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J. GIRARD

bilités scientifiques les plus marquantes de l’époque.

En 1831, un acte grave d’insubordination des élèves étant resté impuni par l’administration supérieure, Gérard donna sa démission et vint habiter Paris. En 1844, la Société centrale de médecine vétérinaire, qui venait d’être fondée, le nomma président honoraire perpétuel. 11 était, d’ailleurs, membre d’un grand nombre de sociétés savantes françaises et étrangères. Il mourut à Paris le 5 avril 1852.

Indépendamment des ouvrages cités plus haut, J. Girard a publié un grand nombre de travaux dans les Annales de /’ agriculture française, le Recueil de médecine vétérinaire, le Bulletin de la Société cl' agriculture, etc. Nous indiquerons, entre autres, un important Mémoire sur l' inoculation du claveau, 1816; 2û édition, 1818; — son Mémoire sur les calculs vésicaux, 1823; — sa Notice sur le vomissement, 1840; — son travail sur la peste bovine en collaboration avec Dupuy ( Notice sur l'épizoolie qui règne sur le gros bétail, 1816); etc.

(Yoy. sur J. Girard un Éloge par H. Bouley, in Recueil de médecine vétérinaire, 1854, et une Notice historique par Delafond, in Mémoires de la Société centrale d' agriculture, 1855.)

283. GIRARD (François-Narcisse). Fils du précédent, il naquit à Paris le 29 mars 1796. Il fit de bonnes études aux collèges d’Orléans et de Versailles, puis au mois de mars 1812 entra à l’École d’Alfort. En novembre 1814, il obtint le diplôme de maréchal vétérinaire, et en mai 1816, celui de médecin vétérinaire. Il vint ensuite étudier la médecine à la Faculté de Paris et il allait subir ses premiers examens de doctorat lorsqu’en 1818, le ministre de la guerre le nomma inspecteur vétérinaire

et l'attacha en cette qualité au dépôt général des remontes, à Caen. En 1819, il obtint la permission de revenir à Paris pour y continuer ses études médicales. Il était sur le point de concourir pour l’internat, quand la chaire d’anatomie et de physiologie devint vacante à l’École d’Alfort. Après un concours des plus brillants, il y fut nommé le 6 juin 1821. C’est lui qui introduisit dans l’enseignement vétérinaire l’anatomie générale, vulgarisant ainsi les découvertes de Bichat. En 1823, il fut reçu membre de l’Académie de médecine et, l’année suivante, il était chargé de la rédaction du Recueil cle médecine vétérinaire qui se fondait comme annexe à la Nouvelle bibliothèque médicale. Il y publia un grand nombre de mémoires et d’articles intéressants.

Il avait poursuivi son projet de se faire recevoir médecin et se préparait à soutenir sa thèse, quand il périt victime de son zèle et de son amour pour la science. En l’absence du médecin, il eut à soigner un élève de l École d’Alfort, qui mourut presque subitement. Pour connaître la cause d’une mort qni lui paraissait inexplicable, il pratiqua l’autopsie et se fit une piqûre à la main ; quelques jours après, le 22 octobre 1823, il succombait à une infection putride.

Il avait amassé les matériaux d’un traité élémentaire d’anatomie générale et d’un traité de physiologie vétérinaire, qu’il se proposait de publier. Nul doute que, si les jours ne lui avaient été comptés si parcimonieusement, il n’eût fourni une carrière véritablement glorieuse.

Il a publié, dans les deux premiers volumes du Recueil de médecine vétérinaire, un nombre relativement srand d’articles. Le volume de 1843 contient un travail écrit en 1824, intitulé Recherches anatomiques sur ta structure du pied du cheval. 11 a collaboré aussi

UIOGRAP1IIES VÉTÉRINAIRES.

au Bulletin universel des sciences de Férussac et aux Archives générales de médecine. Son œuvre principale est son traité de l’àge : Mémoire sur les moyens de reconnaître l'âge du cheval ( Klicologie ), 1824, in-8° ; 2e édition, revue et augmentée par J. Girard, sous le titre : Hippélikiologie ou Connaissance de l'âge du cheval , 1828; 3e édition par J. Girard* augmentée de l'âge du bœuf , du mouton, etc., 1834.

