‹ Biographies vétérinairesChapitre 20 sur 34 · il · texte numérisé non relu

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sonnels, il a publié une collection de mémoires sur des sujets variés et dus à divers auteurs, sous le litre : Memorabilia sire orcanorum omiiis generis per aphorismos digestorum Centunæ /A. Il s’y trouve plusieurs aphorismes sur les maladies des animaux. Une réimpression en a été faite à Cologne en 1573.

46o. MOIROUD (Louis). Né à Sainte-Colombe- lez- \ ienne (Rhône), le 27 février 1797, d’une honnête famille de fabricants de drap, il entra, à l’âge de quinze ans, à l’Ecole vétérinaire de Lyon et s’y fit bientôt remarquer par ses qualités sérieuses. Il fut nommé, au bout de deux ans, élève répétiteur du cours de chimie et de pharmacologie, objet favori de ses études. Il devint l’ami intime de son professeur Grognier. Sorti de l'École de Lyon en 1815 avec le diplôme de maréchal vétérinaire, il passa immédiatement à l’Ecole d’Alfort pour y suivre le cours de médecine vétérinaire. L’année suivante, le célèbre Dulong, professeur des cours de physique et de chimie, le lit adjoindre à sa chaire en qualité de répétiteur. Il puisa sous sa direction cette exactitude rigoureuse qu’il montra plus tard dans toutes les circonstances de sa vie. A la fin de sa cinquième année d’études (1817), le premier prix lui fut décerné. — Quand il sortit de l’Ecole, il fut nommé vétérinaire en premier dans un escadron du train des équipages et fut chargé, pendant plusieurs années, dé professer un cours d’hippiatrique aux officiers de la garnison de Strasbourg. De son côté, il profita de son séjour dans cette ville pour suivre les cours de la Faculté de médecine, et sut particulièrement se faire apprécier du savant professeur Fodéré.

Il quitta l’armée en 1824 à la suite d’un brillant concours, où il l’emporta sur Bernard et qui lui valut

la chaire de maréchalerie et de jurisprudence à l’Ecole de Lyon. Un an plus tard, le cours de maréchalerie ayant été distrait de sa chaire, il fut chargé de ceux de physique, chimie, matière médicale et thérapeutique. En 1829, il passa à l’Ecole d’Alfort pour y occuper la chaire de clinique et de pathologie, et en 1832, il fut appelé à la direction de l’Ecole de Toulouse, qu’il s’agissait de tirer du désarroi où Dupuy l’avait plongée. Il y réussit à merveille par son zèle, son esprit de justice et sa réelle bonté. Il mourut à la tâche, âgé de quarante ans, le 12 novembre 1837.

Il était membre de la Société d’agriculture et de l’Académie des sciences de Toulouse. Dans la première, il fit plusieurs communications : sur l’enseignement théorique et pratique de l’agriculture dans les Ecoles vétérinaires, sur la jurisprudence vétérinaire, sur l’insaluhrité des plateaux argilo-siliceux. A l’Académie des sciences de Toulouse, il lut un mémoire sur un nouvel appareil pour dessécher les substances organiques que l’on désire analyser, appareil qu’il avait imaginé en vue d’un travail sur les qualités nutritives des aliments donnés aux animaux. La mort l arrêla dans ses recherches. Les Bulletins de la Société d’agriculture de Lyon contiennent un mémoire de Moiroud sur l’emploi comparatif des différentes charrues. Le Recueil de médecine vétérinaire de 1828 a inséré son mémoire sur la résorption de l’arsenic employé sous forme de trochiëques. Son œuvre principale est son Traité élémentaire de matière médicale ou de pharmacologie vétérinaire, suivi d'un Formulaire raisonné , Paris, 1831, in-8°; 2e édition, Toulouse, 1843. C’était, pour son temps, un excellent ouvrage de thérapeutique, qui fut très estimé et traduit en allemand et en italien.

4GG. MOLIN (Girolamo). Né à Sanclo Vilo dans le Frioul; fut nommé en 1815 professeur de médecine vétérinaire à l’Université de Padoue. Il était très versé dans la littérature vétérinaire ancienne. Il édita l’ouvrage de Jordanus RulTus dans sa langue originale, le latin, alors qu’il n’en avait été imprimé que des traductions italiennes ou françaises : Jordani Rufi calabriensis hippiatria , ruine primum edente Hier. Molin-, Padoue, 1818, in-8°. Molin y joignit une introduction de 63 pages, où il indiquait d’autres écrits du même auteur, les traductions qui en avaient été faites et les nombreux écrivains vétérinaires qui, venus après lui, avaient emprunté beaucoup à ses ouvrages. Dans un écrit ayant pour titre : Sopra la Veterinaria di Pelagonio (1828), Molin a cherché à établir que Pelagonius était, non un Latin, mais un Grec.

467. MONTES (Juan Antonio). Chirurgien-major de l’hôpital San Carlos à Madrid, auteur d’un Tratado de las enfermedades endémicas , y epidémiças contagiosas de loda especie de yanados ; Madrid, 1789, in-4°.

468. MONTIGNY (Étienne Mignoe de) (1714-1782). Auteur d'un mémoire sur la pcsle bovine, imprimé aux frais de l’État : Instructions et avis aux habitants des provinces delà France sur la maladie putride et pestilentielle qui détruit le bétail ; Paris, 1775, in-4°, 128 pages ; 2e édit., 1785. Ce travail a été traduit en allemand (1776) eL en italien (1780).

469. MONTO Y ROGA (S alvador). Maréchal et vétérinaire espagnol, né à Valence et mort dans la môme ville en 1742. A laissé un ouvrage posthume : Scinidad del caballo y otros animales sujelos al arte de albeiteria, iluslrado con el de herrar ; Valencia, 1742, in-4°, 248 pages et une planche.

470. M00RCR0FT (William). Plus célèbre comme voyageur que comme vétérinaire, il naquit dans le

Lancashire et mourut à Andhko (royaume de Caboul), le 27 août 1825. Il se destinait à la chirurgie et suivait, à cet effet, les leçons du Dr Lyon, à Liverpool. Une grave épizootie vint à décimer le gros bétail dans un des districts du comté et y appela la sérieuse attention des hommes de l’art. On le choisit pour aller avec un savant agronome, Wilson, étudier la maladie sur les lieux où elle sévissait et il accomplit sa mission avec intelligence. Deux riches gentlemen, qui lui portaient de l’intérêt et dont il honorait le jugement et le patriotisme, lui conseillèrent, à son retour, d’abandonner la chirurgie pour la médecine vétérinaire, où il aurait plus de chances de se distinguer, plus d’occasions de rendre service à son pays. Le célèbre chirurgien John Hunter, consulté par le Dr Lyon, déclara que, s’il n’était point lui-même si âgé, il commencerait à étudier la médecine vétérinaire. Cette déclaration fut décisive et, sur le conseil de Hunter, comme il n’y avait pas alors d’Ecole vétérinaire en Angleterre, Moorcroft vint étudier en France. A la mort de Vial de Saint-Bel (1793), le premier professeur du collège vétérinaire récemment ouvert à Londres, il fut, avec Coleman, appelé à y donner l’enseignement. Mais il resta peu de temps dans cet emploi et, s’associant avec son ami Field, il fonda dans Oxford Street un grand établissement pour chevaux malades, qui ne tarda pas à devenir célèbre et à prospérer. Le caractère aventureux et inconstant de Moorcroft ne lui permit pas de se contenter de l’aisance qu’il avait acquise. 11 perdit la [dus grande partie de sa fortune dans des spéculations hasardeuses, entre autres, dans une entreprise de fers fondus [tour chevaux.

il était dans cette situation embarrassée quand les directeurs de la Compagnie des Indes Orientales lui

offrirent l'emploi d’inspecteur de leurs haras militaires au Bengale. Moorcroft accepta et quitta l’Angleterre en mai 1808. Convaincu que la remonte de la cavalerie des Indes ne serait satisfaite que par l’emploi d’étalons turcomans, et n’ayant pu faire accepter cette opinion à la Compagnie, il entreprit, en 1812, sans son autorisation, sans nul encouragement et à ses propres frais, son premier voyage au delà des monts Himalaya. 11 recommença, en 1819, et jusqu’à sa mort fut presque continuellement en excursion dans l’Asie centrale. Il fut emporté par une fièvre maligne à Andhko, dans l’ancienne Bactriane, et fut enterré à Balkh. Nous n’avons pas à insister sur ses découvertes géographiques. Ses papiers ont été publiés par les soins de H. Wilson.

Pendant son séjour en Angleterre, il fit paraître à Londres, en 1796, un petit mémoire de 56 pages sur une pharmacie vétérinaire portative destinée spécialement aux Indes Orientales ( Portable horse medicine Chesl). On connaît surtout son travail sur la ferrure [Varions methods of shoeing horses, hitherto practised;. Londres, 1800, in-8°, 60 pages); il a été traduit en allemand (1802). D’après Youatt ( Veterinarian , 1836) r Moorcroft serait l’inventeur de la névrotomie. Dans le Journal de Calcutta il dit, en 1819, qu’il a fait cette opération il y a dix-huit ans.

