A.-C. GOUBAUX
et Mémoires de cette société témoignent de l’activité scientifique du professeur d’Alfort : on y trouve à son nom plus de cent communications touchant à l’anatomie, à la tératologie, 5 l’anatomie pathologique. Il fui élu membre de l’Académie de médecine en 1873 et de la Société nationale d’agriculture en 1885. En collaboration avec G. Barrier, il a publié un beau traité De l extérieur du cheval (1884), dont la seconde édition a paru en 1890.
Goubaux était un professeur remarquable par la clarté de ses démonstrations et l’intérét qu’il savait leur donner. Gomme directeur, il s’est toujours montré soucieux de bien accomplir les fonctions dont il était chargé. Il était bienveillant, serviable, dévoué à ses amis et incapable de toute compromission. Son souvenir est hautement respecté.
296. G0URD0N (Jean). Professeur à l’École vétérinaire de Toulouse, né à Lyon le 28 février 1824. Il y fit ses premières études à l’École delà Martinière et entra comme élève à l’École de Lyon en 1840. Il en sortit le premier de sa promotion et partit pour Oran avec le grade d’aide-vétérinaire. En 1847, il était nommé au concours chef de service d'anatomie et de physiologie à l’École de Toulouse. Il avait utilisé son séjour en Algérie pour en étudier les races d’animaux domestiques. Ce lui fut le sujet d’un travail fait en collaboration avec Naudin, sur la statistique animale de la colonie, que la Société centrale de médecine vétérinaire récompensa, en 1849, d’une médaille d’or de 400 francs, et qu’elle inséra dans ses Mémoires (tome III). Deux ans après, elle nommait Gourdon membre correspondant. En 1858, il se fit recevoir docteur en médecine à la Faculté de
loi
Montpellier. Nommé professeur en 1865, il eut à enseigner la chirurgie, la zootechnie, la jurisprudence et la police sanitaire. Avant son accès à une chaire magistrale, il avait été plusieurs fois chargé des cours de chirurgie. Il eut ainsi l’occasion de préparer les matériaux d’un vaste travail qui aboutit à la publication des deux premiers volumes de ses Eléments de chirurgie vétérinaire (1854), remarquables par les qualités du style et une rare érudition, et dont on regrette que la suite n’ait jamais paru. Son Traité de la castration des animaux domestiques (1860) présente au même degré les mêmes qualités. Peu de temps après sa nomination de professeur, sa chaire fut transformée et son enseignement comprit la botanique, l’agriculture et la zootechnie. Gourdon s’adonna tout entier à ces matières. Il lit paraître, avec Fourcade (de Luchon), un atlas de botanique formé de spécimens naturels, avec Naudin un grand ouvrage d Iconographie fourragère. Dans le Journal des vétérinaires du Midi , dont il fut longtemps le rédacteur ou l’un des principaux collaborateurs, il a donné une quantité considérable d’articles sur les sujets les plus divers. Ecrivain abondant, il s’est manifesté à ce titre dans les Annales de la colonisation algérienne, le Recueil de médecine vétérinaire, la Gazette des hôpitaux de Paris, le Journal d' agriculture pratique, les Comptes rendus de i Académie des Sciences, etc. Il fonda et dirigea è Toulouse, pendant quelques années, la Revue d'agriculture du Midi, et fit même paraître quelques menus ouvrages de géologie. Il avait, en somme, toutes les qualités d’un écrivain vulgarisateur; mais il ne paraît pas avoir eu assez de persévérance pour laisser une trace durable dans la science. 11 est mort au mois d’octobre 1876.
•T. GOl’RDON (1824-1876).
‘207. GOUX (Jean-Baptiste). Vétérinaire à Agen, diplômé de l’École de Toulouse en 1843, mort en 1881. La Société centrale de médecine vétérinaire lui décerna, au concours de 1848, deux médailles d'or : l’une pour son travail sur V Industrie chevaline dans le Lot-et-Garonne , l'autre pour son mémoire sur la castration des chevaux. Ces deux travaux ont été publiés dans le lome II des Mémoires de celle société, qui le nomma membre correspondant en 1849. Il avait fait paraître, cette même année, un Manuel de l'éleveur de chevaux , et plus tard un bon Traité de la race bovine agenaise ou garonnaise. Il fut un des collaborateurs du Journal des vétérinaires du Midi , et a beaucoup écrit dans les feuilles agricoles de sa région. Versificateur aisé, il est l’auteur des Légendes du chantier rural (1872), poèmes dont il a fait plusieurs éditions.
