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LIGER (Louis). Agronome français, né à Auxerre

en 1658; mort à Guerchy, près d’Auxerre, en 1717. Il est connu par les nombreux ouvrages qu’il a composés sur 1 agriculture et le jardinage, ouvrages médiocres, mais utiles et appréciés en leur temps, comme le prouvent les nombreuses réimpressions qui en ont été faites. Il a aussi Publié La Connaissance parfaite des chevaux , « contenant la manière de les gouverner, nourrir et entretenir en bon corps, et de les conserver en santé dans les voyages; avec detail général de toutes leurs maladies... On trouve aussi dans ce Ii\re 1 Art de monter à cheval et de dresser les chevaux de manège, etc. » ; Paris, 1712, in-8, 7 pl. L’édition de 1730 élit que cet ouvrage est « tiré non seulement des meilleurs auteurs qui ont écrit, mais encore des Mémoires manuscrits de feu Delcampes ». Autres éditions en 1741 et 1802. Jourdain, Delcampe et Solleysel paraissent avoir fait le fonds de cette publication.

t16. LITORIUS BENEVENTANUS. Écrivain vétérinaire grec, cité par Pelagonius et représenté dans V Hippiatrica par un article sur la peste du cheval.

417. LLORENTE LAZARO (Ramon) (1820-1880). Après avoir fait ses études à 1 Ecole vétérinaire de Madrid, il obtint au concours la chaire d’histoire naturelle à 1 Institut de Lugo, puis par un autre concours celle de professeur-adjoint (1845) à l École vétérinaire de Madrid; l’année suivante, après la mort du professeur Risueno, il était nommé professeur de pathologie générale et spéciale. Il enseigna aussi la thérapeutique et la police sanitaire, la clinique médicale et l’histoire de la médecine vétérinaire.

Llorente a publié en peu de temps les quatre ouvrages suivants : Compendio de las generalidades de patologia g lerapeutica veterinarias, con nociones de policia sanitaria ; Madrid, 1854, in-8°; 3e édition, 1869;

Compendio de patologia especial velerinavia ;

Madrid, 1855, in-8°; — Compenclio de bibliografia de la Veterinaria espanolci ; Madrid, 1856, in-8°; — Compendio de farmacologia g materia medica veterinaria ; Madrid, 1857, in-8°.

418. LOISET (Alexandre-Benoît). Entré en 1813 à l’Ecole d’Alfort, il y fut, pendant le cours de ses études, répétiteur du savant Dulong, professeur de physique et de chimie. Il servit ensuite comme vétérinaire dans un régiment de cavalerie et vint enfin se fixer à Lille, où son ardent amour du travail et son talent d’observation en firent un des hommes les plus distingués de sa profession. L’estime qu’il s’était acquise de la part de ses concitoyens lui valut d’être élu, en 1848, représentant à l’Assemblée constituante, et, en 1849, député à l’Assemblée législative. Il mourut le 27 septembre 1858.

Loiset a écrit un assez grand nombre de travaux : De ihggroma dans les quadrupèdes domestiques, inséré en partie dans le Recueil de 1842 (sur le mal de nuque du cheval); — sur un cas de mort après l’opération de la queue à l’anglaise ( Annales de médecine vétérinaire, 1845); — « sur la pleuropneumonie épizootique de l’espèce bovine » (Paris, Lille, 1847) ; — sur le javart cartilagineux ( Journal des vétérinaires du Midi , 1853); — sur la fièvre typhoïde ( Recueil , 1854); — sur le pemphigus ( Journal de médecine vétérinaire, 1858).

Loiset s’est attiré, dans sa profession, une notoriété fâcheuse par l’abus qu’il a fait du décret de 1813, en établissant à Lille une école d’empiriques, qui, sous le nom de maréchaux experts, inondèrent le département du Nord. Le Recueil, par la plume de Renault et surtout de H. Bouley, entreprit contre lui, à ce

sujet, une violente campagne, qui aboutit à la condamnation de H. Bouley, en première instance et en appel (1844).

