HEUSINGER (Johann Christian Friedrich Karl
1883). Un des plus savants médecins de l’Allemagne; fui professeur aux Universités d’Iéna, de Wurlzbourg et de Marbourg. Dans ses nombreux écrits se trouvent d’importante contributions à la pathologie des animaux. Nous citerons ses Recherches de pathologie comparée , Cassel, 1844-1853, 2 volumes in-8° (en français); — sa biographie de Théomneste, vétérinaire de Théodoric, 1844; — « Les maladies charbonneuses de l’homme et des animaux » ( Die Milzbrandkrankheiten der Thiere und des Menschen , 1850).
344. HIÉROCLÈS. Écrivain vétérinaire grec, à qui 107 articles de YHippiatrica sont attribués. On ignore l’époque exacte à laquelle il vivait ; c’est sans doute le commencement du vc siècle. En tous cas, il est postérieur à Apsyrte, car la plupart de ses articles ne sont que la répétition de ceux de cet auteur. Il est antérieur à Théomneste, qui le cite plusieurs fois, et probablement contemporain de Cassianus Dassus, auquel il a dédié son Traité de médecine vétérinaire. Il ne resLc de ce traité que les fragments insérés dans YHippiatrica. Hiéroclès était jurisconsulte de profession. Après Apsyrte, c’est lui dont YHippiatrica contient le plus grand nombre d’articles.
345. HIËRON (de Sicile). L 'Hippiatrica renferme sous ce nom un article sur l’éléphantiasis du cheval. Selon les uns, ce serait Iliéron I, tyran de Syracuse, homme éclairé, qui régna de 478 à 467 avant Jésus-Christ; selon d’autres, Iliéron II, autre roi de Syracuse, né vers 306, mort vers 216 avant Jésus-Christ. Certains auteurs, enfin, y voient un écrivain qui vivait vers l’an 50 avant Jésus-Christ.
346. HINDS (William). Vétérinaire anglais, qui pratiqua à Londres, à partir de l’année 1807, où il l ut diplômé. Il a publié plusieurs ouvrages populaires de médecine vétérinaire.
347. HIPPOCRATE. Le plus grand médecin de l’antiquité, surnommé le père de la médecine, né dans l’ile de Cos, en 168 avant Jésus-Christ, mort dans un âge très avancé. Dans la masse doses écrits se trouvent quelques indications sur les
DIOGRAPIIIES VÉTÉRINAIRES.
kystes hydatiques du poumon du bœuf, du chien, du porc et sur le tournis de la chèvre.
318. HIPPOCRATE. Vétérinaire grec, contemporain d’Apsyrte; vivait vers le milieu du ive siècle après Jésus-Christ. L ' Hippiatrica contient 36 fragments de ses écrits; un autre se trouve dans les Géoponiques. Ils sont tous sans importance.
349. HŒRDT (Sigmund) (1782-1834). Maréchal vétérinaire; fut en 1821 chargé de l’enseignement de la maréchalerie, de la clinique chirurgicale et de l’élevage du cheval à l’École vétérinaire de Stuttgart. Il a publié un traité de maréchalerie (1827; 2e édition 1829).
350. HŒRMANN (Joseph) (1795-1842). Vétérinaire allemand; avait fait ses études professionnelles à l’École de Munich. Il fut, en 1824, nommé professeur des maladies contagieuses et de police vétérinaire à l’Université de Gràtz. Il a publié des travaux sur la dysenterie des agneaux (1829), sur la connaissance extérieure du cheval (1834). Nommé, en 1839, professeur d’anatomie et de physiologie à l’École vétérinaire de Vienne, il a fait paraître en 1840 une représentation anatomique du corps du cheval.
351. HOFACKER (J. D.) (1788-1828). Après avoir terminé ses études à Tubingue, il suivit les cours de l’École vétérinaire de Vienne et fut en 1813 nommé professeur de médecine vétérinaire à l’Université de Tubingue. En 1823, il fit paraître son Traité des maladies les plus communes du cheval. On lui doit aussi diverses publications de pathologie et de zoologie.
352. HOFFMANN (Friedrich) (1660-1742). L’un des plus grands médecins des temps modernes, surnommé le Boerhave de l’Allemagne; fut professeur à Iéna, à Berlin et à Halle. Parmi les nombreux et importants travaux qu’il a laissés se trouvent quelques petits écrits sur la peste bovine qui sévissait en 1716 et 1717.
R10GRAPIIIES VÉTÉRINAIRES.
353. HOFMEISTER (Friedrich August Victor) (1829- 1894). Docteur en médecine, professeur de chimie à l’Ecole vétérinaire de Dresde. On lui doit de nombreuses recherches sur l’alimentation des animaux domestiques, la statique chimique de la nutrition, la digestion de la cellulose, les phénomènes chimiques intra-intestinaux, ceux qui suivent l’administration de certains médicaments (préparations de fer, de cuivre, pilocarpine,
, muscariue, acide salicylique, etc.). Il a publié en 1876, avec Siedamgrotzky, un ouvrage dont la 2e édition a paru en 1884, et qui a été traduit en français par Wehenkel et Siegen, sous le titre : Éléments d'analyse chimique el micrographique appliquée à la diagnose des maladies des animaux domestiques ; Bruxelles-Luxembourg-Paris, 1881, un vol. in-8°.
