‹ Biographies vétérinairesChapitre 21 sur 34 · PLOUCQUET (Wilhelm Gottfried). Savant médecin · texte numérisé non relu

PLOUCQUET (Wilhelm Gottfried). Savant médecin

allemand, né en 1744 à Rœtenberg (Wurtemberg) ; mort en 1814 àTubingue, où il était professeur de médecine à l’Université depuis 1782. Il a publié de nombreux travaux de médecine, parmi lesquels il en est qui touchent aux sciences vétérinaires : Vollstændiger Rossarzt ; Tubingue, 1781,

in-8° ; 3e édit., 1803 (Ilippiatrique) ; — Von Veredlung der Wolle und Verbesserung des Scliafslandes, 1785 (Amélioration des moutons) ; — Ueber die llaaptmængel der Pferde , Tubingue, 1790 (Défauts et vices rédhibitoires du cheval) ; — Belelirung liber die Ilornviehseuclie, 1790(Élpi7.oolies bovines). Sous la présidence de Ploucquet, ont aussi été présentées plusieurs thèses de médecine vétérinaire, dont il est probablement l’auteur.

543. POLL (Frederik van de) (1809-1848). Vétérinaire militaire hollandais, docent à l’Académie militaire royale de Breda. Il a publié en 1841 un manuel d'hippologie, dont la seconde édition a paru l’année suivante.

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544. POMAR (Pedro Pablo). Né en 1728 à Saragosse, il servit dans les gardes du corps du roi d’Espagne, fut plus tard gouverneur de Huaras (Pérou), puis, rentré dans sa patrie, se livra avec passion à l’élevage du cheval et du bétail. 1 1 a donné une traduction de la Pratique de ferrer les chevaux , de Lafosse père : IS ueva practica de herrar los caballos de monlar ;/ de coche ; Madrid, 1760, in-4°. On lui doit aussi : Memona en que se trata de los caballos de Espaiïa ; Madrid, 1789, in-4° (présenté en 1784 à la Société aragonaise, dont Pomar était vice-président) ; — Causas de las escasez g delenoro de los caballos en Espaiïa , q ihedios de mejorarlos ; Madrid, 1793, in-4°. Dans ces deux ouvrages, il se montre vrai connaisseur du cheval et bon appréciateur des besoins de son élevage en Espagne. Sous le nom de « il Mariscal », Pablo a inséré plusieurs articles de médecine vétérinaire dans le Semanario de agricultura g artes. If était membre de diverses sociétés savantes d’Espagne.

545. POZZI (Giovanni). Né à Milan en 1769, mort en 1839. Il suivit les cours de l’Université de Pavie et s’y fit recevoir docteur en philosophie, en médecine et en chirurgie (1792). Il servitplus tard comme médecin dans l’armée française. Quand, en 1807, Napoléon établit à Milan une école vétérinaire sur le modèle de celles qui existaient en France, Pozzi fut chargé de

1 organiser en qualité de directeur et de professeur depathologieetd’hygiène. Il eutpourpremiers collègues Leroy, Volpi, Jauze. Le gouvernement de 1814 lui conserva sa situation, et il reçut môme de l’empereur d’Autriche, en 1817, une gratification de mille francs en considération des ouvrages utiles qu’il avait publiés.

Il fut mis à la retraite en 1835. Ses principaux travaux sont: La nuovo scienza veterinaria ; Milan, 1802-1803,

2 volumes in-8°; — La zoojatria ; Milan, 1807-1810,

3 volumes in-8°; — La zoojatria legale; Milan, 1816, in-12; 2e édition, 1833. La zoojatria est son ouvrage le

plus important, car il embrasse presque toute la science vétérinaire; mais il est le fait d’un érudit plus que d’un praticien. Pozzi a publié aussi quelques brochures sur la morve (1807), sur les maladies épizootiques des animaux de la ferme et la rage du chien (1812), sur le vin et ses maladies (1806, 1816, 1819), etc. Il a traduit de l’allemand l’Anatomie pathologique de Conradi.

