‹ Biographies vétérinairesChapitre 8 sur 34 · L.-V. DEL W ART · texte numérisé non relu

L.-V. DEL W ART

raisons de santé, alors qu’il était directeur depuis deux ans seulement. Il fut nommé directeur émérite. Depuis 1842, il était membre de l’Académie de médecine de Belgique. Outre un grand nombre d’articles publiés dans le Journal vétérinaire et agricole de Belgique, dans le Répertoire de médecine vétérinaire et dans les Annales de médecine vétérinaire, il a laissé les ouvrages suivants : Pathologie spèciale ; Bruxelles, 1837, in-8°; — De la parturition des principales femelles domestiques', Bruxelles, 1830, in-8°; — Du carcinome du piecl du cheval, etc. ; Bruxelles, 1843, in-8°; — ■ Traité de médecine vétérinaire pratique-, Bruxelles, 1850-1853, 3 vol. in-8° (a été traduit en espagnol).

179. DEMARCHI (Guilio) (1837-1894). Fut d’abord assistant de pathologie et de clinique chirurgicale à l’Ecole vétérinaire de Turin; puis, à partir de 1879, professeur de la même chaire à l’Institut vétérinaire de l'Université de Parme; enfin, directeur de cet institut , à la mort de Lombardi. Les écrits qu'il a laissés traitent de diverses questions de zootechnie et de pathologie, et se trouvent surtout dans Il medico veterinario.

180. DÊMÉTRIUS PÉPAGOMÈNE. Médecin de l’empereur de Constantinople, Michel Paléologue, qui monta sur le trône en 1260. Parmi ses ouvrages, s’en trouve un sur l’art de soigner les faucons, qui a été imprimé en grec et en latin dans le Ilierascosophion de Rigaltius (Paris, 1612, in-4°). On y voit qu’il reconnaissait la généralité des lois de l'organisation, et son livre serait encore utile à consulter. On lui attribue aussi, sans doute à tort, un petit ouvrage sur les maladies des chiens ( Cinosophion ), qui a paru à Viterbe, en 1545, in-8°.

181. DÉMOCRITE. « Est-ce Démocrite le philosophe, qui | naquit à Abdère, en Tlirace, vers 460 avant notre ère et

auquel Diogène de Laerce, Aulu-Gelle, Varron, Columelle, Pline et Palladius attribuent de nombreux ouvrages sur la médecine, la zoologie, l’agriculture? On serait tenté de le croire, si Columelle n’avait pris soin de nous apprendre que plusieurs articles, publiés sous le nom de Démocrite, doivent être attribués à Bolus Mendesius (Bolus de Mendesum , célèbre auteur égyptien, que ses mensonges avaient fait surnommer par les Grecs ysi poy-u/r,-?.. Le nom de Démocrite, paraît, en effet, avoir été usurpé par plusieurs écrivains, qui lui sont de beaucoup postérieurs. .. Tousses ouvrages ont été perdus; on en trouve de nombreux extraits (quarantesix environ) dans les Géoponiques. Dans L'art vétérinaire ou Grande Maréchalerie de Jean Massé, il y a deux articles attribués à Démocrite et qui manquent dans le texte grec de Grynæus ; l’un sur la dysenterie, l’autre sur un moyen de chasser les guêpes. Il est aussi cité par Diophanes et Didyme dans VHippiatrique. Dans ses traités de zoologie, Démocrite a commis beaucoup d’erreurs, si l’on en croit Aristote, qui lui fait beaucoup d’emprunts, tout en le réfutant quand cela était nécessaire » (Moulé).

182. DENEUBOURG (François-Philippe) (1813-1893). Vétérinaire belge, établi à Ath, puis à Saint-Gilles- Bruxelles, diplômé de l’Ecole d’Alfort en 1835. Il a publié un grand nombre d’observations dans les Annales de médecine vétérinaire , a obtenu une médaille d’or de l’Académie de médecine de Belgique en 1874, pour un intéressant mémoire sur la fièvre vitulaire. Son Traité pratique d' obstétrique (Bruxelles, 1880, in-8°) contient force renseignements utiles et rend de grands services aux praticiens.

183. DERACHE (Jean-Baptiste) (1835-1877). Professeur de l’École de Bruxelles, où il avait été diplômé en 1857. D'abord répétiteur, il fut en 1867 nommé professeur extraordinaire, et, en 1870, promu professeur ordinaire et maintenu dans la chaire d’anatomie générale et de physiologie. Il devint aussi

professeur de zoologie et d’anatomie comparée à l’Université de Bruxelles, en 1873. Il est surtout connu parla traduction qu'il a donnée (en collaboration avec Wehenkel) du Manuel de pathologie et thérapeutique des animaux domestiques , par Rôll; Bruxelles-Paris, 1869, 2 vol. in-8°. On lui doit aussi plusieurs observations publiées dans les Annales de médecine vétérinaire.

184. DESGRAVIERS (Augustin- Claude -Leconte) (1749- 1822). Ancien commandant des écuries du prince de Conti. Célèbre par le procès qu'il intenta au roi Louis XVIII, pour rentrer en possession des biens provenant de la succession du prince de Conli. A composé (avec son frère) L'art du valet de limiers, 1785, in-12 ; 2e édition sous le titre : Essai de vénerie ou l'art du valet de limiers, suivi d'un traité sur les maladies des chiens, etc., Paris, 1804, in-8° ; 3e édition : Le Parfait chasseur, Paris, 1810, in-8° (Michaud).

185. DESMARETS (Anselme-Gaétan) (1784-1838). Fils de Nicolas Desmarest, qui fut membre de l’Académie des sciences et est surtout connu par ses travaux de géographie physique, Anselme Desmarets naquit à Paris. Latreille le fit nommera l’École d’Alfort, en 1814, pour le suppléer dans les leçons de zoologie et d’histoire naturelle qu’il y donnait alors. Il le remplaça en 1815 quand Latreille eut donné sa démission. En 1824, par suite d’une nouvelle organisation des écoles vétérinaires de France, il fut chargé des cours d’anatomie vétérinaire et de physiologie ; quelques années plus tard, il fut appelé à la chaire de botanique et de physiologie, qu'il a occupée jusqu’à sa mort. Il était membre de l’Académie de médecine et correspondant de l’Institut. Il s’est surtout occupé de géologie et de zoologie. Il a publié les œuvres complètes de Buffon et de Lacépède, rédigé les Poissons dans les Suites à Buffon , a collaboré à l'Encyclopédie méthodique, au Dictionnaire d'histoire naturelle, et a donné de nombreux mémoires dans diverses publications scientifiques.

186. DESMARS. Médecin pensionné de la ville de Boulogne, à Amiens, membre de l’Académie des sciences d’Amiens.

RIOGRAPIIIES VÉTÉRINAIRES.

A publié entre autres : Mémoire sur la mortalité des moulons en Boulonnais dans les années 1761 et 1762 ; Boulogne, 1762, in-4° ; — Lettre à il/... sur la maladie des chiens dans l'année 1763; Amsterdam, 1764, in- 12. Ces deux mémoires ont été joinLs à une traduction que Desmars a donnée des Epidémies d' Hippocrate’, Paris, 1767, in-1 2.

187. DESPLAS (Jean-Baptiste). Né le 30 juillet 1758, d’un maréchal ferrant établi à Paris, il fit pendant quelques années des études d’humanité au collège Mazarin, puis embrassa l’état de son père. Selon la coutume de l’époque, il fit son tour de France, qui dura trois ans, et, peu après son retour à Paris, il entra comme élève à l’Ecole d’Alfort (1784). Son habileté dans l’art de la ferrure fut appréciée de Chabert, qui le fit chef de forge. Il le choisit ensuite pour l’accompagner en Quercy, où régnait une épizootie de charbon. Chabert lui confia bientôt la conduite de cette affaire,, et Desplas en donna plus tard une bonne relation dans le tome II des Instructions et observations sur les maladies des animaux domestiques.

En quittant l’Ecole d’Alfort, au commencement de 1787, il fut nommé vétérinaire en chef du dépôt central des haras, puis membre du conseil des remontes, puis adjoint à Huzard pour inspecter les remontes et pour combattre la peste bovine, qui ravagea l'Est de la France dans les dernières années du xviii0 siècle. Il lui fut aussi adjoint comme expert près les tribunaux, pour toutes les affaires relatives à la jurisprudence commerciale des animaux domestiques. D’ailleurs, peu de temps après sa sortie d’Alfort, il avait pris l’établissement de son père, et le garda jusqu’à la fin de sa vie. 11 fit partie du jury d’examen d’Alfort jusqu’à la réorganisation des Écoles en 1813. 11 était membre de la Société

J. -B. DESPLAS (1758-1823).

centrale d’agriculture et, depuis 1820, de l’Académie de médecine. A diverses reprises, il a rempli en province et même à l’étranger d’importantes missions. 11 faisait des cours d’hippologie au manège royal. Son intelligence solide et éclairée s’alliait à des qualités de cœur exceptionnelles : pendant la Révolution, il se dévoua pour sauver plusieurs personnes menacées au moins de détention, et il ouvrait sa bourse à toutes les infortunes. Aussi fut-il victime d’intrigants et d’exploiteurs et sa vie fut abrégée par les embarras cruels dans lesquels sa bonté le fit sombrer. Il mourut le 9 mars

Indépendamment de son Mémoire sur la maladie épizootique et charbonneuse du Ouercy, déjà cité, on a de Desplas : Instruction sur les maladies inflammatoires épizootiques et particulièrement sur celle qui affecte les bêles à cornes des départements de l'Est , cl'une partie de l' Allemagne, etc., publiée par le Conseil cl' agriculture-, Paris, 1797, in-8° (en collaboration avec Iduzard); — Nouveau rapport sur la maladie qui affecte les bêtes ci cornes (avec Huzard) ; en français et en allemand ; Luxembourg, 1796, in-8°; 2e éd., Gommercy, 1796; — Précautions à prendre dans l'usage cle l'avoine nouvelle pour la nourriture des chevaux, etc. (avec Huzard), 1792 ; publiées par ordre du gouvernement; — Rapports annuels faits ci la Société centrale cl' agriculture sur les mémoires cle médecine vétérinaire, insérés dans les Mémoires de cette société et imprimés séparément; — Articles de médecine, de chirurgie vétérinaire et de maréchalerie dans le Cours cl' agriculture, édition de 1809 et de 1821 ; — Articles de médecine vétérinaire dans le Dictionnaire de médecine de Y Encyclopédie méthodique. Desplas avait commencé la description et le

dessin de quelques instruments pour Y Art du maréchal ferrant dans la collection des Arts et Métiers que l’Institut se proposait de continuer. Le programme seul du cours de maréchalerie a été imprimé en 1815, par les soins d’Huzard, son collaborateur.