354. HUGUES (Jean-Baptiste) (1840-1888). Vétérinaire militaire belge; a occupé une place importante dans son pays. Il a publié de nombreux articles dans les Annales vétérinaires et a été, à partir de 1882, rédacteur scientifique de l'Écho vétérinaire. A l’occasion du Congrès national vétérinaire de Belgique, il a rédigé un rapport remarquable sur la Déontologie (1880). Pour le Congrès international de médecine vétérinaire de Bruxelles, il a présenté un rapport très étudié sous ce titre : L' enseignement en médecine vétérinaire, ce qu'il est, ce qu'il doit être (1883). Une autre œuvre capitale de Hugues est son Traité d' Hippologie, écrit surtout en vue des élèves de l’Ecole de guerre et de l’Ecole militaire de Bruxelles, où il était professeur. Hugues était membre de l’Académie de médecine de Belgique et correspondant de la Société centrale de médecine vétérinaire de Paris.
355. HURTREL D'ARBOVAL (Louis-Henri-Joseph). Un des vétérinaires français les plus remarquables du premier quart de ce siècle. 11 naquit à Montreuil-sur- Mer, le 7 juin 1777. Sa famille avait occupé un rang distingué dans la magistrature de cette ville. Il était venu à Paris en 1798 pour y terminer son éducation ; son goût [tour le cheval le détermina à partager son temps disponible entre les cours de l’Ecole d’Alfort et les exercices d’équitation au célèbre manège de Franconi. Revenu à Montreuil en 1802 et pourvu d’un riche patrimoine, il utilisa ses connaissances en traitant gratuitement les animaux malades qui lui étaient amenés. Le camp de Boulogne fut pour lui une occasion d’études sur les maladies des chevaux, surtout sur la morve et le larcin. Il écrivit plus tard plusieurs mémoires détachés, dont l’un lui valut en 1807 la médaille d’or décernée par la Société d’agriculture de la Seine, qui l’admit parmi ses membres en 1811. Il appartenait déjà à un grand nombre de sociétés savantes du Nord de la France et de la Belgique. En 1815, il fut nommé commissaire du gouvernement pour combattre la peste bovine qui ravageait le département du Pas-de-Calais; les sages mesures que l’autorité ordonna d’après ses conseils et qu’il fit exécuter avec une grande vigilance, les instructions sommaires qu’il publia et qui furent répandues à profusion ne tardèrent pas à éteindre le mal. En 1819, sur l’invitation du préfet du Pas-de-Calais, il fit paraître une « Notice sur les maladies que les chaleurs et la sécheresse de l'été 1818 ont pu développer parmi les bestiaux , et sur les moyens de prévenir celles qui pourraient naître pendant l’automne suivant » ; cette Notice eut quatre éditions la môme année. En 1822, il publia son Traité de la clavelée , de la vaccination et claveli-
sation des bêtes à laine, ouvrage remarquable, dit H. Bouley, parla manière dont il est écrit, par les faits nombreux et bien coordonnés qu’il contient, par la justesse d’observation dont il porte l’empreinte. De 1821 à 1826, il donna un grand nombre d’articles au Dictionnaire abrégé des sciences médicales en 15 volumes.
Le meilleur litre d’Hurtrel d’Arboval est son Dictionnaire de médecine et de chirurgie vétérinaires ; Paris, 1826-1828, 4 vol. in-8°. Il y a réuni et condensé, avec les résultats de sa science et de son expérience personnelles, les innombrables documents répandus dans les publications périodiques, les annales des sociétés savantes, soit même à l’état de manuscrits dans les bibliothèques de quelques vétérinaires ou entre les mains des élèves des différentes écoles. Cette œuvre eut la plus heureuse influence sur le progrès de la science en consolidant l’instruction des praticiens. Une seconde édition en six volumes parut en 1839. Ce Dictionnaire a été traduit en allemand et en italien. Son nom a été conservé au Dictionnaire de médecine vétérinaire publié par Zundel en 1874. Hurtrel d’Arboval mourut peu après l’apparition du sixième volume de la seconde édition, le 20 juillet 1839. Il était membre d’un nombre très considérable de sociétés savantes de la France et de l’étranger.
356. HUZARD (Jean-Baptiste). Un des grands maîtres delà médecine vétérinaire. Il naquità Paris le 3 novembre 1755, d’une famille qui y exerçait la maréchalerie depuis plus d’un siècle. Il fit la plus grande partie de ses éludes chez les Augustins réformés, appelés Petits-Pères. Ce fut d’après leurs conseils qu’en 1769, â l’âge de treize ans, il entra, au moment de la création, à 1 Ecole vété-
rinaire d’Alfort. Il en suivit les cours avec distinction, et fut un des élèves favoris de Bourgelat, si bien qu’à l’âge de dix-sept ans, il fut, en 1772, nommé professeur. On le chargea spécialement de professer l’extérieur et surtout la connaissance de l’âge du cheval, puis la chimie et la pharmacie, la matière médicale et l’application des bandages, seul cours qui ait eu lieu dans les Ecoles sur ce dernier sujet. Mais, en 1775, son père l’obligea de quitter l’enseignement vétérinaire et de se consacrer exclusivement à la pratique, qui devait lui assurer une existence plus large. En 1779, une ordonnance du roi avait fondé à Alfort un concours de pratique. Huzard y prit part et remporta le premier prix consistant en une médaille d’or. Il fut aussi plusieurs fois récompensé par la Société royale de médecine pour des mémoires de pratique insérés dans ses recueils. Devenu membre de cette société, il y a fait plusieurs rapports avec Vicq d’Azyr. Celui-ci le décida à faire les articles de médecine vétérinaire dans le Dictionnaire de médecine de l 'Encyclopédie méthodique.