471. MOREL DE VINDÉ (Charles-Gilbert, vicomte). Agronome et littérateur, né à Paris en 1759, mort dans la même ville en 1842. Il était conseiller au Parlement de Paris depuis- 1778, lorsque la Révolution éclata. Après la fuite de Louis XVI, il sc tint éloigné de tout emploi public et s’adonna à l’agriculture, spécialement à l’élevage du mouton. Ses nombreux écrits lui valurent les litres de correspondant de fins-

i i lui (1808) eL de membre de nombreuses sociétés d’agriculture. Au retour des Bourbons, il fut fait pair de France; mais il prit peu de part aux débats politiques de la Chambre haute et continua d’y siéger après la révolution de 1830. En 1824, il fut élu membre titulaire de l’Académie des sciences (section d’économie rurale). Il a publié plusieurs romans sentimentaux dans le goût de son époque, quelques écrits de politique et de sociologie, des notices ou mémoires sur divers sujets d’agriculture : Sur les béliers mérinos (1807); — Sur la monte cl l'agnelage (1813-1814) ; — Conjectures sur l'existence de quelques animaux microscopiques , considérés comme cause de plusieurs maladies des moutons ; mémoire lu à l’Institut, 181 1, in-8°; — Spécifique aussi rapide qu' infaillible pour la guérison de la maladie des moutons , connue sous le nom de Pesogne ou Piétain ..., 1812; — Xolice sur la guérison du chancre contagieux de la bouche des bêles à laine , 1817.

472. MORTON (W. J. J’.). Pharmacien anglais, nommé vers 1833 professeur de chimie et de pharmacie au collège vétérinaire de Londres. Dans une préparation de gaz, une explosion lui enleva plusieurs doigts de la main gauche en 1837. 11 fut, à peu près à cette époque, nommé secrétaire et bibliothécaire de la Veterinary medical Association. 11 a publié, en 1837, un « Manuel of veterinary Pharmacie, for lhe student of veterinary medicine »; 2° édition, 1840; d’autres éditions ont encore suivi celle-ci. On lui doit aussi un petit traité de toxicologie ( Toxicological Chart). 11 s’est, en outre, fait connaître par des analyses de calculs urinaires et salivaires, et par des recherches originales sur l’émétique, le crolon tiglium, l’arsenic, le chloroforme, l’empoisonnement par le plomb, les purgatifs, le collodion, etc. Très aimé de ses élèves, il en a reyu, à diverses reprises et particulièrement lors de sa retraite (1860), des œuvres d’art en témoignage de leur affection. 11 est mort à Londres en 1869.

473. M0SGATI (Pietro). | Célèbre médecin italien, né en 1740, à Milan, où il est mort [en 1821. 11 occupa dans son pays de hautes fonctions dansj l’enseignement et dans l’ad-

minislration. Dans ses nombreux écrits nous avons à relever : Belle corporee differenze essenziali elle passano fra la struttura de brnlli e la umana\ Brescia, 1770; 2° édition, 1771; traduit en allemand par Breckmann (1771); — Compendia di cognizioni veterinarie a comodo de' medici e chirurghi di cainpagna nella occasione délia maligna febbre epizoolica di guest'anno 1795; Milan.

i7i. MUNDIGL (Johann) (1782-1847). Médecin bavarois qui, à la suite d un concours, obtint, en 1815, une place de professeur à l’École vétérinaire de Munich. A la mort de W îll 1821), il fut nommé second professeur. Mundigl a laissé de nombreux écrits sur les maladies épizootiques (1817), sur la fièvre; des considérations de physiologie comparée et de nosologie (1818); des observations cliniques (1820), etc. De 1816 à 1828, il a rédigé le compte rendu annuel de l’École vétérinaire de Munich.

475. MURALTO (Jean de). Médecin et naturaliste suisse, né à Zurich en 1645; mort en 1734. Issu d’une famille italienne qui, étant passée au protestantisme, avait émigré à Zurich, il fut reçu docteur à Bâle en 1671, et devint ensuite médecin de sa ville natale, puis (1691) professeur de physique et de mathématiques. Habile anatomiste, excellent chirurgien, il a laissé un grand nombre d’ouvrages qui le recommandent à la postérité. Il a écrit sur les maladies contagieuses de 1 homme et des animaux ( Neueroffneler Gesundheits-Schatz wider die ansteckende Seuche ah Menschen and Vie h , 1714) ; — sur la peste bovine ( Prâservativ-oder Verwahrungsmittel wider die diesmaligen Viehpeslen , 1714).

476. MURAT (Jean-Baptiste-Arnaud). Médecin français, né à Bergerac (Dordogne) ; servit une dizaine d’années dans l’année et s’établit ensuite vers 1805 à Montpellier. Il a laissé de nombreux écrits. On y Lrouve le Journal des expériences faites à Montpellier sur la vaccination des moulons (in Histoire de la Sociélé de médecine pratique V, 1808).

477. MUYSGHEL (Carl Justes David). Médecin polonais, qui étudia à l’Université de Wilna et y suivit aussi les cours de médecine vétérinaire. Sa thèse inaugurale, qui traite des synonymes des muscles du cheval, a pour titre : Dissertalio inciuguralis medico-veterinaria synonymiam myologicam equini generis exhibais ; Wilna, 1829, in-8°. A la suite d’un concours, il fut nommé en 1835 à la chaire de médecine vétérinaire de Wilna et eut à traiter comme sujet de concours : « Des progrès de la médecine vétérinaire depuis dix ans ». Son travail parut, en 1838, dans les Collectaneci medico-chirurg ica de l’Académie médico-chirurgicale de Wilna, sous ce litre : De medicinæ veterinariæ intra illud temporis spatium quod ab a. 1825 ad a. 1835 efflnxit conditione et incrementis.

478. NAALDWICK (Petrus a) ou de Naeldwick. Médecin hollandais, auteur d’un volume in-4°, de 78 pages, publié à Leyde en 1631 et ayant pour titre : Libri duo philippicorum , sive de equorum natura, electione, educatione, disciplina el curatione.

479. NAIRAC (de). Auteur d’une note publiée en 1823 dans les « Mémoires de la Société d’agriculture de Scine-et- Oise », et dont le titre indique suffisamment l'objet et le but

illusoire : Procédé de Nairac pour préserver les bétes il

laine du tournis et de toute a/J'eclion cérébrale au moyen de la cautérisation.

480. NANZIO (Ferdinando de). Vétérinaire napolitain, qui, après avoir terminé ses études à l'École d’Alfort, fut attaché aux écuries du roi des Deux-Siciles, puis nommé professeur et enfin directeur de l’École vétérinaire de Naples. Faisant partie d'une commission chargée de l’achat d’étalons, il visita Hambourg, Londres, la Normandie et Paris (1837). L’année précédente, il avait adressé à l'Académie de médecine de Paris un mémoire sur un Nouveau procédé pour guérir quelques claudications des chevaux , mémoire sur lequel

Dupuy et Bouley jeune firent un rapport favorable. A son passage en Normandie, il fit une communication sur le même mi je l a la Société vétérinaire du Calvados et de la Manche (Mémoires, 1837, t. III). Il s’agissait du procédé de cautérisaliou, qui est connu sous les noms de « feu sous-cutané », « cautérisation inhérente sous-cutanée », « feu de Nanzio. » Ce procédé a donné de beaux résultats dans nombre de boiteries de la hanche; mais il était loin d'être nouveau, comme le croyait de Nanzio; car il était déjà indiqué dans Ruini, dans Solleysel, dans Bourgelat, et même pratiqué par quelques vétérinaires, comme Viramond. De Nanzio fit aussi à 1 Académie de médecine une communication, sur laquelle Bouley jeune présenta un rapport, et qui est relative au traitement de la fourbure aiguë. Ce traitement a pour base une compression exercée sur le sabot, du côté de la légion plantaire par un fer à plaque qui lient une étoupade très serrée, et du coté de la paroi par des tours de ligature. « Celle singulière formule, dit H. Bouley, a fait un certain biuit, mais elle n a aucune valeur pratique et ne mérite que d’être laissée dans l’oubli. » De Nanzio fit, en 1846, à la Société centrale de médecine vétérinaire, dont il fut nommé membie correspondant 1 année suivante, une communication sur un cas de parturition chez une mule. 11 est peut-être

I auteur d un Dizionario ili meclicinci e chirurgia veterinctria publié a Naples en 1842, sous le nom de de Nangis.

II était membre de plusieurs sociétés savantes de l’Italie et de 1 étranger. Il a été mis à la retraite en 1861 et est mort à la fin de 1873.

481. NAUDIN ( Pierre). Vétérinaire militaire, né à Ponlallier (Côte-d’Or). Attaché à l'armée depuis 1812, il prit part à de nombreuses expéditions en Afrique et s’y distingua par quelques actions d éclat. En collaboration avec Gourdon, il avait rédigé su r la Statistique des animaux domestiques de l'A tgérie, un mémoire que la Société centrale de médecine vétérinaire récompensa, en 1849, par une médaille d’or de 400 francs Avec Gourdon encore, il a publié la Nouvelle Iconographie fourragère, beau volume in-4°, remarquable par les très nombreuses planches coloriées qu’il renferme. Il s’était

HIOGRAPIIIES VÉTÉRINAIRES.

beaucoup occupé de maréchalerie et préconisait un fer étroit, peu ajusté, dont i’cxpérience a démontré l’avantage pour la sûreté de l’appui. Naudin était membre correspondant de la Société centrale de médecine vétérinaire depuis 1869. Il est mort à la fin de 1874 à Valence (Drôme), où il était vétérinaire en premier au 19e régiment d’artillerie.