284. GIROU DE BUZAREINGUES (Louis-François-Ciiarles) (1773-1856). Physiologiste, agriculteur et éleveur distingué, qui a rendu célèbre son domaine de Buzareingues (Aveyron), par les nombreuses expériences qu’il y a entreprises. Il était correspondant de l’Institut dans la section d économie rurale (1826), correspondant puis associé régnicole de la Société d'agriculture de France (1850), correspondant de beaucoup d’autres sociétés savantes. Parmi ses nombreux écrits, nous citerons : Essai sur les mérinos , 1811 ; — Etudes de physiologie appliquée aux chevaux et principalement aux chevaux arabes , 1814 (Extrait des Annales de l'agriculture française) ; — Essai sur le tournis et Supplément , 1822 (Extrait de la Feuille villageoise de F Aveyron) ; — De la génération , 1828, ouvrage remarquable, qui résume les travaux de Girou sur la génération chez l’homme et les animaux; — Lettre sur la reproduction des animaux domestiques , adressée à l'Académie des sciences, 1830 ( Annales des sciences naturelles).

285. GLADBACH (Johann Adolpii) (1715-1785). Médecin allemand; a traduit pour ses compatriotes le Mémoire sur les maladies épidémiques des bestiaux de Barberet, avec notes de Bourgelat (1770) ; — les Eléments de l'art vétérinaire de Bourgelat (Anatomie du cheval), 1772.

286. GODINE père. Nous savons seulement de lui qu’il était originaire du midi de la France, qu’il avait fait ses éludes à l’École vétérinaire de Lyon et que, de 1805 à 1831, il y fut professeur d’extérieur des animaux domestiques, d’hygiène et de zootechnie du cheval. 11 est mort en 1834.

287. GODINEjeunc. Fils da précédent; servit d’abord comme vétérinaire militaire. De 1794 à 1797, il fut attaché à l’armée du Nord ; il paraît avoir fait aussi la campagne d’Espagne. En 1798, il fut appelé à Alfort comme « conservateur » et chargé ensuite d’y enseigner l’élevage et l’amélioration des ruminants domestiques. Il quitta cette école en 1814 pour se consacrer à la culture d’un petit domaine qu’il possédait près de Fontainebleau. Dans les premiers temps de son séjour à Alfort, il s’était beaucoup occupé de l’élève des moutons. La Société d’agriculture de Versailles lui avait décerné un prix pour un travail sur le lavage des laines. Il publia, en 1830, ses Expériences sur la vaccine comme moyen orèservatif du claveau, et un Mémoire sur la ladrerie. Son principal ouvrage consiste dans ses « Elémens d'hygiène vétérinaire, suivis de recherches sur la morve, le cornage, la pousse et la cautérisation » ; Paris, 1815, in-8°. Il y soutient la non-contagion de la morve et du farcin. Cet ouvrage a été traduit en espagnol (1829). Godine fit partie du comité de publication du Journal de médecine vétérinaire théorique et pratique, avec Bracy Clark, U. Leblanc, etc. (1830-1835). Il mourut le 7 juin 1848.

288. GŒLICKE (Andréas Ottomar) (1671-1744). Professeur de médecine à Francfort-sur-l’Oder ; a écrit un grand nombre de mémoires, parmi lesquels De lue conlagiosa bovillum (1730), où il étudie la peste bovine qui sévissait dans le Brandebourg et dans toute l’Allemagne.

289. GŒZE (Johann August Ephraim) (1731-1793). Pasteur protestant, excellent naturaliste allemand; a contribué aux progrès de l’helminthologie par divers travaux, en particulier par son « Histoire naturelle des enlozoaires » ( Versuch einer Naturgeschichle der Eingeweidewiirmer thierischer Kœr-

per , 1782; 2° édition, 1784), qui fut suivie d’un supplément publié par Zedcr ( Erster Nachtrag..., 1800). il reconnut que les vésicules de la ladrerie sont des vers vésiculaires (1784), ainsi que l’hydatide cérébrale qui cause le tournis du mouton.