En 1785, le tribunal des juges et consuls des marchands de Paris, et plus tard les divers tribunaux de la capitale lui confièrent des expertises relatives aux vices rédhibitoires. Ilexerça cette fonction jusqu’en 1824 et, pendant cette période de près de quarante ans, il a réuni douze volumes in-folio de rapports et de procèsverbaux manuscrits, qui contiennent des documents précieux sur la jurisprudence vétérinaire. En 1792, il devint membre du conseil vétérinaire et des remontes de l’administration de la Guerre et quand, deux ans après, le gouvernement fut organisé en douze commissions exécutives, il entra à la commission d’agriculture et des arts, qui forma plus tard le ministère de l’Intérieur.
Il y eut successivement les titres d’agent, de commissaire du gouvernement, enfin d’inspecteur général des Ecoles vétérinaires, fonctions qu’il exerçait encore dans sa quatre-vingt-unième année. Il avait quitté, en prenant ces titres officiels, sa clientèle privée et son établissement de maréchalerie.
Avec Tessier, Gilbert et surtout Daubenton, il eut une grande part à l’introduction des mérinos en France, en faisant insérer dans le traité de l’an III, conclu avec l’Espagne, l’article secret par lequel le gouvernement de la Péninsule permettait l’exportation de plus de cinq mille mérinos (Voy. Gilbert). Vers la fin de l’Empire, Iluzard fut chargé d’établir deux nouvelles Ecoles vétérinaires, l’une à Aix-la-Chapelle, l’autre à Zutphen. Les événements firent avorter ce projet ; les plans de Huzard ont cependant servi à la fondation de l’Ecole qui se trouve aujourd'hui à Utrecht. Il fut plus heureux en 1829, où il installa la nouvelle École fondée à Toulouse. Membre du conseil central de vaccine, il contribua beaucoup à la propagation de ce moyen prophylactique. Il faisait aussi partie du conseil de salubrité, qu’il avait fondé avec Parmentier et Cadet de Gassicourt. Il a appartenu à un nombre considérable de sociétés savantes de la France et de l’étranger. Il était entré à l’Académie des sciences lors de la formation de l’Institut en 1795. Napoléon l’avait nommé chevalier de la Légion d’honneur et Louis XVIII en fit un des cent membres de l’Ordre de Saint-Michel, exclusivement réservé aux savants. Huzard avait réuni une bibliothèque spéciale de plus de quarante mille volumes, dont beaucoup étaient rares et beaucoup aussi ont été annotés de sa main (Le catalogue imprimé forme trois gros volumes in-8°).
Sa femme, fille de Vallat la Chapelle, avait obtenu, en souvenir des services de son père, un brevet d’imprimeur-libraire qu’elle exploita. Ce fut l’origine de la librairie Bouchard-Huzard, où tant d’ouvrages vétérinaires ont été imprimés et qui a aidé beaucoup Huzard à former sa célèbre bibliothèque.
Une ordonnance royale de 1837, en mettant Huzard à la retraite, lui avait conféré le titre d inspecteur général honoraire. Il mourut un an après, le 30 novembre 1838.
Il n a pas laissé de livre important; mais son activité d’écrivain s’est dépensée dans un nombre considérable de rapports et instructions, brochures diverses dont voici les principales :
Almanach vétérinaire, avec Chabert et Flandrin, 1782,. in-12. C est le premier volume, plusieurs fois réimprimé,, des Instructions et observations sur les maladies des animaux domestiques, 1792-1795, 6 volumes, in 8°; —
Essai sur les eaux-aux-jambes des chevaux, 1784;
Instruction sur les moyens de s'assurer de l'existence de la morve et cl'en prévenir les effets, 1785 ; 4° édition, 1797 (avec Chabert) ; — Instruction sur les soins à donner aux chevaux pour les conserver en santé sur les routes et dans les camps, imprimée par ordre du Comité de salut public (1793); ce petit ouvrage, qui eut un grand nombre d’éditions, fut tiré à plus de G00Û0 exemplaires ; — Essai sur les maladies qui affectent les vaches laitières des faubourgs et environs de Paris, 1794;
Mémoire sur la péripneumonie chronique..., 1800;
Instruction sur l amélioration des chevaux en France
l^Od, Instruction sur la pourriture (avec Tessier) 1822;— Conjectures sur l'origine du mot Courbure,
1 827 ; — N otes bibliographiques sur l'ouvrage d'Hortensio Lando... 1835; — ... Sur les ouvrages du duc de Nardo,
1835. — La Feuille du Cultivateur, les Bulletins el Mémoires de la Société centrale d' agriculture, les Annales de V agriculture française , le Dictionnaire d' agriculture de la section d’économie rurale de l’Académie des sciences, le Dictionnaire d'histoire naturelle de Delerville, etc., contiennent de nombreux articles de Huzard. Enfin, il a édité le Traité des haras de Hartmann (1788) et plusieurs ouvrages de Bourgelat, qu’il a enrichis de notes précieuses. On s’explique par cet ensemble, le rôle important et la grande place qu’il a occupés dans la science et la profession vétérinaires.
