‹ Biographies vétérinairesChapitre 23 sur 34 · S. U I VOLT A · texte numérisé non relu

S. U I VOLT A

importants : 1° Dei parassiti vegetali corne introduzione allô studio delle malallie parassitarie e delle allerazionï delï alimento degli animali domestici (Turin, 1873,in-8°de 600 p. et 322 fig.), plein d’observations neuves et précieuses, recueillies par l’auteur ; — 2° L' ornitoj atria o la medicina degli uceelli domestici e semidomestici (en collaboration avec P. Dclpralo); Pise, 1880, in-8°, de 500 p. et 4 pl.

Parmi ses mémoires et observations, nous citerons spécialement : « Sur la limitante de Pacini de la rétine du cheval » où il a découvert des formes particulières de grandes cellules, qui portent le nom de cellules de Rivolta (1865) ; — « Lésions pathologiques déterminées par le Demodex folliculorum et le Cgsticercus cellulosæ chez le chien » (1865); — « Nature parasitaire de quelques fibromes », des plaies d’été du cheval, découverte du Filaria irritons (1868); « — Ostéosarcome de la mâchoire d un bœuf » (1868); on y trouve la première indication nette du parasite devenu plus tard si important sous le nom d Actinomgces ; — « Les Psorospermies et la psorospermose chez les animaux domestiques » (1869), où plusieurs espèces nouvelles de Sporozoaires sont indiquées ; — Nodules du tissu conjonctif

des poules produits par des Sarcoptidés » (1870) ; — Nouveaux ténias du mouton (1874) : « T. ovipunctata, T.globipunclala, T. centripunctata ; — Cellules oviformes des villosités intestinales du chien (1874 et 1876); — « Nouvelle forme de gale de poules » (1876). produite par des Epidermoptes ; — « Du farcin des bovidés » (1875), où il décrit nettement les Actinomgces , sans en bien reconnaître la nature ; — « Une nouvelle

espèce de ténia du mouton, Tænia ovilla » (1878) ;

« Méthode facile pour lier les uretères chez les oiseaux;

Effets de la ligature des uretères » (1881) ; — « Sur une nouvelle espece de micromycète et de sarcome •chez le cheval » (1882); c’est la découverte du Botriomyces.

La rage, le charbon, la tuberculose, la morve, le farcin d’Afrique, le choléra des poules, la diphtérie des oiseaux, la mammite septique, le rouget du porc ont, à plusieurs reprises, été l’objet de notes intéressantes de cet ardent travailleur.

Jusqu’en 1871, presque tous ses mémoires ont paru dans II medico veterinario; plus tard, il les donna au Giornale di anatomia, fisiologia e patologia degli animali. Cette dernière publication ayant cessé de paraître en 1889, Rivolta adressa dès lors ses communications à divers journaux, et particulièrement au Moderno zooicitro.

Par ce qu’on vient de lire, on peut juger de la somme énorme de travail, et de travail le plus souvent fructueux, que Rivolta a fournie dans sa carrière relativement courte. On comprend que les vétérinaires italiens le considèrent comme une de leurs gloires, et l’on approuve la souscription qu’ils ont ouverte pour élever un monument en son honneur.

582. ROBERTSON (Dionysius). Célèbre hippiatre du xviii0 siècle; naquit en Ecosse, dans une condition inférieure. Il servit d’abord comme groom et, dans cet emploi, apprit non seulement à se servir des chevaux et à les panser, mais aussi à traiter leurs maladies. En 1739, il suivit sur le continent son maître, le lieutenant général Campbel et, quand celui-ci eut été tué à la bataille de Fontenoy, Robertson passa au service du général autrichien von Burghausen. A la paix d’Utrecht (1747), il

quitta cet officier, vint à la cour de Baireuth et, l’année suivante, fut pris pour piqueur et vétérinaire par le duc de Wurtemberg, auprès duquel il resta jusqu’en 1753. C, est alors qu il publia son Hippiatrique ( Pferde - Arzneibuch), ouvrage dont le succès s’affirma par onze éditions jusqu à la fin du xvme siècle. Robertson entre ensuite au service du prince électeur de Saxe, roi de Pologne, et le suit à Dresde et à Varsovie. En 1764, il est a Landsberg, sur la Warthe, où il se livre à la pratique de son art ; mais il voyage beaucoup dans toute l’Allemagne du Nord et s’y attire une grande réputation par son habileté dans la castration. Il avait substitué

1 emploi des casseaux à celui de la cautérisation qui était alors le procédé généralement suivi en Allemagne. 11 a publié de petits écrits sur la manière d’anglaiser les chevaux (1770), sur les épizooties du bétail (1770), sur la contagiosité de la morve. Il mérite de prendre place à la suite de Lafosse et de Kersting, parmi les célèbres praticiens de son temps.

583. ROBERTSON (William) (1831-1858). Professeur cl directeur du Royal veterinary College de Londres, collaborateur actif du Veterinarian et du Journal of the royal agricullural Society. 11 a publié une Pathologie du cheval.