298. GRAF (Léopold). Docteur en médecine, né à Vienne en 1793; était en 1824 professeur des épizootiesà Ivlagenfurt; en 1833, professeur de médecine vétérinaire à Salzburg en remplacement d’Am-Pach, et, en 1843, professeur à l’École vétérinaire de Vienne, où il enseigna l’anatomie, la physiologie et l’extérieur. Il fut mis à la retraite en 1849, probablement par suite de motifs politiques. Il s’établit alors vétérinaire à Vienne, où il mourut en 1864. 11 a publié des traités estimés sur l’anatomie du cheval et des aulrés animaux domestiques (1816), sur l’extérieur (1846) et sur la physiologie (1817). Il avait été élu correspondant de la Société centrale de médecine vétérinaire de Paris, en 1849.
299. GRATIUS FALISCUS. Poète latin, contemporain et ami d’Ovide, né en 40 avant Jésus-Christ, mort en l’an 20 de l’ère chrétienne. 11 a laissé un poème intitulé Cgnegeticon , qui, publié pour la première fois à Bologne en 1504, souvent réimprimé, a été traduit en prose dans la collection Panckoucke. Ce poème traite de la chasse et surtout de l’élevage du chien de chasse, et se termine par quelques indications sur les soins à lui donner en cas de maladie.
3<>0. GRAUMANN (Peter Benedikt Christian) (1752-1803). Médecin allemand, professeur à l’Université de Butzow; fut
médocin de la cour et du duc de Mecklembourg-Schwerin. Dans les écrits qu’il a laissés se trouve un Mémoire sur la maladie vénérienne des bêtes bovines et l’innocuité des viandes des animaux atteints (1784).
301. GRAUX (Pierre-Joseph) (1795-1873). Médecin belge ; fut un des fondateurs de l’Université de Bruxelles, l’un des plus brillants professeurs de la Faculté de médecine de celte ville et membre de l’Académie de médecine de Belgique.
II fut aussi le principal fondateur de l’École vétérinaire de Cureghem (1832) et y occupa, jusqu’en 1848, la chaire de physiologie et d’anatomie générale. Il fut alors nommé professeur émérite.
302. GREGORIUS. Hippiatre grec, dont on possède deux articles dans YHippiatrique.
303. GREY (Thomas de). A publié en 1639, à Londres, The comptent horseman and expert farrier , où il traite, selon l’ordre alphabétique, de l’élevage du cheval et de ses maladies. Ce livre, inspiré surtout des ouvrages de Blundewill, a eu sa troisième édition en 1656, quelques mois après la mort de son auteur.
304. GRIGNON (Pierre-Clément). Métallurgiste et antiquaire, né à Saint-Dizier en 1723, mort à Bourbonneen 1784. Directeur des forges de Bayard, correspondant de l'Académie des sciences et de l’Académie des inscriptions. Il est l’auteur {{'Observations sur les épizooties contagieuses, particulièrement sur celle (peste bovine) qui a régné en Champagne , 1776.
305. GRIS0NE (Bartolomeo). Dans ses Ricerche storico-criliche sugli scrittori de veterinaria , Ercolani a ramené l’attention sur cet auteur, qui vivait ù Bologne, dans le xve siècle el qui a laissé un manuscrit de peu de valeur, du reste, sur les maladies du gros bétail. Il a été écrit en 1429 « per mane del I ' egregio c optimo e esperto marescalco maestro Bartolomeo <1 i Bernardo di Grisoni da Bologna ».
