MANG0SI0 (Carlo Giorgio) (1767-1848). Médecin pié
montais, fut, en 1802, nommé assistant de Brugnone à l’École vétérinaire de Turin, et, en 1822, professeur d’anatomie et de physiologie. Il a publié à Turin, en 1842, une Osléologie des animaux domestiques et une Médecine légale vétérinaire. Il avait été retraité en 1846.
435. MARIAGE (P. -F.). Après avoir terminé ses études à Alfort, il s établit à Bouchain (Nord). Il fut vice-président de la Société vétérinaire des départements du Nord et du Pas-de- Calais, et élu membre correspondant de la Société centrale de médecine vétérinaire en 1848. L’année précédente, il avait publié à \ alenciennes une brochure de 114 pages ayant pour titre : Guérison infaillible dans lous les cas du javart cartilagineux, vulgairement appelé javart encorné , en quinze jours sans opération. On sait que le procédé Mariage consiste dans l’emploi des injections de liqueur de Villate; son auteur en avait constaté l’efficacité dans quarante-deux cas, dont il donne les observations en détail. L’expérience a prouvé depuis que ce mode de traitement, d’ailleurs excellent, n’a pas l’infaillibilité eL la rapidité d’action que Mariage lui a attribuées.
436. MARIOT-DIDIEUX. Fut d’abord vétérinaire du département de la Haute-Marne, à Chaumont, puis entra dans l’armée comme aide-vétérinaire et y poursuivit sa carrière. La Société centrale de médecine vétérinaire lui décerna successivement une médaille d’argent (1846) pour sa Statistique raisonnée des animaux domestiques de l' arrondissement de Chaumont ( Mémoire de la Société centrale, I), et une mé daille d’or (1847) pour son Mémoire sur la fluxion périodique du cheval, considérée au point de vue de ses causes et delà jurisprudence vétérinaire {Ibid., II). Il a publié dans le Moniteur agricole (1850) un bon article sur la castration des poissons des poules et des coqs. 11 fut élu membre correspondant (1847) puis membre titulaire (1851) de la Société centrale de méde cine vétérinaire.
437. MARKHAM(Gervase). Littérateur anglais, né vers 1570 à Gotham (comté de Nottingham), mort vers 1655. On sait
pou de chose sur sa vie. Durant la guerre civile, il servit, avec le grade de capitaine, sous les drapeaux de Charles 1er. C’est un des auteurs les plus féconds et les plus divers de cette époque : il écrivit, en effet, sur l’agriculture et sur la pêche, publia des poésies qui reçurent un bon accueil dès leur apparition, et des compositions dramatiques qui, bien qu’empreinles du mauvais goût de ce temps, témoignent d’un talent véritable. Il fut aussi l’écrivain vétérinaire le plus heureux d’alors, comme il en était le plus impudent hâbleur. II débuta en cette matière par son Discourse of horsemanslxipp (1593), puis donna son Failhfull Fcirrier et son Master pièce , containing ail Knowledge belonging lo the smilh, farrier or horse-leach. Ces deux ouvrages, surtout le dernier, eurent, même longtemps après la mort de l’auteur, de nombreuses éditions ; la 7e est de 1651 ; d’autres sont datées de 1675 et de 1734. Une traduction française en a été faite sous le litre : Le nouveau et sauant Maresclial , « dans lequel il est traité de la composition, de la nature, des qualitez, perfections et défauts des chenaux ; plus les signes de toutes les maladies et des blesseures qui leur peuvent arriver ; avec la méthode de les guérir parfaitement... l’anatomie du corps du cheual auec les figures; un nouueau Traité des haras... traduit du célèbre Markham, par le sieur de Foubert »; Paris, 1666, "2 vol. in- 1°, 5 pl.La même édition est datée de 1668, avec un titre nouveau : Le grand Mareschal royal. D’après Solleyscl, ce sieur de Foubert était médecin et non écuyer, bien qu’il s’en donne le titre.
Markham parle souvent de son expérience de cinquante années. Mais il s’inspire surtout de celle de Blundewill, dont la première édition avait paru en 1566; il lui emprunte littéralement plusieurs chapitres, sans le citer, se contentant de le nommer dans une foule de noms d’auteurs qu’il aurait consultés. Néanmoins, au dire de John Lawrence, les livres de Markham ont été longtemps le guide des vieux grooms et des propriétaires.