357. HUZARD fils (Jean-Baptiste) (1793-1878). Fils du précédent; fut élève de l’École d’Alfort de 1812 à 1814, et y fut répétiteur. Il quitta l’École en 1818 et vint s’établir à Paris, qu’il ne quitta plus, si ce n’est pour voyager en Autriche, en Allemagne, en Espagne, voire au Sénégal. Le nom de son père lui a ouvert les portes de plusieurs sociétés savantes. C'est ainsi qu’il le remplaça en 1841 à l’Académie de médecine; qu’en 1822, il fut élu membre de la Société centrale d’agriculture; qu’il fut membre adjoint du Conseil de salubrité. 11 fut aussi un des membres fondateurs de la Société centrale de médecine vétérinaire.
Il a publié, en 1818, dans le Nouveau Dictionnaire d'histoire naturelle, une Esquisse de nosographie vétérinaire, dont une deuxième édition a paru en 1820, une troisième en 1822, dans le Nouveau Cours complet d' agriculture. Son principal ouvrage est intitulé : Des haras domestiques en France, 1829; 2e édition, 1843. 11 avait, en effet, particulièrement étudié les questions chevalines en France et à l’étranger; et, è la fin de sa longue carrière, son expérience lui a dicté un Manuel
du petit éleveur de poulains dans le Perche, 1869, in-1'^. Utilisant les rapports et les notes de son père, il a donné un traité De la garantie et des vices rédhibitoires dans le commerce des animaux domestiques , 18?5 (6° édition, 1844; les deux dernières éditions, adaptées è la loi du 20 mai 1838, ont été faites avec la collaboration d’A. Ilarel). La lère édition a été traduite en espagnol par Rovira (1829).
A citer encore : son mémoire Sur la multiplication des sangsues (1841) et un grand nombre de rapports et d articles dans les Annales de l' agriculture française, le Journal des haras, la Vie à la campagne , le Bulletin de la Société nationale d' agriculture de France, le Bulletin de la Société centrale de médecine vétérinaire, etc. Huzard était un homme d’études, dont la vie a cependant été plus longue et plus honorée que remplie.
358. ILG ( Joiiann Georg). Médecin autrichien, né en 1771 ; fut professeur d’anatomie à 1 1 Diversité de Prague et mourut dans celte ville en 1836. Indépendamment de plusieurs travaux sur 1 anatomie de l’homme, il a publié une monographie anatomique des trochlées tendineuses et des articulations des doigts et des orteils chez l’homme, les mammifères el les oiseaux, il y étudie ces régions particulièrement chez le cheval, le bœuf, le chevreuil et le cerf.
359. IMLIN (Frédéric) (1814-1875). Vétérinaire à Strasbourg, diplôme de 1 licole d Allort en 1836; lut un des plus actifs collaborateurs du Recueil de médecine vétérinaire-, il y donnait de nombreuses traductions et analyses des lra\aux allemands. 11 a été, à plusieurs reprises, chargé de missions du gouvernement pour aller étudier ou combatlre la peste bovine. Il jouissait à Strasbourg de la consi-
<1 ('Talion générale, y remplitles fonctionsdc maireet d’adjoint dans des circonstances difficiles el recueillit un surcroît de véritable honneur par son altitude patriotique après l'annexion de son pays par la Prusse. Il était membre de plusieurs sociétés savantes, entre autres de la Société anatomique de Paris et de la Société centrale de médecine vétérinaire (1846),
360. IM-THURN (E douard). Vétérinaire à Schaffhouse ; a fondé en 1834 un journal vétérinaire hebdomadaire ( Der Thierarzt ), qui ne dura pas plus de deux ans. En collaboration avec Rychner, il a fait paraître une Encyclopédie générale, théorique et pratique de médecine du cheval et du bœuf; 4 volumes, 1836-38. On a encore de lui « les Lois de garantie de la Suisse et des Etals voisins » (1838), une Thérapeutique vétérinaire (1841) d’après Ilerlwig et les auteurs français, un Manuel du propriétaire de chevaux (1848).
361. INGRASSIAS ou INGRASSIA (Giovanni Felippe) (1510- 1580). Médecin sicilien, né et mort à Païenne, où il s’était retiré en 1560 après avoir longtemps enseigné à Naples. De grands succès dans sa pratique et un grand dévouement dans une terrible épidémie de peste le firent nommer Y Hippocrate sicilien. Les vétérinaires doivent retenir son nom en mémoire d’un petit écrit, compris dans ses œuvres, et où il établit la ressemblance entre les deux médecines : Qaoil vetevinaria meilicina formaliler una eademque cum nobiliori hominis medicina sil materiæ duntaxat nobililale différais ; Venise, 1568. C’était une opinion un peu paradoxale pour l’époque.