188. DHYA-EDDIN. Sous celte épithète, qui signifie « splendeur de la religion », sont connus plusieurs auteurs musulmans, entre autres BEITHAR (Voy. ce nom).

189. DIAS RAMOS (Alexandre). Agriculteur portugais, né en 1687 à Freguesia, dans le diocèse d’Evora, servit quelque temps dans le régiment d’Elvas, puis se retira de l’armée pour se livrer à l'agriculture. En 1737, il publia Tliesouro de lauradores (Trésor des agriculteurs), où il traite de l’agriculture, des bestiaux, de leurs maladies, etc.

190. DIAZ ou DIEZ (Mossen Manuel). Auteur du plus ancien livre espagnol, et sans doute européen, sur la médecine vétérinaire. Il était majordome du roi d’Aragon Alphonse V, le Magnanime. Celui-ci, pendant sa conquête du royaume de Naples (1442-1458), lui ordonna de réunir tous les vétérinaires ou maréchaux les plus renommés et de faire de leurs entretiens un livre sur leur profession. Mais il est plus probable que cet ouvrage fut exécuté d’après les meilleurs manuscrits sur l’hippiatrique qui existaient alors en Italie. Quoi qu’il en soit, 1 eLibro de Menescalia de Diaz, écrit en dialecte catalan, fut, par les ordres d’Alphonse V, reproduit en de nombreux manuscrits, qui furent répartis parmi les amateurs du cheval et de la mule : ces deux animaux sont, en effet, les seuls dont les maladies soient étudiées dans ce livre. La découverte de l’imprimerie était toute récente. Le Libro fut bientôt traduit en

niOGRAPTUES VÉTÉRINAIRES.

castillan par Martin Martinez Dampiez. La première édition, d’après le Catalogue de la bibliothèque Iluzard (. Libro de Albeyteria, por D . Manuel Dias), fut imprimée à Saragosse, chez Paulo Ilaurus, en 1495 (petit in-fol. gothique en 2 colonnes). Rodriguez indique une autre édition à Tolède, en 1507. C’est probablement celle qui est portée au Catalogue Iluzard avec cette mention : « Libro de Albeyteria emendado y coregido : y anadidas en el sessenta y nueve preguntas (por D. Manuel Diaz). Toledo, 1511, in-4, goth. v-j. 96 feuillets de texte et 6 de table ».

191. DICK (William). Vétérinaire écossais, né dans les dernières années du xvin0 siècle. Il fut élève de Coleman au Collège vétérinaire de Londres, où il reçut son diplôme en 1817. Il fonda, en 1825, le collège d’Edimbourg, qui prospéra sous la protection de la Société d’agriculture d’Ecosse. Grâce à cet appui, les vétérinaires diplômés à Edimbourg eurent les mêmes privilèges que ceux de Londres, en particulier celui d’entrer au service de l’armée et de la Compagnie des Indes-Orientales. Nous manquons de détails sur ce professeur : il a, d’ailleurs, peu écrit, bien que, jusqu’en 1846, il figure sur la liste des collaborateurs de The Veterinaricin.

192. DIDYME d’Alexandrie. Écrivain agronome, dont la collection des hippiatres grecs contient cinq articles. Est-ce le même dont il est parlé dans la Vie de saint Antoine par saint Athanase et qui était considéré comme un des plus savants hommes d’Alexandrie. Il se plaignait de sa cécité au saint anachorète, qui lui répondit : « Ne t’afflige pas sur les yeux qui voient les mouches et les moucherons; car tu as les yeux avec lesquels les anges voient l’Éternel et sa lumière. » On sait que saint Antoine mourut en 356. D’autres pensent que notre écrivain est Didyme, le grammairien, qui était contemporain de Cicéron.

193. DIEHL (August Friedrich Adrian) (1756-1833). Médecin et naturaliste allemand, qui jouissait d’une haute situa-

tion cl d’une grande notoriété. De 1790 à 1830, il fut médecin des eaux d’Ems. Parmi ses travaux se trouve une instruction aux cultivateurs sur la prophylaxie et le traitement de la peste bovine: Kurzer Unterricht fürclen Landmcinn zur Vorbauung ancl Ileilunç] der jetzl herrschenden Ilornviehseuche ; Ilcrborn, 179G, in-8°.

194. DIETERICHS (Joaciiim Friedrich Christian) (1792- 1858). Vétérinaire prussien. Fils d’un barbier de village, apres avoir fait ses études élémentaires, il apprit le métier de maréchal ferrant et fît son tour d’Allemagne. En 1813, il fut admis comme élève militaire à l’Ecole vétérinaire de Berlin, puis fut, en 1817, nommé médecin vétérinaire supérieur. Il fît un séjour en France, aux frais de l’Etat, pour étudier les Ecoles vétérinaires, les haras, l’élève des chevaux et les bergeries nationales. Il voyagea ensuite, pour des motifs analogues, dans le Wurtemberg, la Bavière, l'Autriche et la Hongrie. A son retour, en 1819, il fut nommé professeur à l’Ecole vétérinaire de Berlin. A la suite d’une discussion avec le professeur Naumann, il quitta sa chaire en 1823, pour s’établir comme praticien à Berlin. Mais son caractère difficile éloigna de lui peu à peu toute sa clientèle et, en 1838, il en fut réduit à accepter un emploi dans les chemins de fer. En 1842, il occupa de nouveau, mais pour une année et par intérim, une chaire de professeur à l’Ecole de Berlin.

En 1849, il avait été élu membre correspondant par la Société centrale de médecine vétérinaire de Paris, qui, en 1856, lui décerna une médaille d'or pour son mémoire sur les parturitions laborieuses chez les grandes femelles domestiques (Mémoires de la Société centrale de médecine vétérinaire, t. V).

Dieterichsa laissé de nombreux écrits. Celui qui a eu le

BIOGRAP UES VÉTÉRINAIRES.

plus de succès est sa chirurgie : Hand.bu.ch der Veterinær- Chirurgie, Berlin, 1822, gr. in-8° ; 7° édit., 1856; elle a été traduite en hollandais. Nous citerons encore : Handbuch der speciellen Pathologie and Thérapie fur Thierærzte, Berlin, 1828, gr. in-8°; a été traduit en danois ; — Handbuch der... Arzneimittellehre fiir

Thierærzte, Berlin, 1825, gr. in-8°; 3e édit., 1839. Il a publié encore des manuels d’obstétrique, d’extérieur du cheval, de l’âge du cheval, du bœuf et du mouton, des observations cliniques dans le Zeitschrift de Nebel etYix (à la rédaction duquel il fut associé en 1838), de nombreux écrits de vulgarisation et quelques articles dans les Annales de ï agriculture française.

195. DINUS ou DINO. Hippiatre florentin du xve siècle, d'une famille qui avait déjà donné sept hippiatres. Il était ■contemporain du Romain Rusius. Il a écrit : Mascalcia de Dino di Pietro Dino Maliscalco e cittadino Fiorentino cominciala scrivere dcil medesimo il di gennajo 1352 e terminata il di 29 décembre 1359, divisa in cinque libri , etc. Ce livre n’a jamais été imprimé. Il en avait tiré les matériaux de Yégèce, Aristote, Jordanus Ruffus et de l’ouvrage de l’archevêque Théodoric. Selon Sprengel, il habitait tantôt Bologne, tantôt Sienne, Florence ou Padoue. Ses écrits ont eu une longue vogue. Un autre manuscrit sur la médecine vétérinaire est aussi au nom de Dino; il est peut-être de son fils Thomas, qui était également un hippiatre émérite.

196. DIOCLÈS DE CARYSTE. Un des médecins les plus célèbres de l’antiquité, le plus important des successeurs immédiats d’Hippocrate. Né à Carystc, dans l’île d’Eubée, il vivait à Athènes l’an 350 avant Jésus-Christ. Outre scs ouvrages de médecine, il aurait, scion Hiéroclès, écrit un livre sur la médecine vétérinaire.

197. DIOPHANES. Agronome grec, né à Nicéc en Bithynie; vivait au premier siècle de noire ère. 11 traduisit en grec le

traité de Magon sur l’agriculture, ou plutôt fil un abrégé en six livres de la traduction grecque de Cassius Dionysius d’Utique. On en possède 19 articles dans les Géoponiques. L'Art vétérinaire de Jean Massé donne, sous le nom de Diophanes, un article sur la manière de chasser les scorpions, article qui ne se trouve pas dans le texte grec de Grynæus. (Moulé).

198. DIOSCORIDE (Pedacius ouPedanus). Né à Anazarbe, en Cilicic. Selon Suidas, il aurait vécu vers l’an 30 avant notre ère, tandis que d’autres le placent sous Néron, au commencement de l’ère chrétienne. Parmi les œuvres multiples qui nous sont parvenues sous son nom, il n’y a de vraiment authentique que son traité de matière médicale. Dans le livre II, chapitre LXII, il indique les différences du lait chez, les animaux et sa composition variable selon les aliments ingérés. Dans le livre VI, chapitre XXXV, il décrit exactement les symptômes de la rage du chien. Mais beaucoup considèrent ce chapitre comme apocryphe; car Dioscoride lui-même dit que son traité était divisé en cinq livres; Galien, Oribase, Aétius, Paul d’Egine n’en connaissaient aussi que cinq. Ce n’est que sous Photius qu’il est fait mention du sixième livre, et il est probable que cette addition date de cette époque (Moulé).

199. DIRK VAN SETTEN (1809-1858). Vétérinaire hollandais, élève de l'École d’Utrecht. A publié dans le Journal de Numan, d’assez nombreux articles notamment sur le Strongylus filicollis (1840), sur l’inoculation de la fièvre aphteuse (1842), sur le rouget du porc (1852), etc.

200. DIRUF (C are Jacob Christopii Joseph) (1774-183.). Médecin allemand, de l’Université d’Heidelberg, sa ville natale. En 1800, il devint prosecteur de l'École vétérinaire de Munich, et peu après professeur à l'École médico-chirurgicale deccltc ville. Il occupa successivement diverses autres fonctions officielles, dont il se démit en 1833. Il n’a rien écrit qui sc rattache à la science vétérinaire.