482. NAUMANN (Joiiann Georg). Né à Dresde en 1754, il fut d'abord pharmacien et, après quelques années de pratique, fit ses études de médecine à l’Université de Leipzig. Alors qu’il étudiait la pharmacie, il avait suivi avec assiduité les cours de l’École vétérinaire de Dresde. En 1787, prenant à Leipzig son diplôme de bachelier, il fit une leçon publique sur les avantages que l’étude de la médecine vétérinaire aurait pour les médecins de l’homme. Mis ainsi en évidence, il fut appelé à faire partie du corps enseignant de l'Ecole vétérinaire nouvellement fondée à Berlin. Mais il n’accepta que sous la condition qu’il ferait aux frais du royaume de Prusse un voyage d’études à l’étranger. Il vint donc à Alfort à la fin de 1787 et y resta deux ans ; il affirme n’avoir pas retiré grand profit de ce séjour, en raison du petit nombre d’animaux amenés à la clinique et du peu de variété des maladies qu’on y traitait. Au commencement de l’année 1790, il était à Berlin et prenait possession de sesfonctions de professeur, qu’il occupa quarante-six ans,, jusqu’à sa mort survenue en 1836.

Naumann s’est particulièrement appliqué, au moins par ses écrits, à la connaissance du cheval et de ses maladies. En collaboration avec Ilelmbrecht, membre du conseil de l’armée, il a publié, de 1796 à 1798, trois fascicules (avec planches gravées) d’une étude sur les principaux étalons et poulinières des haras royaux de Prusse (Chcirakteristik and Geschichte...). On lui doit aussi des manuels très estimés et plusieurs fois réédités sur la connaissance extérieure du cheval. Ses autres écrits ont peu de valeur, ainsi que ses. vaincs recherches sur la guérison de la morve. On vantail son caractère ferme et bienveillant, son esprit resté alerte et gai jusque dans sa grande vieillesse.

483. NEBEL Ernst Ludwig Wilhelm) (1772-1854). Médecin allemand, néà Gicsscn, où il enseigna la médecine à l’Université depuis 1798. A 1 occasion de sa nomination à la troisième chaire de médecine, il publia : Specimen nosologiæ brutorum cum hominum morbis comparâtes ; Giessen, 1798, in-8°, 84 pages ( Salzburg . med. Zeitung , IV). Il donna encore : Historia cirtis veterinariæ a rerum initio nsque ad ævum G aroh 1 ; Giessen, 1806, in-8°, 44 pages. Son patronage a été purement nominal, ou peu s’en faut, pour le journal de médecine vétérinaire (Zeitschrift fiir die gesammte Thierheilkunde und Viehzucht), qui parut de 1834 à 1850, avec Nebel et \ ix comme rédacteurs en chef.

484. NEEDHAM (John Tuberville). Célèbre micrographe anglais, né à Londres en 1713, mort à Bruxelles en 1781. Il fut un collaborateur de Buffon pour sa Théorie de la générahoii. En 1747, il fut élu membre de la Société royale de Londres, et il est le premier prêtre catholique à qui cet honneur ait été accordé; en 1768, il fut nommé correspondant de 1 Académie des sciences de Paris. Dans ses écrits, il a traité de la peste bovine : Mémoire sur la maladie contagieuse des bêles à cornes ; Bruxelles, 1770, in-4°, 21 pages.

485. NEERGAARD (Jens Veibel). Médecin et vétérinaire danois; naquit à Juellinge (Seeland), le 3 juillet 1775; son père était fermier. Il suivit les cours de droit à l’Université de Copenhague (de 1794 à 1796), en même temps qu’il occupait un emploi dans les finances de l’Etat. Mais bientôt il s’adonna de préférence aux sciences naturelles et vétérinaires, étudia ces dernières sous la direction d’Abildgaard, et fréquenta aussi les cours de médecine et de chirurgie. Il fit quelques leçons publiques à l’École vétérinaire et y fut, en 1801, nommé lecteur ou second professeur. En 1802, il est membre de la Commission des remontes. En 1803, il quitte son emploi à l’École vétérinaire et reçoit

du roi une subvention pour aller pendant trois années s’instruire à l’étranger dans l’art vétérinaire, les haras et les sciences naturelles. Il va d’abord à Gœttingue, où il a le bonheur d'étudier sous d’illustres professeurs, entre autres Blumenbach et Beckmann ; il y prend le grade de docteur en médecine (1804), et fait quelques leçons sur certaines parties delà médecine vétérinaire, en qualité de privât docent. Il se rend ensuite à Berlin, visite la Bohème, l’Autriche, Vienne et revient en Danemark en 1807, au moment où Copenhague était assiégé par les Anglais. Il prend aussitôt du service dans l’armée, etbientôtest nommé cornette au régiment de dragons de Seeland. En 1809, il quitte le service militaire, est nommé membre permanent de la Commission des remontes, avec le titre de commissaire supérieur de la guerre. Il va vivre alors pendant dix-huit mois dans sa propriété de Castrupgaard, où il peut satisfaire son goût pour l’agriculture. Dans l'hiver de 1812-1813, il fait un cours public à Copenhague, et accepte en 1822 les fonctions de commissaire général de la guerre. L’année suivante, il fait agréer au roi un nouveau règlement pour l’organisation des remontes. A la prière de la Société d’agriculture, il entreprend l’étude du ressort de Slagelse au point de vue de la statistique et de l’économie rurale. En 1825, il vient s’établir à Copenhague et fait, pendant deux hivers, des cours sur les tempéraments. En 1828, il entreprend, aux frais de l’Etat, un voyage dans les diverses provinces du Danemark, pour en étudier l’élève du bétail. A partir de cette époque, Neergaard vécut dans sa propriété de Frederiksholm (près de Copenhague), qu’il quitta en 1835 pour aller habiter sa nouvelle campagne de Frederiksberg. Il est mort le

23 janvier 1864 à Roskilde, âgé de quatre-vingt-onze ans.

Des spéculations malheureuses lui avaient fait perdre peu à peu presque toute sa fortune et l’avaient réduit à accepter une pension de l’Etat. La franchise de son caractère lui avait attiré des inimitiés assez puissantes, qui contribuèrent à sa déconfiture. Malgré ses déboires, il resta dévoué à la science; car, dans son testament, rendu public dès 1854, il laissait tout son avoir (estimé à environ 44 000 francs ) pour être affecté, après sa mort et celle de ses trois enfants (leurs héritiers éventuels exclus), à la fondation d’une rente destinée à aider dans ses études vétérinaires, un jeune homme d’élite. Il ordonnait aussi qu’on l’enterrât à côté d’Abildgaard, son maître et son ami.

Neergaard avait consacré à l’étude les loisirs de sa longue carrière. Il a rédigé un grand nombre de mémoires et d’ouvrages importants sur l’anatomie et la physiologie comparée, sur la phrénologie, la médecine vétérinaire, etc. Son premier travail, publié en collaboration avec Viborg, est un Traité de l’anatomie du cheval, destiné aux élèves de l’Ecole vétérinaire de Copenhague ( Danske Benaevelser lit Hestens Anatomie , Bygning og Behandling, 1800; 2° éd., 1828). Sa thèse inaugurale de Gœttingue a pour litre : Commentatio analomico-phgsiologica sistens disquisitionem, an veruni organorum digestioni inserventium discrimen inter animalia herbivora, carnivora etomnivora reperiatur ? 1804,

3 pi. Sur l’anatomie comparée de l’appareil digestif, il a encore publié : V ergleichende Anatomie and Physiologie der Verdauungswerkzeuge der Sàugethiere and Vôgel (avec préface de Blumenbach); Berlin, 1806,

3 pl. ; 2e éd., 1815. L’année suivante, il donna : Beitraege

zar vergleichenclen Anatomie, Thierarzneikuncle and Naturgeschichte ; Gœttingue, 1807. — Sur les dents des mammifères, sur l’âge du cheval, il a publié : Vergleichende A natomie and Physiologie der Zàhne der Saugetliiere iiherhaupt, and besonders des Menschens und des P fer des ; Copenhague, 1815, in-4°, avecpl. ; — Naturbeschreibung der Zàhne des Pferdes... nebsl einer Anleitung der Aller des P ferdes...\ Copenhague, 1814, in-4°, avec 18 pl. in-fol. ; 2e éd., 1823. — De sa plume sont sortis aussi un grand nombre d’articles parus de 1826 à 1835 dans des publications périodiques de son pays, et relatifs à l’élève du cheval, aux courses, aux haras, etc. Son œuvre la plus importante est son Traité d’extérieur : Heslens Extérieur, Copenhague, 1837, avec 6 pl., qui ne comprend que la première partie du travail projeté.

486. NÉPHON. Hippiatre grec, dont on ne sait que le nom, par un article sur le Malis articularis larcin ?), recueilli dans Hippiatrica, livre I, chapitre ii.

