VEITH (Johann Emanuel). Né en 1788 à Kutten
berg (Bohême), mort en 1876. D’origine juive, il se convertit au christianisme, puis se fit recevoir médecin à Vienne en 1812. Nommé en 1813 répétiteur à l’Institut vétérinaire de cette ville, il en fut choisi comme directeur provisoire en 1816, puis comme directeur titulaire en 1819.
Mais il résignait ces fonctions l’année suivante pour étudier la théologie et entrer dans les ordres. Il se livra à la prédication, et y acquit une grande réputation. Il a écrit en 1813 une Botanique médicale à l’usage des vétérinaires, et en 1817 un Manuel de médecine vétérinaire qui eut beaucoup de succès et dont la 4e édition est de 1840. Son frère Johann Elias en surveilla les rééditions et y fit d’utiles additions.
708. VEITH (Johann Elias). Frère du précédent, né en 1789 à Ivuttenplan, près de Marienbad (Bohême). Il se fit recevoir à Vienne maître en chirurgie et obstétrique et fut nommé en 1823 répétiteur à l’Institut vétérinaire, puis, en 1828, professeur de chirurgie, manuel opératoire, jurisprudence et histoire naturelle des animaux domestiques. Il prit sa retraite en 1855 et exerça alors la médecine humaine à Vienne. Il y est mort en 1885. Il avait publié en 1826 un Traité de jurisprudence vétérinaire, qui a eu sa 3e édition en 1852. Il a aussi publié, en 2e et 3° éditions, le Manuel de médecine vétérinaire de son frère Johann Emanuel,et a beaucoup contribué à son grand succès.
709. VERHEYEN (Pierre-Joseph-Sérapiiique). Né à Vilvorde (Belgique), le 22 septembre 1806, il entra en 1824 à l’École vétérinaire d’Utrecht et en sortit en 1828 avec son diplôme. Attaché presque aussitôt
P. -J. -S. VERIIEYEN (1806-1864).
à l’armée belge en qualité de vétérinaire, il y eut un avancement rapide ; car, le 31 décembre 1S31 , il obtenait le grade d inspecteur vétérinaire. Quand, en 1840, l’École vétérinaire de Bruxelles fut fondée, Verheyen y entra comme professeur, et en 1850 il en était nommé directeur. 11 donna en 18.>4 sa démission de cet emploi en conservant le titre de professeui. En 180-, il fut appelé de nouveau aux fonctions de directeui , qu’il conserva jusqu’à sa mort, survenue le 20 octobre 18G4.
Successivement nommé chevalier (183/ ), puis ofliciei de l’ordre de Léopold (1860), Verheyen fut un des premiers appelés à faire partie de l’Académie royale de médecineen 1841,datede sa fondation, et, de 1847a 18o6, il en fut le second vice-président. Il appartenait aussi a plusieurs sociétés d’agriculture et était, depuis 1845, membre de la Société centrale de médecine vétérinaire de Paris.
Remarquable par l’étendue et la profondeur de son savoir, connaissant l’allemand, l’anglaisetle hollandais, Verheyen a donne, des 1845, au Recueil de niedecuit vétérinaire, la traduction française de travaux importants publiés à l’étranger. Il y a fourni aussi une Revue vétérinaire étrangère très judicieuse. Fondateur du Journal vétérinaire et agricole de Belgique, il y a publié, de 1842 à 1844, de nombreux et sérieux travaux, originaux ou traduits soit du hollandais, soit de l’allemand. Il a aussi fourni aux huit premiers volumes <\\i Nouveau Dictionnaire pratique de médecine vétérinaire de Bouley eL Reynal un grand nombre d articles qui tianchent, pai leur allure scientifique, sur la plupart de ceux qui les accompagnent; il est vrai que cette science de Verheyen y est souvent mal présentée et conserve la physiono-
mie d'une traduction. Il s’est montré adversaire aussi opiniâtre que malheureux du DrWillems et de ses inoculations prophylactiques de la péripneumonie bovine. Il a publié, en 1844, un excellent Cours d'hippiatrique militaire, et a rédigé la seconde partie du Manuel de médecine vétérinaire (1852), dont la première est due à Defays et Husson.
Indépendamment de son intelligence et de son savoir, ceux qui ont connu Verheyen rendent hommage aux qualités de son cœur, à sa bonté et à son obligeance extrêmes.
710. VERRIER (1770-1812). Vétérinaire français, diplômé de l’École d’Alfort, où il fut plus lard professeur de pathologie. Il a fait avec le docteur N.-M. Ilusson, sur la prophylaxie de la clavelée par l’inoculation de la vaccine, des expériences qui n’ont donné que des résultats négatifs et qui sont rapportées dans les Mémoires de la Société d’agriculture de Seine-et-Oise. Ceux de la Société d’agriculture de Paris contiennent aussi plusieurs travaux de Verrier, entre autres sur la fièvre aphteuse.
711. VIAL DE SAINT-BEL (Charles). Né à Saint-Bel, près de Lyon, en 1753, il orna son nom de famille de celui de son village et fut plus souvent appelé Saint-Bel que du nom de son père. Il fît ses études à l’Ecole vétérinaire de Lyon et, après avoir obtenu son diplôme, fut nommé chef de service à l'Ecole d’Alfort. Mais il ne fit qu’y passer. Dans les Instructions vétérinaires, il est indiqué comme « ancien professeur d’anatomie aux Ecoles vétérinaires et à Montpellier, ancien chef d’équitation h l’académie de Lyon ». On le trouve à Londres en 1788, cherchant en vain à y relever l’enseignement de la médecine vétérinaire. Il quitte alors cette ville, mais y revient en 1790, rappelé sans doute par la « the Odiham