306. GR1S0NE (Federigo). Écuyer napolitain du xvie siècle; a contribué pour une grande part à la réputation européenne de l'École d’équitation de Naples. 11 paraît être le premier qui aitfait imprimer une œuvre importante sur l'équitation. Son célèbre livre, Ordini di cavalcare, e modo di conoscere le nature de cavalli..., parut probablement en 1550. Une édition, suivie de plusieurs autres, fut imprimée à Venise en 1552. Cet ouvrage a été traduit dans les principales langues de l'Europe. Le Catalogue de la Bibliothèque Huzard ne mentionne pas moins de onze éditions françaises. La plus ancienne a pour titre : « L'Ecuirie du sieur Federic Grisou, gentilhomme napolitain ; en laquelle est montre l’ordre et l’art de choysir, dompter, piquer, dresser et manier les cheuaux, tant pour l’vsage de la guerre qu’autre commodité de l’homme; auec ligures de diverses sortes de mors de brides. Naguerres traduitte d’italien en françois. Paris, Ch. Perier, 1559 » (in-4°). Une édition récente est datée de 1615. L’ouvrage de Grisone a été souvent mis à profit par les écrivains ultérieurs, sans qu’ils indiquassent toujours l’origine de leurs renseignements.
307. GROGNIER (Louis-Furcy). Professeur à l’École vétérinaire de Lyon, né à Aurillac (Cantal), le 20 avril 1774. Il était fils d’un premier huissier au bailliage et siège présidial de la Haute-Auvergne. Après avoir terminé ses études au collège d’Aurillac, il se rendit à Bor deaux pour y apprendre l’hydrographie en vue d’entrer dans la marine marchande. Les évènements politiques changèrent ses projets. Privé de ressources pécuniaires, il vint à Lyon et fut admis comme élève à l’École vétérinaire dans les premiers jours de 1792. Mais il ne s'occupa tout d’abord que de politique, et de façon si
ÜIOGHAPHIES VETERINAIRES.
active qu'il fut nommé officier municipal de la Guillo- Lière, quoique âgé de dix-neuf ans à peine. A ce titre, il prit part à la défense de Lyon contre l’armée de la Convention et quand la ville eut succombé, il fut jeté en prison. Il n’échappa à la guillotine que par un subterfuge et fut incorporé dans les chasseurs de la Montagne lorsque ce régiment partit pour la Vendée. Il quitta le service dès que cela lui fut possible et obtint
d’être réintégré
à l’École vétérinaire en février 1706.
Il y fut un élève remarquable et Bredin, directeur de l’établissement, lui voua une affection particulière. Il le fit nommer bibliothécaire peu de temps après que son diplôme lui eut été conféré (1797). Le 21 septembre 1798, Grognier obtint au concours la chaire de professeur de matière médicale, de pharmacie et de botanique qu’il occupa jusqu’en 1825. A cette époque, il fut chargé de la chaire de zoologie, d’hygiène et d’éducation des animaux domestiques et de jurisprudence vétérinaire, qui venait d’être créée et répondait mieux à ses goûts. Il y demeura jusqu’à sa mort, survenue le 7 octobre 1837.
Grognier écrivait avec une facilité remarquable et suides sujets très divers, tant était grande sa faculté d’assimilation. La botanique, l’agriculture, l’histoire, l’hygiène, la sériciculture, etc., ont eu leur part dans scs contributions. Son style est net, simple, précis, élégant et a fait le succès de ses écrits. Son premier essai est une Notice historique et raisonnée sur Claude Bourcjelat (1805). Plus tard, membre de l’Académie des sciences, belles-lettres et arts de Lyon, secrétaire perpétuel de la Société d’agriculture de cette ville, il fit pendant de nombreuses années le Compte rendu des travaux de cette dernière compagnie et y lut, à plu-
sieurs reprises, des notices sur ses collègues défunts. Il a publié un grand nombre d’articles et de mémoires dans les recueils de cette Société d’agriculture, dans les Archives du Rhône , la Gazette universelle, le Courrier de Lyon, Y Abeille française, etc. Parmi ses travaux, nous citerons : De l'usage alimentaire de la chair de veaux trop jeunes, in Annales d' hygiène publique, t. II, 1829; — Considérations sur I usage alimentaire des végétaux cuits pour les herbivores domestiques, 1831 ; — Recherches sur le bétail de la Haute-Auvergne et particulièrement sur la race bovine de Salers, 1831 ; — Précis d'un cours de zoologie vétérinaire, 1833; 2e éd., 1837; cet ouvrage a été traduit en espagnol par F. Sampedro, en 1854 ; — Précis d'un cours d'hygiène vétérinaire, 1833; 2e éd., 1837 ; — Précis d' un cours de multiplication et de perfectionnement des principaux animaux domestiques, 1834; 3e éd. par Magne, 1841. Les traités d'hygiène et de zootechnie de Grognier sont les premiers ouvrages didactiques sur cette partie des sciences vétérinaires; ils reflètent la grande expérience et la profonde érudition de leur auteur.