487. NICKLAS (Georg). Né à Augsbourg en 1812; fil ses études à l’École vétérinaire de Munich, où il fut diplômé en 1832. Vétérinaire militaire d’abord, ensuite vétérinaire civil à Ulm, il se fixa à Munich en 1850, et ne tarda pas à y être attaché à l’enseignement de l’École pour le manuel opératoire et la police sanitaire, puis pour la thérapeutique, les maladies contagieuses, etc. Il fut nommé professeur en 1859. Il fut, en 1849, avec Adam, fondateur et resta jusqu’à sa mort collaborateur de la Wochenschrift fiir Thierheilkunde und Viehzucht, qui paraît à Augsbourg. 11 s’est particulièrement adonné à la pathologie bovine. Mort en 1865.

488. NIEDERHAEUSERN (Dvvm von) (1847-1882). Professeur et directeur de l’Ecole vétérinaire de Berne. Il avait commencé ses études à l’École de Zurich, pour les terminer à

celle de Berne en 1867. Après un voyage d’éludes près de quelques écoles vétérinaires d’Allemagne, il fut attaché comme prosecteur à l'Ecole de Berne et y fut nommé en 1873 professeur de clinique ambulatoire. En 1877, il remplaça Pütz comme directeur, en même temps qu’il était nommé professeur de clinique, de pathologie et thérapeutique spéciales, de médecine légale, etc. En 1879, il fonda avec Strebel le Schweizerisches Archiv fiir Thierheilkun.de . Il y a publié quelques articles ainsi que dans le Zeitschrift de Pütz. Il a écrit aussi dans les journaux d’agriculture de son pays. Sa courte carrière ne lui a pas permis de réaliser le brillant espoir que l’on fondait sur les qualités de son esprit. Peutêtre aussi en a-t-il été empêché par le rôle politique qu’il a cherché à remplir dans son pays.

489. NIEMANN (Johann Friedrich). Médecin allemand, né en 1764 à Hadmersleben (Anhalt-Dessau). Beçu docteur à Halle en 1787, il pratiqua d’abord la médecine à Halberstadt, puis fut nommé conseiller d’Élat de Prusse et membre du Conseil de santé en 1800. Quelques années après, il s’établit à Mersebourg et y pratiqua la médecine jusqu’à sa mort, arrivée en 1846. 11 était membre de plusieurs académies du Nord et de l’Allemagne. Il s’est fait remarquer par ses nombreuses publications sur l’hygiène publique, la médecine légale, la police médicale, les épidémies, la variole et la vaccine. Un certain nombre de ses écrits ont pour objet précis la médecine vétérinaire. Ce sont : Taschenbach fiir

Hciusthierarzte ; Halberstadt, 1804-1805, in-8°; — Ueber

Kuhpocken ; Leipzig, 1811, in-8°; — Handbuchder Staatsarzneiwissenschaftundstaatsaerztl. 1 eterincierkunde — ; Leipzig, 1813, in-8°; — Taschenbuch der Velerinaerwissenschaft.... ; Leipzig, 1830, in-8°.

490. NIGRIS0LI (Francesco Maria). Médecin italien, né en 1648 à Ferrare, où il est mort en 1727, et où il fut, sauf pendant les premières années de sa carrière, professeur de médecine théorique, puis de médecine pratique. Parmi ses écrits se trouve un travail sur la peste bovine : Parère del

lïIOGRAPIIIES VÉTÉRINAIRES.

dottor F. M. Nigrisoli , inlorno alla corrente epidemia degli animali bovini ; Ferrare, 1713, in-8°.

491. NIKOLAI (Johann Anton Heinrich). Médecin prussien, né en 1797 à Kneillingen ; fut conseiller médical, privât docent à l’Universilé de Berlin, membre d’un grand nombre de sociétés savantes. Il s’est surtout occupé de questions de médecine, de chirurgie, de médecine légale et d’hygiène publique. Nous avons à citer de lui : Die Medicinal-und Veterinaer-Polizei ; Berlin, 1838, gr. in-8°.

492. N0QUET (Vital-Pierre-Josepii) (1820-1 885) .Vétérinaire à Maroilles (Nord), sorti diplômé de l'École d’Alfort en 1845. lia publié des mémoires intéressants sur la contagion de la fièvre charbonneuse, sur les suites du part chez la vache (Médaille d’argent de la Société centrale de médecine vétérinaire, en 1852), sur la péripneumonie, l’empoisonnement par les feuilles de l’if, la rage chez l’espèce bovine, etc.

493. NORLING (Sven Adolph). Vétérinaire suédois, né en 1786 à Gothenbourg. Il fît ses études à l'École vétérinaire de Skara(1800), puis à Lund (1804) et vint enfin à Copenhague, pour y suivre les cours de E. Yihorg. Après avoir servi quelque temps dans l’armée comme chirurgien, il fut, à la mort de Hernqvist, nommé premier maître à l’École vétérinaire de Skara (1814). En 1820, il organisa celle qui se fondait à Stockholm et y resta attaché jusqu’en 1855. Malgré son activité, il a peu écrit. On lui doit un mémoire en français sur une épizootie qui sévissait en Suède sur les chevaux ( Journal de médecine vétérinaire, II, 1821), quelques publications sur l’emploi de la jusquiame contre la morve, sur la méthode chinoise de castration des porcs, etc. 11 est mort en 1858 à Skara, où il avait pris sa retraite trois ans avant.

494. NOYÉS ou NOYEZ (Pierre). Natif de Mirepoix (Ariège); fut d’abord médecin vétérinaire breveté et pensionné par le roi et par les États du pays de Poix, puis vétérinaire en chef de l’armée des Pyrénées Orientales; il s’établit enfin à Montpellier, où il acquit une situation très honorable. 11 était

membre de diverses sociétés de médecine (de Montpellier, de Toulouse, de Marseille) et de la Société d’agriculture de l’Hérault. 11 a écrit : Traitement pour la gale ; Figuières, 1795, in- F, 15 pages; — Moyens d'arrêter les progrès de la morve, et principalement du farcin ; Montpellier, 1795, in-4°, 15 pages ; — Notice sui' l'art vétérinaire , sur son utilité et sur ses connexions avec V économie rurale et la médecine', Montpellier, 1800, in-8°, 16 pages; — Essai sur la création de deux mots ou termes techniques, savoir : un (« vétérine ») pour la médecine des animaux.., et l'autre (« vétérin ») pour celui qui exerce cette science', Montpellier, 1807, in-8°, 16 pages. (Cet Essai fut l'objet d'un rapport de Huzard à l’Institut en 1807, publié en 1810, et l’occasion d’une Notice du même académicien sur les motsllippiatre, T ” étérinctire et Maréchal, 1816) ; — Mémoiresur les diverses conformations des chevaux destinés au service des armées, suivi de quelques notions sur les haras, couronné par l’Académie des sciences de Prague en 1808 ; Montpellier, s. d., in-8°, 190 pages; — Mémoire sur la tonte des sotipèdes et des autres animaux domestiques , in-8°, 25 pages. (Un rapport sur ce Mémoire a été fait à l’Institut, en 1811 par Huzard et Tessier; il a été aussi l’occasion de Considérations sur la tonte par Fabre de Genève, en 1819).

495. NUESKEN (Friedrich). Vétérinaire allemand, mort en 1848. Il fit ses études à l’École vétérinaire de Berlin et y fut ensuite attaché quelque temps comme répétiteur. Il devint plus tard vétérinaire de cerelcà Minden. II a publié, en 1828, un Catéchisme de ferrure et un Manuel de ferrure pour les officiers de cavalerie ; — en 1829, un Manuel de médecine bovine ; — en 1838, un mémoire sur les diverses espèces de coliques et leur traitement (traduit en hollandais par Hekmeijer avec préface de Numan).

496. NUFER (Jacob). Nom d’un chûtreur de porcs qui vivait à Siegershausen, en Suisse, au xvi° siècle, et qui, d’après Gaspard Bauhin et Bousset, aurait pratiqué la première opération césarienne sur sa propre femme, la mère et l’enfant avant survécu.

