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J. -A -L. LAFOSSE

d’aericulture, de médecine ou de médecine vétérinaire

de Toulouse et du Midi de la France.

Ce fut un praticien judicieux, qui a rempli un rôle important dans l’enseignement de l’École de Toulouse. On connaît surtout de lui son Traité de pathologie vétérinaire , œuvre importante, en trois volumes in-8° (Toulouse, 1858,1861, 1867), d’un total de 2818 pages. Si le plan manque de clarté, si les diverses parties n’ont pas un développement bien proportionné, si l’on y voit trop d’infiltrations illégitimes de la médecine humaine, on ne peut nier, cependant, les réels services que ce Traité a rendus à la science.

Après avoir collaboré au Journal des vétérinaires du Midi dès son entrée dans l’enseignement, Lafosse en devint le rédacteur en chef de 1852 à 1860. De 1876 à sa mise à la retraite, il dirigea de même la Revue vétérinaire. A ces deux publications et surtout à la première, il donna de nombreux articles de pathologie, de chirurgie, de jurisprudence et de police sanitaire. Entre tous ses travaux, il faut citer particulièrement les rapports que, de concert avecYvart, il adressa, en 1853, au ministre de l'Intérieur : Sur une nouvelle épizootie qui a attaqué en 1851 et 1852 des étalons et des juments poulinières des Hautes-Pyrénées. Il s’agissait de la dourine, jusqu’alors inconnue en France, et qui s’était manifestée dans la plaine de Tarbes. Dans ce rapport, la nature de la maladie est nettement indiquée, ainsi que les mesures propres à en arrêter l’extension.

Un travail plus important de Lafosse est celui par lequel il reconnut une forme d’eaux-aux-jambes du cheval, à caractères pustuleux, qui n’est autre que de la vaccine. C’était la confirmation d’un fait annoncé par Jenner et qui était resté fortement contesté. Sa com-

municalion sur ce sujet à l'Académie de médecine en 18G0 y provoqua une intéressante discussion. Ce fut pour Iî. Bouley le point de départ des expériences par lesquelles il confirma la découverte de Lafosse, en étendit la signification et la compléta.

Lafosse s’est beaucoup intéressé à l’agriculture et spécialement aux questions d’élevage. Il a occupé un rang important dans la Société d’agriculture du département de la Haute-Garonne, dont il a été plusieurs fois président.

(Yoy. Notice biographique sur Lafosse, par Mauri : Revue vétérinaire, 1891).

389. LA GUÉRINIÈRE (François Robichon de). Écuyer du roi Louis XV; était élève du célèbre Vandeuil et fut longtemps professeur à l’Académie d’équitation de Caen. Il mourut à Versailles le 2 juillet 1751. Il a publié plusieurs ouvrages d’équitation et d’hippiatrique.

Ecole de cavallerie ; Paris, 1729, 2 vol. in-12. La 3° édition, parue en 1733, est in-folio et remarquable par les vingt-huit planches gravées, les lettres et culsde-lampe. De nombreuses éditions in-8° en ont été faites ; une fut publiée à Metz en 1802; une autre, sous le titre de Traité d' équitation, à Paris en 1825, 3 vol. in-8°. Le Manuel vétérinaire ou Traité sur les maladies du cheval, etc. (Paris, 1825) n’est qu'un des volumes de l’édition précédente avec titre spécial (Delarue, éditeur). Cet ouvrage a été traduit en espagnol parlrurzun (1786), en allemand par Ivnœll (1791), en italien par Milleville (1794).

Éléments de cavalerie ; Paris 1740, 2 vol. in-12. Ils ont eu aussi plusieurs éditions. Celle de La Haye (1742, in-8°) a pour titre : Manuel de cavalerie.

La Guérinière a consacré la troisième partie de son École de cciuallerie à l’anatomie du cheval et au traitement de ses maladies. Il convient lui-même qu’il la doit à un médecin de Paris ; celui-ci paraît s’être très intelligemment inspiré de Solleysel, car Delafond est d’avis que « La Guérinière a commencé à poser les fondements d’une pharmacopée hippique simple et raisonnée ».

390. LAMORIER (Louis). Anatomiste et chirurgien, né à Montpellier en 1696, mort en 1777. Il a enrichi de travaux estimables les Mémoires de l'Académie des sciences , entre autres d’un curieux mémoire Sur les causes qui empêchent le cheval de vomir, 1733.

391. LANCISI (Jean- Marie). L’un des plus grands anatomistes et médecins de la fin du xvne siècle, né à Rome en 1654, mort dans la même ville en 1720. Il fui médecin du Sacré Collège etdes trois papes, InnocentXI, Innocent XII et Clément XI, professeur d’anatomie au collège de la Sapience, et il fut appelé aux postes les plus élevés de l’Etat romain. C’était aussi un médecin très dévoué, qui a beaucoup écrit et s’est employé contre la peste bovine et d’autres épizooties. Nous avons de lui : Lettera al padre Antonio Borromeo inlorno ail' epiclemia clei buoi; Naples, 1712, in-12; — Raggionamenlo inlorno ail' epiclemia clei cavalli ; Naples, 1712, in-8°; — Dissertatio historica cle bovilla peste ex Campaniæ finibus anno 1713, Latio importata... Accedit consilium cle equoram epiclemia; Roma, 1715, in-4° ; 2e éd., 1718. Les œuvres complètes de Lancisi ont été publiées à Gênes, 1718, 2 vol. in-4°, et à Venise, 1739, in-folio.