RIOGRAPIIIES VÉTÉRINAIRES.

201. DITTWEILER (Wilhelm). Né dans le grand-duché de Bade, mort en janvier 1861. Élève de l'École vétérinaire de Garlsruhe, il y fut nommé assistant en 1826, puis professeur en 1829. il a traduit en allemand plusieurs ouvrages français, notamment le Traité sur la police sanitaire de Dclafond (1839). lia publié aussi un Manuel de botanique à l’usage des vétérinaires (1846), un Guide pour le diagnostic et le traitement des maladies des animaux (1850). Il mourut le jour même de la suppression de l’École vétérinaire de Garlsruhe.

202. DOAZAN (Pierre-Éloy). Médecin bordelais du xvmc siècle, docteur de la Faculté de Montpellier. Parmi ses écrits se trouve un Mémoire sur la maladie épizootique régnante ; Bordeaux, 1774, in-8°, 32 pages. Il s’agit de la peste bovine.

203. D0MINIK (Christian Friedrich) (1829-1891). Fils d’un maréchal, il servit comme simple soldat avant d’entrer comme élève militaire à l’École vétérinaire de Berlin. Nommé vétérinaire militaire en 1853, il dirigea toutes ses facultés vers l’étude de la maréchalerie et de ses applications. En 1868, il publia un ouvrage intitulé : La ferrure rationnelle , qui a eu six éditions, les deux dernières sous le titre de Traité de ferrure.

204. D0RFEUILLE. Vétérinaire à Port-Sainte-Marie (Lot-et- Garonne). 11 avait été d’abord chef des hôpitaux de l’École vétérinaire de Lyon. 11 a publié à Agen, en 1780 et 1793, deux petits mémoires relatifs à une maladie épizootique qui régnait sur le gros bétail dans les environs de Valence d’Agénois.

205. DUBR0CA (Daniel) (18. ..-1853). Sorti de l’École d’Alfort en 1833, il fut vétérinaire en premier au 8e dragons et quitta ensuite le régiment pour s’établir à Sedan. 11 y lit paraître, en 1814, un Cours d'hippologie ou Exposé des connaissances hippiques , in-8°, et en 1846 un Mémoire sur les chevaux ardennais. En 1849, il se rendit à Constantinople, sous les auspices du gouvernement français, pour y présider à la fondation d’une école vétérinaire que projetait le gouverne-

ment ottoman; il fut plus tard nommé inspecteur du service sanitaire de l’armée turque.

20G. DUFAU (M. A. J.). Médecin ordinaire de la ville de Montde-Marsan, praticien distingué. A publié un Mémoire sur line maladie épizootique du gros bétail dans les provinces méridionales de la France; Genève, 1783, in-8° ; réimprimé en 1787 sous un nouveau titre.

207. DIJFOT (Anne-Amable-Augiër). Médecin français érudit, né à Aubusson en 1735 et mort à Soissons en 1775. Parmi scs ouvrages se trouve un Mémoire sur les moyens de préserver les bêtes ci cornes de la maladie épizootique qui règne dans les villages le long de la rivière de Serre ; Soissons 1773, in-8°, 19 pages ; 3e édition, 1774, 45 pages.

208. DULONG (Pierre-Louis) (1785-1838). Célèbre chimiste et physicien français ; fut professeur de chimie à l'Ecole d’ Al fort.

209. DUPONT (1815-1879). Vétérinaire départemental à Bordeaux, né à Arzacq (Basses-Pyrénées), sorti diplômé de l’École de Toulouse en 1837. Dans la ville où il a exercé sa profession, il a joui de la plus grande notoriété. Il a publié, dans les divers journaux professionnels et agricoles, de nombreux articles qui témoignent de son activité scientifique, notamment sur le bétail de la Gironde et la plupart des maladies contagieuses qui ont sévi tour à tour dans ce département. Il avait amassé une belle fortune (400000 francs, dit-on), qu’il a laissée aux hospices de la ville de Pau ; il a légué aussi son importante bibliothèque à l’École vétérinaire de Toulouse.

210. DUPUY (Alexis-Casimir). Ancien professeur à l’École d’Alfort, un des vétérinaires les plus laborieux du commencement du siècle. Il naquit à Breteuil (Oise), le 23 septembre 1775. Fils d’un cultivateur maître de poste, il puisa sans doute dans le maniement précoce

des animaux domestiques le goiït de la carrière à laquelle il se voua plus tard avec tant d'ardeur. 11 fît ses premières études au collège de Beauvais et les termina au collège Louis-le-Grand à Paris, d'où il sortit en 1792. Il s’engagea presque aussitôt dans les armées républicaines, fit les premières campagnes de la Révolution et prit part à la bataille de Jemmapes, où son courage le fit nommer porte-drapeau. Il quitta le service en 179b et entra à l’Ecole d’Alfort comme élève délégué par le district de Breteuil. Il y fit de brillantes études, fut dans sa deuxième année nommé répétiteur, et moins de trois ans après son entrée, à l’âge de vingt-trois ans, il obtint, à la suite d’un concours, la place de professeur de botanique, de chimie pharmaceutique et de matière médicale.

Pendant plusieurs années, il continua d’étudier en élève et suivit dans ce but les cours du Muséum et de l’Ecole de médecine, dont il fréquentait assidûment les bibliothèques. Il y fit la connaissance de Dupuytren, de deux ans plus jeune que lui, et, avec sa collaboration, il publia, en 1807, un Mémoire sur la section du nerf pneumo-gastrique (Bulletin de l’Institut). Gomme tous les médecins instruits du commencement du siècle, il eut la passion de l'anatomie pathologique, et la lucidité de son jugement clinique en fut souvent affaiblie. Cela se voit dans son livre : De l'affection tuberculeuse vulgairement appelée morve , pulmonie, gourme , farcin, fausse-gourme, pommelière, phtisie du singe, du chat, du chien et des oiseaux domestiques, comparée à l'affection hgdatideuse ou pourriture du mouton, du lapin, du lièvre et à la ladrerie du cochon (Paris, 1817), livre où sont faits les rapprochements les plus inattendus et les moins justifiés, identifiées les affections

les plus dissemblables, Émises les hypothèses les plus fragiles. Bien qu’il s’en défendit, c’est l’esprit d’hypothèse qui lui donna sa manie du tubercule et qui lui inspira son étiologie de la lluxion périodique par compression nerveuse : De la fluxion vulgairement appelée périodique, etc., Toulouse et Paris, 1829. On doit heureusement à Dupuy des observations et des recherches plus sérieuses sur la pousse, le cornage, le vertige, les tumeurs cancéreuses, les maladies charbonneuses, septiques, etc., sur l’action de nombreux médicaments et leurs divers modes d’administration. Il a donné, sur les sujets plus variés de la science vétérinaire, un nombre vraiment considérable d’articles, qui ont paru dans le Journal général de médecine , la Nouvelle bibliothèque médicale, le Recueil de médecine vétérinaire, le Journal pratique de médecine vétérinaire (qu’il avait fondé avec Vatel en 1826), le Journal théorique et pratique de médecine vétérinaire, la Clinique vétérinaire, etc. Il s’était proposé de rédiger un grand ouvrage sur l’histoire des épizooties. Le premier volume de ce Traité historique et pratique sur les maladies épizootiques des bêtes à corne et ci laine (in-8°, Paris, 1837) a seul été publié. Il renferme les documents historiques les plus étendus sur la peste bovine depuis les temps reculés jusqu’en 1814. Dupuy était membre de l’Académie royale de médecine depuis sa fondation (1820), de la Société de médecine de Paris et d’un grand nombre d’autres sociétés savantes.

En 1828, Dupuy fut appelé à la direction de l’Ecole vétérinaire qui venait d’ôtre fondée à Toulouse. Absolument impropre à ces fonctions d’administrateur, il ne sut pas prévenir les désordres qui envahirent cet établissement et il fut mis à la retraite en 1832. Il se

retira à Paris, où il vécut pauvre jusqu’au dénûment. A sa mort survenue en 1849, il laissait sa famille dans une véritable détresse. Une souscription publique, qui fut alors ouverte par la Société centrale de médecine vétérinaire, recueillit des dons des Écoles et des praticiens de tous les pays d’Europe et permit de soulager cette infortune.

L’activité de Dupuy et sa fécondité comme écrivain ont été énormes. C’est à ces deux qualités qu’il doit surtout la notoriété longtemps attachée à son nom, plutôt qu’à la valeur de ses travaux.

( Pour plus de détails, lire YEloge de Dupuy, par H. Bouley : Recueil de médecine vétérinaire, 1830, p. 705, éloge suivi de la liste complète de ses travaux, qui n’occupe pas moins de six pages de petit texte.)

211. DUTTENHOFER (Friedrich Martin) (1810-1859). Médecin allemand, né à Stuttgart. Après avoir suivi pendant un an les cours de l’École vétérinaire de Berlin, il fut chargé, de 1835 à 1839, d’enseigner à celle de Stuttgart l’anatomie, la pathologie générale et la thérapeutique. Il s’établit ensuite comme médecin praticien à Mœhringen. Il a publié un dictionnaire abrégé de médecine vétérinaire, en collaboration avec Baumeister (1844), un traité de la production des animaux domestiques (1846), un manuel de diagnostic et de thérapeutique des animaux domestiques (1848). On lui doit aussi une traduction allemande de l’ouvrage de Youatt sur les moutons anglais, plusieurs observations insérées dans le Repertoriam, un gros mémoire sur les sens de l’homme, dont il porte le nombre à huit (1857). De 1848 jusqu’à sa mort, il servit comme vétérinaire militaire. Ami des lettres, il avait traduit le Cid de

l’espagnol et publié un drame en vers intitulé « Eine Frau » (Schrader).

212. EBERHARD (Johann Guentiier). Médecin allemand, mort au commencement du xixe siècle. Il s’adonna surtout à l’obstétrique et, après quelques déplacements, s’établit à Zeist, en Hollande. S’étant trouvé à Cassel avec Kersting, il se livra avec lui à l’étude de la même partie de la médecine chez les femelles domestiques. Il obtint la médaille d’or que la Société d'agriculture d’Amsterdam décerna, en 17Ü0, au traité le plus simple et le meilleur sur les secours à donner aux femelles en état de parturition. Son mémoire fut publié en 1793. On trouve encore de lui, dans les Mémoires de la Société d'agriculture d’Amsterdam, un travail sur « le sang ou feu des moutons. »

213. EHRMANN (Jean-Chrétien) (1749-1827). Médecin alsacien, né à Strasbourg, et établi jusque dans ses dernières années à Francfort-sur le-Mein, correspondant de l’Académie des sciences de Paris. Parmi ses écrits se trouvent trois mémoires relatifs à la médecine du cheval : sur les coliques (1778), le téLanos (1779), la pousse (1780).

