C. F, BAILLARGEON, E, T
M. Aubry, Prof. de l’univ. Laval.
M. Aubry ayant cité un jour ce quatrain dans une lettre qu’il écrivait à un curé du diocèse du Mans, celui-ci répondit :
Mon cher ami,
La lettre de Mgr de Tloa est le plus beau diplôme que vous ayez jamais reçu.
L'année dernière, M. Aubry fit un voyage en Europe pour régler quelques affaires de famille.
À son retour, il se trouvait à bord du Damascus, ‘rsque ce navire faillit périr en
pleine mer.
M. Aubry a raconté les détails de cet accident dans la lettre suivante adressée à une amie :
Je suis parti de Paris le 30 août et ne suis arrivé à Québec que le 25 septembre, après une pénible traversée. Je me suis embarqué à Liverpool le 1er septembre à bord du Damascus, steamer de la ligne canadienne.
‘{ Tout alla bien jusqu’au dimanche, 4. Ce jour-là nous fûmes assaillis par une forte
tempête, et cependant nous continuions de faire bonne route. Mais de lendemain, 5, à 6 heures du matin, notre hélice cassa, et impossible désormais de marcher à la vapeur.
Il fut décidé qu’on reviendrait à voiles en Irlande et qu’on y attendrait un autre steamer d'Angleterre.
‘Nous étions alors à cent soixante lieues environ des côtes d’irlande et ‘: tempête durait encore.
‘Cependant on déploya les voiles et on prit vent comme on put. La tempête cessa, mais on s’aperçut bien vite que nous courions un grand danger. Notre hélice cassée était restée au steamer et frappait à l’arrière avec une grande force, menaçant à tout moment de défoncer le navire.
‘ Cependant nous revenions vers l'Irlande ‘avec une mer assez calme et un vent assez favorable ; mais voilà que la nuit du mardi au ‘nercredi tout change: le vent se déchaîne et sou. le avec fureur ; la mer s’agite et se dé-