392. LANGERMANN (Joiiann Gottfried) (1768-1832). Médecin saxon, établi d’abord à Bayreuth. En 1810, il fut

lîIOGRAPIIIES VÉTÉRINAIRES.

appelé à Berlin comme conseiller d’État au ministère de l’Intérieur et, en 1819, nommé directeur de l’École vétérinaire de la même ville. Cet établissement profita beaucoup des grandes qualités administratives de Langermann.

393. LANGGUTH (Georg August) (1711-1882). Médecin allemand, estimé surtout par les nombreux mémoires qu’il a publiés. Parmi ceux-ci se trouvent deux dissertations sur la peste bovine ( De morbi boum contagiosi causa et sana lione probabili, 1753; — De morbo boum , adhuc epitlemice grassaniium , 1765) et une autre sur l’infériorité imméritée de la médecine vétérinaire [De recuperanda medecinæ veterinariæ prima clignitate , 1765).

394. LAPUERTA Y CHAQUE! (Miguel Pedro). Né à Villafeliche dans le milieu du xvme siècle ; fut vétérinaire dans cette ville et finalement à Almunia de Doîïa Godina. Il a publié Ilustracion velerinaria y tratado de afeclos g modo de febricitar el animal ; Saragosse, 1781, in-4°. C’est le premier volume d’un traité qui concerne surtout les maladies fébriles du cheval ; le second n’a jamais paru, bien qu'il fût annoncé.

39o. LA REIN A ou LA REYNA (Francisco de). Maréchal et hippiatre (herrador y albéytar) espagnol du xvic siècle, exerçait sa profession à Zamora, sa ville natale. Il a laissé un ouvrage qui l’a rendu célèbre : Libro de Albeyteria, en el cual se venin todas cuantas infermedades y desastres suelen acaecer à todo gènero de bestias y la curacion délias ; Saragosse, 1353, in-4°.

Après avoir parlé des maladies des animaux, des qualités du cheval, etc., il dit que le sang ne reste pas en place, mais qu’il se meut en cercle, en rond (en torno y rueda), que les artères sortent du coeur, et en emportent le sang, tandis que les veines entraînent le sang vers le cœur. Nombre d’auteurs espagnols, se

basant sur cet exposé, attribuent à La Reina, au préjudice de Harvey, la découverte de la circulation du sang. Mais les assertions de l’hippiatre espagnol sont trop vagues pour être mises en balance avec les démonstrations si précises du grand physiologiste anglais. D’ailleurs, des idées sur la circulation, plus justes que celles qu’avait laissées Galien, commençaient déjà à se répandre à l’époque où La Reina composait son livre. Son compatriote Miguel Servet, dans une œuvre imprimée à Bâle en 1531, décrivait la circulation du sang; mais La Reina n’avait probablement pas lu cet ouvrage, qui fut brûlé par le bourreau, en raison de la qualité d’hérétique de son auteur.

Il est douteux que l’édition de 1533 du Libro de Albeyteria soit la première, car La Reina y fait allusion à des additions et corrections. D’après Casas de Mendoza, le livre aurait paru d’abord en 1532. A la suite de cet ouvrage se trouve la maréchalerie de Juan de Vinuesa, qui contient déjà bien des connaissances exposées plus tard par Lafosse. Il ne s’ensuit pas cependant que ce dernier doive être accusé de plagiat, comme le veut P. Pomar.

Une autre édition du Libro de Albeyteria parut à Burgos en 1564; d’autres, à Salamanque (1580), à Alcalà de Ilenares (1583, 1603, 1623, 1647). Ces deux dernières ont été faites par les soins de Fernando Calvo, qui y a ajouté des observations critiques.

396. LARROQUE (Bertrand-Rose-Lucien) (1815-1877). Diplômé à l’École de Toulouse en 1841, il y resta comme chef de service et fut nommé professeur de physique, chimie et pharmacie en 1847. Il n’a attaché son nom à aucun travail sérieux.

397. LASSAIGNE (Jean-Louis). Ce savant chimiste naquit le 22 septembre 1800, au Muséum d’histoire naturelle de Paris, où son père exerçait la profession de mécanicien. C’est là qu’il étudia la chimie sous les auspices du célèbre Vauquelin. A peine âgé de dix-sept ans, il publiait, en collaboration avec A. Chevalier, son condisciple, des recherches intéressantes sur le Chenopedium olidum et le Chara vulgaris. Deux ans après (1819), avec Feneulle, il isolaitla Delphine des graines de la staphisaigre, puis la Cathcirtine des feuilles de séné; et en 1821 et 1822, quelques-uns de ses travaux lui méritaient deux médailles d’argent décernées par la Société de médecine de la Seine. En 1825, l’Académie des sciences attribuait une mention honorable à ses Recherches physiologiques et chimiques, pour servir à l histoire de la digestion, recherches faites avec Leuret. Bientôt après, il était nommé professeur de chimie à l’Ecole spéciale de commerce de Paris, et l'illustre Dulong, qui occupait la chaire de physique et de chimie à l’Ecole d’Alfort, se l’adjoignait à titre de préparateur. En 1828, il le désignait au choix de l’administration pour le remplacer dans cette chaire, quand lui-même fut appelé à la Sorbonne et nommé administrateur de l’Ecole polytechnique.