419. LORINSER (Carl Ignatius). Médecin allemand , né en 1796 à Nimes en Bohême, mort en 1853. Reçu, en 1817, docteur en médecine à Berlin, il fut l’année suivante nommé répétiteur d’anatomie et de botanique à l’École vétérinaire de cette ville. Il n’occupa cet emploi qu’un an et se fit agréer comme privat-docent à l’Université. Il travailla alors avec assiduité l’histoire naturelle, l’anatomie comparée, l’anatomie pathologique, la médecine vétérinaire, la physiologie et la philosophie de la nature. Il fit paraître d’abord un « Essai d’encyclopédie vétérinaire ( Entwurf einer Encgclopæche und Méthodologie der Thierheilkunde\ Berlin, 1820, in-8°). S’intéressant à toutes les parties de la pathologie, il s’est surtout occupé de maladies contagieuses et d’hygiène publique. Il a publié d’intéressantes recherches sur la peste bovine ( Untersuchungen iiber die Rinderpest ; Berlin, 1831, in-8°). Il a été, en 1841, nommé membre du Conseil supérieur de santé.

420. LOUCHARD (Antoine). Vétérinaire militaire français, né à Longjumeau (Seine-et-Oise), dans les dernières années du xvme siècle. Il fit ses études à Alfort et fut choisi par Girard pour répétiteur d’anatomie. Il servit ensuite dans le train d’artillerie de la garde et fit en 1823 la campagne d’Espagne. Anticontagionniste convaincu, il publia en 1825 . à Paris une brochure in-8° de 70 pages sous le titre : La morve est-elle contagieuse ? Non , qu’il fit réimprimer en 1837,

à peu près sans autre changement que le litre : Recherches sur la morve , sur son traitement et sa non-contagion. Plus tard, vétérinaire en 1er au 13e d’artillerie, à Toulouse, il fit paraître: Un mot sur l'éducation du cheval en France , du cheval de guerre , de la morve , de sa non-contagion et de son incurabilité ; Toulouse, 1838. Nommé en 1 844 vétérinaire principal du Dépôt de remonte d’Auch, il publia : Dissertation sur la contagion de la morve du cheval à l'homme , 1847;

— De l'hygiène suivie dans les dépôts el les régiments de troupes à cheval ; Paris, 1847, un volume in-8°.

421. LOZENNE (de). Sous ce nom onl été publiés plusieurs petits écrits sur les maladies des chevaux ; ils paraissent remonter aux premiers temps de l’imprimerie. Le Catalogue de la bibliothèque Iluzard en indique plusieurs éditions sans date ni lieu d’impression. L’un d’eux, composé des quatre derniers feuillets du Liure des proprielez des choses , a pour litre manuscrit et exécuté par Fiot, célèbre calligraphe : S'ensuguent la Medecine des cheuaulx. El pour toutes aultres bestes cheualines. Pour les guérir de plusieurs maulx. Faict et compose par le bon maistre mareschcil de Lozenne; petit in-folio gothique. Un autre : Medecine pour les cheuaulx et pour toutes bestes cheualines pour les guérir.... etc.; le verso du dernier feuillet porte une grande vignette sur bois, avec les lettres G N, initiales de Guill. Niverd, libraire à Paris.

422. LUCIANO (G iuseppe Antonio) (1772-1850). Vétérinaire italien, élève de Brugnone el des Écoles vétérinairesfrançaises. En 1804, il publia quelques observalions critiques relatives à des erreurs de son maître Brugnone. Il a écrit sur la clavelée, sur le tournis des moutons (1818), sur une épizootie qui, en 1817, attaqua le bétail piémonlais (1819), sur des calculs intestinaux (1826), sur le charbon (1830), sur l’abus de la saignée (1830), sur la morve dans la cavalerie (1834).

