èbre par le nombre de chrétiens et de martyrs qu'elle a donnés au ciel autant que par ses touchantes infortunes, c'est la petite église huronne. L'histoire de toutes les autres missions se résume dans les dhTérentes phases qui accompagnèrent la. conversion de cette tribu et sa destruction . ; i ; pleine de péripéties et de larmes.

Nous en tracerons ici une esquisse un peu détaillée, afin de donner au lecteur une idée complète de l'œuvre des missions, qui occupe une des page3 les plus importantes et les plus admirables des annales canadiennes. L'histoire du Canada, en effet, est, pour ainsi dire, l'histoire de la religion et de la civilisation sur les rivages du Saint-Laurent.

Bien longtemps la nation huronne résista à tous les traits de la grâce. Déjà huit années s'étaient écoulées depuis la fondation de cette mission, et à peine quelques rayons de lumière avaient-ils lui dans les ténèbres de l'idolâtrie, à peine de loin en loin quelques néophytes avaientils demandé le baptême. Les ouvriers de cette vigne du Seigneur, toujours entre la vie et la mort, avaient beau remuer ces sillons arides et les tremper de leurs sueurs, ils ne produisaient que des ronces. En traçant la vie du missionnaire, nous avons dit les meurtrissures du corps j mais qui dira les saignements du cœur, les déchirements de l'âme? Tant de sacrifices allaient donc être inutiles ? Le Seigneur n'écoutait donc pas leurs gémissements' et leurs soupirs? Mais voici venir l'innocente et pure victime, l'holocauste sans tache, dont le sang va fertiliser

1. Les sauvages obligeaient les voyageurs de se déchausser en entrant dans les canots d'écorce, de orainte de les briser.

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C«k "* t*.tm: et Tér-ialùe. ea mémoire des sacril bsqu* Per» Joç^*. Gsîi: &:cr > iici:ifc=. vl*. â*ç«i~§ *eçc a-&. j* togs offrais dans ▼ «ai J« z&^'J&t* i* l'«>x-K:: .^ il a Ex-s* : zials -zz. i* s^e* compagnons m'av ■ce la pêTÂ* ia **I-^ a^x •>;-:*■**•* - ; il i± - * ptê t=. azr ai^si. ians la crainte que Ua ïjjTi* -iz. lac Hzr.^ ~ey.ii? i* «afs* *cr«^* l* r* 1-e etI**^; .ians la bouche et i Larvi^e. ct;« i* u:: :* s....:.: jÎt. *c r.» £r;jÀd£^: a I* zr.ar.ggr tout sanglant. " laquelle, dtyiis&.^i azj. -e.eve ses =-k.Lî !«•* ;. ers « ies nui:* sass fin s'écoule an:*- Fer* le ciel- il -si m* ii-ésArraiies souifrances, prei

vcîla ti>rr.t« eiir» le* rr.i-* ir* :er:««-s f^* ai:::-* i:-rri::ïre e: *an* sommeil. ois avec p!--:eur* cai-:i> :ri-.ç.i-- *: **> •• 7i* n-li. :■- lj^s ré-jn:: -ians une cab (I*>-»2j. C:rr.::.-=L* p= lire .:: .'1er i-M* :u le* ;■*-;- e* re^s &:u* a;ic liaient. Ils i grand tém ât. ie .i :■::". I. :* : ïri.: ..".ct ii .ri : .-. lerei: il-:r*ie :i»ii:er. e-: mine c'est Tu • le- page* a-i: brille* *:u l^i-:. é'-r a --.*«.* lr? Tr.^i:.ifr*. e: *::-^ noua mi- nés à cha '. ma: a n\.v.:lèe e: -?a:..;!av.e le ré..: if -si .V* cxi": ;•*£* du Si\zu<ur sur une terre et 1 i ité e: de .se- .*• •ji'rar.ie?: — r.^:-^ : - :~-é:rr r<r?. *;•:--. :l*--:us ciii:*;er au tre,jchose?).