546. PRADAL (Amédée). Vétérinaire à Castres (Tarnj, diplômé de l’Ecole de Lyon en 1821. 11 débuta dans ses publications par un Mémoire sur la fièvre charbonneuse, épizootique

el contagieuse qui a régné dans le canton de Saint-Amans

en 1822; Castres, 1823, in-8°, 25 p. En 1827, il fit paraître une Instruction sur les mogens à emploger pour préserver les bestiaux de l'épizootie régnante , et cette brochure lui valut une violente polémique avec Rey, son confrère de Castres. 11 en fut de même en 1832. Avec Caussé, Délage, Rochc- Lubin et Santin, Pradalfut fondateur du Journal de médecine vétérinaire pratique, publié à Toulouse en 1836. En 1838, il faisait paraître à Castres, en une brochure de 24 p., Le Guide des vendeurs et acheteurs cl' animaux domestiques, d'après la nouvelle loi du 20 mai 1838. Pradal n’a guère laissé de souvenir que par son Traité des maladies du porc (Castres,

1847, in-8°), où l’on peut trouver nombre de bonnes données pratiques.

547. PRANGÉ (L.-J.) (1814-1863). Après avoir terminé ses études à Alfort, il fut attaché à l’armée comme vétérinaire et vint ensuite s’établir à Paris. Il s’adonna particulièrement à des travaux d’érudition, qui le firent nommer membre titulaire de la Société centrale de médecine vétérinaire en

1848. De 1854 jusqu’à sa mort, il en fut le bibliothécaire archiviste, en même temps qu’un des membres les plus actifs. 11 fit surtout connaître un grand nombre de travaux des vétérinaires italiens et certaines particularités historiques «lignes d’être tirées de l’oubli. Le Bulletin de la Société centrale de médecine vétérinaire, le Recueil de médecine vétérinaire, le Journal de médecine vétérinaire, la Clinique vétéri-

naire ont publié de Prangé une quantité d’articles qui témoignent de son zèle scientifique, mais non toujours de la sûreté de son jugement. Il a laissé aussi un petit traité : « Les poules bonnes pondeuses reconnues ou moyen de signes certains, et indications pratiques pour faire des poulets et des volailles grasses »; Paris, 1852, in-18.

548. PRÉVOST (Charles-André-David). Né à Genève en en 1795, il fit ses études à l’École vétérinaire de Lyon, comme élève du département du Léman, et, en 1816, se fixa dans sa ville natale. Il y réunit une belle clientèle, tout en se livrant à de bons travaux. Il a publié des recherches sur les effets de l’éther, l’emploi des narcotiques, sur la morve aiguë, etc. En 1827 et 1828, la Société centrale d’agriculture lui décerna des récompenses pour des mémoires sur le crapaud du cheval et sur le tétanos. Après la mort de Favre, en 1845, il fut nommé vétérinaire cantonal et membre du conseil de santé. Il fit à plusieurs reprises des cours sur des sujets de sa compétence et s’y fit apprécier. Prévost est mort en 1854.

549. PRINCE (Pierre-Alphonse-Joseph). Né à Mon- Ireuil-sur-Mer (Pas-de-Calais), le 19 mars 1807, il fut élève de l’Ecole d’Alfort, où il remporta tous les premiers prix, de 1824 à 1828. A la suite d’un concours, il fut, en 1829, nommé chef de service à l’Ecole vétérinaire de Toulouse, alors naissante. Il y resta peu de temps ; car, en 1833, il passait, avec le même titre, à l’École d’Alfort. La môme année, il acceptait les offres faites au nom du pacha Méhémet-Ali et partait pour l’Égypte, afin de concourir à l’institution de l’École vétérinaire d’Abou-Zabel, dont il fut professeur, puis directeur après Hamont. Il y demeura dix ans, puis revint en France et obtint au concours, à l’École vétérinaire de Lyon, une place de professeur adjoint, puis de professeur titulaire qu’il occupa de 1842 à 1846. Prince fut alors appelé au ministère de l’agriculture et

RlOGRÀ P1I1ES VÉTER1NA1RÊS.

des travaux publics, comme chef de bureau de l’administration du haras. Cette phase de sa carrière fut courte ; car, le 8 décembre 1846, il était nommé directeur de l’Ecole vétérinaire de Toulouse, en remplacement de Bernard. 11 remplit ces fonctions jusqu’à sa mort, survenue le 8 février 1865.

Prince était un professeur remarquable par son élocution abondante, facile et brillante. Sa direction fut troublée, à la révolution de 1848, par une violente révolte des élèves, provoquée, semble-t-il, par une discipline trop sévère. Cet événement regrettable n’eulpas de suite et Prince continua dignement sa carrière de directeur. Il figure au nombre des rédacteurs du Journal de médecine vétérinaire théorique et pratique fondé en 1830 ; mais il n’y a guère écrit, non plus qu ailleurs. Prince en effet, ne fut qu’un fonctionnaire et, s il a aimé la science, ce ne fut pas avec passion.

