‹ Biographies vétérinairesChapitre 25 sur 34 · SALMUTH (J ouann Christian) (1762-1825). Médecin · texte numérisé non relu

SALMUTH (J ouann Christian) (1762-1825). Médecin

allemand, qui exerça surlout à Cœlhen. 11 a publié, sur la clavelisalion, un mémoire couronné par la Société des sciences de Gœttingue (1799), et qu’il réimprima en 1804. On a aussi de lui deux opuscules sur le charbon des bêtes bovines (1808) et sur le tournis des moulons (1822, 1823).

618. SAMPEDRO (Guillermo). Vétérinaire espagnol, né à la Guardia (Alava) en 1798 ; fit ses études à l’École vétérinaire de Madrid et fut ensuite vétérinaire dans le régiment du prince de la Paix (1820). Il entra plus tard à l'École vétérinaire de Madrid comme professeur adjoint et, à la mortdeBovadilla, fut nommé professeur titulaire d’anatomie (1827). En collaboration avec N. Casas, il a publié Tratado elemenlal completo de Veterinciria, Madrid, 1830,4 vol. in-8°(clont il a fait les tomes I et III, les deux autres étant de Casas) ; 2° édition, 1844. G. Sampedro est aussi l’auteur d’un Traicido elemenlal completo de anatomia general g descriptiva de los animales domesticos (Madrid, 1834, 2 vol. in-8° ; 2e édition, 1852-1853, 3 vol. in-8°); — et d’un Novisimo Cavero o instituciones de Albeileria (Madrid, 1843, in-4°) ; c’est un traité d'hippiatrique où l’œuvre de Cavero a été remaniée et mise au courant de la science. Ce Novisimo Cavero a eu en 1850 une 4e édition. G. Sampedro adonné aussi de nombreux articles au Boletin de veterinaria.

019. SAMPEDRO (Fernando). Né en 1822 à Vallecas; a fait ses études à l’École vétérinaire de Madrid, où en 1847 il a été nommé agrégé et en 1854 professeur de chimie, physique et histoire naturelle. Il a publié : Iligiene veterinaria militai-, Madrid, 1851, in-8°; — Zoologia veterinaria, par L. Grognier... traducida... ; Madrid, 1852, in-8°; — Ilistoria natural veterinaria ; Madrid, 1850, 2 vol. in-8°.

620. SANDE Y LAG0 (Fernando). Hippiatre espagnol du xvme siècle. Auteur d’un Compendia de Albeileria sacado

de diversos autores, Madrid, 1717, in-4°; 2e éd . , 1729. C’est une compilation dont l’auteur fait preuve de plus d’érudition que de jugement; car il reproduit force préjugés de toutes époques et paraît croire à l’influence des astres sur la santé. Son Compendio a cependant encore été traduit en portugais en 1797.

621. SANDIFORT (Eduard) (1742-1814). Célèbre anatomiste hollandais, professeur à l’Université de Leyde. Dans sa Physikalische und medicinische Bibliotek (1765 à 1775) se trouvent un grand nombre de mémoires sur la peste bovine qui ravageait alors la Hollande, dus aux principaux médecins du pays. Lui-même a écrit : Descriptio morbi contagiosi qui in Belyio A. 1769 inter boves sæviit (1769).

622. SANDOVAL (Manuel Perez). Maréchal et vétérinaire à Madrid. A publié : Recopilcicion de la sanidad de Albey teria y arte de herrar ; Madrid, 1769, in-8°, 115 p. Ce petit livre, disposé sous forme de dialogue, a longtemps servi de manuel aux aspirants au diplôme de vétérinaire ; mais il a été plus nuisible qu’utile, car, en raison de son laconisme, il ne pouvait instruire et aboutissait à cacher l’ignorance sous une apparence de savoir. En 1846, N. Casas en a publié une nouvelle édition améliorée: Novisima Cartilla de M. Perez Sandoval; Madrid, gr. in-16, 151 p.

623. SANDOVAL (Angel Isidro). A publié une compilation des anciens auteurs sous le titre : Jardin de Albeyteria , saeado de varios autores ; Madrid, 1792, in-8°, 287 p., 2 pl.