:»■.:* --M* Là le s-rplice II* jetèrent

::.: i ies "r:.irc* :Là\: ir* e: ie- ehari. :-ns ard< •• Avr. ie*« . rie*. :.il:es «récrée d'arbre* :.:e -i-j.-:. :.rr:. r . } ar leï ira* a deux pot< *:";--.:e- à" i-.Hr:: Le !* caïaiir. Je m'atter i e..-r \:ù é: car ■:■"«: la p:.-..;re ■."Vils don : ;:-.ài:-. er.: a lr-:rs vlv.-::r:.v-. Le Seigr \* "ir :. e .-::ï- t-.\: *:r„-.i:rv :.: .- ?! ;•.;- que-là }'î ; : - i:::.r .-.■;.■ -■ - .--.: ..- j -.-.r.:^- ^-: -ie patu

eï. qu: arrai.r.e:.: ie^ cr.-> ^ i: : .ri".: ^ :*:i liiî Je .a :*.:. e: «ievur*: le"*:--.-l.rï "e ::.re- '^r:if.* a :«:l: .;x. ravi e:. r.v.A»c. PerijL: :nba* «.u ii *>î TjI: prl*.-r,.* ^r. il r.r ->.:.jr l. p. ni à ^ê lé:- :. ire. ^■■. u. .^r.: - :..le:-::.c-: élue, il :.e *"«.'.■ ;"r* i ;•;■*: r --? c-. *. ;àj\.i*

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jue .-an-: vi'r.

fiidant lu v-vjire «mi dura treize i-.-ur.*. cha-

de s'j.-j pas i'iît ijiarq:tè par que!']Ui.-i tortures, horreur.s de la îaim .-î'ajt'iutaitiit ic.-? chaleurs* : vi lage av.c un autre pri.-osjnivr ir.ii ç ii<,

suives pendant le jjur, le ir^i 1 peiiiaut ia • Goupil, jeune chirur^ion, d'une admirable j les fatigues, les menaces et des cruautés î qui était venu en Canada pour se eonsac: le récit seul fait frémir. Les vers naissaient j Fceuvre des missions. Aprè«* tant de coups hqh plaies encore ouvertes et envenimées, j blessures, tant de jeûnes multipliés et de v

pouvait dire avec Job : J'ai dit à la pour re vous cita mon père, et aux vers vous êtes mère et ma sœur.

i cœur navré du saint martyr était en proie bien plus vives douleurs encore, lorsqu'il idérait cette marche .funèbre de chrétiens tés avec lui au supplice et à la mort, nfin ils arrivèrent au premier village iroquois* Is furent reçus par une grèie de coups de iih, de matisues, et de baguettes de fer.

)irant à peine, le Père fut traîné sur un ilaud où, après avoir subi de nouveaux mentH, il eut le pouce gauche coupé par un r age. " Je pris alors, dit il, ce pouce aveo tro main, et je vous le présentai, ô Dieu

Duel uno mlflilon qui la fit pénétrer jusqu'au -Bftluu-Marlo.

continuelles, et surtout après tant de poign angoisses et de peines intérieures, n'étant occupés pour ainsi dire qu'à sentir leurs dou] les deux captifs exténués pouvaient à marcher ou se tenir debout. Leurs membrei n'étaient plus qu'une plaie, ne leur laissaie repos ni le jour ni la nuit. Enfin, réduits dernière extrémité, ils crurent pendant qu temps que chaque jour allait être le de:

Leur unique consolation, parmi tant de n était de se traîner péniblement sur une c< qui dominait le village, et dans cette soli loin du tumulte et des importunités, de répi leurs âmes devant Dieu en de tendres épa ments, et de déposer à ses pieds leurs < leurs triHtoflt*M et les amertumes de leurs c< Un jortr qu'il* rentraient uu village en ré< le chapefot do la Sainto* Vierge, un sau

INTRODUCTION

■jercevant René, l'étendit mort à ses pieds d'un •mp de hache.

A la vue du tomahawk ensanglanté, le Père Jogaes se jette à genoux, ôte son bonnet, recomnande sou âme à Dieu, et attend le même sort ;

lais le sauvage lui ordonne de se relever.