550. PRINZ (Carl Gottlob). Né à Dresde en 1795, il y fit d’abord des études de médecine, fut ensuite pensionnaire à l’école vétérinaire de cette ville et, après un voyageau frais de l’Etat pour visiter le Hanovre, Copenhague, l’Angleterre, la France, Munich, Vienne, etc., il revint en 1824 dans sa patrie et y fut nommé professeur de médecine vétérinaire. A cette occasion, il publia: Quœdam de excolenda medicina veter inaria.... ; Dresde, in-4°, 24 pages. En 1826, il fut reçu docteur en médecine à l’Université de Leipzig, avec une thèse intitulée : De paralijsi in animalibus domeslicis observata. Il a publié un assez grand nombre d'ouvrages : Leçons de pathologie et de thérapeutique générales, 4 vol. (1830);

— la rage du chien considérée comme épizootie (1832) ;

— la castration des vaches (1836); — la reproduction

fetOGHÀPHlËS VETÉRlNÂlftËS.

rie la lymphe vaccinale (1839) ; — la ténotomie (1841); — la podométrie (1843). Il a rédigé le dernier volume de la pathologie spéciale de Funke. Dans le Magazin de Gurlt et Ilertwig, Prinz a inséré plusieurs communications sur la cataracte congénitale, l’empoisonnement par 1 acétate de plomb, l’induration du cordon testiculaire, le cowpox, etc. 11 est mort à Dresde en 1848 (Schrader).

551. PROBSTMAYR (Wilhelm) ( 1 H23-1 877). Après avoir terminé ses études à l’École vétérinaire de Munich, il lut quelque temps vétérinaire civil à Hambourg, puis entra dans

I armée bavaroise en 1846 comme vétérinaire militaire et eut dans cette carrière un avancement rapide. Il la quitta en 1867 pour prendre la direction de l'École vétérinaire de Munich en remplacement du professeur Fraas, retraité. 11 parait avoir rempli ces fonctions avec tact, bonté et dévouement, et avoir surmonté de réelles difficultés. Outre quelques articles dans les publications périodiques, il a fait paraître un « Dictionnaire étymologique de médecine vétérinaire ».

II était membre correspondant de plusieurs sociétés professionnelles de l’étranger.

55:2. PRUDHOMME (J.) (1816-1882), Chef de service à 1 École d’Alfort, puis vétérinaire à Paris ; figure par quelques rapports et observations dans le Bulletin de la Société centrale de médecine vétérinaire, dont il a été longtemps le trésorier.

553. QUIVOGNE (J.-F.). Né à Gy (Haute-Saône) en 1832, il fit ses études à l’Ecole vétérinaire de Lyon, où, par son intelligence ouverte etlucide, par son ardeur au travail, il occupa d’emblée et garda le premier rang. Dipl ômé en 1857, il alla s’établir à Oullins, puis à Lyon, et ne tarda pas à y acquérir une situation brillante et

importante. Après la révolution du 4 septembre 1870, Quivogne, qui avait toujours été républicain déclaré, fut chargé de la remonte de la cavalerie des légions en formation. Dans cette mission délicate, il fit preuve d’activité, d’énergie, d’intelligence et d’intégrité. Il entra alors dans la vie politique lyonnaise et, à partir de 1884, élu conseiller municipal de la seconde ville de France, il fut adjoint au maire jusqu’à sa mort. Il s'occupa particulièrement des beaux-arts et de l’hygiène publique et fut un des principaux promoteurs de l’inspection des viandes.

Dans sa vie professionnelle, il se révéla à ses confrères à l’occasion du Congrès vétérinaire de 1878, en faisant, dans le Recueil de médecine vétérinaire, une vigoureuse campagne en faveur des nombreuses revendications depuis si longtemps soulevées. Il avait fondé en 1877 la Société et l’Association vétérinaire de Lyon et du Sud-Est. Ce fut comme un signal, et plus de trente sociétés ou associations se formèrent aussitôt en France sur le modèle de celle de Lyon. C’est encore à l’initiative de Quivogne qu’est due la création du Grand Conseil des Vétérinaires de France, dont il fut le président, comme il en était l’âme, et dont, pendant treize ans, il rédigea ou dirigea l’organe : Y Echo des sociétés et associations vétérinaires de France.