497. NUMAN (Alexander). Directeur de l'École vétérinaire d’Utrecht. Né en 1780 à Ballo (province de Groningue), il fit ses études médicales à l’Université de Groningue et y prit son grade de docteur en 1804 avec une thèse ayant pour titre : De carbonatum officinalium præparandi methodo, natiira et usa (2e éd., 1808). Il pratiqua d’abord la médecine aux environs de Groningue et s’adonna en même temps à l’art vétérinaire. En 1822, il fut nommé professeur de clinique à l’Ecole vétérinaire d’Utrecht. En 1825, il publia à la Haye : Expériences et observations faites par van cler Meer, Meclenbach de Rooy, Ellerbeek et Ramaer sur l inoculation du vaccin et de la petite vérole aux brebis ( avec des remarques par A. Numan). En 1826, il fut nommé directeur de l’École vétérinaire. En 1829, parut son Manuel de médecine vétérinaire (. Handbook cler Veearlsenykunde), qui eut deux éditions, et qui n’est guère que l’ouvrage de Rohlwes amélioré. De 1827 à 1846, il publia le Magazin vétérinaire ( Veeartsenykundig Magazijn ) en cinq parties ou volumes, dans lesquels il inséra un grand nombre de travaux personnels et de traductions d’ouvrages français. On y trouve son mémoire, paru aussi en français et en collaboration avec Marchand, Sur les propriétés nuisibles que les fourrages peuvent acquérir pour différents animaux domestiques par des productions cryptogamiques, Groningue, 1830;

— une Etude sur la contagion de la morve à l’homme;

— l’analyse des gaz intestinaux des animaux domestiques; — la péripneumonie, la rage du chien, les aphthes épizootiques charbonneux des reproducteurs, la fièvre vitulaire, la bronchite vermineuse. Dans un sixième volume, publié en collaboration avec Wellenbergh (1849), se trouve un travail sur la vaccine chez les différents

animaux domestiques et la relation d’un cas d’ichthyose. D’autres travaux importants dus à Numan portent sur le cowpox; — sur les larves d Œstres qui séjournent dans l'estomac du cheval (C. R. de l’Institut néerlandais, 1834), traduit en français par Werheyen ( Bibliothèque vétérinaire, 1849) et en allemand par Hertwig ( Magazin f. dieges. Thierheilkunde, 1838); — Sur la stérilité des vaches jumelles (Utrecht, 1843,in-4°, avec 23 pl . ) ; — des Considérations anatomo-physiologiques sur les cornes frontales des animaux de l'espèce bovine (1847), traduites en français par Verheyen (Bibliothèque vétérinaire, 1849), en espagnol par Nie. Casas sur la traduction de Verheyen.

La plupart des travaux de Numan sont remarquables par la méthode scientifique qui les a inspirés. Ils lui ont valu de hautes distinctions. Il était, en effet, membre de l’Institut néerlandais, correspondant de la Société centrale de médecine vétérinaire de Paris (184G) et d’un grand nombre d’autres sociétés savantes, chevalier de l’Ordre du Lion néerlandais, commandeur de l’Ordre de la Couronne de chêne. Il mourut à Utrecht, le 1er septembre 1852, dix-huit mois après avoir pris sa retraite.

498. ŒSTERLEN (Joiiann Friedrich) (1776-1853). Médecin allemand, qui après avoir suivi successivement les cours des universités de Tubingue, de Zurich, de Gœllinguc et de Wurzbourg, fut reçu licencié en médecine et en chirurgie à Tubingue, en 1810, avec une thèse intitulée : Dissertatio inaiiguralis veterinario-chirurgica de hernia interna bob us vectariis familiari, in-8°, 24 pages. 11 y décrit la hernie interne du bœuf et sa guérison par l’opération du flanc, pro-

cédé qu’il tenait d’un boucher Joli. Lcypold, lequel il l’avait employé deux cents fois et n’avait perdu que trois ou quatre 'patients. OEsterlen pratiqua la médecine et les accouchements à Ivirchheim, où il mourut.

499. OLIVIER (Guillaume-Antoine) (1756-1814). Célèbre voyageur et entomologiste français, docteur en médecine (1773). Il parcourut, au prix de mille fatigues, la Grèce, la Turquie, l’Asie Mineure, l’Egypte, la Syrie, l’Arabie, la Mésopotamie, la Perse, et revint en France après six ans d’absence (1798). Nommé en 1800, membre de l’Institut et professeur de zoologie à l’École d’Alfort, il s’occupa exclusivement d’entomologie et mourut, dans un voyage à Lyon, de la rupture d’un anévrysme.

OLIVIER DE SERRES. Voy. SERRES.

500. 0LMI (Vincent-Frédéric da). Professeur de physique et d’histoire naturelle au collège de Sorrèze. A publié à Toulouse, en 1808 : Observations et expériences sur l'épizootie, suivies de l'indication de son traitement et des moyens à prendre pour en empêcher la propagation. Ce mémoire sur la peste bovine fut l'objet d’un rapport défavorable d’Huzard à la Société d’agriculture de la Seine, à laquelle il avait été envoyé. En 1813, da Olmi fit parvenir à la même Compagnie, sur les égagropiles intestinaux du bœuf, un travail qui n’eut pas un meilleur sort.

501. 0RUS ( Giuseppe). Il naquit à Parme le 26 février 1751, de parents d’origine française. Envoyé en France par son souverain pour y étudier la médecine vétérinaire, il fut au bout de trois ans réduit à ses seules ressources par la disgrâce de son protecteur et resta néanmoins à Paris pour y terminer scs études. 11 rentra alors en Italie, et fut en septembre 1773 nommé directeur et professeur de l’École vétérinaire, dont l’inauguration solennnelle eut lieu six mois plus lard. Dans scs prévisions et ses plans, il s’était inspiré île ce qu’il avait vu en France. Mais il n’eut guère le temps de se livrer à l'enseignement : un ordre du gouvernement l’envoya en Dal-

ma lie et en Istrie pour combattre la peste bovine. Il en revint en 177 o, cl trouva son établissement dans un tel état de désordre et de gêne qu’il dut renoncer à le remellre en bonne voie. Cette institution fut plus tard réunie à l’Université. Orus mourut en 1792. — Il a publié : Osservazioni fîsico-prahche sopra alcuni animali clomestici villerecci] Padoue, 1779, in-4°. Après sa mort a paru : Trattato medico-pratico di alcane malcitlie interne degli animali domestici ; Bassano, 1793, in-8° ; 2e édition, Turin, 1796.

502. OSIANDER (Friedrich Benjamin) (1859-1822). Célèbre accoucheur, praticien et érudit de B Allemagne; fut pendant trente ans professeur d’obstétrique à l’Université de Gœttingue. Parmi ses très nombreux écrits, quelques-uns se rapportent à la médecine comparée : sur les épizooties du gros bétail (1797), sur le cowpox (1801 et 1802), sur la castration du coq et le chaponnage chez les Grecs et les Romains (1804), sur le farcin caudal (?) des vaches (1803), sur un nouveau procédé pour protéger les chevaux contre les piqûres des mouches (1809), sur la hernie abdominale interne des bœufs de labour (181 U.

503. 0SMER (William). Vétérinaire anglais, contemporain de Bartlet. Après avoir étudié la chirurgie, il s’adonna à l’art vétérinaire, qu’il pratiqua à Londres. Il publia, en 1756, une « Dissertation » pour établir la suprématie de la construction mécanique sur ce qu’on appelle le sang (Londres, in-8°). Puis, il fit paraître un Traité des maladies et boiteries du cheval [A trealise on lhe diseases and lameness of ho r ses, Londres, 1759, in-8°), dont la troisième édition est de 1766. La partie la meilleure de son œuvre est celle qui traite de la ferrure et des maladies du pied.

501. 0STR0WSKI (E). Directeur de l’École vétérinaire de Varsovie (1840), puis professeur à celle de Charkow (1849). Il a publié, en 1850, à Varsovie, une Chirurgie vétérinaire.

505. OTTO (Adolph Wilhelm) (1786-1845). Anatomiste distingué de l’Allemagne; fut successivement attaché aux

Universités de Francforl-sur-Oder el de Breslau, où il enseigna l’anatomie. Ses trente dernières années se passèrent dans cette ville. Il a publié un manuel d’anatomie pathologique de l'homme et des animaux : Handbuch der pathologischen Anatomie des Menschen and der T hier e ; Breslau, 1814, grand in-8° ; 2e édition, Berlin, 1830.

506. OZANAM (Jean-Antoine). Médecin français, né en 1778 à Chalamont, près de Bourg-en-Bresse. Après avoir servi six ans, gagné l’épaulette, assisté aux batailles les plus importantes et les plus célèbres de la campagne d’Italie, il quitta l’armée (1709), se livra sans succès au commerce, puis fit ses études de médecine et lut reçu docteur par la Faculté de Paris en 1810. Il pratiqua quelque temps à Milan, puis vint s’établir à Lyon, où il fut nommé médecin de l’Hôtel- Uieu, à la suiLe d’un brillant concours (1817). Il mourut en 1837. Ozanam a publié un bon nombre de travaux, dont le plus important est son Histoire médicale , générale et particulière, des maladies épidémiques contagieuses et épizootiques qui ont régné en Europe depuis les temps les plus reculés , et notamment depuis le XIVe siècle jusqu'il nos jours ; Lyon, 1817-1823, 5 vol. in-8° ; Paris, 1835, 4 volumes in-8°.

507. PAGNIER (C.-J.). Vétérinaire militaire, diplômé de l’Ecole d’Alfort; fut vétérinaire de la compagnie des gardes du corps de Monsieur. Il a publié : Théorie de l'extérieur du cheval , « précédée d’un abrégé des os qui forment le squelette, et d’une nomenclature des principaux organes qui exécutent les fonctions essentielles à la vie, à l’usage des officiers de cavalerie et des amateurs de chevaux » ; Paris, 1821, in-8° de 428 p.