438 MAROCHETTI (Michel). Médecin italien, qui s’est acquis pendant quelque temps une notoriété dans le monde médical par son traitement de la rage. Cela consistait dans
l.t cautérisation des vésicules (lysses) qui apparaissent sous la langue des individus atteints de rage, et aussi dans l’admi ni s Ira li on d’infusions des fleurs et sommités fleuries du Oenista tinctorici. 11 avait recueilli ce traitement, en 1813, d un paysan de l’Ukraine. 11 fut plus tard conseiller médical à Saint-Pétersbourg. On sait dans quel oubli justifié sont aujourd’hui tombées les idées médicales de Marochetli.
idb . MARTEMUCCI (Emidio). Né dans les Abruzzes en 180b, il avait étudié la médecine à l’Université de Naples. Il fut expulsé de cette ville à la suite des insurrections de 1837 et de 1848 et n’y rentra qu’en 1860 après la chute des Bourbons. U fut alors nommé professeur de pathologie générale et d anatomie pathologique à l’École vétérinaire de Naples où il enseigna pendant plus de vingt ans. 11 n’a laissé que quelques écrits sans importance. Il est mort en 1892.
MARTIALIS. ^ oy. Gargilius.
410. MARTIN (Charles). Vétérinaire à Brienne, mort en 1889. Il élait membre correspondant de la Société centrale de médecine vétérinaire depuis 1885, et en avait reçu trois médaillés d’or pour ses études sur les Opérations applicables à l œsophagoslasie chez les ruminants ( 1 882), sur une Nouvelle méthode de traitement des hernies ombilicales (1884), sur certaines Innovations chirurgicales. Sa Dissertation chirurgicale sur la castration obtint aussi une médaille de bronze au concours de 1890. On consultera encore avec fruit ses travaux sur le Tic , sur la Contagion de la gourme , etc. {Journal de médecine vétérinaire et de zootechnie, Lyon .
441. MARTIN GHELLY ou Martin Alman. Né au commencement du xvic siècle à Arton, en Angleterre. 11 était « cliief ferrer » de la reine Elisabeth. Il fut élève du célèbre italien Hannibal, maréchal et hippiatre du roi Henri VIII, alors l’oracle de tous ses confrères anglais. Dans la préface du quatrième livre de sa Science vétérinaire , où il décrit le traitement des maladies des chevaux, Blundewill dit tenir d J ce Martin la plupart de ses formules et remèdes. Quoique
Markham le ciLe parmi les auteurs qu’il a ulilisés, il est fieu probable que Martin Ghelly ail écrit et Blundewill ne lui attribue pas ce mérite.
44 2. MASCAL (Leonard). Probablement d’origine italienne, il fut maréchal (chief ferrer) du roi d’Angleterre Jacques Ier. Il publia en 1590 un ouvrage sur les maladies des bêles bovines et les soins à leur donner, ouvrage qui eut plusieurs éditions; celles de 1633 et de 1002, revues par Richard Ruscan, ont pour litre : The governemenl of Caille. Le livre de Mascal paraît n’êlre qu'une compilation des écrivains grecs et romains.
443. MASSARO (Angelo Marcone). Il était attaché aux haras royaux napolitains. Il publia à Naples, en 1620, un petit in-8°, intitulé : Thesoro del Cauallo , où il s’occupe de la ferrure et du traitement des maladies du cheval.
444. MASSÉ (Jean). Médecin ordinaire et domestique de François de Dinteville, évêque d’Auxerre. Sous son nom a paru : L'art vétérinaire ou grande Mar eschalerie... en laquelle est amplement traité de la nourriture , maladies et remedes des bestes cheualines; Paris, 1563, in-4°. Cet ouvrage est partagé en trois livres, dont les deux premiers sont la traduction de YHippiatrique ou collection des hippiatres grecs ; c’est la première traduction qui en ait été faite en français, probablement d’après la version latine de J. Ruelle, parue en 1530. Le troisième livre a été rédigé par J. Massé lui-même et a pour litre : Livre troisième de l'art vétérinaire, qui pourra servir de promptuaire. « On n’y rencontre, dit Delafond, que des formules très compliquées et dégoûtantes, peu dignes d’un médecin, et qui accusent une profonde ignorance des effets des médicaments. »
115. MATHIEU (Hubert) (1802-1849). Vétérinaire à Épinal (Vosges). Quelques années après avoir obtenu son diplôme
a Alfort, il publia : Avis aux cultivateurs sur les moyens de reconnaître , de prévenir et de combattre l'Indigestion vertigineuse, maladie nommée vulgairement Vertige ou Vertiqo' Epinal, 1829, in-8°, 16 pages. Le Recueil de médecine vétérinaire^ renferme plusieurs observations de Mathieu ; la Société centrale de médecine vétérinaire lui avait décerné une médaille dor, au concours de 1847, sur la péripneumonie contagieuse. Dans son mémoire sur cette maladie, il préconise le premier comme traitement un remède complexe qui est bien connu sous le nom de « vinaigre sternutatoire ».