Dans les divers Congrès, dans les sessions annuelles du Grand Conseil, au Conseil de perfectionnement des Ecoles vétérinaires, Quivogne fut toujours un orateur écouté. Il avait, en effet, une éloquence particulière, celle d’un tribun habitué aux réunions publiques, et il apportait, dans la défense des idées qui lui étaient chères, une chaleur communicative. La lutte contre l’empirisme, le relèvement de la profession vétérinaire, l’amélioration

du sort des vétérinaires militaires, l’organisation du service sanitaire, etc. le trouvèrent parmi leurs plus ardents protagonistes. Mais l’agitation qu’il a provoquée n a pas porté tous les fruits qu’il en espérait; les efforts communs ont été souvent mal dirigés ou dispersés vers des buts trop différents, et la vigueur de ses polémiques a parfois semé la division alors que la concorde eût été nécessaire. Malgré l’injustice de certaines de ses attaques, Quivogne laisse le souvenir d un des vétérinaires les plus dévoués à sa profession. Sous cet aspect seulement, il rappelle U. Leblanc, sans pouvoir d’ailleurs en être un instant rapproché au point de vue scientifique. Sa vie politique lyonnaise ne lui avait guère attiré que des sympathies parmi ses compatriotes, et à sa mort, survenue le 18 janvier 1892, les manifestations publiques ont montré en quelle estime il était tenu.

554. RAINARD (Joseph). Né à Arles (Bouches-du- Rhône), le 24 octobre 1778. Persécutés sous la Terreur, ses parents avaient perdu presque toute leur fortune, et, pour être utile à sa mère veuve et à ses sœurs, il se fit maréchal ferrant. Ce ne fut qu’après la mort de sa mère qu’il se décida à quitter Arles pour entrer à l’École vétérinaire de Lyon; il avait alors vingt-huit ans. Sorti de l’École avec son diplôme en mai 1810, il y fut nommé, à la suite d’un concours subi à Paris, professeur de maréchalerie et de jurisprudence. En 1819, à la mort de Gohier, il fut chargé de la chaire de pathologie et de clinique qu’il conserva jusqu’en 1840. A cette époque, il fut appelé à la direction de l’École, qu’il abandonna

MOGR APHIES V ET K K I N A I R KH.

en 1848 pour prendre sn retraite. 11 mourut le 19 octobre 1854.

Par un travail opiniâtre, Rainard avait comblé quelques lacunes de son instruction première. 11 se montra professeur dévoué, clinicien habile et clairvoyant. A l'encontre du corps enseignant de l’Ecole d’Alfort, il croyait à la contagion delà morve sous ses divers étals et, parla même, il rendit de grands services à son pays. Dans les comptes rendus annuels de l’Ecole de Lyon depuis 1810, se trouvent de nombreuses observations de Rainard. Il en a publié aussi dans le Recueil cle médecine vétérinaire et dans le Journal de médecine vétérinaire publié à Lyon depuis 1838. On lui doit une brochure sur une maladie épizootique du cheval, que, imbu de broussaisisme, il nomma « gastro-conjonctivite » : Mémoire sur l'épizootie des chevaux qui a régné et règne encore en France et dans divers autres pays de l'Europe ; Lyon, 1825, in-8°. Mais il est surtout connu par deux ouvrages longtemps classiques. L'un est un Traité de pathologie et de thérapeutique générales vétérinaires (Paris-Lyon, 1850, 2 vol. in-8°), où l’auteur s’est efforcé de se montrer à la hauteur de la médecine humaine; il a été traduit en espagnol par Tellez etGallego en 1856. L’autre est le Traité complet de la parturilion des principales femelles domestiques , suivi d'un Traité des maladies propres aux femelles et aux jeunes animaux (Paris-Lyon, 1835, 2 vol. in-8°). « Cet ouvrage, dit Saint-Cyr, auquel on n’a pas toujours rendu toute la justice à laquelle il avait droit, a inauguré en France Père de l’obstétrique vétérinaire scientifique. Le plan général en était excellent ; et, malgré quelques imperfections de détail, qu’on a beaucoup trop remarquées, sans tenir suffisamment compte des qualités de I en-

semble, 1 exécution, en somme, en était satisfaisante. Aucun des nombreux traités déjà publiés à l’étranger sur le même sujet ne méritait de lui être préféré pour la partie scientifique, et il en est bien peu qui pussent lui être comparés pour la richesse des détails pratiques qu’on y rencontre presque à chaque page. »

Rainard était membre correspondant de l'Académie de médecine, de la Société centrale d’agriculture, de la Société centrale de médecine vétérinaire et de plusieurs sociétés vétérinaires de la France et de l’étranger. 11 avait été nommé chevalier de la Légion d’honneur en 1840.

