‹ Biographies vétérinairesChapitre 13 sur 34 · HAARTMANN (Joiian Johansson) (1725-1787). Médecin · texte numérisé non relu

HAARTMANN (Joiian Johansson) (1725-1787). Médecin

suédois, professeur à l’Université d’Aabo. A publié en 1759 et 1767 plusieurs travaux sur le charbon, qui régnait en Finlande en 1758, et sur d’autres maladies du bétail qu’il avait observées.

317. HAEBERL (Simon von) (1772-1831). Savant médecin bavarois, qui a fortement contribué, par sa haute et légitime influence, à la fondation de l’École vétérinaire de Munich.

318. HALBERSTAEDTER (Sébastian Joseph) (1744-1802 . Vétérinaire allemand, qui, après avoir terminé ses études à l’École de Vienne, se fixa à Würzbourg, où il fit, l’un des premiers, des cours publics de médecine vétérinaire. On lui doit deux communications, parues en 1796, sur la peste bovine, qui régnait alors.

319. HALICKI (Napoléon) (1818-1881). Directeur de l'École vétérinaire de Kharkov; reçut le diplôme de vétérinaire à l’Académie médico-chirurgicale de Wilna, fut en 1837 nommé prosecteur de zootomie à l’Université de Kharkov et y obtint le grade de docteur en médecine. En 1848, il fut nommé professeur à l’École vétérinaire de cette ville et, trois ans plus tard, directeur. Il a rendu de grands services à cet établissement par ses qualités d’organisateur et par les nombreuses préparations anatomiques dont il a enrichi le musée. Chargé souvent d’importantes missions, particulièrement contre la peste bovine, il a publié de nombreux travaux sur cette maladie et sur les inoculations préventives à lui opposer. Il était décoré de plusieurs ordres russes et membre de la Société centrale de médecine vétérinairede Paris depuis 1860.

320. HALLER (Albreciit von). Cet homme éminent, ce travailleur prodigieux, né à Berne en 1708, et mort dans celte ville en 1778, la fois médecin, chirurgien, grand anatomiste et physiologiste, savant botaniste, bibliographe, poète distingué, et qui est une des gloires de la Suisse, nous intéresse par la dissertation qu’il publia en 1772 sur la peste bovine alors régnante, dissertation qu’on retrouve dans ses œuvres complètes.

321 . HAMON (Charles), dit Hamon aîné. Mort en 1889. Diplômé de l’École d’Alforl en 1836, il était vétérinaire des haras à Lamballe (Côtes-du-Nord), chevalier de la Légion d'honneur, membre correspondant, depuis 1849, de la Société centrale de médecine vétérinaire, qui lui avait décerné, deux ans avant, une médaille d’argent, pour deux mémoires, l’un sur la fluxion périodique, l’autre sur les exomphales des poulains ( Mémoires , t. II).

322. HAMONT (Pierre-Nicolas) (1805-1848). Après avoir obtenu son diplôme de vétérinaire en 1824, à l’Ecole d'Alfort, il servit d’abord dans un régiment de cavalerie. Il partit en 1828 pour l’Egypte avec son confrère Prétot, pour y fonder une école vétérinaire, sous les auspices du vice-roi Méhémet-Ali. Prétot mourut dès son arrivée à Smyrne. L’Ecole fut d’abord établie à Rosette, au centre du pays ravagé par les épizooties, puis transférée à Abou-Zabel, où elle fut annexée à l’Ecole de médecine. Ce ne fut pas sans lutter que Ilamont obtint du vice-roi que l’autonomie lui fût rendue. Il fonda aussi près du Caire, le haras de Choubra, dont il prit la direction trois ans après (1836); puis la bergerie de Tantak dans le Delta à vingt-cinq lieues du Caire. Il quitta l’Egypte en 1841 et revint définitivement en France. L’Académie de médecine de Paris lui avait conféré le titre d’associé étranger. Il fut, en 1846, président de la section vétérinaire du congrès général de médecine. C’était un collaborateur zélé de l'Union médicale et de la Revue de l'Orient. Il mourut d’une maladie de cœur.