508. PALLADIUS (Rutilus Taurus Æmilianus). Agronome latin, ipii vivait probablement au ivc siècle de l’ère chrétienne. C’est le dernier auteur latin qui ait écrit un traité agricole. Son ouvrage De re ruslica , divisé en quatorze livres,

n est guère c[u un résumé de Columelle et des Géoponiques. Très populaire au moyen âge, ce traité a été inséré en grande partie dans le Spéculum naturelle de Vincent de Beauvais. Il fut d abord publié par Jenson dans les R'ei rusticæ scriplores (Venise, 1472, in-fol.) et eut depuis quantité d éditions. Palladius s’est peu occupé de médecine vétérinaire. 11 donne cependant quelques préceptes sur les maladies des poules et des paons, ainsi qu’une description des divers procédés employés pour la castration du veau.

509. PALMIERI (Lorenzino). Écuyer du grand-duc de Toscane; vivait au commencement du xvn° siècle. Il a publié : Perfelte reyole e mocli cli cavalcare\ Venise, 1625, in-4°. C’est une compilation de 112 pages, où se trouve un chapitre consacré à la médecine du cheval et qui ne comprend que des recettes.

510. PAMPHILUSd Alexandrie. Les uns le font vivre dans le vc siècle, d’autres dans le ne avant Jésus-Christ, certains même dans le icr siècle de l’ère chrétienne. D’après Galien, il aurait écrit un « Traité des plantes ». Il s’est probablement occupé aussi de médecine vétérinaire, car les Géoponiques renferment un article de lui sur les poules et un autre sur les puces. Ce dernier se retrouve dans 1’ Hippiatrica (traduction de Jean Massé).

511. PAPA (Francesco). Né en 1804 à Feliziano (Piémont). il fut, en 1839, nommé professeur de pathologie et de clinique à l’Ecole vétérinaire piémontaise, alors établie à Fossano et plus tarda Turin. Secrétaire général de la Société royale et nationale vétérinaire d’Italie, il en était l’un des membres les plus zélés, les plus dévoués et les plus actifs ; il a dirigé pendant cinq ans et jusqu’à sa mort, survenue le 5 février 1877, le Giornale di mcdicina oeterinaria pratica e di zooteenia. Papa a publié un très grand nombre d’ouvrages : un Trattalo di zoologia veterinaria (1841), une Bromato -

RIOGRàPIIIES VÉTÉRINAIRES.

logia veterinaria, ossia Trallalo deyli alimenli der/li erbivori domestici (1842), un Manuelle per l'allevamento del cavallo , des « Leçons d’agriculture », un « Traité de l’élevage du lapin », un « Catéchisme d’agriculture », un mémoire sur « les animaux domestiques dans les temps préhistoriques », un autre sur les aphtes, et enfin un important Traité de pathologie spéciale médicale et de chirurgie vétérinaires. Papa s’est surtout fait connaître comme vulgarisateur. Il appartenait à un grand nombre de sociétés savantes, et les vétérinaires italiens le considèrent comme une de leurs célébrités. Par souscription publique, ils lui ont élevé un buste commémoratif dans la cour d’honneur de l’Ecole vétérinaire de Turin (1880).

512. PAQUER (Simon). Né à Nantes en 1779, il acquit de sonpère, propriétaire d’un dépôt d’étalons, de solides connaissances en hippiatrique et devint à la fois un excellent écuyer et un bon vétérinaire. Après avoir été attaché à la direction des écuries du roi de Westphalie, il prit à Nantes rétablissement de son père et fut nommé en 1813 vétérinaire de la Loire-Inférieure. II a fourni beaucoup d’articles aux Annales de la Société académique de Nantes. Il est mort en 1842. (Biographie Didot.)

513. PARACUELLOS (Miguel de). Hippiatrc espagnol, qui exerçait sa profession à Carinena, et qui a publié en 1658, à Saragosse, un volume in-8° de 200 pages, intitulé Libro de albeileria , en et cual se contienen nuichas cosas curiosas y provechosas para los albéitares, etc. C'est un traité des maladies du cheval, qui, dans une édition de 1802, a été augmenté d’un chapitre sur la ferrure. Il s’y trouve, dit-on, une description bien faite de la hernie inguinale et de sa réduction par le taxis.

514. PARENT-DUCHATELET (Alexandre-J ean-Baptiste), L’un des médecins hygiénistes les plus dis-

lUOGMAPHtES VLTÉniNAlhËS.

tingués des temps modernes. Né à Paris en 1790, il y lui reçu docteur en 1814, puis nomme agrégé de la Faculté. De 1821 à 1836, année de sa mort, il ne cessa de s occuper d hygiène. Parmi ses nombreux travaux nous a'ons a retenir : Les chantiers d'équarrissage de la ville de Paris, envisagés sous le rapport de ihggiène publique , Paris, 1832; Le rouissage du chanvre considéré sous le rapport de l'hygiène publique, Paris, 1832(11 démontreque le rouissage a été considéré à tort comme cause d’épidémies et d 'épizooties; l’homme peut boire sans danger l’eau dans laquelle on a fait rouir le chanvre; on peut, sans inconvénients, conduire les bestiaux dans les lieux ou se pratique cette opération, etc.); — Notice sur cette question : Peut-on sans inconvénient laisser tomber en désuétude l'art. 6 de l'arrêt du 16 juillet 1724, relatif à l enfouissement des animaux morts de maladies contagieuses, Paris, 1833.

515. PASCUAL (Agustin). Vétérinaire espagnol, né â Zamora en 1786, mort à Gosuenda (Saragosse) en 1822. Il lut en 1806 nommé professeur de physiologie à l’École vétérinaire de Madrid. En 1816, il fit paraître une des meilleures éditions qui aient été données des Instituciones de albegtena, de Cavero. 11 a publié, pour son propre compte, des mémoires sur la morve (Examen filosofico sobre et muermo , in Semanario de Agricultura, 1806), sur l’élevage du cheval (Cria Caballar , in Agricultura general de G. A. Herrera, 1818), sur les maladies des volailles, sur l’élevage du mouton, etc. (Ibid.).

516. PAUGOUÉ (André-Jean) (1810-1877). Vétérinaire à La Charlre-sur-le-Loir (Sarthe). Il appartenait à une famille vouée de temps immémorial à la pratique de la médecine vétérinaire. Sorti de l’École d’Alfort en 1831, il fut attaché pendant trois ans comme vétérinaire au 3° d’artillerie et vint ensuite se fixer à La Chartre, chef-lieu de canton près

duquel il était né. Par son travail et ses hautes qualités professionnelles, il réussit à faire disparaître les empiriques qui pullulaient autour de lui, à se créer une belle clientèle et à prendre dans les conseils des agriculteurs de sa région une situation prépondérante. Paugoué a publié dans le Recueil de médecine vétérinaire nombre d’intéressantes observations : sur une jument qui, saillie une seule fois, a mis bas plusieurs fœtus, à des époques différentes, pendant la durée de la gestation (1844) ; — sur les accidents consécutifs au traitement de la hernie ombilicale par le procédé Dayot ( 1 850) ; — sur les chevaux anorchides et cryptorchides (1852); — sur une anémie enzootique (1854) ; — sur les effets du millepertuis (1861); — sur un naevus maternus (1861); — sur le hoquet du cheval (1867) ; — sur les propriétés sialagogues de la sabline à feuilles de serpolet (. Arenaria serpyllifolia ) (1876). Quelques jours avant sa mort, il avait été élu correspondant de la Société centrale de médecine vétérinaire. Passionné pour la profession qu'il honorait tant lui-même, il a, par testament, légué à cette Société une somme de vingt mille francs pour fonder un prix, qui a été nommé Prix Paugoué , et qui, comme l'a écrit Bouley, restera l’honneur de son nom.

517. PAULET (Jean-Jacques). Savantmédecin français, né à Andèze (Gard) en 1740, docteur de la Faculté de Montpellier (1764) et licencié de celle de Paris (1772). Il pratiqua longtemps dans la capitale, fut membre de l’ancienne Académie de médecine et correspondant de l’Académie des sciences. Retiré à Fontainebleau depuis 1802, il y mourut en 1826. 11 a laissé nombre de bons travaux, parmi lesquels nous citerons: Recherches historiques et physiques sur les maladies épizootiques, avec les moyens d'y remédier dans tous les cas, publiées par ordre du roi-, Paris, 1775, 2 vol. in-8°. C'est peut-être le premier bon ouvrage qui ait paru sur ce sujet. Il a été traduiten allemand par G. L. Bumpelt(Dresde,1776)

ot (^n italien par I. Lotti (Venise, 1785-1786). La même année (177o), Paulet publiait un A vis (anonyme) aux habitants des provinces méridionales de France, encore infectées ou menacées de la contagion (peste bovine), in-8°, 4 pages.

51 S. PAULLINI (Christian Franz). Célèbre médecin cl naturaliste allemand, né à Eisenach (Thuringe) en 1643. Après dejiombreux voyages à l’étranger, il se fixa à Hambourg en 16/3, puis, en 1689, dans sa ville natale, où il mourut en 1712. Parmi ses écrits, il s’en trouve quelques-uns relatifs à l’anatomie du chien, du lapin, de l’âne: Cynographia curiosa seu cams descriptio ; Nuremberg, 1683; — Lagographia curiosa seu leporis descriptio ; Augsbourg, 1691; — Onographia seu de asino ; Francfort, 1695.