555. RAMAZZINI (Bernardino). Né à Carpi, près de Modène, en 1633; mort à Padoue en 1714. « C’est un des médecins italiens qui ont obtenu le plus de célébrité; il était érudit, bon observateur, habile et zélé praticien, ennemi de la routine. Il cultiva les belles-lettres en même temps que les sciences; aussi lit-on ses écrits avec autant de plaisir que de profit ». Il fut pendant dix-huit ans professeur de médecine théorique à l’Université de Modène. En 1700, il fut appelé à Padoue comme professeur de médecine pratique et présida, depuis 1705 jusqu’à sa mort, le collège de médecine. Ses œuvres complètes ont été réunies en un volume in-4° (Londres. 1716; Genève, 1717) et en 2 vol. in-4° (Naples, 1739), sous le litre: Opéra omnia medica et physica. Le plus grand titre de Ramazzini à une juste célébrité est son ouvrage sur les maladies des artisans. La peste bovine qui sévit dans la haute Italie en 1711 lui fut l’occasion d’écrire un livre où, dit Chéreau, le vrai savant, l’observateur exact se dévoile à chaque page; où, dit, au contraire, Schrader, je ne reconnais pas le grand ouvrage

qu’on a coutume de vanter. Cet écrit a pour litre : De contagiosa epidemia qaæ de Patavino agro et tota feve Veneta ditione in boues irrepsit; Padoue, 1712, in-8°. Knobloch l’a traduit en allemand.

556. RAMIREZ ( Baltasar Francisco). Vétérinaire espagnol, du xvne siècle. 11 s’intitule « maestro albéitar, familiar del Santo Oficio de la inquisicion de Toledo ». C’est l’auteur d’un Discurso de Albeiteria, dont la première édition a paru en 1625 ; dont on connaît surtout celle de Madrid, 1629, avec plusieurs planches gravées, qui représentent quelques instruments vétérinaires et diverses parties du corps du cheval. Le Catalogue de la bibliothèque Huzard porte une édition de Madrid, 1655, in-4°.

557. RATZERURG (C.) (1758-1808). Pharmacien et chargé du cours de botanique à l’École vétérinaire de Berlin. 11 a publié un traité de pharmacie vétérinaire : Handbuch der Zoopharmacologie für Thierârzte , 1801; 2e éd., 1821.

558. RAUDOT. Médecin à Dijon ; a écrit sur la peste bovine : Dissertation sur la maladie épidémique des bestiaux ; Dijon, 1745, in-8°; traduite en italien, Venise, 1747.

559. RAULIN. Fils d’un célèbre médecin du xvuie siècle (Joseph Raulin), il fut, grâce à l’influence de son père, nommé professeur de médecine au Collège royal de France, en même temps qu’il était médecin militaire. Il est mort vers 1795. On ne connaît de cet homme médiocre qu’un seul ouvrage : Observations sur la maladie épizootique de la Flandre et du Hainaut , 1774, in-4°.

560. RAVITSCH (Joseph). Né en 1825 à Slusk (gouvernement de Minsk), il commença en Allemagne ses études médicales et les termina à l’Académie médico-chirurgicale de Saint-Pétersbourg, où il prit, en 1850, le grade de vétérinaire. Quatre ans plus tard, il obtenait à l’École

de Dorpat le titre de vétérinaire supérieur (Magister artis veterinariæ), avec une thèse sur le rhumatisme articulaire aigu chez le cheval. D’abord aide de clinique (assistant) à l lnstitut vétérinaire de Saint-Pétersbourg, Ravitsch passa ensuite dans l’armée active, où il gagna rapidement le grade de vétérinaire de corps d’armée. En 1859, il est privat-docent à l’Académie de Pélersbourg, et, après un voyage d’études à l’étranger, qui dura deux ans, il est nommé professeur extraordinaire, puis, en 1867, professeur ordinaire à l’Académie de Pétersbourg, et enfin directeur de l’Institut vétérinaire. Il remplit ces fonctions jusqu’à sa mort, survenue en septembre 1875.