362. ITHEN (Johann Anton). Vétérinaire suisse, qui après avoir terminé ses études à l’École vétérinaire de Tienne (1811), revint s’établir dans sa patrie el fut finalement vétérinaire à Aarau, où il mourut en 1843. 11 a publié divers écrits dans les journaux et, en 1829, une Instruction populaire sur la connaissance du cheval el du bœuf ' Gemeinniitzigen Unterricht iiberdie Kenntnissder Pferde una des Rindviehs). On lui doil encore un livre populaire de médecine véléri-
ISO
naire. Avec Michel, il a essayé de fondera Zurich un journal pour 1 élevage du gros bétail ; mais les deux premiers numéros seuls ont paru.
3(33. JACQUEMART. Vétérinaire français, qui, après quelques études de médecine, suivit les cours de l'École d’Alfort et, vers la fin du siècle dernier, y fut nommé professeur d’anatomie. Il s’établit ensuite pour pratiquer la clientèle en Brie, et s occupa particulièrement de clavclisation, comme en témoigne un mémoire de Lebel ( Recueil , 1847).
364. JAUZE (François). Vétérinaire français, mort vers 1845. Il fut élève de l’École d’Alfort et, pendant la domination française, professeur de chirurgie et de ferrure à l’École vétérinaire de Milan (de 1805 à 1813). 11 fut ensuite, par décision ministérielle, nommé chef de l’atelier de maréchalerie à l'École d’Alfort, emploi qu’il occupa jusqu’en 1816. Ayanl échoué au concours qui fut ouvert alors à cette école pour une place de professeur de maréchalerie et de jurisprudence, il s’établit à Saint-Denis et plus tard à Paris. Profitant des dispositions du décret impérial du 15 janvier 1813, il ouvrit une « école de maréchalerie vétérinaire », où il délivrait à ses élèves, après deux ans d’études, un diplôme de « maréchal expert ». 11 fit paraître en 1818 un Cours théorique et pratique de maréchallerie vétérinaire , in-4°, avec 110 ph, aussi dillus que possible, qui a cependant été traduit en allemand par J. G. Müller, en 1834. En 1827, parut aussi Y Art complet du vétérinaire et du maréchal ferrant , in-4°; puis, en 1838, une Médecine légale hippiatrique , abrège de la pratique vétérinaire , qui eut une seconde édition en 1844. Aucun de ces ouvrages n’a de valeur sérieuse.
Son école d’empiriques et son manque de vergogne attirèrent à Jauze de tous côtés, dans les journaux vétérinaires, des attaques violentes, auxquelles il répondit d’un seul coup en 1839, par un pamphlet intitulé : « Des Écoles roi, aies vétérinaires en France en 1838, ou Métamorphose de la science
liippialrique en empirisme toléré. Réponse à un bouquin moderne, publié en douze cahiers pendant l’année 1838, par MM. Yvarl, Renault, Girard, Delafond, Rigot, Rouley, Yatel et Rainard, sous le titre de Recueil de médecine vétérinaire pratique ». 11 prétend avoir fait imprimer cette brochure à 12000 exemplaires et l’avoir envoyée à tous les minisires, préfets, pairs de France, députés, etc;, ainsi qu’aux écoles vétérinaires étrangères. Comme dans tous les écrits de ce genre, la calomnie y prend la plus grande place et tâche de s’insinuer à la faveur de quelques critiques fondées. Il semble bien, en somme, que Jauze ait mérité l’épithète d' « homme sans probité et sans honneur » qui lui est assénée dans le Recueil de 1838.
3G5. JEANNIN (Félix). Vétérinaire des haras, d’abord à Lamballe, puis à Angers; fut correspondant, puis associé national de la Société centrale de médecine vétérinaire. II est mort à la fin de l'année 1880. Il a écrit beaucoup dans les journaux vétérinaires et agricoles. A citer, parmi ses nombreux travaux, un Mémoire sur la culture du riz dans la Camargue, un autre sur l’emploi de la tangue en Rrelagne et en Normandie, sur la culture et l’emploi de l'ajonc marin, sur la guérison de la pousse par l’arsenic.
366. JEHAN DE BRIE, dit le bon berger. Il naquit vers 1439 à Villicrs-sur-Rongnon, près de Coulommiers, en Brie. Il se nommait simplement Jehan , auquel nom l’on ajouta depuis celui de sa province natale. Après avoirété longtemps berger dans la Brie, il fut, en qualité d’intendant, amené par son maître à Paris, où il suivit certainement les cours de l’Université. Il passa ensuite au service d’un conseiller du roi, ipii le recommanda à Charles V. Sur l’ordre de ce prince, il écrivit le Traicté de l'estai, science el pratique de l'art de Bergerie et de garder œilles et brebis à laine , qu'il acheva en 1379. Ce livre a disparu, mais un abrégé, fait avec beaucoup de bonhomie et de simplicité, fut imprimé au commencement du xvi° siècle. On n’en possédait cependant que quatre ou cinq exemplaires. L’un d’eux, intitulé Le vrag régime el gouvernement des Bergers el Bergères : composé par le rustique
Jehan de Brie, le bon berger (1542, Paris, 1 vol. in-12), a servi de modèle à une réimpression fidèle, faite à Paris, par I. Liseux, en 1879. Le livre de Jehan de Brie est le premier qui ait été écrit sur l’élevage du mouton et la pathologie ovine. 11 constitue un document précieux sur les connaissances, pratiques, croyances et superstitions des bergers du moyen âge.