Le cadavre de René tut traîné dans le village, abandonné aux chiens, puis jeté dans un torrent. À. la première occasion favorable, le Père Jogues se mit à la recherche des restes de son infortuné ami, afin de lui donner la sépulture. " Je partis

noncer prissent la fuite en le voyant! Que de fois en découpant l'écorce, j'ai tracé sur' les arbres, la très-sainte croix de mon Dieu, pour faire fuir ses ennemis, et que par elle, ô mon Seigneur et mon Roi, vous régnassiez au milieu des ennemis de la croix, les hérétiques et les payens, habitants de ces contrées, et sur les démons qui y dominent au loin. "

Les habitants de la Nouvelle-Hollande, qui travaillaient depujs longtemps à sa délivrance, lui offrirent un jour les moyens de s'évader j

un bon nombre de captifs et d'enfants, il avait résolu île vivre et de mourir sur cette croix où le Seigneur V avait attaché. Et ce ne fut

de bonne heure, dit-il, avec une bêche pour | maisquelle ne fut pas leur stupéfaction, lorsqu'au creuser une fosse; mais on m'avait enlevé mon ! lieu de saisir cette chance de salut avec empresfrère. Je vafs à l'endroit où il était. Je gravis j sèment, il leur demanda quelques jours de la colline, au pied de laquelle coule le torrent; réflexion. Car, ayant eu le bonheur de baptiser j'en descends, je parcours la furet qui est de l'autre côté : tout est inutile .... Que de gémissements je ponssai alors ! Que de larmes, pendaut que je vous adressais, ù mon Dieu, le i qu'après s'être bien convaincu que sa présence chant des psaumes d'usure dans nutre sainte , ne serait d'aucune utilité à *es ennemis, qui

Eglise, pour Fofiice des morts! j venaient de fur mer la résolution de le mettre à

l; Cependant après la fonte de-» neiges, j'appris ! mort, qu'il **o décida à pren Ire !a fuite. de quelques jeunes gens qu'ils avaient vu les : Knlin. anrè- bien de.-» lan^rs et des traverses,

ossements épars du caiavre d\i ce Français. Je ■ il a!«-.>r a; sur les cdî.-i lie la ihv'.aiîu*, où il r^ut

me transporte aïor* sur h** liviix. Jv/iveae'àle î'h .-s^itu'iié e'u-z un paysan biMon. Toute la

quoique* os à demi roa.é-. re-aes d-e.» ehien-. iana'i ■ fm lii en pleur.- au récit «h* -es infortunes,

des loup^ et îles corbeaux, e; en piyiii;::i:'.-L* ui.e h le l'ère hii-iiié ne \u- put retenir ses larmes

tête brisé- en plusieurs enïr >::•. Je luX- avee.

ttçpsct ces saintes reliques ei j*.ï le.- e t-.'Ii».» a leiïê."' Kcsté seul au milieu d-.s iro ,ii-.i-\ l'a j,\ ï j -.e

martyr em à. subir, peniant pi»*-* <!'n.!-- ;-m!!6j

encore, un esclavage mille i-iN p.iv q.w ia i.i >rf.

En proie à d'éternelles aar »i -.«■.■■. i>!.j.-r •> »:■.■"■-

prude se -i l»uu:Teau::, l::i (:•>.;{ !r. /./..?,/■ .t'Unit

pjg digae, nuiiirarii de fana <: <ie ;'.-•::, \\ ne

lutp!u- 1-ioiitô: qu'an sil<.-1.-:u- us.i'.uie.a . ., i

ne lui était un tO'U'meal, i-i II ùi-.iri un .-." rH"li'c

gain. S m unique îvîujçe était ii ;a-:e." »>■ !;.

méditation des. Saintes Ecriture-,

In

i-'i'.-que les deux jeunes iil\-s de la chaumière v.areiit. «en san /luiau!. lui o;lïir un ou dcux.si.ms, leu:* v.uitjij" iré:-(»:'.