(Voyez Notice historique, par Magne, in Revue du Lyonnais, 1838 ; et Eloge, par Lecoq, in Mémoires de l'Académie des belles-lettres, etc. , de Lyon, 1833, et in Journal de médecine vétérinaire, 1853.)
308. GROSS (Johann Christian) (1791-1851). Maître, puis professeur de maréchalerie à l’Ecole vétérinaire de Stuttgart ; a publié un traité de maréchalerie ( Théorie und Praxis der llufbeschlagkunst , 1842; "2e édilion, 1850).
309. GRYNÆUS ou GRUNÆUS (Simon), surnommé Major. Théologien protestant et philologue, né en 1493 à Veringen (Hohenzollern), mort de la pesLe à Bàle en 1541. C’est à lui que l’on doit la première édilion grecque (posté-
rieure à l'édition latine de Jean Ruelle) de Y Ilippicdri- <jiie. Elle a pour titre To>v nrcriaToixov [3>.6Àta Buoj. Veterinariæ medicinæ libri duo, a Johanne Ruellio Suessionensi olim rjuidem latinitate donati , mine vero iidem sua, hoc est cjræca, lingua primum in lucem ediii. Basilæ, apud Joan Valderum, 1.337. In-4°, de 307 pages.
310. GUENTHER (Joiiann IIeinricii Friedrich). Ne le 6 décembre 1794 à Ivelbra, près de Nordhausen, il commença ses études de médecine en 1813 aux Universités d’Iéna et de Berlin, puis suivit en 1814 et 1815 les cours de l’Ecole vétérinaire de Berlin, qu’il quitta pour prendre part à la campagne de France en 1815. Il termina ses études à l’Ecole de Hanovre et, en 1818, alla s’établir dans sa ville natale pour y exercer sa profession. L’année suivante, à la mort de Havemann, il fut nommé professeur à l’Ecole vétérinaire de Hanovre, et en 1847 succéda à Hausmann comme directeur de cet établissement. Il mourut dans cette ville le 19 novembre
On doit à Günther un traité d’obstétrique ( Lehrbuch der Geburtshülfe bel Thieren, 1830) et un traité de la connaissance du cheval ( Die Beurtheilungslehre des Pferdes , 1859), ouvrage posthume, édité par son fils Karl Günther, qui y avait collaboré. J. Günther a publié encore de nombreux travaux sur le temps nécessaire pour la formation des foyers purulents dans les poumons (1834), sur l’érection du pénis (1837), les allures du cheval (1845), les fistules salivaires, la pousse, les maladies du sabot, les altérations des dents, etc. Il a imaginé un grand nombre d’instruments de chirurgie et d’obstétrique. Il s’occupait beaucoup aussi d’économie rurale et possédait deux fermes modèles ; c’est lui qui a introduit l’élevage du lapin dans les bruyères de
Luuebourg. Il fut le premier correspondant etranger élu par la Société centrale de médecine vétérinaire de Paris (1846).
GUÉRINIÈRE (La). Voy. LA GUÉRINIÈRE.
311. GUERSENT (Louis-Benoît) (1777-1848). Docteur en médecine, membre de l’Académie de médecine, agrégé de la Faculté, médecin consultant du roi Louis-Philippe. A publié un très grand nombre d’articles d’histoire naturelle et de médecine. Nous retenons : Essai sur les épizooties ( Annales de l'agriculture française , 1815).
312. GUETTARD (Jean-Étienne) (1715-1786). Médecin et naturaliste distingué, membre de l’Académie des sciences en qualité de botaniste, conservateur du cabinet d’histoire naturelle du duc d’Orléans. Il a écrit sur la pousse des chevaux et les moyens de la prévenir; il en attribue le développement à l’usage de foin vasé ( Mémoires de /’ Académie des sciences, 1745).