367. JESSEN (Hans Peter Boje). Professeurà l’École vétérinaire de Dorpat (Russie). Né à Katarinenoord clans le Schleswig, en 1801, il fit ses études à l’École a étérinaire de Copenhague et entra en 1823 au service delà Russie. Il fut d’abord attaché à la colonie militaire de Novgorod, puis servit dans un régiment de cavalerie de la garde h Saint-Pétersbourg. En 1849, il fut nommé professeur et directeur de l’Institut vétérinaire de Dorpat. En 1858, il abandonna ses fonctions de directeur, dans lesquelles, sur son désir formel, il eut Unterberger pour successeur. Il resta professeur jusqu’à sa mort, qui survint en 1875. Il a publié, dans le Magazin de Gurlt et Hertwig et dans le Vierteljahrsschrift de 5 ienne, un grand nombre d’articles, dont la plupart sont relatifs à la peste bovine et à ses nombreuses tentatives d’inoculations prophylactiques de cette maladie. Il a beaucoup contribué aux progrès de la médecine vétérinaire en Russie et à la prospérité de l’Institut de Dorpat.
368. JUSSIEU (Christophe de). Célèbre apothicaire de Lyon, père d’Antoine et de Bernard de Jussieu, les illustres botanistes du xvmc siècle. Il a publié : Réflexions sur les maladies des bestiaux qui régnent à présent, avec les remèdes pour les traiter-, Lyon, 1714, in-12, IV-07 pages.
369. KAHLERT (Cari. Wilhelm) (1776-1844). Médecin prussien, établi à Prague à partir de 1823. Il y enseigna à l’Université la médecine vétérinaire, qu’il étudiait depuis plusieurs années. Il a publié, en 1830, une Instruction pratique sur la parturition naturelle chez les animaux de la ferme, et, en 1838, une petite brochure sur le choléra des poules et son traitement.
370. KALNING (Otton Ivanovitch). Vétérinaire russe, né en 1856 dans le gouvernement de Livonie. Entré en 1873 à l’Instilut vétérinaire de Dorpat, il en sortit en 1877 avec le titre de vétérinaire. Attaché à un régiment d artillerie, il fît la campagne contre la Turquie et prit parta l’héroïque défense de Schipka. Appelé en Bulgarie en 1881, sous les ordres de Nieman, il montra de remarquables aptitudes dans l’organisation d’une école de maréchalerie. Il a, d’ailleurs, publié sur ce sujet plusieurs articles dans les journaux russes et dans celui de Dresde : Ilufschmied. En 1889, il fut attaché à l’Institut vétérinaire de Dorpat pour l’étude de la bactériologie. 11 s’occupa particulièrement de la morve, découvrit la malléine en même temps qu’Helman et indépendamment de celui-ci, bien que le travail où il annonce sa découverte soit un peu postérieur à celui d’Helman. Kalning, qui avait obtenu le grade correspondant ù celui de lieutenant-colonel, deux décorations et la médaille de guerre, périt victime de son zèle scientifique: au cours de ses recherches, il se fît une inoculation accidentelle de morve et mourut le 25 mars 1891.
371. KAUSCH (Johann Josek) (1751-1825). Médecin prussien, conseiller médical cl conseiller de gouvernement à
-J. KALNING
Liegnilz depuis 1809. Parmi ses travaux se trouvent deux écrits sur la peste bovine (1790, 1793); un autre sur le charbon, couronné par l’Académie de Berlin, et trois volumes de mémoires d'hygiène, de médecine publique et de médecine vétérinaire (1815-1819).
372. KEMAL ED-DIN. Auteur d’un ouvrage en langue turque sur la médecine vétérinaire, paru dans le courant du xvic siècle (Schrader).
373. KERSTING (Johann Adam). Né en 1726 à Niederheussen, mort le 2 mai 1784 à Hanovre. Il fut d’abord maréchal dans un régiment hessois et fit avec lui la campagne d'Écosse en 1745. Il revint dans le Brabant en 1748, et, en 1757, entra au service du prince héritier de Hesse. A la suite d’une chute de voiture, il devint sourd-muet et lut même privé de la vue pendant deux ans. Une forte épistaxis lui rendit tout à coup la vue, mais lui enleva l’odorat. Pendant sa cécité, il a écrit un bon ouvrage de maréchalerie ( Der sichere and wolherfahrne Ilaf- und Reitschmied, Gassel, 1760,in-8°), dont une édition améliorée ( Unterricht , Pferde zu beschlagen und an den Fiissen der Pferde vorfallende Gebrechen zu heileh) parut en 1777, à Gœttingue. Il eut plus tard pour éleves, à Cassel, plusieurs jeunes gens, entre autres Havemann, Schrader, Schlæchter, Weber, qui se destinaient à la médecine vétérinaire. En 1778, on lui offrit la place de directeur de l’École vétérinaire nouvellement fondée à Hanovre; il dut alors quitter Cassel. Par son zèle, son désintéressement et ses aptitudes pratiques, il fut vite à la hauteur de la situation , mais un coup de pied de cheval vint brusquement mettre fin cà sa vie. Ses leçons ont été publiées plus laid pai llohlwes pour les maladies externes du
cheval (1785); par Ilinderer, pour les maladies internes du cheval (1786); par Otto Sothen et son fils, pour la médecine du cheval (1789; 2e édition, 1803) (Schrader).