290. GOHIER (Jean-Baptiste). Professeur à l’École vétérinaire de Lyon. Il était fils d’un maréchal ferrant de l’armée, retraité à Brande (Aisne), où il naquit en 1776. Le curé de ce village lui donna quelques leçons et obtint pour lui une place gratuite à l’École d’Alfort. Il y entra en 1795 et, après y avoir été répétiteur, en sortit en 1799 aveclediplômede vétérinaire. Pris parla conscription, il ne tarda pas à passer dans un régiment de cavalerie, où il servit trois ans. Un concours s’étant ouvert à l’École de Lyon en 1802 pour une chaire de maréchalerie, Gohier se mit sur les rangs, mais ne fut nommé qu’après un second concours qui eut lieuù Paris. L’année suivante, il publiait ses deux grands Tableaux synoptiques des différentes ferrures, qui eurent trois éditions. Il fut chargé en 1806 de professer le cours de jurisprudence, et ses études sur ce sujet se traduisirent par un Tableau synoptique des coutumes suivies à l'égard des cas rédhibitoires des animaux, 1814 ; par ses Observations et expériences sur le pain moisi et sur quelques poisons minéraux et végétaux, 1807. En 1809, il prit la chaire de pathologie laissée vacante par le décès de Ilénon et l'occupa jusqu’à sa mort, survenue le 30 septembre 1819. Outre les travaux ci-dessus, il a publié encore : Des effets des pailles rouillées, 1803; — Mémoires sur des épizooties diverses, 1803, 1804, 1814. Son principal ouATage, Mémoires et observations sur la chirurgie et la médecine vétérinaires (1813-1816, 2 volumes in-8°), contient nombre d’observations intéressantes, qui lui ont

valu deux médailles d’or de la Société centrale d’agriculture et le titre de correspondant de cette société.

291. GOIFFIN. Petit-fils d’un célèbre médecin de Lyon; fui professeur à Alfort et venait de mourir quand parut l’intéressant ouvrage qu’il avait préparé en collaboration avec Vincent : Mémoire artificielle clés principes relatifs à la fidèle représentation des animaux tant en peinture qu'en sculpture ; 1779, 3 volumes in-folio, dont un allas de 23 planches.

292. GONZALEZ (Francisco) (1760-1827). Il était, en 1786, Mariscal mayor du collège de la ville d’Ocanna. 11 fut plus tard professeur de pathologie et directeur des hôpitaux de l’Ecole vétérinaire de Madrid, où il était renommé comme praticien. En 1786, 1787 et 1788,1a Société royale d’économie récompensa à trois reprises ses travaux. Le Semanario de agricultura y cirles (de Madrid) renferme plusieurs de ses mémoires, entre autres ceux qui sont relatifs à la pathologie ovine. Il a traduit en espagnol Y Instruction pour les bergers de Daubenton (1793) et a écrit aussi sur l’élevage des moutons en Espagne. Vers la fin de la guerre de la France contre l’Espagne, il accompagna vers Paris un convoi de trente étalons pris aux haras des ducs de Médina Celi et Fernando Nunez. Aussi fut-il du nombre de ceux qu’on qualifia (Yafrancesaclos et auxquels le retour dans leur patrie fut interdit pendant plusieurs années, après la restauration des Bourbons d’Espagne.