Dès lors, Lassaigne produisit une foule de travaux, dans lesquels la chimie organique eut une large part. On lui doit la découverte de l’acide pyrocitrique et des acides pyrogénés de l’acide malique, celle de l’éther phosphorique, de l’acide phosphovinique. En chimie légale, il a donné des procédés pour doser l’acide acétique des vinaigres du commerce, pour rechercher la morphine (travail entrepris après le procès Gastaing) (1824), l’acide cyanhydrique (1824), le phosphore. Il a indiqué

les procédés de carbonisation des matières organiques «lans la recherche des sels plombiques et de l’arsenic, etc. En chimie minérale, il a fait connaître les propriétés

\? Certains sels de chrome, démontré la possibilité d appliquer le chromate de plomb à la teinture de toutes les étoffes, a contribué à étendre nos connaissances sur l'iode et les iodures. Il obtint, en 1831, de la Société d’encouragement une médaille d’argent pour t es perfectionnements dans la confection de l’émail des poteries. Ses observations ont jeté une vive lumière sur une foule de questions de chimie minérale, végclale et animale, de toxicologie, de physiologie, \ lygiene, d agriculture et d’industrie. Les altérations du sang dans les maladies, la composition de la substance cérébrale, celle des eaux de l’allantoïde et de ammos delà vache, du sperme du cheval (1819), des ca culs urinaires, biliaires et salivaires chez l’homme et chez les animaux, ont été de sa part l’objet de précieuses recherches. Il a étudié avec sagacité les phénomènes de la respiration et les modifications de l’air conme Tous ces importants travaux ont longtemps enrichi les Annales de chimie et de physique, le Journal de chimie médicale, les Annales d’ h^iéne, la Reçue nié- C icalc, le Bulletin de l Académie de médecine.

On doit à Lassaigne un certain nombre d’ouvrages actiques : Abrégé élémentaire de chimie considérée

Paris" IsTo T"01" Û l'étude CU Ul mèdecine ; ans, 18~J, « volumes in-8“ ; 4e édition, 1846 (cet

ouvrage a été classique pendant plus de vingt-cinq ans P0U‘ les etudiants en médecine humaine et en médecine vc eiinaue), — Dictionnaire des réactifs chimiques

i„T !T// T' l0“leS hS Paris, 1839!

isloue naturelle el médicale des médicaments

employés pour les animaux domestiques (avec Delàfond); Paris, 1841, in-8°; 2° édition sous ce titre: Traité de matière médicale el de pharmacie vétérinaires ; Paris, 1853, in-8°.

Lassaigne était membre correspondant de l’Académie de médecine et appartenait à un grand nombre de sociétés savantes. 11 fut un des fondateurs de la Société centrale de médecine vétérinaire en 1844. Il fit valoir ses droits à la retraite en 1854 et mourut le 20 mars 1859. C’était un des chimistes les plus savants, les plus consciencieux et les plus modestes de son temps.

(Voy. Notice sur Lassaigne , par Larroque : Journal des vétérinaires du Midi, 1860.)

398. LATREILLE (Pierre- André) ( 17G2-1 833). Célèbre zoologiste et surtout entomologiste français. Il fut pendant quelque temps, vers 1815, professeur de zoologie à l’École d’Alfort.

399. LAUBENDER (Bernhard) (1764-1815). Professeur à l’Ecole vétérinaire de Munich. Après avoir terminé ses études au gymnase de Bamberg, il se lit recevoir docteur en philosophie (1786). Puis, il suivit le cours de l’Université de Leipzig et y fut reçu docteur en médecine. Il eut, en 1796 et 1797, l’occasion d’étudier la peste bovine et publia un mémoire sur cette maladie ( Das Ganze der Rinderpest, 1800). Deux autres mémoires sur le môme sujet furent couronnés par la Société économique de Leipzig etpar celle de Saint-Pétersbourg. Il lit paraître ensuite un Manuel de médecine vétérinaire ( Theoretisch-praktisches Handbuch der Thierheilkunde; Erfurt, 1801-1807, 4 vol in-8°).

A la réorganisation de l’Ecole de Munich, en 1810,

RIOGRAPIIIES VÉTÉRINAIRES.

Laubender y fut nommé deuxième professeur et publia l’année suivante son Traité des épizooties (Die Seuchen derlandwirtschaftlichenHausthiere).\\ a donné en 1812 un Prodromus de médecine légale et de police sanitaire vétérinaires ( Prodromus einer polizeigerichtlichen Thierarzneikunde), et en 1815 « Le charbon et son histoire » (Ber Milzbrand und seine Geschichte).

400. LAURIN (Giovanni Battista) (1794-1840). Élève de l’École vétérinaire de Vienne, il fut nommé en 1829 professeur de police sanitaire et de pathologie des épizooties à l’Université de Pavie,et,en 1833, directeur de l’École vétérinaire de Milan. 11 a publié : Trattcito sistematico delle Epizootie dei pin utili mammiferi domeslici ; Milan, 1829-1832, 2 vol. in-8°.