584. ROBINET (Joseph). Élève du célèbre Lafosse. Auteur d’un Dictionnaire d' hippiatrique ou Traité complet de la médecine des chevaux ; Versailles, 1777, in-4° (ouvrage dont Lafosse fait un grand éloge). Robinet a encore publié : Tableau indicatif du traitement des chevaux ; Tableau démonstratif des tares et des maladies des chevaux ; Paris, 1779,

2 feuilles in-pl. ; — Manuel du bouvier ou Traité de la médecine pratique des bêtes à cornes ; Paris, 1789, 2 vol. in-12 • 3e édit., 1837. Une traduction en anglais a servi de texte à l’édition annotée qu’en a donnée Iluzard fils en 1826. Ce Manuel paraît n être qu’une compilation intelligente.

585. ROBLEDO Y VILLARROYA (Sébastian). Hippialre espagnol du xvme siècle, qui exerça sa profession successivement à Villarluengo, à Aliaga (Teruel) et à Onda (Castille). Auteur de Observaciones practicas de Albeytericr, Valence, 1744,in-4°,92 pages ; 3e édit., 1778. Il y parle de la paracentèse et de la manière de la pratiquer.

ROCHAS. Voy. SÉON-ROCHAS.

586. ROGHE-LUBIN. Vétérinaire à Saint-Affrique (Aveyron), où il était né le 4 novembre 1805 et où il mourut le 11 décembre 1853. Sorti de l’Ecole d’Alfort en 1832, il pratiqua quelque temps à Rodez et alla ensuite s’établir dans sa ville natale. Il exerçait dans une des parties de la France les plus ingrates; il était néanmoins parvenu à se faire une bonne position, et, quoique écrivant beaucoup, à gagner la confiance des cultivateurs les plus contraires aux écrivains. Dans le cadre de ses travaux, il a embrassé les questions les plus diverses de l’agriculture et de la science vétérinaire. Il fut d’abord, avec Caussé, Pradal et autres, fondateur en 1836 du Journal de médecine vétérinaire pratique , publié à Toulouse et « spécialement consacré à l’étude des maladies du bœuf et du mouton ». A cinq reprises, il fut lauréat de la Société centrale de médecine vétérinaire, qui l’élut membre correspondant en 1845 : 1° Statistique des animaux de l’arrondissement de Saint-Affrique (1846), in Mémoires , I; — 2° Sur le prurigo lombaire ou tremblante des moutons (1847); il a contribué à établir l’étiologie de cette affection; — 3° Sur les maladies charbonneuses des animauxdomestiques (1847); — 4° Sur l’irritation hémorragique et épizootique du péritoine, foie, rate, sur les jeunes animaux de l’espèce bovine (1848); — 5° Sur la maladie

du gros bétail, dite éléphantiasis ou maladie rouge (1849). Il a démontré la possibilité de claveliser les moutons en leur faisant manger du son, des grains imprégnés de virus clavelcux. Il a publié des ouvrages de vulgarisation sur les maladies du porc, sur l’hygiène des animaux domestiques, sur l’élevage des bêtes à laine. Enfin, il a donne au Recueil de médecine vétérinaire et au Journal des vétérinaires du Midi un bon nombre d’observations intéressantes.

587. RODET (Jean-Baptiste-Claude). Né à Paris le 3 mars 1785, il était fils d'un vétérinaire de Châteaudun (Eure-et-Loir). Il fit ses études au collège de Dole (Jura) et entra a 1 École d Alfort en 1800, où son application et ses succès le firent nommer répétiteur. Peu de temps après sa sortie de l’École (1803), il prit rang dans un régiment de cavalerie avec le titre de vétérinaire en 1 , et, dans 1 espace de treize ans, fit les campagnes d Autriche, de Prusse, de Pologne, d’Espagne, de Portugal, de France et enfin de Waterloo. A celte bataille, il sauva le drapeau de son régiment, le 4e chasseurs.

Nommé en 1815 vétérinaire en 1er des hussards de la garde royale, Rodetmit à profit les loisirs dont il disposait pour utiliser les notes nombreuses que sa pratique lui avait fournies pendant ses vicissitudes guerrières. A trois reprises, ses travaux furent couronnés par la Société centrale d’agriculture, qui, en 1819, le nomma correspondant, et il fut successivement affilié à un grand nombre d’autres sociétés savantes de Paris et de la province. Il fut, dès la fondation du Recueil de médecine vétérinaire, un des zélés collaborateurs de celte publication. En raison de la notoriété relative qu'il

RIOGRAPIIIES VETERINAIRES.