293. G00DWIN (Joseph). Ce célèbre vétérinaire anglais naquit en 1768 à Lees, près de Chedle (Staffordshire). Quand il eut terminé ses études médicales, il retourna dans son pays natal pour y exercer sa profession de chirurgien. Mais il n’y resta que jusqu’en 1798. Il se décida alors à pratiquerla médecine vétérinaire, suivit pendant six mois les cours du Collège vétérinaire de Londres et ayant obtenu son diplôme, alla s’établir à

Oxford, puis servit dans l’artillerie pendant plusieurs années. 11 revint alors à Londres, où il fonda un établissement important à Oxfordstreet. Il n’y trouva sans doute pas le succès sur lequel il avait compté; car, en 1812, il se fit attacher aux écuries du prince-régent, dont il devint le vétérinaire en 1815. Aidé de son fils William Joseph, il exerça cet emploi jusqu’à la mort de George IV (1830), et prit ensuite un grand établissement dans Hammersmith, où il termina ses jours dans une grande aisance (1845). Goodwin était un praticien habile et hardi, qui jouissait à Londres d’une grande réputation. Elève et ami de Coleman, il en ndopta d’abord, et avec enthousiasme, toutes les théories; mais il s’en sépara plus tard : témoin le livre qu’il publia, en 1821, sur les différentes méthodes de ferrure et qui a ■été traduit en français sous le titre : « Guide du vétérinaire et du maréchal, pour le ferrage des chevaux et le traitement des pieds malades-, traduit par O. et B. avec des Notes de Berger. » Paris, 1827, in-12.

•294. GOTTHARD (Joseph Friedrich) (1757-1834). Médecin bavarois, qui avait étudié la médecine à Vienne de 1784 à 1789 ; il y fut aussi l’élève du célèbre Wolstein, auprès de qui il s’initia à la médecine vétérinaire. Cela lui permit de rendre de grands services en Autriche lors de la funeste épizootie de 1788 et d'être reçu membre de l’Académie vétérinaire de Vienne. De retour à Bamberg, sa ville natale, il y fut nommé, ■en 1791, professeur d’anatomie et d’art vétérinaire à l’Université, en même temps que vétérinaire en chef de la cornet de la province. Il ne prit le grade de docteur en médecine -qu’en 1801. Il fut retraité en 1823, quand l’École provinciale, en laquelle l’Université avait été transformée, fut définitivement supprimée. 11 a publié un « Plan d’études pour les Écoles vétérinaires », 1796; — une Instruction sur la peste bovine, 1796; — une Étude sur les moyens de combattre les épizooties, 1803.

295. GOUBAUX (Armand-Charles). Fils d’un médecin de Vincennes, il y naquit en 1819 et entra à l’Ecole d’Alfort en 1836. Diplômé en 1841, il fut nommé au concours chef de service de la chaire d’anatomie, de physiologie et d’extérieur des animaux domestiques, dans le mois de décembre de la môme année. A la suite d’un second concours, il fut appelé, en 1846, à remplacer son éminent maître Rigot, enlevé prématurément à la science et à l’enseignement. En 1879, il succéda à Reynal comme directeur de l’Ecole d’Alfort et prit sa retraite en 1888. Il est mort à Saint-Maurice le 29 juin 1890.

Pendant sa longue carrière professorale, Goubaux a recueilli et publié un grand nombre d’observations d’anatomie et 'd’anatomie pathologique, remarquables par leur exactitude méticuleuse. Nous citerons ses observations sur les chevaux monorchides et anorchides (1850); — ses Recherches relatives au degré de fréquence de la péritonite et de la pleurite chroniques chez les équidés (1858) ; — ses réflexions sur la torsion de l’utérus (1859); — ses Recherches sur la fréquence de ï oblitération de ï aorte postérieure et de ses divisions terminales chez le cheval (1865); — ses Notes sur les concrétions des poches gutturales (1878); — ses observations sur les anomalies dentaires (1849-1853, 1871, etc.): — sur les irrégularités dentaires résultant de l'usure produite par le tic chez les équidés, en collaboration avec G. Barrier (1881), etc. Tous ces travaux et bien d’autres sont insérés dans le Bulletin de la Société centrale de médecine vétérinaire, dont Goubaux était membre depuis 1846 et dont il fut deux fois président. 11 était de la Société anatomique depuis 1847, et fut l’un des fondateurs de la Société de biologie. Les Comptes rendus

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