401. LAWRENCE (John) (1750-18..). Écrivain anglais, grand amateur et connaisseur de chevaux. A publié : A philosophical and practical Treatise on ho r ses ; Londres, 1798, 2 vol. in-8°; 2e éd., 1802; — llistory of the Race-horse ; Londres, 1801, in-8° ; — The llistory and délinéation of the horse, in ail liis varieties\ Londres, 1809, in-i°. Ce dernier ouvrage, orné de 14 planches gravées sur cuivre, donne des notices biographiques sur les plus célèbres chevaux de pur sang et sur les célébrités du sport; il traite aussi de l’élevage, du dressage cl des soins à donner au cheval dans l’état de santé et dans l’état de maladie.

402. LAWRENCE (Richard). Vétérinaire à Birmingham; il avait été, au Collège Royal vétérinaire de Londres, élève de Saint-Bel et de Coleman. Il publia : An Inquiry into the structure and animal œconomy of the horse ; Birmingham, 1801 , in-4°, 15 pl. (Traitéde la conformation du cheval, de ses maladies et de leur traitement). La seconde édition (Londres, 1816) a pour titre : The complété Farrier and britisli Sportsman, containing a systematic Enquiry into

the structure Comme la précédente, cette édition est

accompagnée de belles planches dessinées par l’auteur; elle

est augmentée d'une pathologie canine, d’anecdotes sportives, et de l’histoire de chiens et chevaux célèbres. Lawrence est mort vers 1850.

403. LAYARD (Daniel Peter) (1720-1802). Médecin anglais, qui jouissait d’une belle réputation à Londres, où il fut successivement médecin de la princesse douairièrede Galles, vice-président de la maison d’accouchement de Greenvich, directeur de l’hôpital français. Il était membre de plusieurs sociétés savantes. Il a étudié la peste bovine et a publié sur cette maladie : An essai / on the nature , causes and cure of the contagions distemper cimong the horned caille on lhese Kingdoms ; Londres, 1757, 1770, in-8°. La 3U édition, réimprimée en 1780 dans les Philosophical Transactions , ne diffère des précédentes que par l’addilion du mémoire suivant, publié d’abord en 1760, sur l’inoculation de la peste bovine : On the Usefulness of inoculation of horned Caille. Ce dernier ouvrage a été traduit en allemand.

404. LEBAS (Jacques-Philippe). « Pharmacien de l’École royale vétérinaire d’Alfort», né en 1781. A publié : Pharmacie vétérinaire chimique , théorique et pratique , Paris, 1809, in-8°; 4° éd., 1827 ; ce fut pendant longtemps comme le codex des vétérinaires français.

405. LEBLANC (Urbain). L’un des plus remarquables vétérinaires français de ce siècle. Il naquit, le 27 décembre 1797, à Cessay, près de Thouars (Deux-Sèvres), sur la propriété de la Commanderie, qui appartenait à son père, cultivateur intelligent. 11 lit ses études au collège de Thouars et, en 1814, sa famille le fît recevoir à l’Ecole d’Alfort, en vue surtout de le soustraire au recrutement, qui l’aurait fatalement atteint malgré son jeune âge. Gela ne l’empêcha pas de prendre part à la défense du pont de Charenton, où plusieurs de ses camarades furent frappés à mort. En 1815, il fut nommé répétiteur et attaché en celte qualité à la chaire de

Dupuy, qui le prit en très grande affection. En 1818, il obtint, au concours, la place de répétiteur des cours de physique et de chimie que professait alors le célèbre Dulonff. 11 sortit de l’École la môme année, avec le diplôme de médecin vétérinaire. Il s’établit d’abord à Thouars, où sa valeur fut vite reconnue, et il ne tarda pas à être nommé vétérinaire d’arrondissement. Mais il y resta peu de temps et vint à Paris en 1821. Il y fonda, rue du Faubourg-Poissonnière, un atelier de maréchalerie qui fut pendant plus d’un demi-siècle un des plus renommés de Paris et il s’attira une magnifique clientèle. Mais, malgré le temps qu'il devait y consacrer, U. Leblanc trouva encore le moyen de travailler et d’écrire sans relâche, de contribuer par son exemple et par ses travaux à l’élévation sociale et scientifique de sa profession.

Son premier travail important est un Traite des maladies des yeux observées sur les principaux animaux domestiques ; Paris, 1824, in-8°, 7 pl. C’est une œuvre un peu trop inspirée de la médecine humaine, mais qui n’en avait pas moins une réelle valeur pour son temps. Ce Traité obtint une médaille d’or de la Société d’agriculture de Paris; il fut traduit en allemand et annoté par Radius en 1825.

En 1824, Leblanc fit paraître aussi une cinquième édition « revue, corrigée et augmentée » du Manuel d'hippiatrique de Lafosse; puis, en 1832, une sixième sous le titre de Nouveau manuel du vétérinaire.

Pendant qu’il achevait ses études à Alfort, U. Leblanc s’était lié d’une amitié indissoluble avec Trousseau, qui était alors interne à la maison de santé de Charenton. Ils firent plus tard quelques travaux en commun. L’un des plus importants fut 1’ « Anatomie chirurgicale des

principaux animaux domestiques Allas pour servir

cle suite au Dictionnaire cle médecine et de chirurgie vétérinaires cle M. Hurtrel d’Arboval »; Paris, 1828, gr. in-folio de 30 pl. Cette œuvre remarquable, bien qu’entachée de quelques inexactitudes, a été traduite en italien par Forli (1843).