S<-m ;-éj ar en î'raiie-e t'uî à peine de -quelques

ïlaivi'é -le Ui iiii'e <î" I i ci'<:ix. ce .-ublimc

!:.* .-o\ïi irai! j»':;- qu'aurè- >es chères

■ da Caael i. :i".ii-ii: d'autres iïô -■ïr- que

i.iiîM-.T .-i a ■ . ■ . :!'•' '. i -e Ve.-Ui' dans la

:', ■■!, inT l'.-i'i .■ ■ '■.• -e - '•;!j:î > v.- , !; , < i trois

/ a è-rai'.-i-. il -'lit le

x.n it non /'.-.' :,'/! jo : '

vv : 'i\ !:aî pis. ôvî'i\ a;:-i; ; mais je

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■ i . V ii

v. : ■■ :'\ r c lia

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irbre en lui enlevant son écorce, il passait la : veines de mon corps et d.; mon cuair. v

Sus grande partie des journées dans l'oraison et A peine arrivé chez les Eroquois, il fut déinion avec Dieu qu'il était seul à adorer et à pouilïé de ses vêtements, accablé de coups, et «met dans ces vastes déserts. Il fit môme, peu de temps après assommé à coups de hache ttrtgré les rigueurs du froid, une retraite de à l'entrée d'une cabane (18 octobre 1G46).

En parcourant la vie de ce grand crucifié de Jésus-Christ, ne croirait-on pas lire une page dérobée aux Actes des Martyrs ? En lui revit tout entière la fraîcheur des anciens jours, de cette aurore du Christianisme, dont les premiers rayons resplendissent encore d'un éclat si radieux. L'astre du nouveau martyr, à peine apparu au firmament de l'Eglise^ ramena le printemps dans les sillons de la mission huronne. 1 Une

curante jours dans les bois.

" Que de fois, écrivait le sublime anachorète, Mw noua sommes assis sur les bords des fleuves de Babylone et nous avons versé des larmes au ÊBnemr de Sion, non seulement de la Sion triomphante dans les cieux, mais de celle qui glorifie Dieu sur la terre ? Que de fois, bien que «r une terre étrangère nous avons chanté le esntique du Seigneur, et nous avons fait retentir ht forêts et les montagnes des louanges de leur Auteur, qu'elles n'avaient pas entendues depuis leur création ! Que de fois j'ai gravé le nom de Jésus sur les arbres élevés des forêts, afin que la démons qui tremblent en l 1 entendant pro-

1. La Mère de l'Incarnation racontant la oonvenion des Hurons disait : " L'on attribue cette fécondité aux mérites et aux prières du 11. P. Jogaes, dont le sang répandu a été comme la semence de tant de généreux néophytes. " (LeUrct Hi*toriqw*> 10 8<rçt« 1&4&;\

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Le- ïV:v< .!•• îïr -b ••\i « t I.ulem.nt -c trouvaient ■ alors au village Saiut-L -u:-. Malgré le- pivsî-arii'-s -olliriiaiitins tics llur"ii> t|iiï 1rs Mip- ' j;iai«-iit «li* prni'iri' la laite, ils aimèrt'ut iiiii'ii\ ! M- » nvr a une in-Tt ix-rtaiii'.'. ji'utôt «juo «l'al-an- ' «1 -iii.cr li-nr tri-ti]H*aii ;i rii'-uiv «lu «lan^i-r. I)un» ' l'h.irrciir <k' la inô'.ô- 1 , parmi lr^ llèches et les ï-alle-, Ifs ('•iiit-.'iiux et les tomahawks <pii touri.uit-tit .-ur lc-urs tête' 1 , les hurlemeiiis <lrs vainij'ici;r-J »t les latm-utatiniis des mourants, ill»aptisr.it 1-s caiùeliuniènes et «.lunuent l'tibsol'.itiosï aux uénplivtes, les cunfîrinunt tous dans 'a î«'i. ('luiriré-- «lf Vu-un avec les autres prisonnit , r>. ils sont unii-luitH sur les ruines fumantes «iu village Saint- Ignace pour y être torturée. On les accueille à leur arrivée par une grêle de co'ipv de 1-âtons. J-«e Père de hrebeuf se jette à

■ -ux au j ;<1 -lu pitr-au i-ù il va être attaché,

. : :- I':ipi'n- Saint André à lt

■ i !.. «r \ aprè- !a-]Uel!e il soupirait ilepuii

. ! ■ •: n. !•-.:! i"« !rl.ra-*e av^caiiMMir et respect

■ ■- ;■:<■ > i* : :iu[<-i;r>l<* !ni uri" fî'ii^e de chré-

. i t: .■ •"■- i- ii.jin- ïui au .-f\pplice. il 1ère

:■■; ■• ■ 1. «t • I .- 1 1 -. - ii?!»* îî-rvfrite prière,

«■■ i ! »! ii. il !e- e\ii'-rt«' à souffrir coura-

■ : . :.•■:: !■ ur i:i- ntrant los jialmes qui les

■■,:■• .i !i: -v. " lv:li«.!» f l lui rê;>ondent les

- -..-.. ■ -. :.."'re «•-; rit -era dans le cieL

. . . -.-r:---! :ïr:r--i!t .-ur la terre. Prie

■ : ■; ]• .:r :i r.-. «p:"il ii«.ii<* îîtsse. misériconJe,

:. ■■- i"!..-. "i r- 1 .!» ju-ipi'à la mort. "