423. LUDENA (Bartolome Guerrero). Maréchal et vétérinaire espagnol du xvne siècle (Maestro de herrador y albeitar). Auteur de Arte de herrar caballos , ahora nuevamenle compuesto en dialogo ; Madrid, 1694, in-fol., 20 pi. ; 2° édit., 1735. P. Pomar et Bodriguez font un grand éloge de ce livre. Les planches représentent le pied du cheval et diverses sortes de ferrures. On y voit déjà le fer semi-lunaire ou en croissant, plus lard préconisé par La fosse.

424. LUDWIG (Christian Friedrich) (1751-1823). Médecin allemand, professeur extraordinaire de médecine,

puis d’histoire naturelle à l’Université de Leipzig. Il a publié un résumé historique de la médecine vétérinaire ( label larische Uebersichi der Geschichte der Thierheilhun.de ; Leipzig-, 1794, in-8°, 22 pages).

425. MAGNE (Jean-Henry). Fils d’un percepteur à la Camboulazet, il naquit à Sauveterre (Aveyron), le 15 juillet 1804. Après avoir fait de bonnes études dans son pays natal, puis au collège de Rodez, il entra à l’Ecole vétérinaire de Lyon en 1824, y conserva toujours le premier rang et en sortit en 1828 avec le diplôme de vétérinaire. 11 vint alors s’établir à Sauveterre ; puis, six mois après, il entrait en qualité de vétérinaire en second au 3e régiment de dragons en garnison à Sarreguemines, et enfin, au mois de mai 1829, il était reçu, après concours, chef de service attaché à la chaire de physique, chimie, botanique, matière médicale et jurisprudence de l’École de Lyon. Quand, en 1833, Bernard, qui occupait cette chaire en qualité de professeur-adjoint, fut nommé professeur de clinique à Toulouse, Magne le remplaça, à la suite d’un concours où il l’emporta sur ses concurrents, Lecoq, Vogeli et Bredin fils. Il fut aussi heureux dans le concours qui, après la mort de Grognier, son compatriote, lui fit obtenir, en 1838, la chaire de botanique et d’hygiène, comprenant le cours d’amélioration et de multiplication des animaux domestiques. Peu de temps après, on lui confia également renseignement de l’hygiène du bétail à l’École d’agriculture de la Saulsaie (Ain), qui venait d’être fondée. En 1843, il fut appelé à Alfort en remplacement de Rodet et y

lilOGRAPIIIES VÉTÉRINAIRES.

occupa la chaire d’hygiène jusqu’en 1861. A celte époque, la mort prématurée de Delafond laissant vacante la direction de l’Ecole, Magne eut l’honneur de lui succéder, tout en restant chargé des cours de zootechnie, nouvelle dénomination de l’hygiène appliquée. 11 prit sa retraite en 1871 et se retira à Corbeil, où il mourut le 27 août 1885.

Magne fut, en 1844, l’un des vingt-deux membres fondateurs de la Société centrale de médecine vétérinaire, à laquelle, jusqu’à sa mort, il ne cessa de s’intéresser. Il fut nommé membre titulaire de la Société nationale d’agriculture, en 1862, et de l’Académie de médecine en 1863. Il était correspondant de la Société royale d’agriculture de Turin.

Presque tous ses travaux ont eu pour objet l’hygiène et la zootechnie. Il s’était préparé à ses publications par de longues études pratiques, avec une persévérance et une ténacité qu’il tenait de sa race. De 1834 à 1857, il a parcouru chaque année, pendant ses vacances, les diverses parties de la France et l’Angleterre, prenant partout des notes sur les races d’animaux domestiques, les modes de culture et d'élevage.

Les premiers travaux de Magne parurent dans les Annales de la Société d'agriculture de Lyon. Ce sont des considérations sur les organes digestifs des herbivores et sur les règles à suivre pour prévenir les indigestions (1834) ; un Rapport sur ï épizootie aphteuse qui règne dans le canton de Thizy (1839) ; un Mémoire sur les perfectionnements de i agriculture et sur l'amélioration des animaux (1841). Elève et admirateur de Grognier, sur lequel il avait publié une Notice historique (1838), il se chargea de revoir et d’augmenter le Cours de multiplication des animaux domestiques

J. -H. MAGNE (iS04-iSS5).

de cet auteur, pour la 3e édition qui parut en 1841.