C’est encore avec Trousseau qu’il a fait ses intéressantes Recherches expérimentales sur les caractères physiques du sang dans l'étal sain et dans l'état de maladie-, Paris, 1832, in-8°.

Leblanc a, le premier, appliqué l’auscultation à la clinique vétérinaire ; il a donné le résultat de ses études dans ses Recherches sur l' exploration des organes de la respiration des animaux domestiques (, Journal pratique de médecine vétérinaire, 1829).

Dans un remarquable mémoire qui traite Des diverses espèces de morve et de farcin considérées comme des formes variées d'une même affection générale contagieuse (Paris, 1839, in-8° de 95 p.), Leblanc soutient le bon combat contre l’Ecole d’Alfort et il y fait preuve d’une remarquable clairvoyance; ses adversaires auraient épargné à la France des pertes considérables s'ils n’avaient pas été aveuglés par un esprit de système qu’on a peine à comprendre aujourd’hui. Ses Recherches expérimentales et comparatives sur les effets de l'inoculation au cheval et ci l'àne du pus et du mucus morveux et d'humeurs morbides d’autre nature (Paris, 1839, in-8°) étaient aussi bien démonstratives. 11 prouvait que la morve et le farcin ne proviennent que de la morve et du farcin et que « tous les autres pus du monde ici ne faisaient rien ».

Leblanc fut le premier, en France au moins, à signaler la fréquence des maladies du cœur chez les animaux

domestiques (, Journal des Haras, t. xxv et xxvn). Il publia ensuite le Résumé de quelques recherches relatives à l'étude des maladies du cœur des principaux animaux domestiques, Paris, 1840, in-8° de 28 p. Plus tard (1858), dans le t. îv du Nouveau dictionnaire de médecine, de chirurgie et d'hygiène vétérinaires, il développa toutes scs études sur ce sujet par un article magistral de 100 pages ( Maladies du cœur et de ses enveloppes), que seront toujours tenus de consulter ceux qui voudront écrire sur ce sujet.

Fidèle à la méthode expérimentale, dont il tenait le goût de son maître et ami Dupuy, il entreprit des Recherches relatives ci la détermination de l'âge des lésions des plèvres et des poumons du cheval au point de vue mèclico-lègal ; Paris, 1841, in-8° de 91 p. Il fît la preuve qu’il est possible de produire, en peu de temps, dans les poumons des lésions inflammatoires très étendues, ayant de grandes ressemblances avec celles auxquelles on attribuait le caractère rédhibitoire parce qu’on les croyait anciennes. Il supprima ainsi une erreur pratique importante.

Nous citerons encore ses Expériences sur les blessures du canal parotidien chez le cheval ; — ses Expériences sur le traitement des hyclropisies chroniques des cavités synoviales et des bourses muqueuses par les injections iodées (en collaboration avec le Dr Thierry); — ses Recherches sur la Cautérisation en pointes pénétrantes ;etc. Enfin, l’on trouve de nombreuses marques de son activité scientifique dans les journaux professionnels et dans le Bulletin de la Société centrale de médecine vétérinaire, à partir de 1854.

Leblanc avait la passion de sa profession et était animé d’un zèle d’apôtre pour ses progrès et son élé-

vation. De 1830 à 1835, il collabora au Journal de médecine vétérinaire théorique et pratique, dont il était un des fondateurs, puis au Journal de médecine vétérinaire et comparée, au Journal des progrès des sciences zooiatriques. Dans ces publications et surtout dans La Clinique, qui fut son propre journal (1844-1848), il soutint contre les professeurs de l’École d'Alfort des luttes homériques, où l’injure, versée à flots parles deux partis, ne tarda pas à faire oublier l'objet et le point de départ de la querelle, qui était l’intérêt professionnel.

Pour démontrer l’utilité d’une Société vétérinaire à Paris, idée à laquelle l’École d’Alfort restait réfractaire, il fonda la Société de médecine vétérinaire et comparée, qui n’eut qu’une existence éphémère. Mais son but n’en fut pas moins atteint; car les professeurs d’Alfort, avec une dizaine de praticiens de Paris, fondèrent à leur tour, le 20 juin 1844, la Société vétérinaire du département de la Seine, qui, sous le nom de Société centrale de médecine vétérinaire, a poursuivi une brillante carrière. Les membres de l’autre Société ne purent y être admis pendant plusieurs années, et Leblanc ne fut élu qu’en 1854, après avoir fait acte de candidat.

Pendant plus de quarante ans, avec un talent, une verve, une opiniâtreté incoercibles, il a lutté pour obtenir la promulgation d’une loi protectrice de la médecine vétérinaire. Ce fut l’origine d’une nouvelle lutte contre l’École d’Alfort et particulièrement contre Renault. Ce fut aussi l'occasion d’une renaissance de La Clinique, qui recommença à paraître en 1860.