374. KIKIN (Alexei) (1806-1852). Médecin russe, qui fut professeur de zoolomic à l’Université de Moscou, où il fil aussi des leçons sur les épizooties et la police vétérinaire. Il a publié en langue russe un Manuel d’anatomie des animaux (1837).
375. KN0BL0CH (Johann). Vétérinaire autrichien. Après avoir étudié la médecine, il fut placé à l’Ecole vétérinaire de Vienne aux frais du gouvernement autrichien, et y reçut les leçons de Wolstein. 11 fut nommé ensuite (1784) professeur de médecine vétérinaire à l’Université de Prague. En 1795, il succéda à Wolstein comme directeur de l'Ecole vétérinaire de Vienne, et dut céder cette place à Pessina en 1807. Il n’en resta pas moins vétérinaire de la cour jusqu’en 1817, où il fut mis à la retraite. En 1788, parut sous son nom une traduction du Cours d’hippiatrique de Lafossc, traduction faite, en majeure partie, par son élève, le Dr Fechner, et précédée d’une préface de Wolstein. Il avait aussi publié, en 1785-86, deux volumes formant une collection des écrits les plus importants parus en toutes langues et traduils en allemand, sur la science vétérinaire.
376. KNOLL (Charles) (1829-1869). Vétérinaire alsacien; fit scs études à l'École de Lyon et s’établit à Soullz (Haut- Rhin). Il a publié une Zootechnie ou Science qui traite du choix des animaux domestiques', Guebwiller, 1854, 2 volumes in-8°. On lui doit aussi plusieurs mémoires et observations, dont la plupart ont paru dans le Journal de médecine vétérinaire de Lyon.
377. KŒHNE (Wilhelm) (1822-1885). Vétérinaire allemand ; fut d’abord professeur adjoint à l’École de Berlin (1857), où il ne resta que peu de temps ; puis, vétérinaire de département à Postdam, et, en 1870, professeur adjoint à l'École de
Hanovre. Il quitta cet emploi en 1873, pour celui de vétérinaire d’Étatà Hambourg, qu’il occupa jusqu’à sa mort. Outre différents articles dans leMagazin für Tliierheilkunde, Kœhne a publié un Manuel de pathologie générale (1872).
37b. KOPP i. Iules) (1831-1884). Vétérinaire à Strasbourg; sortit de l’École d’Alforl avec son diplôme en 1854; et fut vétérinaire militaire jusqu’en 1862. Établi alors à Strasbourg, sa ville natale, il fut nommé vétérinaire municipal en 1867. Membre de plusieurs sociétés savantes de l’Alsace, un des fondateurs de la Société vétérinaire d’Alsace-Lorraine, il fut pendant quelque temps le correspondant assidu du Journal des vétérinaires du Midi.
379. KORZIL (Raimund). Après avoir fait quelques études de médecine, il lut élève de l’École vétérinaire de Vienne, y resta comme assistant en 1863, fut nommé professeur d’anatomie pathologique en 1879 et mourut l’année suivante. Il a publié quelques bonnes observations de clinique et d’anatomie pathologique.
380. KREUTZER (Johann Martin) (1810-1855). Vétérinaire bavarois, fît ses études à l’École vétérinaire de Munich, où il fut diplômé en 1830. Il exerça d’abord sa profession à Illertissen et à Waltersdorf, puis dans l’armée, puis à Wasserbourg et enfin à Augsbourg. En 1847, à la mort de Mundigl, il lut nommé professeur à l’École de Munich ; mais des démêlés avec ses collègues le déterminèrent à quitter et l’École et la ville en 1850. Il se retira à Erlangen, se fit recevoir docteur en philosophie et en médecine, et se livra à la rédaction de nombreux ouvrages vétérinaires. Les uns sont des livres de vulgarisation, les autres des œuvres d’actualité. Il a écrit aussi de nombreux articles dans le Zeitschrift de Vix et Nebel.
Il ne semble pas qu’il ait contribué sérieusement aux progrès de la science. Il a également rédigé un journal vétérinaire (1843-1855) qui changea trois ou quatre fois de titre sans réussir à s’attirer de nombreux abonnés.
381. KRÜNITZ (Johann Georg) (1728-1796). Médecin prussien, plus connu comme encyclopédiste. Il vécut à Berlin
depuis 1759 jusqu’à sa mort et entreprit une vaste publication, celle d’un répertoire économico-technique, dont 73 volumes parurent de son vivant ( OEkonomisch-technologische Encyclopædie ; Berlin, 1773-1796). Dans un volume paru en 1778, se trouve un des premiers exemples cités de l’hérédité de la tuberculose bovine. La suite de cet ouvrage, qui compte en tout 214 volumes, a continué à paraître jusqu’en 1853. Le volume sur le cheval est de 1808. Krünitz avait publié en 1767 un Catalogue des principaux écrits sur les épizooties du gros bétail.