L’année suivante, il donna ses Principes d'hygiène vétérinaire (Lyon, in-8°), qui furent traduits en allemand par Fuchs (1844), et dont le Tralado di higiene general veterinaria de Nicolas Casas n’est guère aussi qu’une traduction. La 2e édition a pour titre : Principes d'agriculture et d'hygiène vétérinaire r Lyon, 1845, in-8°;la troisième, Traité d'agriculture pratique et d'hygiène vétérinaire générale, Paris, 1859,

3 volumes in-12; la 4°, sous le même titre (avec la collaboration de C. Baillet), Paris, 1873-1883,3 volumes in-12. Dans cet ouvrage Magne s’est attaché « à démontrer les rapports qui doivent exister entre l’agriculture, la production des animaux, la composition des terrains et les phénomènes météorologiques ». Le but était louable et logique ; mais on peut regretter que, pour 1 atteindre, l’auteur se soit cru tenu d’écrire un traité d agriculture. Son expérience pratique sur ce sujet n’était pas suffisante, et il eût mieux valu qu’il concentrât tous ses efforts sur l’hygiène seule, qui était son vrai domaine et à laquelle son traité a rendu des services.

Le principal ouvrage de Magne, le plus original, est son Traité d'hygiène vétérinaire appliquée, « Etude des règles d’après lesquelles il faut diriger le choix, le perfectionnement, la multiplication, l’élevage, l’éducation du cheval, de l’âne, du mulet, du bœuf, du mouton, de la chèvre, du porc, etc., » Lyon, 1844, 2 vol. in-8°; 2e édit., Paris, 1857, 2 vol. in-8°; 3e édit., Paris, 1870,

4 vol. in-12. L’intérêt de cet ouvrage, surtout au moment de son apparition, tenait, en grande partie, à ce que l’auteur y décrivait les races, non d’après des documents de seconde main, mais d’après ce qu’il avait vu

lui-même clans ses nombreux voyages. Il y relève nettement et juge avec sagesse les rapports si étroits quiexistententrele sol, la flore et la faune domestique. Il met les questions à leur point exact et donne à chaque page de bons conseils pour l’amélioration des races. En toutes choses, il a en vue les intérêts des agriculteurs et se tient sur le terrain de la pratique.

La dernière édition de Y Hygiène vétérinaire appliquée a été répartie en quatre volumes, qui forment autant de traités spéciaux, le premier relatif à ce qu’on appelle la zootechnie générale, les autres à la zootechnie spéciale des solipèdes, des bêtes bovines, et enfin du mouton, de la chèvre et du porc. Il avait, d’ailleurs, préludé à des publications de ce genre par une brochure intitulée : Multiplication , élève, entretien et engraissement du porc, Paris-Lyon, 1841, in-12; par une autre sur le Choix et nourriture des vaches laitières, Paris, 1849, qui a eu jusqu’à dix éditions et a été traduite en allemand par Beyer; enfin, une autre a pour titre : Choix du cheval ou appréciation de tous les caractères, etc., Paris, 1853, in-12 ; traduit en allemand par S. v. Werneburg.

En collaboration avec Gillet, vétérinaire principal, il a publié en 1863 une Nouvelle flore française, qui a eu iusqu’à cinq éditions (3e éd., 1875; 4° éd., 1879; 5° éd., 1883), preuve de l’estime que lui ont accordée les botanistes. Sous le format d’un volume petit in-8°, elle résumait d’abord la Flore de Grenier et Godron, et s’assimila plus lard d’autres travaux sur le môme sujet. Etablie d’après la méthode dichotomique, ornée de nombreuses et excellentes figures, accompagnée d’un vocabulaire technique, elle a été pendant très longtemps le seul ouvrage pratique qui permît d’arriver aisément

à la détermination des plantes de la région française.