Dans sa longue vie professionnelle, U. Leblanc fut le conseiller habituel de la justice civile ou commerciale, soit comme expert soit comme arbitre. 11 a contribué à éclairer beaucoup de questions de jurisprudence vété-

rinaire cl pris une part importante dans les discussions dont la loi sur les vices rédhibitoires a été l'objet à la Société centrale; il s’est toujours montré partisan de la suppression de toute loi spéciale sur ce sujet et voulait le retour à l’application pure et simple des articles 1641 et suivants du Gode civil.

Le service sanitaire a été aussi l’objet de ses préoccupations. On trouve l’exposé dernier de ses idées sur cet objet dans un bon mémoire intitulé : De la nécessité cl instituer un service sanitaire vétérinaire pour toute la France; projet cl organisation sur ce service; Paris 1870, in-8° (1).

Leblanc était membre de l’Académie de médecine depuis 1852. Il mourut le 6 avril 1871, des suites assez lointaines d’une chute de voiture.

406 . LE COQ ( Félix) . Né à Avesnes (Nord) le 20 avril 1805 , mort à Menton le 14 février 1880. Après de bonnes études universitaires, il entra en 1820 à l'École d’Alfort, y fut nommé répétiteur en 1823 et en sortit avec le diplôme de vétérinaire en 1825. Il exerça pendant quelques années sa profession à Solre-le-Chateau (Nord), et, en 1828, fut nommé au concours chef de service de clinique à l'École de Lyon. En 1834, à la suite d’un brillant concours, il obtint la chaired’anatomie devenue vacante par la mort de Godine. En 1848, il remplaça Rainard comme directeur de l’École et, en 1863, Renault comme inspecteur général des Écoles vétérinaires. Il occupa peu de temps ces dernières fonctions. La peste

(1) Je ne connais pas le Traité de pathologie comparée ou Éléments de médecine et de chirurgie comparées dans l'homme et les animaux (avec Follin), Paris, 1855, 2 vol. in-8°, traité qui lui est attribué par la Biographie Didot.

bovine ayant apparu sur nos frontières en 1865, Lecoq fut chargé, en même temps que H. Bouley, d’une mission spéciale pour combattre cette épizootie. Les honneurs et les récompenses allèrent à Bouley, qui avait montré clans celte mission une clairvoyance et une sûreté de décision, dont Lccoq n’avait donné que des marques insuffisantes. Lecoq, froissé, prit sa retraite le 6 janvier 1866.

Il a écrit dans le Recueil de médecine vétérinaire quelques bons articles de clinique. Le Journal de médecine vétérinaire (de Lyon) a reçu de lui de sérieuses contributions anatomiques sur l’hyoverlébrotomie (1841), sur les annexes du fœtus (1846), sur Y Anatomie vétérinaire de Bigot (1848). On lui doit un remarquable travail sur la nidification des épinoches (1844). Il a été l’un des collaborateurs du Dictionnaire général de médecine et de chirurgie vétérinaires publié par les professeurs de l’Ecole de Lyon (1850).

Mais on connaît surtout son Traité de l extérieur du cheval et des principaux animaux domestiques (Paris, 1843, in-8°; 6° édition, 1876), livre remarquable en sa simplicité, sa clarté, sa méthode.

F. Lecoq a rendu, comme directeur, de grands services à l’Ecole de Lyon par ses qualités d’administrateur, sa fermeté, sa droiture, son jugement prudent et éclairé. Comme inspecteur, il a réalisé l’égalité des trois Ecoles vétérinaires. 11 était membre des principales Sociétés savantes de Lyon et a été président de la Société centrale de médecine vétérinaire.

407. LECOQ (Pierre) (1793-1842). Vétérinaire à Bayeux (Calvados). Né à Castilly, dans le meme département, il servit dans la marine impériale, fut blessé dans un combal naval, fait prisonnier et conduit en Amérique, où il resta

F. LECOQ (i8o5-i8So).

plusieurs années. Il en Ira ensuite à l'École d'Alfort et, après avoir été diplôme, vint s établir à Bayeux. Il détermina la fondation de la Société vétérinaire du Calvados et de la Manche (1829), dont il fut le secrétaire perpétuel. A sept reprises, scs travaux furent récompensés par la Société centrale d’agriculture de France. Ils portent sur des sujets très variés de pathologie : gastro-entérite, tic, amputation de la vessie suivie de guérison sur une jument, tétanos d’un poulain de deux semaines, mammite, etc. La plupart se trouvent dans les Mémoires de la Société vétérinaire des départements du Calvados et de la Manche.

408. LEISERING (August Gottlob Theodor). Professeur à l’École vétérinaire de Dresde; naquit à Jakobshagen, petite ville de Poméranie, le 10 décembre 1820. Il fit ses premières études à Stettin, puis fut élève de l’École vétérinaire de Berlin, et en sortit diplômé en 1843. Il exerça pendant quelque temps à Wolgast et, ayant présenté à l’Université d’Iéna une tbèse sur les helminthes des animaux domestiques, fut reçu docteur en philosophie (1846). La même année, il fut nommé inspecteur du Jardin zoologique de Berlin et, en 1851, répétiteur à l’École vétérinaire de la même ville. Quatre ans après il devenait professeur adjoint, chargé d’enseigner l’anatomie, la zootechnie générale, l’hygiène et l’histoire de la médecine vétérinaire. En 1857, il était nommé professeur à l’École de Dresde, el y prit sa retraite en 1886. Il est mort le 20 août 1892.