Ses principaux écrits sont les suivants : De la cachexie aqueuse de l'homme et du mouton , observée en Égypte (avec Fisher), 1833; — Des causes premières de la morve et du farcin, 1842; — De l'entraînement des che-

lîIOGRAPIIIES VÉTÉRINAIRES.

vaux et des luttes sur les hippodromes , 1842; — Considérations générales sur I amélioration des chevaux en France, 1843; — L' Eggpte sous Mehèmet- Ali, elc., 1843, 2 volumes in-8°; — Destruction de la peste. Lazarets et quarantaines, 1844 (in Bulletin de l' Académie de médecine): — Aperçu général sur l'étal actuel de l'industrie vétérinaire en France, 1845 (Mémoire lu à l’Académie de médecine).

323. HAPET-LA-CHENAYE. Professeur à l’École d'Alforl pendant quelques années, il a publié des observations et expériences sur l’analyse de la salive du cheval ( Mémoires de la Société royale de médecine , 1780-1781) et plusieurs autres mémoires sur les épizooties.

324. HARTMANN (Joiiann Georg) (1731-1821). Directeur des haras royaux de Wurtemberg; a écrit sur l'élevage des chevaux et des mulets. Ses principaux ouvrages ont été traduits en un volume : « Traité des haras, auquel on a joint... des remarques sur quelques-unes des maladies des poulains, des observai ions sur le pouls, etc. Traduit sur la seconde édition et sous les yeux de l’auteur. Revu et publié par Huzard », 1788.

325. HARTMANN (Moriz) (1822-1865). Professeur de maréchalerie à l’École vétérinaire de Dresde; a publié en 1861, en collaboration avec Leisering pour la partie anatomique : t.e pied du cheval, traité de ferrure concis et complet.

326. HASTFER (Friedrich Wilhelm, baron de) (1719-1768 ). Économiste suédois, qui, après avoir servi dans l’armée, s’occupa beaucoup de l’amélioration des moutons. Appelé en Danemark, il y proposa d’utiles réformes, fit un voyage d’études en Espagne et en ramena des mérinos. On a de lui un « Traité détaillé et complet sur les soins à donner aux moutons », Stockholm, 1752. Cet ouvrage eut beaucoup de succès; il fut traduit en danois, en allemand et en français :

Instruction sur ta manière d'élever et de perfectionner les beslesà laine , Paris, 1756. « Nous ne connaissons rien, soit en pathologie, soit en pharmacie, soit en matière médicale, de plus mauvais que ce qui est relaté dans cette instruction », disent Delafond et Lassaigne. Une traduction d’un autre ouvrage de Hastfer a pour titre : Sur 1 établissement d'une bergerie en Islande', Copenhague, 1761.

327. HAUBNER (Gottlieb Carl). Directeur de l’École vétérinaire de Dresde. Il naquit à Ilettstædt en Thuringe, le 18 septembre 1806, et lit ses études à l’École vétérinaire de Berlin de 1826 à 1829. Encore élève, il s’était livré à des expériences sur la digestion des ruminants et avait vérifié les données de Flourens sur la rumination. Il communiqua ses recherches au ministère des affaires médicales en 1830, mais ne les publia qu’en 1837 ( Ueber die Magenverdauung der Wierderkauer).

En 1831, Hauhner quitta Berlin, où il avait pratiqué pendant deux ans, et devint vétérinaire du cercle d’Ortelsburg; en 1836, il passa à celui de Greifswald. Il fut, en même temps, chargé d’un cours de médecine vétérinaire à l’Académie d’économie rurale créée en 1835 par Schulze à Eldcna, près de Greifswald. Il commença dès lors la rédaction des excellents ouvrages qui ont fait sa grande réputation. En 1837, il se fit recevoir docteur en philosophie à l’Université d’Iéna. En 1842, il fut nommé vétérinaire départemental de tout le district de Stralsund ; en 1845, professeur à l’Académie d’Eldena. Les travaux qu’il avait publiés le firent appeler en 1853 à l’École vétérinaire de Dresde. Il y fut chargé d’enseigner la police sanitaire, la médecine légale, la thérapeutique, et de diriger, avec l’hôpital et la policlinique, l’École elle-même.