En 1867, à l’occasion de l’Exposition universelle et en sa qualité de directeur de l’Ecole d’Alfort, Magne a été chargé de la rédaction du Rapport sur les progrès de la médecine vétérinaire depuis vingt-cinq ans, in-8°. Etranger depuis plus de trente ans à la pratique et à l’étude détaillée de cette partie de la science, il ne s’est pas montré à la hauteur de la tâche qui lui était confiée, et n'a pu guère qu’énumérer, en séries de détails, les progrès réalisés, à son sens, par la pathologie générale, interne et externe, et par la thérapeutique vétérinaire pendant un quart de siècle.

Magne a publié dans des revues un grand nombre d’articles sur divers sujets d’agriculture et de zootechnie : sur l’utilité d’encourager la culture des plantes fourragères (Annales de la Société d' agriculture de Lgon, 1841); sur la nécessité de l’enseignement agricole (Revue indépendante, 1846) ; sur les avantages de la liberté commerciale au point de vue de l’agriculture (Journal clés Économistes, 1855). En 1857 et 1858, dans la discussion ouverte à la Société centrale de médecine vétérinaire sur la loi concernant les vices rédhibitoires, il s’était montré opposé à la promulgation d’une loi spéciale, comme avait fait aussi U. Leblanc. Collaborateur éventuel de la Revue des Deux- Moncles, il y a donné un article sur Les chevaux de V armée ( 1870), sur L'hippophagie et 1 agriculture (1871), sur La peste bovine (1871).

Les questions sociales ont toujours été l’objet des préoccupations de Magne. Bien des articles cités plus haut le démontrent. Il a préconisé aussi l’institution du Crédit foncier et des bons hypothécaires (1848), et a discuté la question des assurances contre la mortalité

du bétail (Bulletin de la Sociélé nationale d' agriculture,

On pourrait citer encore plusieurs publications de Magne. Mais la plupart n’ont rien ajouté à son mérite.

Indépendamment de l’estime que lui ont value ses travaux, il s’est toujours assuré la sympathie de tous ceux qui l’ont connu et, en particulier, de ses nombreux élèves, par sa bonté inépuisable, son honnêteté, sa droiture et une certaine candeur dont il ne s’est jamais dépouillé.

(Consulter : Eloge de J. -H. Magne, par C. Leblanc, dans le Bulletin de la Société centrale de médecine vétérinaire, 1888.)

426. MAGNO (Agostino). Auteur italien dont on ne connaît que l’ouvrage : Libro délia natura delli cavalli, et del modo di relevarli, medicarli et domarli; et cognoscerli ; et quali sono boni , etc. ; Venise, 1508, petit in-4° de 44 feuillets. Autres éditions : Milan, 1517 ; Venise, 1519, 1537, 1544.

427. MAGON. Général carthaginois, que certains ont confondu avec d’autres chefs du même nom et, en particulier, avec le frère d’Annibal. On ignore à quelle époque il vivait et il n’est guère connu que pour avoir écrit, en langue punique, un important ouvrage d’agriculture en vingt-huit livres. Les auteurs romains le mentionnent souvent avec éloge, et Golumelle le nomme même le père de l’agriculture (ruslicalionis parens). Telle était à Rome la réputation de ce Traité que, après la destruction de Carthage (202 avant J. -G.), le sénat romain se le réserva expressément et en confia la traduction à une commission présidée par Decimus Silanus. II fut traduit plus tard en grec par Cassius Dionysius d’Utique, qui le réduisit ù vingt livres. Diophanes de Bithynie en fit dans la même langue un abrégé en six livres. Le Traité de Magon renfermait sans doute plusieurs chapitres consacrés à l’art vétérinaire. Dans Y Hippiairica se trouve un article de cet auteur sur la difficulté de respirer ; il y est encore cité par Apsyrle ù propos de la difficulté d’uriner.