!.•■ i\i!v--v:v >iu I*. «!«.• lîr-.-ben l'est unique par -; ■■■ :. .i :• « i.n. - riiit.'ire «le riiéri.ï-'me en

• " ■. >!i. X- !■* av..»:-* a — î-té avec un frémis-

i ■ ■.. j. ■• é «l'i:« rr-'ur et d' inexprimable pitié

.. i !..::.!■■ !u 1*. -f- -i'.\-~. Sa constance aJmi-

■ : -.:i- ! - :• uriii* n!« y "•■■•!! liéri-ïsme «ni à

■ • . !■:•■: :i i;rie — î r ■ ■ | -ï ï •• : » «é an^-éliques nous

..•:■■■.!■ : ■!■■- !.i;uit-. l'artois cejjendant un

■ ».':■. i.;i »'*!:.:-- :m m traliis-ent en lui 1p» .«•. . ari ■ !■■ !.i uaturi*: •■."f-t i'ii'jncaa résigné, ■i...- ■ ■.;■•■ : i'. >•'!•* la .'riîte du ti-'re. Le P.

!■:• ■ ■■!. :,i »r î.Tair-.». i-\*-t le iirm dans tonte

■i : :■■■■ i*. ■ i ■:•:«;. -:é. t'hz lui. l'âme OFt tout

. ;•• ■ - v.: :■ ;■.!• i-i m: i-;i -.-■«• «le son enveloppe

■: :•."■: j"! -:.■ r..:;é .-emi-le av. ir per-ln teiis

■ - ';■ !" . !:»:i!:- . ; :i'. n .«i>pend autour «le son -■ :i iî:i ■■« :': r .«• ii:i du ■•* r'«ii.uie« i l — -prou l'enve- : ;•■• i'u:.- «■ !!i:::re i'éi-.ive induite de «winme

• i ■! ■ ;■(•-'•■■• t :.:! ii!;]né-'s. — rpiVn dérision «In ii.p'e m- « m îui v:!'r •!(? l'.au tiuuillante ?ur ,a :»■■■■, «ju'-'M i.iiîli* .-ur se- membres îles lambeaux !■■ ri. air -p.i - nt rriilôs et dévorés devant lui,

-■ .pi'i n lui p ree ?«-s mains avec des l'ers rouge?,

■ j r..pvë- lui iiv.-ir arraché la peau de la tête, on j-ïie sur >"ii «-lune «!«' la endre chaude et îles --harhuii-* rmbra-c j , — «pie sa peau rôtie se fend « :i larges i-b'-sures rmi^es et sanglantes, — que le î't in ku .-idle sur ses muscles agités de Ppasmes c-nvulsiîs et s'euionee jusqu'aux os, — que de tout S'.»n Corp-î oar bonite s'échappe une A'apeur ••i mine d'une chaudière en ébulîition, — paa^ «•ri. pas un soupir ne s'exhale de sa poitrine. S.t ligure ilïiitiiiuéc conserve l'expression d'une .-éiéiiité parfaite; et les jets de flamme, qw \olti^ent autour de sa tête, semblent déjà le couronner du nimlie mystique des bienheureux- Son regard, attaché au ciel, plonge au-delà des sphères visibles et paraît abiorbé dans la oontemplation d'une céleste vinion ; il l'abaisse de temps en temps sur ses bourreaux avec tant de calme et de fermeté qu'ils reculent d'eflroi isomine devant un être surnaturel. D'une voix forte et assurée, il leur annonce la vérité, et encourage les infortunés captifs qui partagent son supplice. Les Iroquois redoublent Je furent et de cruauté, afin de le faire taire. Quelque»

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