nie MAUNOIR (Jean-Pierre). Chirurgien et ophtalmologiste éminent, né en 1768 à Genève, où il exerça sa profession et mourut en 1861. Parmi ses écrits se trouve un Mémoire sur le Tournis des moulons fait en décembre 1805- Genève 1805, in-8°, 30 pages.
447. MAURI (Jean-Ferdinand). Né à Foix (Ariè^e), le 29 octobre 1840, il entra à l’École vétérinaire de Toulouse en 1859 et en sortit diplômé en 1SG3, après avoir occupé pendant ses quatre années d’études le premier rang de sa division. Il s’établit alors dans sa ville natale, où il fut immédiatement nommé vétérinaire du département. Vers la fin de 1866, il concourut pour une place de chef de service de clinique vacante à l’École de Toulouse. Il ne réussit pas à obtenir le premier rang dans ce concours ; mais il y fit néanmoins preuve de qualités suffisantes pour être choisi comme chef de service d’anatomie à litre provisoire. Un an après, un nouveau concours permettait de lui attribuer cet emploi à titre définitif. En 1873, il le quitta pour celui de chef de service de clinique à la suite d’un concours spécial et devint ainsi l’aide de L. Lafosse dont il a rellété longtemps la tournure d’esprit et pra’ tiqué les méthodes. Enfin, le 15 juillet 1878 il était nommé professeur de pathologie chirurgicale et de
clinique, par l’effet d’un dernier concours. Il est mort dans ces fonctions le 19 août 1895. Il avait été nommé chevalier de la Légion d’honneur dix-huit mois avant.
Mauri s’est exclusivement manifesté comme clinicien et, comme tel, a fait preuve de réelles qualités. Ses élèves appréciaient beaucoup son enseignement, qui était surtout dirigé vers les choses de la pratique. Il n’a laissé aucun ouvrage didactique ; mais il a publié bon nombre d’observations cliniques, qui ont paru dans la Revue vétérinaire . Nous citerons particulièrement .De l'éclampsie chez les animaux (1876); — De la spontanéité delà péripneumonie dans les montagnes de l'Ariège (1876) (il conclut à la spontanéité); — Contribution à l'étude de la morve latente (1877) ; — Ataxie cardiaque chez le cheval (1877) ; — Morve et pyohémie (1878); — Contribution à l'élude des maladies de l'appareil auditif (1879); — La leucocglhémie considérée comme entité morbide distincte (1880);— La phtisie tuberculeuse chez le cheval (1881) (c’est une des premières observations authentiques de tuberculose du cheval) ; — Sur les propriétés microbicides du sublimé corrosif (1889) ; — Rétrécissement valvulaire congénital du rectum chez le cheval (1890) ; — Castration des chevaux cryptorchides (1891-1892) (bon travail de chirurgie, appuyé sur un grandnombre de cas); — Influence des testicules et des ovaires sur les instincts génésiques (1894) (il s’agit de la persistance desdits instincts après la castration). La collection de la Revue vétérinaire contient aussi de nombreux articles que Mauri a consacrés à des questions de jurisprudence vétérinaire.
ils. MAURO. Maréchal de l’empereur d’Allemagne, né à Cologne. En collaboration avec son confrère Marco, originaire de Chypre et qui avait été au service de l’empereur grec
dp Constantinople, il écrivit en 1316 un ouvrage sur les maladies du cheval et des bêles bovines, qui paraît être tiré des auteurs grecs du ivc siècle (Voy. Ercolani, Medico veterinario, 1862).