214. ÉLÉOUET (Jean-Marie) (1803-1869). Vétérinaire à Morlaix, diplômé de l’École d’Alfort en 1829; fut un des membres les plus actifs de sa profession. Comme agriculteur et comme vétérinaire, il a rendu de très grands services aux cultivateurs de son arrondissement, ce qui lui valut en 1858 la décoration bien méritée de chevalier de la Légion d’honneur. Il a beaucoup écrit dans l'Encyclopédie agricole de Moll et Gayot, le Recueil de médecine vétérinaire, La Clinique, le Journal des vétérinaires du Midi et les divers journaux du département du Finistère. Lauréat de plusieurs sociétés,

il était, à divers titres, membre d’un grand nombre d’associations vétérinaires ou agricoles, entre autres : associé national de la Société centrale de médecine vétérinaire, correspondant de la Société centrale d’agriculture de France, du Royal College of veterinary surgeons. Parmi ses nombreux travaux, nous citerons : Eludes sur les maladies charbonneuses et le typhus chez les animaux domestiques, 1835 ; — Considérations sur l'exercice de Ici médecine vétérinaire en France, 1841 ; — Des haras dans le département du Finistère depuis 1G67 jusqu'à nos jours, 1842; — Statistique générale agricole de l arrondissement de Morlaix, 1847, modèle d’enquête agricole par l’initiative d’un seul. — Élouet mourut à Landivisiau, où il s’était retiré depuis dixhuit mois.

•215. ELETTI (Giosuè) (181 1-1886). Vétérinaire italien, qui exerça pendant quarante et un ans sa profession à Corsico, près de Milan. Il a publié, outre un grand nombre d’articles et d’observations cliniques : Trattato di lezioni elementari cli ferratura teorico-pratica et Almanaco veterinario. Hélait professeur adjoint de zootechnie et de médecine vétérinaire à l’institut agricole de Corte del Palasio.

ELIEN. Voy. ÆLIANUS.

210. ELWERT (Johann Kaspar Piiilipp) (1700-1827). Médecin allemand; il avait commencé une série de biographies médicales qui n’a pas été continuée; le tome I de ces Nachrichten (Hildesheim, 1799, grand in-8°) a seul paru ; il est relatif à des médecins, chirurgiens, vétérinaires, pharmaciens, et naturalistes allemands de l’époque.

EMILE. Voy. ÆMILIUS.

217. EMMERT (Carl Friedrich) (1777-1834). Savant médecin allemand, qui a produit d’importants mémoires sur la

physiologie, l’embryologie, sur la médecine el la chirurgie pratiques. 11 exerça sa profession à Berne, où il lui nommé professeur, puis directeur de l’École vétérinaire. Il était aussi professeur à la Faculté de médecine de la même ville.

218. ENS (Abram). Médecin russe, mort en 1770. Il a publié en 1745 un intéressant mémoire sur une maladie qui régnait sur les bœufs à Ostervik, et qui ne doit pas être confondue avec la peste bovine : Disquisitio cinatomico-pathologicci de morbo boum ostervicensium pro peste non habendo ; grand in-4°, 2 pl. , Kœnigsberg. La 3° édition a paru en 1764.

219. EPICHARME. Poète et philosophe grec, né dans l'ile de Cos, vers 550 avant Jésus-Christ. D’après Columelle, il aurait écrit un ouvrage très étudié sur le traitement des maladies du bétail.

220. ERGOLANI (Giovanni Battista). Le plus brillant représentant de l’enseignement vétérinaire en Italie. Il naquit à Bologne le 27 décembre 1819 et y fut reçu docteur en médecine et en chirurgie en 1840. Elève d’Alessandrini, il fut bientôt nommé prosecteur pour la chaire d'anatomie comparée, puis suppléant à la clinique de médecine vétérinaire jusqu’aux événements de 1848. Patriote ardent, il embrassa avec enthousiasme la cause de l’indépendance italienne, fut élu en 1849 député à l’Assemblée constituante de Rome, vota ouvertement contre la proclamation de la République en motivant son vote, prit part à la défense de Borne contre l’armée française et fut exilé des Etats de l’Eglise quand Pie IX eut recouvré son pouvoir temporel. Retiré en Toscane, il en fut chassé sur les instances du gouvernement romain et se réfugia à Turin. En 1851, il y fut nommé professeur suppléant à l’Ecole vétérinaire, et en 1853, professeur ordinaire. En 1859, à la mort de Lessona, Ercolani le remplaça comme directeur. La

G.-B. ERCOLAX I

perte de sa fille unique en 1863, le fit renoncer à sa situation et le décida à revenir à Bologne. Il y fut bientôL pourvu de la chaire de médecine vétérinaire à l’Université. Grâce à son ardent dévouement, il obtint d’organiser à Bologne une école supérieure de médecine vétérinaire, dont il fut nommé directeur. Il mourut le 16 novembre 1883, laissant un très grand nombre d'importants travaux sur l’anatomie, la physiologie et la pathologie comparées, sur l’helminthologie, la tératologie, l’histoire de la médecine vétérinaire, etc. Ils ont été insérés dans les bulletins et mémoires des Académies des sciences de Turin et de Bologne, dans les Comptes rendus de l’Académie des sciences de Paris, et dans les journaux vétérinaires italiens. Avec Lessona, il avait d’ailleurs fondé, en 1852, le Giornale di veterinaria, la première publication mensuelle de médecine vétérinaire qui parut en Italie, et il l’enrichit de ses importantes contributions. Il prit plus tard la direction d'il Medico veterinario .

Parmi ses principaux travaux, nous citerons : Ricerche storico-analitiche sugli scrittori di veterinaria ; Turin, 1851-54, 2 volumes (Il en a donné un complément sous le titre de Bibliografia veterinaria dans le Giornale di veterinaria, 1856) ; — Dei parassiti et dei morbi parassitari degli animali domestici; Bologne, 1859, un volume in-8 ; — Delle glandule olricolari dei! utero; Bologne, 1867 ; important mémoire, accompagné de 10 planches, qui a été traduit en anglais par O. Marey (1880); il en est de même de ses travaux si remarquables sur le placenta, qu'il a poursuivis depuis 1869jusqu’à sa mort. — La liste complète de ses œuvres diverses, au nombre de 136, se trouve insérée dans la Clinica veterinaria du 30 novembre 1883.

Ercolani a exercé une grande et heureuse influence sur la médecine vétérinaire de son pays. Ses nombreux écrits y ont développé l’esprit et la méthode scientifiques. Les musées qu’il a si largement développés à Turin et à Bologne ont recueilli les précieux matériaux de ses études. Plusieurs fois doyen de la Faculté de médecine et recteur de l’Université de Bologne, secrétaire perpétuel de l’Académie des sciences de cette ville, il était, à des titres divers, membre de la plupart des sociétés savantes d’Italie, correspondant de l’Académie de médecine de Paris et d’un grand nombre d’autres associations scientifiques de l’étranger. Il avait rempli d’importantes fonctions publiques et était décoré de tous les ordres italiens. Ses funérailles ont été l’occasion d’une rare et vaste manifestation d’estime.

Une souscription publique a fait les frais d’un monument surmonté de son buste, qui a été élevé, en son honneur, à l’Ecole vétérinaire de Bologne en 1891.

221. ERDELYI (Michael von) (1782-1837). D’origine hongroise, il étudia la médecine pendant cinq ans à l’Université de Vienne, fut alors nommé pensionnaire à l’École vétérinaire de cette ville (1811), puis en 1813 répétiteur. Il publia à cette occasion une thèse sur la gourme {De adenitide , morbo equorum vulgatissimo). En 1818, il lut nommé professeur de zootomie et de zoophysiologie. Il a laissé des travaux estimés sur l’anatomie, sur la physiologie, sur l’âge des animaux domestiques.

222. ERXLEBEN (Johann Christian Polycarp) (1744- 1777). Naturaliste allemand. Il apprit les premières notions de médecine à l’hôpital militaire de Verda, dirigé par son grand-père. En 1763, il se rendit â Gœttingue, soutint en 1767, pour obtenir le grade de docteur

en philosophie, une thèse remarquable sur divers systèmes zoologiques, qui fut suivie d’un précis d histoire naturelle (17G8). Il fit alors des cours d’histoire naturelle. A Gœttingue, il s’était mis en relation avec von Sind et avait participé à la rédaction de l’ouvrage de ce dernier sur la science de l'écuyer. Il y prit le goût delà médecine vétérinaire et, à l’occasion du programme de son cours d’été (1769), il publia un petit écrit sur les principes de cette science. Le gouvernement hanovrieri le chargea alors d’une mission de six mois afin de se perfeclionner dans ces connaissances. 11 resta deux mois dans les Pays-Bas pour y étudier les épizooties, à peu près autant à Alfort et à Lyon, puis, de retour à Gœttingue, il commença ses cours de médecine vétérinaire. En 1775, il fut nommé professeur titulaire. Son Introduction à la médecine du bétail ( Einleitung in die Vieharzneykunst, 1769) a été traduite en hollandais et a eu une seconde édition en 1798. Il a commencé la traduction de la Médecine vétérinaire de Vitet, traduction qui fut achevée par Hennemann.On lui doit encore de nombreux travaux d’histoire naturelle et de médecine vétérinaire, les premiers surtout remarquables par l’exactitude, la précision, la clarté, les vues générales, une philosophie en quelque sorte divinatoire.

ESPINEY (L’). Voy. L’ESPINEY.

223. ESTEVEZ (Hipolito). Vétérinaire espagnol. 11 était vétérinaire dans un régiment de cavalerie, en 1780, quand le gouvernement espagnol l’envoya, avec Malato, à Alfort pour s’y perfectionner dans son art. A son retour, il fut nommé second directeur de l'Ecole vétérinaire nouvellement fondée à Madrid. Plus tard, pendant la guerre contre Napoléon, il lut vétérinaire en chef de l’armée espagnole, dont il partagea

les vicissitudes. Il a publié : Elemenlos de veterinana à los alùmnos del real Colegio de Veterinaria de Madrid. Exlerior del caballo ; Madrid, 1794, 2 vol. in-4°. G’csL une adaptation de l’ouvrage de Bourgelat.