313. GURLT (Ernst Friedrich). Ce célèbre professeur et directeur de l'Ecole vétérinaire de Berlin naquit à Drentkau, en Silésie, le 13 octobre 1794. Il commença en 1809 ses études de pharmacie, et servit en 1813 et 1814 comme pharmacien militaire dans les ambulances de Breslau. Gurlt profita de son séjour dans cette ville pour se livrer à l’étude de la médecine et compléter son instruction première, inachevée quant aux langues mortes. Il prit part, comme chirurgien militaire, à la campagne de France en 1815, puis revint à Breslau, où il remplit pendant plusieurs années les fonctions de prosecteur d’anatomie. Reçu docteur en 1819, il subit l’année suivante l’examen d’état à Berlin. Il avait commencé les études de médecine vétérinaire, et obtint
le poste de répétiteur d’anatomie à l’École vétérinaire de Berlin, sous la direction du professeur Reckleben. Cinq ans après (1825), il était nommé professeur adjoint, en 1827 professeur titulaire, et en 1849 directeur de l’École avec le titre de conseiller intime. Il prit sa retraite en 1870, et mourut à Berlin le 13 août 1882.
Quand Gurlt commença son enseignement, il n’existait pas alors en Allemagne de bon manuel de zootomie ; il en rédigea un et fit paraître dès 1822 son Manuel d’anatomie comparée des animaux domestiques ( Handbuch der vergleichenden Anatomie der Haussàugeihiere, 2 volumes in-8°), dont la 4e édition a été publiée en 1860; la cinquième a été refondue en 1873 par Leisering et Müller. Pendant sa longue carrière, Gurlt enseigna l’anatomie normale et pathologique, la physiologie, la botanique; il fut des premiers à introduire l’emploi du microscope dans les études vétérinaires et apporta à la littérature médicale un contingent énorme de matériaux.
Son traité d'anatomie pathologique des animaux domestiques (. Lehrbuch der palhologische Anatomie der Haussâagethiere, Berlin, 1831-32, 2 volumes in-8° ; Supplément, 1849) fut le premier qui parut sur cette matière. Indépendamment de ce qui en fait le fonds essentiel, le premier volume contenait la description des helminthes parasites, et le second donnait la description et la classification des monstruosités d’après un système original. C’est ce système qu’on retrouve dans son traité de tératologie ( Analomische Abbildungen der Haussaugethiere, 1824-1833, in-folio ; 2e édition, 1843-44; Supplément, 1848). Gurlt a, en effet, largement enrichi le domaine de la tératologie.
On lui doit aussi un Traité de physiologie comparée des animaux domestiques, 1837 : 2e édition, 1847 ; — un
1 rai té cl anatomie chirurgicale cl de manuel opératoire vétérinaires , 1847 (en collaboration avec llertwig) ; — une Anatomie des oiseaux domestiques , 1849 (en collaboration avec Hertwig). Il a publié, avec le même collègue, \eMagazin fiir die gesammte Thierheilkunde (1835-1874), qui fut longtemps la plus importante publication vétérinaire de l’Allemagne. Il contient cent vingt travaux de Gurlt, la plupart relatifs à des monstruosités. Gurlt a enrichi le musée de l’Ecole vétérinaire de Berlin d’un nombre considérable de pièces anatomiques, anatomo-pathologiques et tératologiques, ainsi que d’une bonne collection d’helminthes ; il est, pour ainsi dire, le fondateur de ce musée. Il était membre de vingt-quatre sociétés savantes et, entre autres, de la Société centrale de médecine vétérinaire de Paris (1849).
314. GUZZONI (Melchiorre) (1844-1885). Professeur de clinique médicale et de pathologie interne à l’Ecole vétérinaire de Milan (où il avait été d’abord assistant de 1870 à 1879). Il a publié de bons travaux, entre autres sur le jaborandi (1875), le saturnisme (1878), la péritonite, l’ascite et l’étranglement de l’intestin (1878), etc. On lui doit aussi des éléments de toxicologie (1879).
313. HAAFF (Gerhard ten) (1720-1791). Chirurgien hollandais; servit avec distinction dans la marine de son pays, et fut professeur de chirurgie au Collège chirurgical de Rotterdam. Indépendamment de plusieurs travaux de médecine, il a publié en 1769 un petit mémoire sur la peste bovine, qui sévissait alors, et sur les expériences qu'il a faites à ses frais pour combattre cette maladie.