Hauhner se révéla dès lors comme un organisateur re-

marquable, novateur et énergique. Il rendit à la Saxe les plus grands services au point de vue de la police sanitaire et de l’hygiène des animaux, ainsi que de renseignement vétérinaire. Les mesures qu’il a fait prendre ont amené la suppression de l’empirisme en Saxe et donné une excellente organisation vétérinaire. Les charges qu’il a successivement accumulées lui ont permis d’arriver à son but : en 1856, membre de la commission des affaires vétérinaires, et vétérinaire en chef du royaume; en 1862, commissaire des épidémies; en 1878, conseiller sanitaire intime. Il prit sa retraite en 1879 et mourut à Dresde le 17 avril 1882, sans avoir cessé de collaborer aux travaux de la Commission des affaires vétérinaires. En 1888, son buste en marbre a été placé solennellement à l’Ecole de Dresde, aux frais d’une souscription de ses anciens élèves et de ses amis.

Haubner a publié de nombreux articles dans le Magazin far die ges. Thierheilkunde, dans le Bericht de Saxe et d’autres recueils périodiques vétérinaires. Il avait une notoriété populaire qu’il devait surtout à son « Traité de médecine vétérinaire rurale » (Landwirthschaflliclie Thierheilkunde), dont la première édition est de 1839-1842, et la huitième de 1880. On lui doit aussi un traité de thérapeutique (1838), un excellent traité d’hygiène des animaux de la ferme (1845; 4° édition, 1881) et un Manuel de police sanitaire (. Handbuch der Veterinàrpolizei, Dresde, 1859), qui sera longtemps consulté avec fruit.

328. HAVEMANN (August Conrad) (1755-1819). Après avoir suivi, en 1776-1777, les leçons de Kersting, qui était alors à Cassel, il vint à l’École d’Alfort peu de temps avant la mort de Bourgclal; puis, de retour auprès de Kersting, il le suivit à Hanovre en qualité d'aide. Mais il le quitta bien-

lôt pour s’adjoindre à son père comme directeur du haras de Neuhaus. En 1781, à la mort de Kersting, il fut appelé d urgence à Hanovre pour le remplacer à l'Ecole vétérinaire, dont il fut nommé directeur une dizaine d’années plus tard. Il vint se perfectionner dans son art à l’École de Vienne auprès de Wolstein, et remplit en outre plusieurs missions officielles pour étudier les épizooties, particulièrement en Hollande, où sévissait la peste bovine. Comme écrivain, il est surtout connu par son Manuel d’extérieur du cheval, qui parut en 1792 et eut plusieurs éditions; et par le rapport qu’il a rédigé avec Hausmann et Pfannenschmidt sur la dourine qui sévissait en Hanovre et avait envahi le haras de Celle : ce rapport représente la première description exacte qui ait été donnée de cette maladie (1821).

329. HAVOUX (Louis) (1778-1851). Vétérinaire diplômé de l'Ecole de Lyon, servit à ce titre dans la cavalerie, assista à la bataille de Leipzig, fut nommé en 1828 professeur de maréchalerie à l'École de Saumur et y publia en 1829 un Manuel à l'usage des élèves maréchaux de l'Ecole royale de cavalerie. 11 fut retraité en 1847,

330. HAXTHAUSEN (Joiiann Ludwig). Médecin allemand, né en 1798 en Poméranie, membre du Collège de médecine de Munster. Il a publié un petit écrit sur une épizootie de clavelée (1829) et un autre sur la dourine (1839).

331. HAYNE (Anton). Né à Krainberg (Carniole en 1780, mort en 1853. Il étudia d’abord la chirurgie, fut, en 1811, nommé répétiteur à l’École vétérinaire de Vienne; en 1813, professeur de médecine vétérinaire au lycéum d’Olmulz, et, après la mort de Waldinger, professeur de clinique et du pathologie à l’École de Vienne. 11 a publié en 1830 un Traité de l’inflammation chez les animaux domestiques (2e édition en 1849), un autre sur la fièvre (1831), sur la thérapeutique

1833), les épizooties (1838), le diagnostic et le traitement (1844). On lui doit encore nombre de communications sur divers sujets de médecine. Ses ouvrages sont généralement

peu estimés. Il était correspondant de la Société centrale de médecine vétérinaire de Paris, depuis 1849.