224. EUMËLE, de Thèbes. Ilippialre qui vivait probablement vers le ive siècle de notre ère. Il avait écrit un traité vétérinaire dont on retrouve quelques fragments (31 articles) dans YHippiatrique. Apsyrle et Hiéroclès le citent avec le titre d 'hippiatros.

225. FALKE (J. E. L.). Après avoir terminé (1827) à Berlin ses études de médecine vétérinaire, qu’il avait commencées à Dresde, il s'établit à Rudolstadt. Il fit paraître un Manuel de physiologie à l’usage des vétérinaires (1S29), une monographie sur la tympanite (1831), un Dictionnaire général de médecine vétérinaire en 2 volumes'(1842), un Manuel de pathologie interne et externe (1858), des Principes de pathologie et de thérapeutique comparées (1860), et une étude sur le charbon et sur la rage, maladies qu’il considère comme pouvant être supprimées par l’inoculation. 11 avait été nommé professeur à l’Ecole vétérinaire de Dresde.

226. FAUST (Berniiard Christopii) (1755-1842). Médecin allemand, de Buckebourg. Profondément philanthrope, il s’esl surtout occupé de questions (l’hygiène et a beaucoup écrit sur ce sujet. Sa thèse inaugurale présentée à Bilteln, en 1777, a pour litre : Descriptio anal, duorum vitulorum bicipitum et conjeeturæ decausis monstrorum. Parmi ses travaux, nous avons encore à relever ses mémoires de 1797, 1799 et 1813 sur la peste bovine. Le premier a été traduit en français : Avis au public pour prévenir et détruire l'épizootie ou la peste des bêles à cornes ; Paris, 1798, in-8°, 28 pages.

227. F AU VET (Robert). Après avoir terminé ses études à l’École vétérinaire de Milan, il y fut nommé répétiteur, et fut plus tard professeur à celle de Rome. Parmi ses nombreux écrits se trouvent : L'amico clell' agricoltore, almanaco velerinario ; Milan, 1821, in-8° ; — Délia zoppine e cancro volante fièvre aphteuse) ; Milan , 1 825, in-8° ; — Nuova materia medicaveterinaria ragionata ; Rome, 1832, in-8°; — Malattiedei cani e loro rimedi ; Rome, 1835, in-18 ; — Manuale.d'ippiatvica militare ; Naples, 1841, in-8°. A citer encore ses articles sur les épizooties, sur la morve et le farcin, sur la transmission de la cale du cheval à l’homme, etc.

228. FAVRE (Jean-Claude). Vétérinaire clu canton de Genève, né à Annecy en 1778, mort à Ilyères en 1845. Diverses circonstances ne lui permirent d’entrer à l’École de Lyon qu’à l’âge de 20 ans. Il y fut nommé répétiteur dans sa deuxième année d’études, suivit les cours avec succès ; puis, une fois diplômé, végéta quelque temps et vint enfin s’établir à Genève en 1805. Il y acquit rapidement une brillante situation par son savoir, son activité et sa probité sévère. Dès la fondation du Recueil de médecine vétérinaire, il en fut un collaborateur des plus actifs. 11 fit à Genève, en 1827 et 1828, des cours publics d’hygiène vétérinaire, dont, à la demande de la Société d’agriculture de cette ville, il publia un résumé sous le titre d eVétêrinaire campagnard, Manuel genevois de médecine vétérinaire pratique ; Genève, 1837. Parmi les écrits de Favre, citons encore: Considérations sur la santé, 1810; — Traité du pièlin, 1823 ; — Observations et Conseils pratiques sur l'engraissement, 1824 ; — De la stabulation permanente, 1834; — De l'hématurie des feuilles, 1837. En 1835, Favre fut nommé correspondant de l’Académie de médecine de Paris; il était d’ailleurs correspondant

d’un grand nombre de sociétés d’agriculture qui avaient eu l’occasion de couronner quelqu’un de ses mémoires.

229. FEGHNER (Johann Gottfried Ubald). Médecin autrichien de la fin du xvme siècle. 11 avait étudié à Prague, où il fut en relations étroites avec le professeur Knobloch ; il paraît même avoir beaucoup contribué à la traduction du grand ouvrage de Lafosse, qui parut sous le nom de Knobloch. 11 a traduit aussi celui de Brugnone sur l'élevage du cheval. Il exerçait la médecine à Vienne quand, en 1807, il fut nommé second professeur à l’Institut vétérinaire de cette ville ; en 1809, à la mort de Pessina, il fut promu premier professeur et directeur. Mais deux ans après, la maladie le força de résigner ces fonctions. Bien qu’il ait peu écrit, il a rendu de grands services en organisant le service sanitaire vétérinaire sur un mode analogue à celui de la médecine humaine, et en répandant de bonnes idées de pathologie comparée.

230. FEHR (Joseph). Médecin allemand, né à Dusseldorf en 1742. Il était chirurgien-major dans un régiment de cavalerie,, quand il prit goût à la médecine vétérinaire. Pour s’y perfectionner, il fit, en 1777, un voyage dans le Nord de l'Allemagne aux frais de son gouvernement en vue de combattre la peste bovine. En 1779, il fut nommé professeur ordinaire de médecine vétérinaire et directeur de l’Institut vétérinaire fondé par lui à Munster. Mais le voisinage de Hanovre et du célèbre professeur Kersting éclipsa complètement la nouvelle école. Fehr a publié des opuscules sur la rage canine (1784, 1790), sur la pneumonie typhoïde du cheval (1805) et sur un grand nombre de questions d’actualité.

231. FERRAR0 (Giouan Battista). Né à Naples, mort vers 1569. Un des plus célèbres écuyers de l’école napolitaine, auteur de : 1° Delle razze, disciplina del cavalcare , etc. ; Naples, 1560 ; réimprimé en 1570 ; — 2° Trallato alile e necessario ad ogni agricoltore , per guarire cavalli, bovi, etc. ; Bologne, s. d. ; éditions de 1671 et 1725; — 3° (d'après Cinelli) Due anatomie , una delli membri e viscere, l'allra deli ossa de'cavalli ; Bologne, 1673, in-12.

232. FERRARO (Pirro Antonio). Fils du précédent; fut écuyer de Philippe II, roi d’Espagne et de Naples. Il a publié Il Cavallo frenato-, Naples, 1602; Venise, 1620 et 1653. Cet ouvrage est précédé de celui de Ferraro père, Delle razze. On trouve dans cet in-folio, orné de belles planches, des détails sur les maladies des chevaux et leur traitement.

233. FESCHAL (Jehan de). Dans le Catalogue de la bibliothèque Huzard, se trouve indiqué, sous le titre Traité d'hippiatrique, par messire Jehan de Feschal , chevalier, un manuscrit du xv° siècle, sur parchemin.

234. FESTAL (Philippe) (1815-1866). Vétérinaire à Saintc- Foy-la-Grande (Gironde), diplômé de l’École d’Alfort. Observateur sagace et consciencieux, il a fait de nombreuses communications dans le Recueil de médecine vétérinaire et le Journal des vétérinaires du Midi , notamment sur la fièvre aphteuse, l’entérite aiguë, les calculs du bœuf, la ligature sous-cutanée du cordon testiculaire, etc. Il a été plusieurs fois lauréat de la Société nationale d'agriculture de France, notamment en 1848, pour sa description du département de la Gironde au point de vue de l’agriculture et de l’élevage du bétail.

235. FIARD (Thomas-Marie-Louis) (1797-1853). Médecin connu par d’importants travaux sur le vaccin et la vaccine. Il a beaucoup contribué à démontrer la dégénérescence de la vaccine et la nécessité du renouvellement du virus vaccinal, l’action temporaire de la vaccine et la nécessité de la revaccination. Nous citerons parmi ses travaux : Recherches sur le cow-pox et la fausse picotle des vaches, 1831; — Recherches sur /’ origine du virus vaccin-, expériences avec la matière des eaux-aux- jambes du cheval et avec le virus de la pelile variole inoculée aux vaches, 1833.

236. FIASCHI (Cesare). Écuyer italien du xvi° siècle, auteur du Traltato dell' imbrigliare, maneggiare e ferrure caualli, Bologne, 1556, in-4°; ouvrage divisé en trois livres : l’un sur le dressage, l'autre sur l’équitation et le troisième

sur la ferrure. Les éditions parues à Venise en 1561, 1563 et 1564 n’en sont que des réimpressions. Celle de 1596 (Venise) contient un livre supplémentaire sur l’hippiatrique. A celles de 1603 et de 1628 est ajouté le Trattalo di Mescalcia de Scaccho. François de Prouane en a donné une traduction sous ce Litre : Traité de la manière de bien embrider, manier et ferrer les chevaux , etc., Paris, 1564; la cinquième édition de cette traduction est de 1611.

237. FINKE (Leonhard Ludwig). Médecin allemand, né à Cappcln en 1747; a joui d’une grande estime et a laissé de bons travaux. Nous avons de lui un mémoire en latin sur la possibilité de préserver les chiens de la rage, au moyen de la castration (1784).

238. FISCHER (Johann Bernhard). Médecin allemand, né à Lubeck en 1685, mort en 1772 à Riga, où il avait passé la plus grande partie de sa carrière et après avoir occupé à la cour de Russie des charges importantes. Parmi ses nombreux travaux s’en trouve un sur les causes de la formation des poils blancs chez les animaux ; — un autre sur un Nævus monstruosus in cane ex imaginatione matris ; — quelques écrits sur la peste bovine ; — et un Manuel d’économie rurale pour la Livonie.

239. FISCHER (Johann Leonhard). Médecin allemand, né à Culmbach en 1760, mort en 1833 ; fut successivement professeur aux Universités de Leipzig et de Iviel, où il recueillit force dignités. Sa thèse inaugurale a pour litre : Observaliones de œslro ovino atque bovino factæ\ Leipzig, 1789. L’année précédente, il avait publié un petit travail sur les caractères des viandes ladres de porc.