428. MAHMOUD (Mohamed ben). Écrivain persan, né à Amol, vivail dans le xve siècle; auteur d’un ouvrage d’hippiatrique.

429. MAILLET (Louis). Né à Trémenline (Maine-el-Loire), en 1810. Il entra à 1 École d’Alfort en 1830, et, après avoir obtenu son diplôme, fut, à la suite d’un concours, nommé en 1834 chef de service de clinique. Il se noya, trois ans après, en se baignant dans la Seine. Dans sa très courte carrière, il n’a guère pu donner que des espérances : elles étaient brillantes. On en peut juger par une vingtaine d’observations qu il a publiées dans le Recueil de médecine vétérinaire ou dans le Bulletin de la Société anatomique de Paris , dont il était membre. Nous citons seulement : Mémoire sur le tournis considéré dans l'espèce bovine (1836); — Du farcin considéré dans l'espèce du 6œu/’(1837); — Recherches sur les productions pileuses de la muqueuse digestive des herbivores domestiques , et notamment du cheval ( 1837).

430. MALATS (Segismundo). Il était vétérinaire dans un régiment de cavalerie espagnole, lorsque, en vue de la fondation d’une École vétérinaire à Madrid, il fut avec Estevez, par le gouvernement de la Péninsule, envoyé à l'étranger et particulièrement à Alfort pour s’y perfectionner dans la connaissance de son art (1786). Son voyage dura cinq ans. Peu de temps après son retour, la nouvelle École fut ouverte à Madrid (18 octobre 1793). Estevez, Ant. Roura et Malats furent les premiers professeurs; Malats fut, en outre, nommé directeur. L’invasion des Français interrompit un moment sa carrière et, après la révolution de Madrid, il abandonna ses fonctions. Mais il fut bientôt replacé à la tête de l’École par le gouvernement français. Mécontent de la situation faite à l’établissement qui était son œuvre, il alla en 1810 rejoindre l’armée espagnole en Andalousie. On ignore la date de sa mort. G était un

homme loyal, obligeant, de bon jugement, en môme temps qu’un praticien instruit. Il a publié un assez grand nombre d'ouvrages d’enseignement, dont la plupart sont la traduction de ceux de Bourgelat. Ses Elemenlos de veterincirici comprennent une Analomia general y descriptiva , en quatre volumes in-4°, Madrid, 1793-1794; une Materiamêdica et Terapéulica en general, deux volumes in-4°, Madrid, 1795-1796; une Patologia en trois volumes in-4°, Madrid, 1797-1800. Il a aussi publié des Naevas observaciones / ïsicas (Madrid, 1793, in-4°), relatives à l’économie rurale et à l’élevage du cheval.

431. MALOUIN (Paul-Jacques). Médecin et savant chimiste français, né à Caen en 1701, mort à Versailles en 1788. Il fut professeur de médecine au Collège de France, professeur de chimie au Jardin du roi, membre de la Société royale de Londres et de l’Académie des sciences de Paris. Parmi ses écrits se trouve : Expériences faites cai sujet de la maladie des chevaux appelée la morve (Mémoires de l’Académie des sciences, 1791); elles ont été traduites en italien (1768).

432. MANGET (Jean- Jacques) (1652-1742). Savant médecin genevois, compilateur acharné, qui a publié nombre de gros ouvrages. Dans ses écrits se trouvent : Observations sur la maladie (peste bovine) qui a commencé depuis quelques années à attaquer le gros bétail en divers endroits de l'Europe’, Genève, 1716; Paris, 1745, in-12.

433. MANGIN (N.). Vétérinaire à Verdun (Meuse), où il a publié en 1835 un Guide du cultivateur, ou Marche à suivre pour améliorer la race des chevaux , principalement dans le département de la Meuse, etc. Membre correspondant de la Société centrale de médecine vétérinaire depuis 1815, il en a obtenu un prix au concours de 1817, pour ses « Observations sur la péripneumonie du gros bétail. » Il csl mort vers

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