Malgré les charges considérables qui lui furent imposées dans sa carrière professorale, Leisering a produit beaucoup et de bons ouvrages. Son séjour au Jardin zoologique lui a permis de faire quelques notices anatomiques sur le zébu, le chameau, le bulle, le kangouroo et le tapir, dans le Magazin de Gurlt et Iiertwig (1853- 1854). Comme rédacteur des Mittheilungen aus der

thieràrztlichen Praxis in preussischen Staate, de 1852 à 1857, il a donné d’intéressantes observations de pathologie et quelques études de physiologie : on cite notamment ses recherches sur la fréquence du pouls chez l’étalon, la poulinière et le cheval hongre. Dans le Bericht über clas Veterinarwesen im K. Sachsen, il a inséré de nombreux travaux, parmi lesquels ses recherches helminthologiques, faites avec Haubner et Ktichenmeister, sur les Trichines, celles sur le Tænici saginata et la ladrerie bovine, sur le Tænia echinococcus et les échinocoques (1861 et 1862). Il a démontré la fréquence de la trichinose chez les rats et le rôle de ces rongeurs dans l’étiologie de celle du porc. Ses études sur l’anatomie pathologique de la morve (Ibid. 1862) lui ont permis de signaler la confusion laite jusqu’alors entre cette maladie et la tuberculose du cheval.

C’est surtout comme anatomiste que Leisering est connu. On lui doit un bel Atlas de l’anatomie du cheval et des autres animaux domestiques (A lias cler A nalomie des Pferdes and der iibrigen Haasthiere ; Dresde, 1861-1866 ; 2° édition, 1885-1886); — avec Müller et Ellenberger, les trois dernières éditions du Manuel d’anatomie de Gurlt ( Handbuch der vergleichenden A nalomie des Haussaugethiere, 5e édition, Berlin, 1873 ; 6e édition, 1884; 7e édition, 1890); — sur la myologie du chien ( Ubersichl der Skeletmuskeln des H mules, 1868). Dans le livre de Fürstenberg et Bolide sur l’élevage des hétes bovines d’après les données rationnelles actuelles [Die Rindviehzuchl naeh ihrem jetzigen rationellen Standpunkt, 1872), il a fait le chapitre relatif à l’anatomie et à la physiologie des organes génitaux femelles, au lait, au développement du fœtus, etc. L’œuvre la plus importante de Leise-

ring- est son anatomie du pied du cheval, qui fait partie du Traité du pied du cheval, publié en collaboration avec Hartmann pourles premières éditions, avec Neuschild, puis Lungwitz pour les dernières ( Dev Fuss des Pferdes in Rücksicht auf Bail , Verrichtungen und Hufbe schlacj, Dresde, 1861; P édition, 1889). En 1880, il publia 1 histoire de 1 École vétérinaire de Dresde à l’occasion du centenaire de la fondation de cette école. C’était un homme universellement estimé et aimé pour son caractère gai, ouvert et loyal.

409. LEROY (G. Luigi). Né à Valence (Drôme), il fit ses études a 1 École de Lyon, où il fut quelque temps attaché à l’enseignement. Il fut ensuite professeur vétérinaire à Ferra rè et enfin nommé, en 1807, professeur d anatomie et de physiologie à l’École vétérinaire de Milan. Le gouverneur autrichien le maintint dans cet emploi et le nomma même vice-directeur. Il mourut vers 1822. Il était correspondant de la Société d’agriculture de la Seine. Il a publié: Instituzioni di Anatomia coniparaiiva deglianimalidomesiici ; Milan, 1710, 2 volumes in-8° (cet ouvrage est suivi d’un Essai historique sur l’origine etles progrès de la médecine vétérinaire) ; — Compendio teorico pralico d'islrazioni ueterinarie, pei casi di epizoozie; Milan, 1815, 2 volumes in-8°. On lui doit aussi des observations sur les maladies des bêtes bovines.

410. LESCHENAULT DE LA TOUR (Jean-Baptiste-Louis- Claude-Théodore) (1773-1826). Voyageur et botaniste français; a exploré les îles de la Sonde et l’Australie (1803-1806). En 1811, il fut nommé inspecteur des dépôts de moutons mérinos. Sur l’ordre du ministre de l’Intérieur, il rédigea une Notice sur une épizootie (Distomatose) qui ci régné en 1812 sur les troupeaux de bêles à laine des départements méri-

dionaux de l'Empire ; Paris, 1813, in-8°. Do 1816 à 1822, il visita les Indes et en introduisit les moutons à Bourbon.

411. L’ESPINEY ( de). Auteur d'un ouvrage qui a eu du succès : La grande Mareschalerie du sieur de V Espiney « contenant la connoissance de l’origine des maladies des cheuaux, leurs accidents, remèdes, dozes et compositions, que ledit sieur a inuentées et éprouuées, non encore veuës ni dans le Mareschal expert, ni ailleurs », Paris, 1642, in-8°. La plupart des recelles de L’Espiney, d’ailleurs, peu estimées de Solleysel, avaient paru, comme seconde partie du Mareschal expert de Beaugrand dans une édition de 1628 et dans les nombreuses qui ont suivi jusqu’en 1817. Le Catalogue de la bibliothèque de Iluzard cite encore Le Mareschal expert , contenant plusieurs receptes très approuvées du sieur de F Espiney, Paris, 1640, in-8°, et 1646 in-8°.