240. FLANDRIN (Pierre). Né à Lyon le 12 septembre 1752; mort à Villévrard le Ie1' mai 1796. Neveu de Chabert, il quitta le collège à l’âge de treize ans pour entrer comme élève ù l'École vétérinaire de Lyon. Il y fit des éludes brillantes et fut nommé répétiteur d’ana-

tomie. Mais il ne resta que deux ans à l’École de Lyon et fut, en 1767, appelé, comme chef des hôpitaux, à celle que Bourgelal fondait à Alfort. Peu de temps après, il était nommé sous-directeur. La direction de l’Ecole de Lyon étant devenue vacante en 1774, par la retraite de Rozier, Flandrin fut désigné pour le remplacer. Il y resta cinq ans et enrichit le cabinet d’anatomie d’un grand nombre de préparations. Ce fut alors que, Bourgelat étant mort, Ghabert fut nommé directeur général des Écoles vétérinaires et fit revenir Flandrin à Alfort, avec le titre de directeur adjoint, chargé de la chaire d'anatomie et d’opérations. Survint la Révolution, puis la Terreur. Chabert fut emprisonné; Flandrin ■crut avoir à craindre pour lui-même. Déjà malade, il se retira à sa ferme de Villévrard, où il s’éteignit lentement, dans un âge encore jeune.

Durant sa courte carrière, Flandrin a marqué sa trace par de bons travaux d’anatomie et de zootechnie. Dans quatre mémoires insérés dans le Journal cle médecine (1700, 1791, 1792) il expose ses recherches sur l’absorption par les lymphatiques et parles veines. On lui doit aussi une bonne dissertation sur l’anatomie de la sarigue, insérée dans le Dictionnaire anatomique de Y Encyclopédie méthodique. La Feuille du cultivateur , le Mercure, le Journal de Paris et autres publications périodiques ont reçu un grand nombre de lettres ou d’articles de Flandrin.

Ln voyage qu’il fit en Angleterre en 1783 et une mission dont il fut chargé en Espagne en 1787, pour y étudier 1 élevage des moutons à laine fine, lui firent prendre goût à l’économie rurale et il s’en occupa dès lors avec ardeur. En 1790, il donne un Mémoire sur la possibilité d' améliorer les chevaux en France, et, en

1791, un Prospectas ci une association qui aura pour objet i amélioration et la multiplication clés chevaux en Fi • ance . La Société royale d’agriculture insère dans ses Mémoires plusieurs travaux de Flandrin, un, entre autres, Sur i éducation clés bêtes ci laine, 1791, qui a été réimprimé plusieurs fois sous ce titre : De la pratique de i éducation clés moulons et clés moyens de perfectionner la laine ; Paris, 1793, 1797, 1803.

Comme ouvrages d’enseignement, il a fait imprimer en 1787 trois petits volumes in-8° : Précis de la connaissance extérieure du cheval-, — Précis cle l'anatomie du cheval ; — Précis splanchnologique, ou Traité abrégé des viscères clu cheval.

Il fut (avec Chabert et Iluzard) un des rédacteurs de Y Almanach vétérinaire (Paris, 1782-1790) et des Instructions et observations sur les maladies clés animaux domestiques (Paris, 1792-1795).

La plupart de ses ouvrages sur le cheval ont été traduits en allemand. Il venait d’être nommé membre correspondant de l’Académie des sciences quand il mourut.

241. FLEISGHMANN (Gottfried) (1777-1853). Savant médecin allemand ; fut pendant cinquante ans professeur à l’Université d’Erlanger, sa ville natale. Sa thèse inaugurale a pour sujet la peste bovine (Hisloria peslis bovillæ, 1800). Il a aussi publié en 1811 une instruction sur la police sanitaire des maladies contagieuses de l’homme et des animaux.

242. FLORENTINUS. Écrivain agronome grec, du commencement du me siècle. Parmi les fragments qui restent de ses écrits, trois se rapportent à la médecine vétérinaire : claudication chez les bovidés, hydalides du porc, hygiène du mouton.

243. FLORMAN (Arvid IIenric). Médecin suédois très distingué, né à Tosterup, près dTIelsinborg en 1761. Après une vie fort errante, il se fit recevoir docteur à Lund en 1791. Dans un séjour à Copenhague de 1783 à 1786, il suivit les leçons d’Abildgaard sur la médecine vétérinaire et traduisit en suédois (1785) la deuxième édition de son livre sur la médecine du bétail. Après une seconde période de voyages, il revint à Lund en 1798 et y fut nommé trois ans après professeur d’anatomie, de chirurgie et de médecine vétérinaire. Il quitta renseignement en 1831 et mourut vers 1835. Florman a publié un grand nombre de mémoires sur l’anatomie normale et pathologique, la chirurgie, la médecine vétérinaire, et il a inspiré quantité de thèses sur divers sujets. On lui doit un ouvrage sur l’extérieur du cheval (1794), une pharmacopée vétérinaire (1809), un manuel d’anatomie comparée (1823-1830). De plus, les bulletins de la Société vétérinaire de Copenhague contiennent plusieurs de ses travaux, entre autres sur une nouvelle maladie du porc (1808), sur le jabot œsophagien du cheval (1813), sur le farcin (1815).

244. FOELEN (Modeste). Vétérinaire belge, né en 1830 à Sainl-Trond, où il s’établit après sa sortie de l’École de Cureghem et après avoir suivi pendant un an la clinique de l’Ecole d’Allort. 11 étaiL membre de l’Académie royale de médecine de Belgique et mourut en 1883. Il a publié notamment : Le chronicité neutre de potasse dans le traitement des hernies ombilicales chez le poulain ; — Des vices rédhibitoires et de la garantie dans les ventes et échanges des animaux domestiques en Belgique ; — Traité élémentaire d'hygiène appliquée èi l'économie rurale .

245. FOUBERT (de). Auteur d’une traduction du célèbre ouvrage de Markham, parue en 16GG sous ce titre : Le nou-

veau el savant mareschal , dont la seconde édition (1668; ne diffère de la première que par le litre. Sous ce nom de Foubert, qui s’intitule écuyer du roi, se cachait un médecin, au dire de Solleysel.

FOUQUET. Voy. Beaurepaire.

■210. FOURNIER (Jean). Médecin de la Faculté de Montpellier, né aux environs de Cahors; pratiquait à Dijon et était membre de l’Académie de cette ville. Vous lui devons: Observations sur la nature, les causes et le traitement de la maladie épidémique du chien ; Dijon, 1764, in-8°, "28 p. ;

2e édition, 1775.

247. FRAAS (Carl) (1810-1875). Docteur en médecine; fut le successeur de Sclnvab comme directeur de l'École vétérinaire de Munich (1851), où il enseigna la botanique, la chimie animale el la zootechnie. Ses écrits traitent de l’action de la solanine, de l’essence de térébenthine, des races bovines de l’Allemagne et de la Bavière, de la pisciculture, delà production animale, etc.

248. FRACASTOR (Jérôme). Médecin célèbre, poète illustre, né à Vérone en 1483, mort près de celle ville en 1553. 11 a écrit en vers latins d’une rare élégance un poème i sur la syphilis. Pour nous, il est l’auteur de De conlcujione el contciqiosis morbis , où il traite d’une épizootie qui décimait en 1514 le gros bétail de la Haute Italie. Il a écrit encore un poème sur les soins à donner aux chiens de chasse : De cura canum renalicorum.

249. FRAGONARD (Honoré). Médecin qui fut démonstrateur d’anatomie à l’École vétérinaire de Lyon en 1763. On le : retrouve plus Lard (1767) directeur et démonstrateur d'anatomie à l’École d’Alfort. C’était un anatomiste distingué, qui

a fait, dit J. -B. lluzard, la plus grande partie des travaux anatomiques dont l’ouvrage de Bourgelat est le résultat. En 1795, il fut nommé directeur des travaux anatomiques à l École de médecine de Paris. 11 mourut vers 1799. (\ oy. la

notice sur Fragonard, par Goubaux : Bulletin de la Société centrale de médecine vétérinaire , 1888.)

250. FRANCINI (Horace de). Sous le litre d'Ilippiatrique du sieur Horace de Francini, où est Iraicté des causes des maladies du cheval, tant intérieures qu'extérieures..., parut eu 1507, à Paris, un volume in-4°, dont l’auteur était le neveu ou, tout au moins, le parent du célèbre écuyer Ruini, de Bologne. Francini avait vécu douze ans auprès de Ruini ; il fut plus tard écuyer du roi de France et résida plusieurs années à Lyon comme capitaine des chasses royales en Bourgogne. Son Hippiatrique, dont une autre édition a paru en 1046, semble une pure traduction de l’ouvrage de Ruini, Infermitci del cavallo. Francini prétend, au contraire, que son manuscrit, qu’il avait envoyé à son oncle pour avoir son avis, se trouva, à la mort de Ruini, dans les papiers de celui-ci et fut imprimé comme faisant partie de ses œuvres. Cette assertion est regardée comme une imposture.

251. FRANCK (Johann Ludwig). Professeur et directeur de l’Ecole vétérinaire de Munich, docteur en médecine ad honores, Franck naquit en 1834, à Mogger dans le duché de Meiningen et mourut à Munich en 1884. Après avoir terminé ses études à l’Ecole vétérinaire de cette ville, il exerça comme praticien civil pendant deux ans, puis comme vétérinaire dans l’armée bavaroise durant huit ans. En 1864, il entra dans le corps enseignant de l’Ecole de Munich, dont il fut nommé directeur en 1877. Pourvu d’une instruction très étendue, Franck a publié un grand nombre d’observations sur les diverses parties de la science vétérinaire. 11 est surtout connu par son anatomie ( Ilandbuch der Anatomie der Haustiere ), qui a eu deux éditions (1871, 1883), et dont il a donné un abrégé en 1883 (K le i ne vergleichende Anatomie der Haustiere). On lui doit aussi un traité d’obstétrique ( Ilandbuch der tierærztlichen Ge-

burtshilfe, 1876). L’École technique supérieure de Munich lui avait confié une de scs plus importantes chaires et il avait reçu de divers côtés des marques considérables d’une estime amplement justifiée.

252. FRANQUE (J. Benedict von). Médecin allemand, mort en 1865 à Ems, où il était médecin des eaux. De 1818 à 1830, il a enseigné la médecine vétérinaire à l’Institut vétérinaire et agricole d’Idstein. Il a rempli un rôle médical important dans le Grand-Duché de Nassau. Il a écrit un ouvrage de vulgarisation agricole sur la médecine des animaux domestiques (1825), un rapport sur la rage du renard et autres carnassiers (1827), un autre sur les épizooties dans le Grand-Duché de Nassau (1834).