624. SANFOURCHE. Élève de l’École de Lyon, il y fut chef de la forge cl des hôpitaux. On le trouve plus tard vétérinaire en premier du train d’artillerie de l’armée italienne pendant la domination de Napoléon. Il a publié : Moyen de conserver l'aplomb du cheval par la ferrure ; Paris, 1818, in-8°, 20 p., 1 pl.

625. SANTIN (S.). Elève de l’École de Lyon, vétérinaire à Castres (Tarn). A publié : Mémoire sur la fièvre charbonneuse.

observée sur les bccufs et sur les vaches', Castres, 1822, in-8°, 17 p. ; — Mémoire sur V éléphant iasis, observé sur les bœufs cl les vaches, in-8°, 1822, 18 p. Santinfut, en 1836, avec Caussé, Pradal, Roche-Lubin, un des fondateurs du Journal de médecine vétérinaire pratique spécialement consacré ci l'élude des maladies du bœuf et du mouton.

626. SANTOS (Antonio). Né à San Martin de Valdeiglesias, il fut d'abord vétérinaire militaire, puis en 1828 professeur adjoint à l'École vétérinaire de Madrid, et, en 1830, professeur titulaire par la mort de L. Cubcro. Il a publié : Elementos de terapéutica mecanica, o sean de cirujia veterinariw, Madrid, 1835, in-8°; 2e édit., sous le titre : Cirujia elemental veterinaria, Madrid, 1852.

627. SAUNIER (G aspard de). Écuyer français, né en 1663. Dans la préface de sa Parfaite connoissance des chevaux, il donne de sa vie les détails suivants : Son père, Jean de Saunier, après avoir été écuyer du duc de Lude, grand-maître de l'artillerie de France, fut en 1680 nommé inspecteur de la grande écurie du roi et fit alors fréquenter à son fils l’Académie royale d’équitation. Quand celui-ci eut acquis une habileté suffisante, il entra comme écuyer au service du duc de Bourbon, fil avec lui deux campagnes en Allemagne et fut ensuite nommé inspecteur du haras fondé par Louis XIV à Saint-Léger. Quelques années après, il s’attacha au lieutenant général Montchevreuil, et, quand celui-ci eut été tué à la bataille de Nerwinden (1693), il passa au service du comte de Guiscar, gouverneur de Namur, qui le chargea d’aller faire en Frise un important achat de chevaux. Il entra ensuite dans le service des vivres, qui lui donna, dit-il, l'occasion de faire un grand nombre d'observations sur les maladies des chevaux; il y resta jusqu’à la paix de Ryswick (1697). Il devint alors écuyer du marquis de Courtenvaux, fils aîné de Louvois, pour lequel il établit un haras à Montmirail-en-Brie. Mais il resta peu de temps dans cet emploi et, retournant auprès de son père, il travailla sous sa direction dans la grande écurie du roi jusqu’en 1702. Il est pris commeécuyer parlecomte deMedavi, lieutenant-général

en Italie, fait avec lui trois campagnes, puis rentre dans le service des vivres comme inspecteur général et se vante d’avoir eu alors par les mains « près de 2500 chevaux qui avaient essuyé en Italie et en Allemagne toutes sortes de maladies ». A la suite d’un duel malheureux, il est obligé de s’expatrier, se réfugie à Cologne, puis en Hollande (1711), où il devient écuyer à l’Académie de Lyde. Il y mourut en 1718.

Gaspard de Saunier était depuis vingt-deux ans dans cet emploi quand, en 1734, il fît paraître « La parfaite connaissance des chevaux , leur anatomie, leurs bonnes et leurs mauvaises qualités, leurs maladies et les remèdes qui y conviennent, par J. de Saunier, continuée et donnée au public par son fils Gaspard de Saunier ». La Haye, in-folio, 61 pl. — Il est probable que J. de Saunier eut peu de part à cet ouvrage; son Fils y mit lui-même peu du sien ; on le prend en flagrant délit de mensonge pour ses planches d’anatomie, qui portent la mention « dessinées d’après nature » et qui sont des copies serviles des célèbres bois de Ruini. Ce qu’il y a de bon dans le texte relatif aux maladies paraît avoir été emprunté à Solleysel. Le reste n’est guère qu’une compilation sans critique cl, comme dit Vitet, qui connaît Solleysel peut se dispenser d’étudier Saunier. L’ouvrage de celui-ci a été traduit en allemand par Wilke.