519. PAXAMOS. Grammairien grec, d’époque inconnue; a écrit des traites sur l’art culinaire et l'agriculture. Il cite Anatolius, Didyme, Nestor, dont il paraît avoir été le contemporain. Il est cité par Damogeron, Tarantinus, Columelle. Les Géoponiques contiennent vingt-trois articles de lui, dont deux sur les maladies des bœufs et un sur celles des poules.

520. PELAGONIUS. Hippiatre qui vivait probablement au iv' siècle de notre ère. Il était antérieur à Végèce, qui le cite plusieurs fois. Il y a plusieurs articles de Pelagonius dans les Géoponiques ; il en a quarante-huit sous son nom dans Y Ilippiatrica , où, pour le nombre des écrits, il vient au troisième rang, après Apsyrte et Hiéroclès. En 1824, Eichenfeld découvrit, dans la bibliothèque deVienne, un ancien manuscrit contenant des fragments de V Ilippiatrica se rapportant à Pelagonius. Ils furent imprimés à Florence en 1826 sous ce titre : Pelagonii veterinaria ex Richardiano codice exscripta et a mendis purgata ab Josepho Sarchiano, mine primum édita cura Cajetani Cionii. Accedil Sarchiani versio italicci. Cet ouvrage comprend 35 chapitres. D’après les commentaires dont il a été l’objet de la part de Choulant, Eichenfeld, Molin, Ercolani, etc., il ne serait pas tout entier

de Pelagonius. Celte édition aurait été donnée d’après un manuscrit conservé à Florence et qu’Angelo Poliliano aurait fait copier en 1485 sur un manuscrit plus ancien. Selon la plupart des commentateurs de Pelagonius, son traité vétérinaire, primitivement écrit en latin, n’aurait été traduit en grec que bien plus tard et pour prendre place dans la collection des hippiatres de Constantin.

521. PELIKAN (Eugen). Médecin russe, professeur à Saint- Pétersbourg, mort à un âge avancé en 1884. Il a rédigé plusieurs journaux, entre autres les « Archives des sciences vétérinaires ». Il était président du Comité vétérinaire.

522. PERALTA (Juan Suarez de). Vivait à Mexico. Il a publié en 1580, à Séville : Tratado de la caballeria de la yinela y brida, in-4° ; et un ouvrage de médecine vétérinaire ( Libro de alveitevia, in-4°. 150 p., s.l.n.d.).

523. PERCIWALL (William). Vétérinaire anglais, lils d’un ancien vétérinaire de l’artillerie ; naquit en 1793. Après avoir terminé son instruction classique, il entra en 1809 au Collège vétérinaire de Londres, comme élève du professeur Sewell, et obtint son diplôme en 1811. L’année suivante, il fut nommé vétérinaire de l’artillerie et lit la campagne d’Espagne, où sa belle conduite lui valut une médaille d’honneur. En 1815, il obtint une pension de retraite, qui lui fut toujours maintenue. Il commença alors des études de médecine et de chirurgie, se fit aussi recevoir licencié par la compagnie des apothicaires, mais ne tarda pas ù revenir définitivement à sa première profession. En 1823-1824, il publia son premier ouvrage : Lectures on the veterinary art. Il en avait offert un exemplaire à l'empereur de Russie, qui lui envoya en retour une tabatière d’or. En 1827, Perciwall fut nommé vétérinaire au lCl régiment des lile-guards

et y servit jusqu’à sa mort, survenue en décembre 1854.

En 1828, il commença la publication du premier journal vétérinaire qui ait paru en Angleterre, The Veterinarian. \ouatt, son ami, devint bientôt son collaborateur. En 1832, Perciwall fit paraître son Anatomy oflhe horse, destinée aux élèves du Collège vétérinaire, et qui fut suivie de 1 Hippopalhology « ou traité méthodique des maladies et des boiteries du cheval », en 4 vol. in-8°, 1834-1850; 2e édition (partielle), 1853-1854. En 1850, lurent publiées les leçons sur l’extérieur et les allures du cheval ( Lectures on the form ancl action of the horse). Indépendamment de ces ouvrages, on doit à Perciwall un fer-sandale destiné à remplacer un fer perdu ou à maintenir un pansement. Perciwall est un des vétérinaires qui ont le plus honoré leur profession en Angleterre.

524. PER0SIN0 (Felice). Né en 1805 à Tiglioled’Asti, il entra en 1822 à l’École vétérinaire piémontaise, établie alors à la Vénerie royale, et en sortit diplômé en 1820. Il exerça quelque temps sa profession à Asti et fut nommé répétiteur à l’École vétérinaire, qu’il avait quittée depuis peu. Il s’adonna dès lors entièrement à l’étude de l’anatomie comparée. En 1835, il reçut l’emploi de professeur provincial de médecine vétérinaire, et suivit l’École vétérinaire dans les déplacements qui l’amenèrent enfin à Turin. Élu, en 1839, secrétaire général de la Société vétérinaire piémontaise, il fut un des rédacteurs des Annali di veterinaria que cette société publiait, et il y inséra plusieurs observations intéressantes. En 1846, il remportait le prix décerné par la Société centrale de médecine vétérinaire de Paris, pour la question mise au concours: « Sur les effets des

injections médicamenteuses, et particulièrement de la teintured’iodedansle traitementdes hydarthroses, etc. » Aussi fut-il, en 1848, élu correspondant de cette société. Il fut, d’ailleurs, successivement attaché à d'importantes sociétés scientifiques de son pays, et appelé par les diverses administrations du royaume à les éclairer de ses savants avis. Il appartenait à l’armée comme inspecteur adjoint du corps des vétérinaires militaires. Mais il résigna ces fonctions en 1867, quand il fut nommé directeur de l’Ecole vétérinaire de Turin. Cinq ans après, il prenait sa retraite, sans cesser pour cela de travailler aux progrès de la science.

Il lui a apporté de notables contributions. Outre ses recherches sur les injections iodées ( Giorn . cli veter., 1857), dont il est fait mention plus haut, on doit retenir ses expériences sur l’absorption gastrique chez le cheval (Giorn. di veter., 1852 et 1853, et Bull, de la Société centrale de médecine vétérinaire , 1853), sur la fonction des poches gutturales, Ibid.'), sur l’influence du pneumogastrique dans le développement de la pousse (Ibid., 1854). 11 a entrepris aussi la rédaction d’un Manuelle eli anatomia descrittiva veterinaria, dont deux parties seulement ont paru : V Osteologia (1869) et Y Arirologia (1871).

Perosino est mort le 3 février 1887. Il avait fait les guerres de l’indépendance en 1859 et 1866; il était chevalier de l’ordre des saints Maurice et Lazare, officier de la Couronne d’Italie. Il avait épousé en 1848 la fille de C. Lessona. (Voy. Notice nécrologique, par Perroncito, in Medico veterinario, 1887.)

525. PERRIER (dp: Bergerac). Il était vétérinaire militaire et, à ce litre, avait servi au 18e dragons, à la

gendarmerie d’élite et enfin au 2e régiment de carabiniers, où il était encore en 1849. 11 a publié : Des moyens d'avoir les meilleurs chevaux , ou de l' importance de la forme et de l aplomb naturels du sabot du cheval pour la conservationde ses qualités . Première partie ; Paris, 1835, in 8° (La seconde partie n’a jamaisparu). Il y développe, sur l’élasticité du sabot, une théorie qui est le contrepied de celle de Bracy Clark et admet une force « dilatante » et uneforce « contentive » qui limite la première. Il en a tiré des conclusions judicieuses sur les conditions d’aplomb des membres et de bons préceptes de ferrure. Ses idées ont été brillamment soutenues, mais exagérées, par Laisné, dans un mémoire présenté à la Société centrale de médecine vétérinaire, et sur lequel Vatel a fait un rapport suivi d’une intéressante discussion (Voy. Recueil, 1850, 1851, 1852).

526. PESSINA de Czechorad (Ignaz Joseph). Né en 1766 à Ivostelez (Bohème), mort en 1808. Reçu docteur en médecine à l'Université devienne, il fut assistant de Prochaska pour l'anatomie et la physiologie. En 1798, il fut nommé professeur à l’École vétérinaire de Vienne, et y succéda à Knobloch comme directeur. 11 a publié à Vienne, en 1802, un petit mémoire sur le traitement de la peste bovine par le fer dissous dans l’acide chlorhydrique. Son principal ouvrage est un traité de l’âge du cheval ( Ueber die Erkenntniss des Pferdealters ans den Zcihnen ; Vienne, 1809 et 1811, un vol. in-4° et un vol. in-fol.). Il a été traduit en italien par L. Fcrreri, avec notes par G. A. Cross (Milan, 1831).

527. PESTEL (August Wilhelm) (1795-1842). Médecin saxon, qui a traduit en allemand un grand nombre d’ouvrages français, sous le nom de Wilhelmi. Parmi ceux-ci se trouvent les Eléments de Pathologie vétérinaire de Vatel (18301 el le Traité de matière médicale de Moiroud (1832).

528. PËTEAUX (A.) (1815-1891). Vétérinaire à Pont-Audemer; a dirigé la ferme-école de l’Eure et a été président de la Société vétérinaire de la Seine-Inférieure et de l’Eure. Il a publié en 1848 : Nouveau système cl' amélioration des animaux domestiques.