253. FREEMAN (Strickland). Riche propriétaire anglais, grand amateur de médecine vétérinaire, qui fit paraître à Londres, en 1772, un petit volume de médecine pratique du cheval. Son œuvre principale est un traité de l’anatomie et de la physiologie du pied du cheval ( Observations on the mechanism of lhe horse's fool ; Londres, 1796, in-4°, 15 p 1 . ) , qui a été traduit en allemand (1797). Sous son nom a été imprimé aussi un petit volume sur les soins à donner aux chevaux [Arts of horsemanship, Londres, 1810).

254. FRENZEL (Johann Tiieodor Gottlob). Né en 1759 à Schœnau ; avait étudié la médecine humaine, puis la médecine vétérinaire à l’Ecole de Vienne. Il fut professeur à Dresde et à Leipzig. Il a publié sur la médecine des animaux un assez grand nombre d’ouvrages, qui ont eu du succès à leur apparition : Esquisse de médecine vétérinaire (1788); — Dictionnaire pratique de médecine vétérinaire (1794-1797); — Maladie vénérienne du gros bétail (1799); — Manuel vétérinaire du cultivateur (1806) ; — etc.

255. FRŒHLICH (J. B.). Médecin bavarois de la première moitié de ce siècle ; a écrit sur la rage du chien, du renard,

du chat, etc., ainsi que sur l’épizootie bovine de 1819 (1825); — Sur le cow-pox (1830).

256. FROMAGE DE FEUGRÉ (Ciiarles-Miciiel-François). Ce savant représentant de la médecine vétérinaire au commencement du siècle naquit à Viette, près de Lisieux, le 31 décembre 1770. Il avait fait au collège de Lisieux de si bonnes études qu’il y fut professeur de philosophie de 1791 à 1793 et qu’il fut reçu élève à l’École normale en 1794. Il y resta peu de temps, et vint à Alfort où il suivit les cours avec assiduité. Il y fut en 1801 nommé professeur de pathologie, de chirurgie, de médecine légale, etc., et occupa cette chaire jusqu’en 1805. Il entra alors dans l’armée comme vétérinaire en chef de la gendarmerie d’élite de la garde impériale, et ne quitta plus la carrière militaire. Il profita des excursions que la guerre lui fit faire en Allemagne pour prendre à Leipzig le titre de docteur en médecine, pour visiter les Écoles vétérinaires de Berlin et de Vienne. Il mourut en 1812, sur le bord d’une route, près de Wilna, pendant la retraite de Moscou. D’après Rudolphi, qui l’avait connu à Alfort, son élocution était désagréable, entrecoupée et diffuse.

Écrivain laborieux, Fromage a publié de nombreux travaux sur diverses parties de son art, fourni quantité de bons articles à la Continuation du Cours complet d' agriculture de Rozier (2 volumes in-4°) et à la nouvelle édition en 6 volumes de ce cours sous le titre de Cours complet d' agriculture pratique (1809). Il entreprit en avril 1810 un journal bien connu, intitulé Correspondance sur la conservation et /’ amélioration des animaux domestiques, qu’il conduisit jusqu’à la fin de 1811. Ces 4 volumes in-12 renferment nombre d’articles impor-

tants de Fromage ainsi que des observations intéressantes de divers vétérinaires. On lui doit aussi un Traité de l' engraissement des animaux domestiques , Paris, 1805; 2e édition, 1806. En collaboration avec Chabert, il a publié entre autres : Des lois sur la garantie des animaux, ou Exposé des cas rédhibitoires (1804); — De ï importance de ï amélioration des chevaux en France (1805); — Des moyens de rendre l'art vétérinaire plus utile, en améliorant le sort de ceux qui ï exercent (1805). Citons encore son Traité des fractures dans les animaux domestiques (s. d.).

257. FUCHS (Christian Joseph)(1801-1872). Originaire des provinces rhénanes, il étudia la médecine à Bonn, puis fut élève à l’Ecole vétérinaire de Berlin, et on l’y retrouve en 1839 comme répétiteur. Quatre ans après, il fut nommé professeur à l’Ecole vétérinaire de Karlsruhe; quand cette Ecole fut supprimée, en 1860, il prit sa retraite à Heidelberg. En 1865, il fut chargé par le gouvernement badois de recherches sur la trichine, recherches qu’il exécuta au laboratoire de zoologie de Heidelberg, avec Pagenstecher. Il en a publié la môme année un compte rendu sous son nom, puis en commun avec Pagenstecher ( Die Trichinen, 1865; 2e édition, 1866). La littérature vétérinaire lui était déjà redevable de très nombreux travaux. Outre plusieurs articles insérés dans le Magazin de Gurlt et Ilertwig, particulièrement sur les fraudes dans la vente du lait, on lui doit un Manuel de pathologie générale des animaux domestiques (1842), des mémoires sur la péripneumonie contagieuse (1843, 1861), sur l’emploi du chlore comme désinfectant (1831), sur la thérapeutique générale (1852), la maréchalerie (1853), sur l’hippophagie (1855), l’anatomie pathologique

des animaux domestiques (1859); Religion and Phrénologie (1855). De 1844 à 1849, il a dirigé un journal vétérinaire. Enfin, en 1814, il avait traduit Y Hygiène vétérinaire de Magne.

•258. FUERSTENAU (Johann Hermann) (1688-1756). Savant médecin allemand, professeur à l’Université de Rinteln. Parmi ses très nombreux écrits se trouvent une Dissertalio de brutorum morbis (1733), une instruction sur la manière de bien soigner les animaux domestiques (1747), et un article sur la peste bovine.

259. FUERSTENBERG (Moritz). Fils d’un marchand de chevaux, il naquit à Berlin en 1811 et fit ses études à l'Ecole vétérinaire de cette ville. En 1844, il fut nommé vétérinaire du cercle de Soldin ; en 1848, répétiteur à l’Ecole de Berlin; en 1850, vétérinaire de département à Liegnitz. Quand, en 1853, Ilaubner devint directeur de l’Ecole vétérinaire de Berlin, Fürstenberg lui succéda comme professeur à l’Institut agronomique d’Eldena. Il est mort dans cette dernière ville en 1872. 11 a publié un très important travail « sur les Calculs et concrétions dans le corps des animaux » ( Magazin für Thierheilkunde, x, xn, xm, xxi). Dans le même journal il a donné un article sur la péripneumonie en Angleterre (x), sur la durée de la gestation chez la vache (xv), sur les tumeurs graisseuses (xvii). On lui doit aussi « les Glandes mammaires delà vache », Leipzig, 1868 ; — «l’Anatomie et la physiologie du bœuf », Berlin, 1868. Mais son travail le plus considérable est celui qu’il publia en 1861 sur les acariens psoriques de l’homme et des animaux ( Die Krætzmilben der Menschen und Thiere, Leipzig, in-fol.), œuvre originale, très scientifique, riche en documents bibliographiques et autres, et

ornée de planches magnifiques. C’est une des monographies fondamentales de l’acarologie. En reconnaissance de ce beau travail, la Faculté de Greifswald décerna à Fürstenberg un diplôme d’honneur de docteur en médecine.

260. FUNKE (Carl Friedrich Wilhelm). Docteur en médecine de l’Université de Leipzig, il étudia plus tard la médecine vétérinaire à Dresde. Il fut privât docent de médecine vétérinaire à l’Université de Leipzig, puis vétérinaire d’Étal à Roswein (Saxe). Il a publié une thèse inaugurale sur quelques questions de pathologie comparée (1832), des articles sur l’origine de la vaccine (1833), sur la nécessité d’une organisation du service vétérinaire en Saxe (1834), sur l’homœopatliie et l’allopathie (1834), un manuel de pathologie et de thérapeutique spéciales des grands animaux domestiques, 2 volumes (1835-1839), etc. Il est mort à Leipzig en 1859.

261. GAAB (Johann Andréas). Maréchal et hippiatre allemand du xvme siècle. Après avoir travaillé, sous ces deux titres, à Paris et dans plusieurs autres villes françaises ainsi que dans l’armée, il entra en 1735 au service du prince d’Anspach, près duquel il mourut en 1770. Il laissait un traité d’hippiatrique, qui fut imprimé l’année suivante et dont la troisième édition a paru en 1784.

262. GALIEN (Claude). Ce célèbre médecin de l’antiquité, né à Pergame, en Mysie (Asie Mineure), mort à Rome ou à Pergame ou peut-être en Sicile, entre 201 et 210, ne nous intéresse pas seulement par le rôle considérable qu’il a rempli dans l’histoire de la médecine et qu’il n’y a pas lieu de retracer ici. Il prend aussi rang parmi les anciens auteurs dont les ouvrages contiennent quelques mentions relatives aux maladies des animaux domestiques. Elles sont, d’ailleurs, sans importance (Moulé).

263. GALLEG0 (Leoncio) (1827-1886). Professeur à l’École vétérinaire de Madrid, fondateur de la Velerinaria espafiola.

Il a traduit, en collaboration avec \ inas et Tellez, la Pathologie générale de Raynard, le Dictionnaire de Delwart, une partie de la Phgsiologie de Béraud; il a collaboré à l'Encyclopédie vétérinaire d'A. Koch. 11 était membre de la plupart des sociétés vétérinaires d’Espagne.

'264. GALY^J.-L.-C.-14). Pharmacien à Paris, il publia en 1835 un ouvrage ayant pour litre : De l’affection calcaire de la morve. Recherches phgsiologico-chimiques sur sa cause et ses effets , ses symptômes , leurs différences avec ceux de quelques maladies aiguës considérées comme influences secondaires. Pour lui, la morve consistait principalement en des dépôts calcaires; aussi cherchait-il à dissoudre ceux-ci par des injections d’acide chlorhydrique dilué et par des fumigations. C'était à l’époque où cette maladie décimait la cavalerie française et le livre de Galy fit grand bruit. L’Académie de médecine chargea deux de ses membres, lJupuy et Bouley jeune, de faire un rapport sur ce sujet. Ce rapport, rédigé par Dupuy, parut en 1836 ; il était favorable à la thèse de Galy et invitait le gouvernement à instituer foute une grande série d’expériences sur le nouveau traitement. Ce fut l’origine de la fameuse commission qui opéra aux fermes de l’Amirault et de Pomponne et dont les essais tournèrent, d’ailleurs, à la confusion de Galy.