332.HECKER (Justus Friedrich Karl). Médecin allemand, né à Erfurt en 1795, mort en 1850 à Berlin, ou il était depuis 1 83 4 professeur ordinaire d’histoire de la médecine. Par ses travaux sur l’épidémiologie, il peut être considéré comme le fondateur de la pathologie historique. Son « Histoire de la médecine » ( Geschichte der Heilkande , Berlin, 1822-1829, 2 vol. in-8°) contient, dans le tome II, une histoire de la médecine vétérinaire dans l’antiquité, qui a été traduite en français ( Recueil de médecine vétérinaire, 1834; et Lyon, 1835, in-8°).

333. HELMAN (Ciiristopiior Ivanovitch). Vétérinaire russe, né en 1848 dans la province de Courlande. Après s’être pendant quelque temps occupé d’agriculture, il entra en 1873 à l’Institut vétérinaire de Dorpat, y termina ses études en 1877 en se faisant recevoir « Magister » de médecine vétérinaire et resta attaché à cet établissement en qualité d’assistant de clinique. En 1879, il soutenait une thèse sur le développement des spermatozoïdes chez les vertébrés. Nommé, la même année, vétérinaire au régiment des chevaliersgardes, il gagna la confiance du prince d'Oldenbourg, commandant la division de la garde impériale, et lui fit partager son enthousiasme pour la belle découverte de Pasteur sur les maladies microbiennes. Le prince fit établir pour Iielman, dans la caserne du régiment, un laboratoire spécial pour la préparation de la lymphe antirabique selon la méthode pastorienne. Ils firent d’ailleurs, de compagnie, en 1883, un voyage à Paris pour se mettre au courant de cette méthode par la visite du laboratoire de Pasteur. Grâce aux facilités qui lui furent données, Iielman se livra avec ardeur à

RIOORAPHIES VÉTÉRINAIRES.

l’étude de la bactériologie et publia sur la rage, dans les journaux russes et dans les Annales de l'Institut Pasteur, des travaux qui furent remarqués. Le prince d’Oldenbourg décida la création, à Saint-Pétersbourg, d’un institut de médecine expérimentale. Ilelman en lit partie dès 1890 comme directeur de la section des épizooties. La morve fut le principal objet de ses études ; il s’appliqua à la recherche des moyens de diagnostic de cette maladie et aboutit à la découverte de la malléine, dont on sait la brillante fortune. Il avait reçu quatre décorations russes et obtenu le grade correspondant à celui de colonel, quand il succomba, le 25 février 1892, à une affection cérébrale, suite lointaine d’un coup de pied de cheval. Indépendamment des travaux qu’il a publiés, il a laissé de nombreux matériaux scientifiques, dont les Archives biologiques de l’Institut de médecine expérimentale ont entrepris la publication.

334. HELVETIUS (Jean-Claude-Adrien) (1685-1755). Médecin français, premier médecin de la reine Marie Leczinska, inspecteur général des hôpitaux de Flandre, membre de l'Académie des sciences de Paris. La Biographie Didot le considère comme l’Helvetius auteur de F Instruction sur la manière dont on doit traiter les bœufs el vaches attaqués des maladies épidémiques qui régnent... surtout en Franche-Comté ; Grenoble, 1744, in-8°. Le même Helvétius doit être aussi l’auteur du Mémoire sur les maladies des bestiaux ; Paris, 1714. C.-A. llelvetius, le célèbre philosophe du xvin0 siècle, est le fils de notre médecin.

335. HEMERIUS. llippiatre grec, contemporain d’Apsyrte, qui lui a dédié un de ses articles. L 'Hippiatrica contient un article d’IIemerius sur les maladies des poumons.

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