529. PEYER (Joiiann Conrad). Anatomiste fcuisse, né en 1053 à SchalTouse, où il est mort en 1712. Reçu docteur à Bâle (1081), il s’établit dans sa ville natale et y fut professeur d’éloquence, de logique et de physique. Il était membre de l’Académie des curieux de la nature. Son principal mérite est d’avoir exactement décrit les follicules muqueux de l’intestin grêle, connus sous le nom de « glandes de Peyer » (De glandulis inlestinorum, SchalTouse, 1077, in-8°). Sa Merycologia , sive de ruminantibus et ruminatione commentarius , parue à Bâle en 1085, et qui eut plusieurs éditions, contribua beaucoup à sa réputation. On y trouve une bonne description des estomacs des ruminants. Mais selon la tendance des savants de son époque, il a compris dans son sujet bien des questions qui ne s’y rattachent pas ; car il envisage la rumination chez tous les animaux, l’homme, les quadrupèdes, les oiseaux, les poissons et même les insectes.

530. PHÆM0N. Auteur du xm° siècle; a laissé un ouvrage sur les maladies du chien, qu’on attribue aussi à Démétrius Pépagomène, mais qui en est indigne, vu les nombreuses bourdes qu’il renferme. Ce traité a eu cependant plusieurs éditions. Il est compris dans les Scriptores rei accipitrariæ de Bigault, dans la traduction latine de l'édition d’Aeliani (Ilistoria animalium , 1562) et imprimé particulièrement dans A/ulr. Aurifabri Annotationes in Phæmonis philo sophi libellum de cura canum ; Wittemberg, 1545, in-8°. (Schrader).

531 . PICH0N (S.). Vétérinaire à Château-Gontier (Mayenne), diplômé de l’École d’Alforten 1851, mort en 1889. Très laborieux et bon observateur, il a publié dans le Recueil de médecine vétérinaire d’excellentes observations, entre autres un Essai d'étude sur une variété d' hématurie peu connue et

qui paraît particulière aux départements de l'Ouest. Le Bulletin delà Société centrale de médecine vétérinaire, dont Pichon était correspondant depuis 1870, contient de lui deux notes intéressantes sur un cas de fissure médiane de la lèvre inférieure, de la langue et de la mâchoire inférieure, chez une pouliche (1877), et sur un cas de cyclocéphalie chez unejument (1882). Il était président de la Société vétérinaire des départements de l’Ouest, dont les comptes rendus ont été à plusieurs reprises enrichis par ses rapports et ses observations.

532. PICOTEAUL (Claude-Etienne). Médecin né à Salins, où il mourut en 1748 dans un âge très avancé. On a de lui : Réflexions sur la cause de la maladie dont les bêles se trouvent allac/uées dans le comté de Bourgogne ; Salins, 1714, in-8°.

533. PIERQUIN de Gembloux (Claude-Charles) (1798- 1863). Docteur en médecine de la Faculté de Montpellier (1821), il s'établit à Paris, fut nommé inspecteur d’académie à Grenoble (1830), puis à Bourges (1838), où il mourut. Membre d'un grand nombre de sociétés savantes, il a écrit sur des sujets très variés, particulièrement sur la médecine, l’archéologie, la philologie. Un des ouvrages les plus originaux de ce polygraphe distingué est un Traité de la folie des animaux, de ses r apports avec celle de l'homme et les législations actuelles ; Paris, 1839, 2 vol. in-8°; 2e édit., 1846. Nous pouvons citer encore son Idiomologie des animaux, ou Recherches historiques, anatomiques , phgsiologiques , philologiques et glossiques sur le langage des bêtes ; Paris, 1844, in-8°.

PIERRE DE CRESCENCE. Voy. CRESCENZIO.

534. PILGER (Martin Friedrich). Né à Wetzlar dans la seconde moitié du xvnie siècle, il fut chargé d’un cours de médecine vétérinaire, puis fut nommé professeur à l’Université de Giessen. 11 alla ensuite en Russie comme professeur à la nouvelle Université de Charkow, où il mourut vers 1838. Outre quelques opuscules sur la pesle bovine, le

cowpox (1802), etc., il a publié un important ouvrage de médecine vétérinaire théorique et pratique : Systematisches Hanclbuch cler theoretisch-praktischen Veterinærivissenschafl; Giessen, 1801-1802, 2 vol. in-8°.

535. PILWAX (Joiiann). Docteur en médecine et en chirurgie, né en 1814, à Schwechat (Basse-Autriche), mort en 1873. Après avoir terminé ses études médicales, il fut élève de l'Ecole vétérinaire de Vienne, et y fut nommé répétiteur en 1844. Trois ans après, il y devenait professeur de chirurgie, de manuel opératoire et de maréchalerie. En 1855, il cédait cette chaire au professeur Lambrecht, pour prendre celle de matière médicale, d’histoire naturelle des animaux domestiques et d’agronomie. Pilwaxa écrit un grand nombre d'articles dans le Vierteljohrschrift für Veterinærkunde, entre autres sur la rage et la dourine. Il a publié un traité de maréchalerie qui a eu plusieurs éditions, et a inventé un davier pour chevaux. 11 était membre d’un grand nombre de sociétés savantes.

536. PISTERIUS. Hippiatre sicilien, dont on ne connaît qu’un article, recueilli dans YHippiatrica.

537. PLACIDUS (Sextus). Né à Papyradans le iv° siècle. On le désigne ordinairement sous le nom de Sexlus philosophas plalonicus. Il a laissé un ouvrage qui a été traduit en latin, sous le titre : De medicina animalium bestiarum, pecorum et avilira liber , imprimé à Nuremberg en 1537, à Bâle en 1539 (in-8°), à Zurich en 1589 (in-4°). Dans ce travail, il a voulu compléter l’œuvre, peu estimable, de Xénocrate, en l'adaptant à la thérapeutique des animaux; mais la superstition et la crédulité réduisent à peu de chose la partie utile de cel écrit.

538. PLANK (Joseph). Professeur à l'Ecole vétérinaire de Munich, né en 1782, retraité en 1852. 11 a publié un tableau d’ « Epizooniologie » (1824 et 1833), une topographie vétérinaire de la Bavière (1825), une diététique vétérinaire (1828), un almanach vétérinaire (1834), I' « Idéal d’une école vétérinaire » (1836).

539. PLASSE (Louis-Étienne) (1797-1885). Vétérinaire à Niort, diplômé de l’École d’Alfort en 1820. 11 a publié en 1829 une « .Yolice sur les moyens cle préserver el de guérir soi-même les animaux ruminants des indigestions occasionnées par les fourrages verts- suivie de la manière de pratiquer la ponction de l’estomac, el de quelques observations sur l’allaitement des poulains » ; Niort, in-8°, 48 pages. On lui doit un bon Mémoire sur le crapaud, communiqué en 1845 à la Société vétérinaire du Poitou, et dont on a surtout retenu sa oâte caustique, formée d’alun mélangé à l’acide sulfurique. Mais ce qui a fait principalement la notoriété de Plasse, c est 1 ardeur et la constance avec lesquelles il attaqua les doctrines régnantes en pathogénie. Aux causes banales qui expliquaient alors la plupart des maladies, même contagieuses, il s’efforça d’y substituer 1 idée que les cryptogames sont les facteurs pathogènes les plus actifs. Il étudia dans ce sens et avec soin plusieurs maladies et notamment le charbon. Sa « doctrine cryptogamique » se trouve exposée dans son Ti aite des maladies cryptogamiques, « Découverte des causes des épizooties et des épidémies typhoïdes » ; Niort, 1849, in-8°. Elle fut discutée à plusieurs reprises par la Société centrale de médecine vétérinaire (1855, 1856, 1857, 1881). Plasse n'avait point su rester sur le terrain solide des faits ni pu rien préciser dans la détermination des cryptogames, qu’il incriminait surtout d’après des vues théoriques. Aussi ne put-il vaincre les résistances, parfois malveillantes, qu’il rencontra à peu près partout. Son dévouement à la science ne mérite pas moins d’être hautement honoré.

o40. PLENCIZ (Marcus Anton von) (1705-1786). Médecin

autrichien, élève de Morgagni. Ses Opéra medico-pligsica (Vienne, 1762, 4 vol. in-8°) sont divisés en quatre livres, dont le premier contient une notice sur la peste bovine, qui sévissait en Autriche en 1761 .

541. PLINE (Caius Plinius Secundus) dit I’Ancien (pour le distinguer de son neveu, Pline le Jeune); naquit en 23 à Côme ou à Vérone. Il mourut à Stabie, en 79, pendant la grande éruption du Vésuve. De ses nombreux écrits, un seul nous est parvenu, VHisloria naturalisa en 37 livres. C’est une encyclopédie, dont on admire le style, mais où l'auteur, en compilant sans critique, a accumulé toutes les erreurs qui avaient cours de son temps. Il a fait plus de mal que de bien à la médecine, et son autorité a donné longue vie à ses erreurs (Delafond). Au point de vue vétérinaire, on y trouve quelques sommaires indications sur l’élevage, la castration, les maladies des animaux domestiques et particulièrement la rage, ainsi qu’un assez grand nombre de recettes bizarres et souvent absurdes.

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