G. de Saunier a encore publié : Les vrais principes de la cavalerie ; Amsterdam, 1749, in-12; el L'art de la cavalerie ; Paris (et à Amsterdam et Berlin), 1756, in-fol., 27 pl.

628. SAUNIER (Joseph) (1825-1888). Né à Apt (Vaucluse), il y exerça pendant deux ou trois ans après sa sortie de l’École vétérinaire de Lyon, oiiil avait fait ses études. En 1850, il fut nommé au concours chef de service de la chaire de physique et chimie occupée par Tabourin. Il a publié dans le Journal de médecine vétérinaire un article sur un cas de vertige guéri parle chloroforme (1850) et des recherches sur le kermès minéral de Liance, où la chimie tient peu de place et où les résultats cliniques de l’emploi de ce kermès sont longuement exposés (1853). En 1855, il fut nommé au concours professeur de physique et chimie ù l’École d’Alfort. Il a été

mis à la retraite en 1887 et nommé professeur honoraire. Phénomène étrange, il a pu occuper pendant plus de trente ans le laboratoire illustré par Lassaigne, sans en faire sortir un seul travail original. Tout ce qu’on peut dire à sa louange, c'est qu’il fut toujours un fonctionnaire ponctuel et honnête.

629. SAUVAGES de Lacroix (François Boissier de). Le premier et le plus célèbre des nosologistes (Dézeimcris), il naquit à Alais (Gard) en 1706. Reçu docteur en médecine par la Faculté de Montpellier en 1726, il vint à Paris en 1730 et y passa environ quinze mois. C’est là qu’il conçut et amassa les matériaux de son premier et plus important ouvrage : Traité des classes des maladies... ; Paris, 1731, in-12, où il expose son nouveau système nosologique, qui fut plus tard adopté par Vitet dans sa Médecine vétérinaire. En 1731, il obtint la survivance de la chaire occupée par Marcot à la Faculté de Montpellier; en 1740, il y fut chargé d’une suppléance dans l'enseignement de la botanique, et en 1751, il eut le titre de professeur royal. L’étude des plantes l’avait toujours attiré et ce goût fut sans doute l'origine de ses liaisons d’amitié avec Linné. Il réussit à substituer le stahlianisme aux doctrines mécaniques qui régnaient alors à la Faculté de Montpellier. Sa réputation devint considérable et un grand nombre de corps savants tinrent à le compter parmi leurs membres. Sauvages mourut en 1767; mais, avant sa mort, il avait préparé une nouvelle édition de son premier ouvrage, ou plutôt un livre nouveau : Nosologia methodica sistens morborum classes..., qui parut en 1769 à Genève, 3 vol. in-8°; Lyon, 1768, 2 vol. in-4°, etc. (traduite en français par Nicolas en 1771 et par Gouvion en 1772). Parmi ses nombreuses publications, nous avons à relever : Mémoire sur la maladie épidémique (peste bovine) des bœufs du Vivarais ; Montpellier, 1746,in-4°, 27 p. ; — Dissertation sur la nature et la cause de la rage ; Toulouse, 1749, in-4°, 60 p.

630. SCACCH0 da Tagliacozzo (M. Filippo). Sous son nom a été publié : Opéra di mescalzia de M. F ... S... da T..., doue si conliene tulle l'infermita de cavalli, cosi interiori, corne

esleriori...', Rome, 1591, in-4°. Une belle édition de cet ouvrage a été imprimée à Venise en 1603, une autre à Padoue en 1623. 11 a été placé souvent aussi en appendice au Trcittato de Fiaschi.