265. GAMGEE (Joseph). Né à Elmden (Essex), le 10 février 1801, mort à Edimbourg le 8 mars 1895. A l'àge de vingt ans, il fut engagé comme piqueur en chef du prince de Petrulla, dans le royaume de Naples, resta deux ans dans cette situation, puis retourna en Angleterre, où il suivit les cours du Collège vétérinaire de Londres. Après y avoir obtenu son diplôme, il vint à Alfort, dont il fréquenta quelque temps la clinique, puis retourna à Naples où il exerça sa profession, pendant quelques années. Il s’établit ensuite à Florence et, ■en 1855, rentra définitivement en Écosse, comme professeur au New veterinary College d’Edimbourg; l’année suivante, il passa à l’Albert veterinary College de Londres. Il a publié dans l’ Edinhurgh Veterinary Review plusieurs bons articles sur la ferrure, l’élevage du cheval de pur sang, les larves

de gastrophiles du cheval, etc. On lui doit aussi urr manuel de l’élevage du cheval de chasse et du hidet ( The Breeding of Ilunters and Roadsters) et un traité des boiteries et de la ferrure du cheval ( Lameness and horse Schoeing).

206. GAMGEE (John) (1831-1894). Fils du précédent. 11 étudia la médecine, puis la médecine vétérinaire à Londres, et avec Dick fonda à Edimbourg, en 1857, un second collège vétérinaire sur le plan d'études de celai de Londres. 11 fut un des collaborateurs d eV Edinburgh veterinarg Review, lia publié : Domeslic animais in health and dise asc ; — The velerinary's Vademecum ; — et, en collaboration avec J. Law, une anatomie des animaux domestiques.

267. GANDOLFI (Gaetano). Né à Bologne en 1778, fils d’un des premiers vétérinaires italiens qui aient su donner en leur pays de la considération à l’art vétérinaire. Après s’ètre fail connaître avantageusement lors de l’épizootie do 1800, il fui chargé de la chaire d’anatomie comparée, qui fut créée à Bologne lors de l'occupation française, et il la conserva jusqu’à sa mort (1819). Il a publié, sur les épizooties et autres maladies des animaux domestiques, plusieurs mémoires estimables.

268. GARGILIUS (Martialis). Écrivain latin du me siècle, dont les œuvres ont disparu, sauf un fragment fort court, intitulé : Cura boum, et qui n’invite pas à regretter le reste.

269. GARREAU (1820-1882). Vétérinaire à Châtcauneuf (Eure-et-Loir). S’est fait connaître par ses travaux sur le charbon, dont il a contribué à démontrer la contagiosité (. Recueil de médecine vétérinaire et Bulletin de la Société centrale de médecine vétérinaire).

270. GARSAULT (François-Alexandre de) (1693-1778). Petit-fils d’un écuyer royal, inspecteur général des Haras du royaume, il fut lui-même capitaine des Ilaras du roi. Nous ne le connaissons guère que par ses écrits. Il a donné en 1732, sous le litre: L' Anatomie générale

F. -A. i>e GAHSAULT (1693-1778).

du cheval (in-4°, avec 22 pl. ; 2° édition par le titre, 1734), une traduction de l’ouvrage anglais d’Andrew Snape. En 1741, parut son Nouveau parfait maréchal, ou Connaissance générale et universelle du cheval, avec 49 pl. gravées, qui a eu de nombreuses éditions (la septième en 1811, la dernière en 1843); ce n’est guère qu’une compilation raisonnée des ouvrages antérieurs. Le Guide du cavalier (Paris, 1770, in-12, 8 pl.) a été traduit en allemand. Il a dessiné lui-même et fait graver par les meilleurs artistes les 730 planches in-8°, qui furent publiées en 1764 sous le titre -.Figures des plantes et animaux d'usage en médecine. Dans la seconde édition, donnée en 1767, ces planches sont accompagnées d’un texte qui porte : Description abrégée de sept cent dix-neuf plantes

et cent trente-quatre animaux 5 volumes gr. in-8°.

Elles ont été jointes depuis au Dictionnaire de matière médicale de Delabeyrie et Gaulin; Paris, 1793, 8 volumes. Bien dessinées et bien gravées, elles ont eu un grand succès en leur temps. Garsault a, d’ailleurs, exercé son talent d’écrivain sur les sujets les plus variés. On lui doit, par exemple, un Traité des voitures, 1756; — Faits et causes célèbres intéressantes, 1757 ; — Notionnaire ou Mémorial raisonné de ce qu'il g a d'utile dans les connaissances acquises depuis la création du monde, 1761; — une série d’in-folio sur les métiers les plus divers (L’art du perruquier, du baigneur, du cordonnier, du bourrelier et du sellier, etc.), dont plusieurs ont été traduits en allemand.

271. GASPARIN (Adrien-Pierre, comte de). Fils d’un général de la République; naquit à Orange en 1783. Il suivit pendant quelque temps les cours de l’Ecole vétérinaire de Lyon, fut officier de dragons sous l’Empire,

puis, à partir de 1815, se livra à l’agriculture sur son domaine d’Orange. Préfet sous la monarchie de Juillet, pair de France (1834), ministre de l’intérieur en 1836 et 1830, membre de l’Académie des sciences et, en 1848, directeur de l’Institut agronomique de Versailles, il mourut en 1862. — Il s’était toujours intéressé aux sciences agronomiques et a publié de nombreux ouvrages. En 1811, il obtenait une médaille d’or pour un travail sur la gourme. En 1817, il fit paraître un Manuel vétérinaire à l'usage des officiers cle cavalerie , des agriculteurs et des artistes vétérinaires (Paris, in-8°), simple compilation, sans originalité. La même année, il obtint une médaille d’argent dans le concours ouvert par la Société d’agriculture de Lyon sur les maladies du mouton; son mémoire parut en 1821 sous le titre : Des maladies contagieuses des bêtes à laine (Paris, in-8°); il a été traduit en allemand. Les autres publications de Gasparin sont exclusivement relatives à l’agriculture et comprennent de nombreux mémoires, un Cours d' agriculture, 1843- 1844, 2 volumes in-8°, dont la 3° édition (1863) forme 6 gros volumes in-8°, et a été pendant longtemps le meilleur ouvrage d’agronomie.

272. GASTELLIER (H ené-Georges). Médecin; né à Ferrières (Loiret) en 1741; s’établit d’abord à Montargis (1770), lut en 1791 député du Loiret à l’Assemblée législative, et s'y fil remarquer par sa loyauté et son courage contre la démagogie. Le 9 Thermidor le sauva de la guillotine. Revenu à Paris quelques mois après, il y mourut en 1821. Parmi ses écrils nombreux, se trouve : Mémoire sur les maladies chroniques auxquelles les bestiaux sont sujets dans le Câlinais , couronné par la Société royale de médecine (1783).

273. GAUTHIER (Louis-Piulirert-Auguste) (1792-1850). Médecin de l’Antiquaille à Lyon. Il a écrit : Histoire de la

médecine vétérinaire dans V antiquité , Paris, 1835, in-8°, extrait traduit de l’allemand ( Histoire de la médecine par Hecker).

274. GAYOT (Eugène). Ancien inspecteur général et directeur général des Haras. Son pcre, Cl. -Nie. Gayot, sorti diplômé de l’École d’Alfort en 1799, était oflicier d’artillerie et fut inspecteur en chef des haras privés de Murat, roi de Naples. A Waterloo, il eut un cheval tué sous lui et se signala en reprenant à l’ennemi un caisson qui lui avait été enlevé. Il fut plus tard vétérinaire sanitaire du département de la Marne et mourut en

Eugène Gayot naquit à Aversa (Italie) en 1808 et fit ses études en France, où sa famille rentra après les traités de 1814. Sorti de l’École d’Alfort dans les premiers rangs, il exerça quelque temps la médecine vétérinaire dans la Marne; puis, en 1834, il entra dans l’administration des Haras. D’abord détaché à Strasbourg, il devint successivement directeur du haras du Pin, puis de celui de Pompadour, sous-directeur de l’Agriculture et des Haras en 1846, inspecteur général des Haras et enfin directeur des Haras au ministère de l’Agriculture et du Commerce en 1847. Il conserva ces fonctions jusqu’en 1852, époque où il fut mis à la retraite. 11 avait fait partie de l’ancien conseil de perfectionnement des Écoles vétérinaires (institué par décret du 18 février 1850). Il fut plus tard membre du Conseil supérieur des Haras, de la Société nationale d’agriculture, conseiller honoraire de la Société des agriculteurs de France, correspondant d’un grand nombre de sociétés savantes. Il est mort le 23 mai 1891.

Comme fonctionnaire des Haras, il est le véritable créateur du cheval anglo-normand. Son œuvre écrite

est considérable. Il a débuté par un Tableau synoptique des principales races équestres ; Strasbourg, 1836. Puis, il a donné un excellent Guide du sportsman ou T rade de V entraînement et des courses de chevaux, Paris, 1839, in-16. Son œuvre maîtresse est Y Allas statistique de la production des chevaux en France-, Paris, 1850, in-fol., comprenant un texte important par les documents et les vues qui y sont exposés, et trente et une belles planches lithographiées. Il avait fait paraître, en 1845, des Études hippologiques-, Paris, in-8°. Il commença bientôt la publication de La France chevaline (Paris, 1848-1854, 5 vol. in-8°), ouvrage entrepris par ordre du gouvernement. Il donna successivement : Le chien (Texte et atlas, 1857, 2 vol. in-8°); — Lièvres, lapins et lèporides (1860) ; — Achat du cheval ou choix raisonné des chevaux (1862); — L'agriculture en 1862 (1863); — Guide pratique pour le bon aménagement des habitations des animaux (1864); — Les chevaux de trait français (1887). En collaboration avec L. Moll, il a publié Y Encyclopédie pratique de V agriculteur en 13 volumes, La Connaissance générale du bœuf { 1860), La Connaissance générale du cheval (1861), La Connaissance générale du mouton (1867) ; chacun de ces trois derniers ouvrages comprend un volume de texte et un atlas. Pendant quarante ans, Gayot a été un collaborateur actif du Journal d' agriculture pratique et a fourni plusieurs articles intéressants, bien que prolixes, au l\ouveau Dictionnaire vétérinaire de Bouley. Comme écrivain, il a exercé une action favorable sur la production chevaline de la France et a donné, en tous temps, avec de bons conseils, de nobles exemples.

Page 1