449. MAZZA (Vincenzo). Médecin italien, né à Bologne en 1794, mort à Maddaloni, près de Naples, en 1859. Après avoir terminé ses études médicales, il suivit les cours de l'Ecole vétérinaire de Milan. Il a publié en 1819, à Pise, une brochure in-4° de 16 pages : Compendia su le fratture delle ossa del cavallo, qui n’est sans doute que sa thèse inaugurale. 11 fut professeur de chirurgie et de clinique à l’École vétérinaire de Naples. Il fit paraître, à Florence, en 1843, un Corso compléta di chirurgia veterinarici , en 4 volumes.
450. MEGELE (Franz Ulrich) (1755-1815). Envoyé par le prince électeur de Mayence à Paris et à Alforl pour y étudier pendant cinq ans la médecine de l’homme et des animaux, il sut, à l’École vétérinaire, s’attirer la confiance de ses maîtres, et Chabert l’envoya plusieurs lois en province pour y combattre des épizooties. De retour à Mayence en 1790, il paraît s’ètre peu occupé de médecine vétérinaire. Il a cependant publié dans cette ville une brochure de 64 pages in-8° sur la peste bovine (1796) et une autre sur la gale du cheval. Quand les troupes de la République française occupèrent Mayence, Megele fit partie du club qui se fonda alors dans cette ville. En 1803, il fut nommé professeur à l’École spéciale provisoire de médecine qui y fut établie par le gouvernement français. Les autres détails de sa vie restent ignorés.
451. MELSENS (Louis-IIenri-Frédéric). Né à Louvain en 1814, il fit ses études à l’Université de cette ville, puis vint à Paris, où il travailla dans le laboratoire de l’illustre chimiste Dumas; il fut préparateur à la Sorbonne et à l’École de médecine. Rentré dans son pays, il fut, en 1846, nommé, à litre provisoire, professeur de chimie et de physique à l’École de médecine vétérinaire de
Bruxelles, et, en 1850, professeur à titre definitif. Il mourut à Bruxelles, en 1886, quelques années après avoir pris sa retraite.
C’était un des bons chimistes de son temps, et il a publié un grand nombre de travaux sur sa science de prédilection. On cite particulièrement ceux qui sont relatifs à la nicotine, aux matières mélaniques, aux matières albuminoïdes, aux vidanges, aux engrais, aux falsifications du guano, à la fabrication des bougies stéariques. Ses recherches sur l’important et si efficace emploi de l’iodure de potassium contre les intoxications saturnines et mercurielles lui ont valu, en 1877, le prix Montyon de l’Académie des sciences de Paris, et, en 1878, le prix Guinard (dix mille francs) de l’Académie des sciences de Bruxelles, dont il était membre. Il appartenait aussi à l’Académie de médecine de Belgique et à plusieurs autres sociétés savantes. Il était commandeur de l’ordre de Léopold et décoré de la Légion d’honneur, des ordres de Wasa et de François- Joseph. Par son caractère, son intelligence, sa science, il est un des maîtres qui ont le plus honoré l’Ecole vétérinaire de Bruxelles.
452. MENOU (René de), seigneur de Charnizay (Touraine . Fut gouverneur du duc de Mayenne et écuyer du roi Louis XIII. 11 élail élève de Pluvinel et lui dédia sou Traité d’équitation, paru sous le titre de La Pratique du cavalier , Paris, 1612, in-8°. Cet ouvrage a eu de nombreuses éditions. Celle de 1619 et la plupart des suivantes soûl « augmentées des maladies qui arrivent ordinairement aux chevaux, et les remèdes d’iceux ». 11 a édité le célèbre ouvrage de Pluvinel sur l’équitation, ouvrage dont, peu de temps avant de mourir, l’auteur lui avait remis le manuscrit.
153. MERCHE (181 1-188 1). Vétérinaire principal de première classe. 11 a fait en Algérie une grande partie de sa carrière,
servit ensuite aux lanciers de la garde, puis comme vétérinaire principal fut attaché à l’École de cavalerie de Saumur (1864-1870), et enfin à la Commission d’hygiène hippique. Il a publié un certain nombre d’observations cliniques. Il était très versé dans la connaissance des plantes, et on lui doit un bon article sur les Fourrages dans le Nouveau Dictionnaire pratique de médecine et de chirurgie vétérinaires, et un petit volume intitulé: La botte de foin, Paris, s. d. (1875), in-18 Son principal ouvrage est son Nouveau Traité des formes extérieures du cheval, Paris, 1868, in-8°. Il est plus remarquable par l’originalité de la forme que par celle du fond ; l’auteur y a donné carrière à sa causticité; mais sa plume n’avait pas la même verve que sa parole. Merche était membre de la Société centrale de médecine vétérinaire et de plusieurs sociétés d’agriculture de province.