382. LAB0RDE (Étienne) (1790-1863). Vétérinaire principal; fut élève de l’École de Lyon, où il obtint le diplôme de maréchal vétérinaire en 1809. Il suivit ensuite à Alfort les cours de sciences et y fut reçu médecin- vétérinaire en 1818. Après quatorze ans de pratique civile, il entra dans l’armée en 1831 et, lors de l’institution des vétérinaires principaux en 1844, il fut du nombre des six qui furent promus : il fut attaché à la Commission d’hygiène hippique. Le Recueil de Mémoires publié par cette Commission renferme plusieurs de ses travaux. Il a fait paraître un Abrégé d'hippologie ou Précis sur la connaissance du cheval ; Toulouse, 1842, in-12. U fut un des membres fondateurs de la Société centrale de médecine vétérinaire, qu’il quitta, d’ailleurs, avec éclat au bout d’un an.
383. LACAUGHIE (Adolpiie-Euclide) (1806-1851). Médecin militaire; fit d’abord ses études complètes à l’École d’Alfort et y enseigna pendant cinq ans en qualité de professeur adjoint. Il fut professeur d’anatomie au Val-de-Gràce et s’est rendu célèbre par son procédé de dissection, Yhgclrotoniie , qui consiste dans l’injection des vaisseaux sanguins par de l’eau sous une certaine pression ; il en résulte un écartement des fibres, des lamelles qui constituent la plupart des organes et une plus grande facilité pour l'étude ( Éludes hydrotomiques et micrographiques ; Paris, 1844, in-8°, 4 pl.).
384. LACOSTE (Jérome). Vétérinaire militaire; fil ses études à l’École d’Alfort, où il resta ensuite quelque temps comme répétiteur de zoologie. 11 entra plus tard dans l’armée, fut nommé vétérinaire principal au dépôt de remonte de Caen (1844), et devint président de la Société vétérinaire des départements du Calvados et de la Manche. Au concours de 1848, de la Société centrale de médecine vétérinaire, il obtint le premier prix pour un mémoire sur la castration. 11 était, d’ailleurs, correspondant de cette société depuis 1845. Il a publié nombre de bons travaux dans le Recueil de médecine vétérinaire. On le connaît surtout par ses observations sur une épizootie de tétanos à la suite de la castration. Il est mort en 1854.
385. LAFORE (Pierre-Augustin). Né le 2 mai 1809, à Layrac (Lot-et-Garonne). Il lit ses études à l’Ecole de Toulouse, d’où il sortit diplômé en 1833, avec le prix d’honneur de la quatrième année d’études. Le 21 mars 1834, à la suite d’un concours, il fut nommé chef de service d’anatomie, et, le 29 octobre 1839, un autre concours lui donna la chaire de pathologie, thérapeutique, pharmacie, médecine légale, droit commercial et police sanitaire. Il mourut à Toulouse, le 7 janvier 1847.
En 1835, il a publié, en collaboration avec Gellé, Y Art de guérir V indigestion avec gonflement de la panse du bœuf et du mouton ; Paris, in-18. Plus tard, il fit paraître un excellent mémoire intitulé : De ï amélioration et de la multiplication de l'espèce bovine dans le département de la Haute-Garonne, à l'usage des propriétaires ruraux, Toulouse, 1838; puis, un Traité des maladies particulières aux grands ruminants, Paris, 1843 (il a été traduit en espagnol par G. Darder en 1858); enfin, un Guide de l'éleveur des bêles à cornes dans le département de Lot-et-Garonne { Toulouse, 1845),
qui fut couronné par la Société vétérinaire de Lot-et- Garonne.
386. LAFOSSE (Étienne-Guillaume), dit Lafosse père. On a très peu de détails sur sa vie. La gloire de son fils semble l’avoir rejeté dans l’ombre. On dit qu’il était fils d’un maréchal ferrant qui mourut en 1753. Lui-même fut maréchal des écuries du roi. Il est mort le 24 janvier 1765. Il a laissé : Traité sur le véritable siège cle la morve des chevaux et les moyens d'y remédier, Paris, 1749, in-8°, 24 p., 1 pl. ; 2e édition, La Haye, 1750; traduit en anglais, par Bracken, 1751 (Lafosse, comme son fils, admettait l’existence de plusieurs espèces de morve, inégalement graves et inégalement contagieuses); — Mémoire sur la morve (Académie des sciences, 1750); — Sur les moyens d'arrêter les hémorrhagies par la poudre de lycoperdon (Académie des sciences, 1750) ; ces deux mémoires ont été l’objet d’un rapport dans la séance du 23 décembre 1750; — Traité des accidents qui arrivent dans le sabot du cheval « avec un supplément sur le Traité de la maladie de la morve qui a été imprimé en 1749; avec une dissertation sur la manière de ferrer; enrichi de planches anatomiques »; 1754, in-8°, 89 p., 6 pl. ; — Observations et découvertes faites sur des chevaux, avec une nouvelle pratique sur la ferrure-, Paris, 1754, in-8°, 125 p., 5 fig. ; — Nouvelle pratique de ferrer les chevaux de selle et de carrosse, « afin de les rendre fermes en tout temps sur le pavé sec et qu’on appelle vulgairement plombé » ; Paris, 1756, in-8°; 2e édition, 1758. Cet ouvrage provoqua la publication d’une Réponse à la nouvelle pratique de ferrer du Sr Lafosse, par les maîtres maréchaux de Paris, 1758. Il fut traduit en anglais (1755) et en espagnol (1760).