Ravitsch était membre du Comité vétérinaire et conseiller médical des ministères de la guerre et de l’intérieur. Il fut chargé plusieurs fois de missions scientifiques, tant en Russie qu’à l’étranger. Comme délégué de son gouvernement, il prit part aux Congrès vétérinaires internationaux de Vienne (1865) et de Zurich (1867), ainsi qu’aux conférences de Vienne (1872 eL 1875) pour élucider plusieurs questions de police sanitaire internationale

Il a publié de nombreux travaux en langue russe, sur la gourme et la morve, sur l’accroissement du sabot, sur l’urémie, sur les bactéries, les contages et les miasmes, sur la pathologie et la thérapeutique des maladies infectieuses, sur la police sanitaire, etc. Il a fait paraître aussi un cours complet d’hippologie. En langue allemande, il a écrit au sujet de l’influence des nerfs vagues sur les mouvements de l’estomac, ainsi que sur la présence de fibres musculaires striées dans l’œsophage des animaux domestiques. Par sa vie active et bien remplie, par ses nombreux et importants travaux.

Ravitsch est une des illustrations de la médecine vétérinaire russe. Il était, depuis 1865, membre correspondant de la Société centrale de médecine vétérinaire de Paris.

561. RAYER (Pierre-François-Olive). Célèbre médecin français, né à Saint-Sylvain (Calvados) en 1795: mort à Paris en 1867. Reçu docteur en 1818, il fut élu membre de l’Académie de médecine en 1823; il fui ensuite médecin de l’hôpital Saint-Antoine, puis de la Charité (1832); président du Comité consultatif d’hygiène publique, en remplacement de Magendie (1837); membre de l’Académie des sciences (section d’économie rurale), en remplacement de Morel de Yindé (1843); médecin consultant de Louis-Philippe, puis de Napoléon III; président de l’Association générale de prévoyance et de secours mutuels des médecins de France (1858); professeur de médecine comparée el doyen de la Faculté de médecine de Paris (1862); grand officier de la Légion d’honneur (1864), etc. Ses nombreux et savants travaux ont embrassé l’anatomie pathologique, la physiologie pathologique, la pathologie de l’homme et celle des animaux, les épidémies, la Ihérapeutique et l’histoire naturelle.

Celui de ces travaux qui est pour Rayer le meilleur titre à la reconnaissance de la postérité a pour titre : De la morve el du farcin chez l'homme ; Paris, 1837. in-4°, avec 2 pi. ; traduit en allemand par Schwabe en 1839. C’est dans ce beau mémoire que se trouve, sinon la découverte, du moins la démonstration irréfragable de la transmissibilité de la morve du cheval à l’homme. On y voit l’histoire du palefrenier Prost. qui avait contracté la morve en couchant dans une écurie où se

UlOdli AIMIIKS \ i: l'KlilNAIIIIiS.

trouvait unejumenl, morveuse; Rayer transmit la morve de Prost à un cheval sain. Ce fait, exposé à l’Académie de médecine, y provoqua une mémorable discussion, où Barthélemy se lit apprécier comme orateur, non comme logicien. Sur le même sujet, Rayer a publié : Considérations sur la transmission de la morve du cheval à l'homme ; in Expérience, 1838, p. 433; — De la morve chez l'homme, chez les solipédes et quelques autres mammifères (en collabor. avec Breschet); in C. R. de l'Acad. des sc., x, 1840, p. 209.

Nous citerons encore : Note sur une épizootie de poissons; in Gazette mèdic ., 1832; — Sur la maladie aphteuse ou Cocotte des nourrisseurs ; in Expérience , 1839; — Elude comparative de la phthisie pulmonaire chez l'homme et chez les animaux; in C. R. de l'Acad. des sc., xv, 1842, p. 450 (excellent mémoire pour l’époque, où l’on reconnaît l’observateur sagace et le chercheur consciencieux); — Recherches critiques et nouvelles observations sur l'anévrysme vermineux et sur le Strongylus minor; in Arch. de méd. comparée, 1842; — Sur des trichosomes observés dans les voies urinaires du renard commun et du surmulot; ibid . , 1843; — Tubercules vermineux de l œsophage ; ibid ; — Cours de médecine comparée , 1863. in 8° de 52 p.

Rayer avait fondé en 1848 la Société de biologie, dont il semble avoir prévu le remarquable développement scientifique. Il en fut élu, dès le début, président perpétuel. Dans le Bulletin et les Mémoires de cette compagnie, on trouve quantité de notes et travaux dus à ce savant, qui fut un maître et qui sut décider autour de lui de précieuses vocations scientiliques.

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