avait su acquérir, on le choisit, lors de la fondation de l’Ecole vétérinaire de Toulouse, pour en former, avec Dupuy et Gellé, le corps enseignant. Afin de le préparer aces fonctions, il fut, ainsi que Gellé, nommé professeur adjoint à l’Ecole d’Alfort, où il resta un an. L’Ecole de Toulouse s’ouvritle 1er octobre 1828; et Rodct fut chargé d’enseigner l’hygiène et la botanique, de diriger la comptabilité et de maintenir la discipline. Il était resté jusqu’alors absolument étranger à ce qu’on lui demandait et s’en tira comme il put, sans doute plutôt mal que bien. La mort de Dcsmarest ayant laissé à Alfort une chaire vacante, le gouvernement, pour reconnaître les services que Rodet avait rendus à Toulouse, le nomma titulaire de la chaire nouvellement organisée et comprenant l’agriculture, l’hygiène, la botanique et l'élève desbestiaux(1838). Il lui fallut, à un âge où l’intelligence a perdu sa souplesse, se livrer à un travail pénible pour préparer ses cours. Son cerveau n’y résista pas; il fut obligé de prendre sa retraite en 1843 et mourut inconscient le 24 juin 1849. Il laissait, comme Dupuy, sa famille dans la situation la plus précaire (1) et, pour venir en aide à celle-ci, une souscription fut ouverte, à laquelle prirent part des vétérinaires non seulement de la France, mais des divers pays de l’Europe.

De 1824 à 1839, J. -R. -G. Rodet a publié dans le Recueil un grand nombre de mémoires, notes et articles divers. 11 a fait paraître aussi quelques ouvrages spéciaux: Notions élémentaires de médecine vétérinaire militaire ; Paris, 1825, in-12 ; — Traité analg tique de médecine légale vétérinaire (en grande partie d’après Toggia); Paris, 1827, in-12; traduit en espagnol par Padilla (1841) ; —

(1) Une de ses filles se maria avec A. Goubaux.

Doctrine physiologique appliquée à la médecine vétérinaire ; Paris, 1828, in-8°; — Médecine du bœuf ou Traité des maladies les plus meurtrières des bêtes bovines, « extrait des ouvrages de Leroi, Metaxa, C. Lessona, etc., avec des notes, et suivi d’un Mémoire sur les causes du typhus contagieux » ; Paris, 1829, in-8° ; — Recherches sur la nature, les causes de la morve, et les moyens à employer, etc. ; Paris, 1830, in-8° ; — De la ferrure sous le point de vue de l'hygiène-, Paris, 1848, in-8°, av. 5 pl.

Voy. Éloge de J. -B. Roclet, par Goubaux ( Recueil , 1851).

588. RODET (Henri-J ean-Antoine). Né à Saultz <D rôme), le 2 octobre 1810, d’une honnête famille d’artisans. Il fit ses premières études à l’école de son village, mais sut les compléter plus tard, grâce à son goût pour le travail et à sa vive intelligence. Entré à l’École vétérinaire de Lyon en 1828, il en sortit quatre ans plus tard avec la trousse d’honneur, pour servir, comme vétérinaire en second, au 7° d’artillerie. En 1834, il était nommé chef de service de clinique à l’École de Lyon, à la suite d’un concours où Lavergne était son compétiteur. Rodet resta peu de temps dans cet emploi, pourlequel il avait cependant deréelles aptitudes. Après avoir échoué contre Magne dans le concours pour la chaire laissée vacante par Grognier (1834), il fut plus heureux en 1838, quand il vint disputer à Lavergne et à Laforc celle de botanique et d’hygiène à l’École vétérinaire de Toulouse. Il s’éprit dès lors d’un goût très vif pour la science des végétaux et fit paraître, en 1847, les Leçons de botanique élémentaire, bon ouvrage, destiné aux élèves des Écoles vétérinaires (3e édit., Paris, 1874, in-12, avec la collab. de E. Mussat). Il le

compléta plus tard par son excellente Botanique agricole et médicale-, Paris, 1857, in-8° (2e édit., Paris, 1872, in-8°, avec la collab. de C. Baillet). Lors de la révolution de 1848, des troubles ayant éclaté à l’Ecole de Toulouse, Prince, alors directeur, dut quitter momentanément l’Ecole et la ville, et Rodet fut chargé des fonctions de directeur intérimaire. Il s’en acquitta avec tact et fermeté et sut rétablir l’ordre et la discipline un instant compromis. Il avait, d’ailleurs, rempli déjà ces fonctions pendant trois mois, après la retraite de Bernard.

Cette même année, une chaire étant devenue vacante à Lyon par la retraite de Rainard et la promotion de Lecoq à la direction, Rodet fut désigné d’office pour l’occuper. C’était une sorte de disgrâce, absolument injustifiée, mais qui finit par avoir ses compensations. En 1857, il fut nommé chevalier delà Légion d’honneur. De 1858 à 1863, il a dirigé le Journal de médecine vétérinaire, publié à l’Ecole de Lyon, et y a inséré de bonnes observations cliniques : Hernie abdominale chez une jument (1858); — Boiteries d’origine nerveuse (1859); — Action de la scille maritime (1860); — Sur le pnéoscope et le pnéographe, appareils qu’il avait inventés pour apprécier et enregistrer les mouvements respiratoires.

Dans ses écrits comme dans ses leçons, Rodet apportait toujours un souci, presque une obsession de la forme, qui, dans les premiers, aboutit parfois à une préciosité vieillotte, mais qui donnait aux secondes un véritable charme.

En 1863, Rodet fut nommé directeur de l'Ecole de Lyon, en remplacement de Lecoq, appelé aux fonctions d’inspecteur général. Dès lors, jusqu’à son dernier jour, sa préoccupation constante fut pour l’amélioration

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