454. MERCIER. Vétérinaire à Évreux, dont le nom s’est conservé, grâce au titre bizarre de son principal travail : Du Crapaud ou Podoparenchgclermite chronique du cheval, suivi du Piélin ou Podopcirenchgdermite du mouton ; Évreux, 1841.
455. METAXA (Luigi) (1778-1842). Médecin italien, qui fut professeur d’anatomie et de zoologie à Rome. Il a publié : Dette malallie conlagiose ed epizootiche tlegli animal i dàmestici ; Rome, 1816-17, 2 vol. in-8° ; — L'anthrace, i contagi , le intermittenli ; lettera al cav.prof. Paolo Baroni ; Bologne, 1838, in-8°, 28 pages. Moretti indique comme dû à L. Metaxa et à Seb. Rolli, un ouvrage sur les sauterelles, intitulé : Osservcizione inlorno aile ccivalette nocive', Rome, 1825, in-8°.
456. MEZLER (Franz X.vver) (1756-1812). Médecin du prince de Hohenzollern-Sigmaringen, puis du roi de Bavière. C’était un homme très laborieux et fort estimé de scs contemporains. On lui doit, entre autres nombreux écrits, un bon mémoire sur la peste bovine qui ravageait la Souabc : Bemerkungen liber die Viehpest] Ulm, 1798, in-8°.
457. MICHELOTTI (Pietro Antonio). Savant médecin -italien, mort en 1740 à Venise, où il avait pratiqué la méde-
cinc et s’élail acquis une grande réputation. Il était membre des plus illustres sociétés savantes de l’Europe. 11 a laissé de nombreux écrits, parmi lesquels s’en trouve un sur la peste bovine : Conghielture sopra la natura, contagione e remedii dell' infermita régnant i negl' animali bovini... nell' autonno del anno 171 1 ; Venise, 1712, in-8°.
458. MICHELSEN (Gustav) (1800-1847). Vétérinaire danois, dont le père était lui-même vétérinaire et maréchal à Orense. Après de bonnes études littéraires et artistiques, il entra à l’École vétérinaire de Copenhague et y fut diplômé en 1825. 11 se mit alors à parcourir l’Allemagne et la Hongrie, étudiant les haras, les écoles d’agriculture, les instituts vétérinaires. A son retour eu Danemarck (1828), il fut nommé vétérinaire inspecteur des garnisons de la garde royale en Seeland et dans le Jutland. Grâce à ses connaissances zootechniques, il acquit bientôt une situation importante et fut pourvu de nombreux emplois officiels. Il fit de fréquents voyages à l’étranger et publia de bons travaux sur les courses, les haras, les races de chevaux, l’élevage du bétail, etc. 11 traduisit le livre de Guénon sur les signes des vaches laitières (1844). Il était docent à l’École vétérinaire de Copenhague depuis 1837.
459. MILES (William). Propriétaire à Dixfield, dans le comté d’Exeter. A publié : The horse's foot and how to keep il Sound ; Excter, 184G. Instruit par la lecture des principaux ouvrages anglais sur la maréchalerie. Miles présente dons son livre un excellent plaidoyer en faveur des idées de James Turner et de la ferrure à étampures unilatérales que celui-ci préconisait. Cet ouvrage a été traduit sur la septième édition, en allemand par Guitard (1852) et en français par Guy ton (Le pied du cheval , Paris, 18G2, in-8°).