412. LESSONA (Carlo). Né en 1784 à Asti en Piémont, mort en 1858 à Turin. Il commença ses études médicales à Milan et vint à Alfort en 1807 pour les terminer. Ce fut un élève distingué et, au bout de deux ans, on le nomma au concours répétiteurde clinique, avec Verrier pour professeur. Il ne tarda pas à retourner en Piémont et suivit pendant un an, à l’Ecole de Turin, la clinique de Pozzi. Ses talents et son zèle lui firent confier, en 1810, par une association, la surveillance générale d’un troupeau de 3000 mérinos, qu’il accompagna sur les Apennins et en 4"oscane. Deux ans après, le ministre de Montalivet le plaçait au haras fondé par Napoléon à la Vénerie, près de Turin. A la restauration du gouvernement piémontais, il fut maintenu dans ce poste; puis, en 1816, nommé professeur d’hippiatrique à l’Académie militaire de Turin ; en 1818, vétérinaire des écuries royales; en 1810, premier professeur et directeur de l’École vétérinaire fondée au clnUeau delà

Vénerie et pour laquelle Lessona s’était inspiré des plans de l'École d’Alfort. En 1834, l’École fut transférée à Fossano, situé à sept milles de Turin. Lessona, que des intérêts retenaient à Turin, fut autorisé à y rester avec demi-traitement et le titre de premier professeur et de directeur honoraire. Son successeur, le directeur comte Morelli, protesta vainement contre cet honorariat (Voir Recueil cle médecine vétérinaire, 1844). En 1845, Lessona fut élu correspondant de la Société centrale de médecine vétérinaire de Paris, et, en 1846, correspondant de l’Académie de médecine de Paris. Après sa mort, les vétérinaires italiens lui ont élevé, par souscription, un monument commémoratif.

Lessona a beaucoup écrit. Il a laissé un Traité de pathologie du cheval, un Traité de maréchalerie, un Traité de l’extérieur du cheval (Dell' ester iore conformazione, con alcuni cenni sopra le razze et l'igiene del cavallo; Turin, 1829, in-8). On a encore de lui : Istrazione sopra le ciffezioni perniciose del bestiame, 1824 ;

— Memoria d'una febre perniciosa carbonculare manifestatasi negli animali bovini, 1827; — Storia clella mortifera malallia che serpeggio fra le bestie bovine di Barbania, 1827 ; — Dell' infîammazione del canal alimentare ,gastrilide, enteritide, gastro-enteritide, 1831;

— Délia pleuro-pneumonia nei cavalli, e delï infausta terminazione délia castrazione, e susseguila dal tetano, 1832 ; — Istrazione sopra la morva, 1833 ; — Sulla non esistenza del contagio nella peripneumonia delle bestie bovina, 1836. Il a donné aussi la traduction du Traité de Guénon sur l’écusson des vaches laitières, a fondé en 1838 les Annales vétérinaires du Piémont, qui n’ont eu qu’une durée éphémère, et a collaboré au Giornale di medicina vetennaria, fondé en 1852.

mOGRAPIIIES VÉTÉRINAIRES.

413. LEYH (Friedrich A.) (1817-1863). Né à Stuttgart, il fut élève de l’Ecole vétérinaire de cette ville et en sortit avec son diplôme en 1836. Il visita alors les Ecoles vétérinaires de Vienne et de Berlin et fut, en 1838, nommé professeur adjoint à l’Ecole de Stuttgart. A la mort de Baumeister (1846), il lui succéda comme professeur d’anatomie normale et d’anatomie pathologique, puis fut chargé en 1857 de la clinique et même de l’enseignement de la chirurgie. Il a publié, en 1850, un Traité d’anatomie des animaux domestiques, dont la seconde édition a paru en 1859. La traduction en a été faite par Zundel, avec des additions et notes par Saint- Yves Ménard, sous le titre : Anatomie des animaux domestiques ; Paris, 1871, in-8°. Leyh a collaboré à la seconde édition de l’Ostéologie du bœuf de Baumeister, et a publié, dans le Repertorium der Thierheilkunde , des observations sur la contagion de la morve du cheval par cohabitation (1852), et d’autres sur la tératologie (1853).

414. LIDTH DE JEUDE (Th. G. van) (1791-1864). Médecin hollandais; fut le premier directeur de l'École vétérinaire d’Utrechl, fondée en 1821. Il fut remplacé dans ce poste par Numan en 1826, et resta professeur d’histoire naturelle, de zoologie et d’anatomie comparée à l’Université d’Ulrecht, où il fonda, à ses frais, un jardin zoologique et un musée d’histoire naturelle. Il a publié en français à Leyde, en 1829, une collection de planches d’helminlhologie, où il suit la classification de Rudolphi et décrit les espèces les plus importantes. Il a donné aussi, en 1836, à Utrecht, des planches anatomiques ù l’usage des vétérinaires, avec texte hollandais. Il n’en parut que la première livraison; elle est relative au squelette du cheval; le texte en a été traduit en français par A. J. Janné, en 1838.

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