631. SCHAACK (Philippe-Claude) (1802-1880). Diplômé de l’École de Lyon en 1823, après avoir été nommé au concours répétiteur d’anatomie, il s’établit à Fontaine-sur-Saône (Rhône), son pays natal, où son père, qui était d’origine allemande, s’était fixé pendant la Révolution. Il a publié, surtout dans le Journal de médecine vétérinaire (de Lyon), un grand nombre de travaux inspirés par une pratique éclairée. La plupart sont relatifs à l’obstétrique, dont il avait fait son étude de prédilection ; Saint-Cyr, dans son Traité sur ce sujet, s’est souvent inspiré des écrits de Schaack et des renseignements que celui-ci lui donnait. Le nom de Schaack figure maintes fois aussi dansle Traité de thérapeutique de Tabourin. Il reste encore attaché au traitement du crapaud, pour lequel il a préconisé l'emploi de l’égyptiac préparé à froid.

632. SCHALASCHNIKOFF (A.). Vétérinaire russe, né en 1854 à Tobolsk (Sibérie), mort à Charkofï le 28 février 1890. Après avoir terminé ses études à l'Institut vétérinaire de Charkovv, il devint chef de travaux dans le laboratoire du professeur Jenkowski, fondé par le gouvernement pour la préparation du vaccin charbonneux. En 1889, Schalaschnikoff fut nommé directeur de ce laboratoire et, en cette qualité, pratiqua les injections préventives dans divers gouvernements. Il a publié un mémoire sur « les parasites du sang des animaux domestiques », plusieurs articles sur la question des inoculations préventives, et enfin quelques leçons sur ce sujet faites devant la Société d’agriculture de Charkow.

633. SCHERER (Çlaudius Martin von) (1752-1834). Médecin bavarois, reçu docteur en médecine à l’Université de Vienne en 1780. En meme temps qu’il achevait ses études dans cette ville, il s’appliquait à la médecine des animaux sous Wolstcin. Il se fit agréer professeur ordinaire de mé-

decine vétérinaire à Innsbruck en 1781, cl fut nommé peu après médecin particulier de l’archiduchesse Élisabeth. 11 cumula graduellement de nombreux emplois, entre autres celui de professeur d’économie rurale. En 1809, après la morl d’Élisabeth, il se fixa définitivement à Griilz, et remplit au lycée de celle ville la chaire d’économie rurale. Il n’a laissé qu'un petit nombre de publications, parmi lesquelles : Ueber die 1 ortheile der Thierarzneikunde in die Hcinden der Aerzte\ Innsbruck, 1781, in-8° (Avantages de la médecine vétérinaire entre les mains des médecins).

634. SCHMIDT-MUEHLEIM. Vétérinaire à Wiesbaden, où il est mort en 1890. lia publié un manuel de physiologie des animaux domestiques et un autre sur l’inspection des viandes de boucherie. lia fondé le Zeitschrift fiir Fleischbeschau (1886),. qui, en 1889, a pris le nom à' Arc hiv fur animalische Nahrungsmittelkunde.

635. SCHNEIDER (Johann Joseph) (1777-1850). Médecin allemand, établi à Fulda, sa ville natale. Dès 1801, il fit des efforts énergiques pour introduire dans sa patrie la pratiquede la vaccination et il finit par triompher des nombreuses difficultés qu'il avait rencontrées. Son zèle, sa science, son activité lui valurent de nombreux emplois officiels et des honneurs divers; il était membre d’un grand nombre de sociétés savantes. Il a laissé une foule d’ouvrages et de publications, dont quelques-unes relatives à l'art vétérinaire: sur l’empoisonnement des chevaux par des tourteaux de faine; — sur la péripneumonie contagieuse; — sur les épizooties ordinaires des animaux domestiques (. Die gewôhnlichen Seuchen der Ilausthiere , 1835; 2e édit., 1836), livre destiné aux cultivateurs) ; — nouvelles observations sur la fièvre aphlheuse ; il y rapporte plusieurs cas de contagion à l’homme par l’usage du lait ( Neueste Erfahrungen iiber die

Maul-und Klauenseuche des JRindesviehes, 1840); sur la

morve ( Die Rotzkrankheit des Pferdegeschlechts, medicinischpolitisch betrcichtet ; Erlangen, 1840, in-8°).

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