460. MILTENBERGER (François-Michel) (1785-1884). Vétérinaire alsacien, sorti diplômé de l’École d’Alfort en 1806. 11 fit, comme vétérinaire aux dragons de la garde, les cam-
pagnes d’Espagne (1808, 1810-1812), d’Autriche (J809), de Russie (1812), de Saxe (1813), de France (1814-1815). Rentré dans ses foyers après le licenciement de l’armée, il fut nommé vétérinaire d’arrondissement à Saverne d’abord, puis a Schlesladt. Dans ces fonctions, qu’il conserva jusqu en 1869, il rendit de signalés services en combattant la pi sic bo\ine d abord (1815), puis la péripneumonie, le charion, etc. 11 îéussil aussi à introduire de meilleures pratiques c ansl h} gicnedes animaux domestiques de sa circonscription. A la suite d une communication sur les mesures à prendre contre la péripneumonie, la Société centrale de médecine vétérinaire le nomma membre correspondant. Il appartenait, d ailleurs, à plusieurs sociétés agricoles ou vétérinaires d Alsace et de Bade. Il quitta l’Alsace en 1872 pour se retirer a Paris, où il est mort presque centenaire. Il avait été décoré de la Légion d’honneur en 1873.
ùil. MINOT .1.). Vétérinaire à Lizy-sur-Ourcq (Seine-et- Marne), diplômé de l’École d’Alfort en 1841, connu par l’importance qu il a voulu donner aux signes fournis par le pouls en vue de l’appréciation du cheval : Résumé de V appréciation des chevaux d'après les caractères du pouls , 1851 ; 2e édition sous le titre : Appréciation du cheval. Qualités intrinsèques de cet animal pour le travail et la reproduction. « Guide pratique indiquant les caractères avec lesquels on peut reconnaître, a^ec précision, la force et le degré de force, le fond, lardeui, la paresse, la mollesse, le train, la vitesse ou la lenteur des mouvements, la nature du cheval, etc. ; à l’usage des cultivateurs, des éleveurs, des vétérinaires, des officiers de cavalerie et de tous les propriétaires et amateurs de chevaux, 1853. »
Ses mémoires, envoyés à la Société centrale de médecine vétérinaire, y ont été l’objet de rapports par Dclafond (1851) et par Goubaux (1854). Les essais faits en présence d’une commission par Minot lui-même, qui opérait les yeux bandés démontrèrent les grossières erreurs auxquelles cette méthode pouvait conduire, et le rapport de Goubaux lui fut tout a fait contraire. Minot, voulant lui répondre dans le Recueil de médecine vétérinaire , employa sans nécessité le ministère
d'un huissier pour obtenir l’insertion de sa réplique (1855). Dans son Traité de pathologie générale, Delafond rend justice aux recherches de Minot pour tirer des caractères du pouls des renseignements plus nombreux.
462. MIQUEL (Pierre) (1799-1860). Vétérinaire à Béziers; lit ses études à l'École vétérinaire de Lyon, et s’établit d'abord à Nisson et bientôt à Béziers. 11 était encore dans la première de ces localités, quand il publia une Note sur l' inoculation de la clavelée, pratiquée en 1820, 21 et 22...; Paris, 1823. 11 fut un assidu collaborateur du Journal des vétérinaires du Midi , et y publia de bons articles sur les effets de l’émétique dans les maladies des voies respiratoires, sur la ténotomie sous-cutanée, sur la castration par ligature du canal déférent, sur l’emploi du raisin dans l'alimentation du bétail, sur le cowpox, les dartres des bêtes bovines, la tympanite, etc. 11 jouissait à Béziers de la plus grande •considération. Son frère, le docteur Antoine Miquel, mort à trente-trois ans, agrégé à la Faculté de Montpellier, est connu par sa brillante lutte contre Broussais et la doctrine physiologique.
463. MITAUT. Vétérinaire principal de première classe, mort en retraite à Paris, en 1890. Ilélait, depuis 1865, membre correspondant de la Société centrale de médecine vétérinaire, et en avait été cinq fois lauréat : Mémoire sur l’espèce chevaline du Bas-Rhin (1854), sur les affections typhoïdes du cheval (1865), sur la pneumonie (1866), sur les blessures produites par la selle (1870), sur la maladie charbonneuse du cheval (1870). Il prit souvent une part importante aux grandes discussions ouvertes dans cette Société. C’était un praticien expérimenté, d’un caractère méticuleux à l’excès, un supérieur dur envers les autres comme envers lui-même.
164. MIZALDUS ou MISALDUS (Antoine). Célèbre médecin et mathématicien, né à Monlluçon au commencement du xvic siècle, mort à Paris en 1578. Il était aussi grand amateur d’astronomie (ou plutôt peut-être d’astrologie) cl de jardinage. Il fut si heureux dans sa pratique à Paris, qu’on l'appela l’Esculape français. Outre de nombreux écrits per-