‹ Biographies vétérinairesChapitre 9 sur 34 · GAZOLA (Giuseppe) (1661-1715). Médecin italien, fort · texte numérisé non relu

GAZOLA (Giuseppe) (1661-1715). Médecin italien, fort

BIOGRAPHIES VÉTÉRINAI R ES .

instruit, né cl mort à Vérone. Scs ccrils comprennent un mémoire sur la peste bovine ( Origine , preservativo e remeclio del corrente conlagio pestilenzicile <lel bue ; Vérone, 1713, in-4°).

*276. GELLÉ (Pierre-Benjamin). Professeur à l’École vétérinaire de Toulouse; naquit à Saint-Maixent (Deux- Sèvres) en 1777. Engagé volontaire en 1793, il resta trois ans au service et donna sa démission en 1795 pour entrer à l’Ecole d’Alfort, d’où il sortit diplômé en 1799. 11 s’établit alors à Parthenay et y exerça sa profession jusqu’en 1823. Il était vétérinaire du département à Bourbon-Vendée, quand il fut nommé professeur adjoint à l’École d’Alfort (1827). L’année suivante, il passait à l’École de Toulouse, en qualité de professeur d’anatomie. Il fut retraité en 1846, et mourut à Niort l’année suivante. En collaboration avec Lafore, Gellé a publié : Art de guérir i indigestion avec gonflement de la panse du bœuf et du mouton ; Paris, 1835, in-8. L’année suivante, il donna une Instruction sur la pourriture ou cachexie aqueuse des bêles à laine ; Toulouse, 1836, in-18; puis, Notice sur la nécrologie et l'angéiologie des estomacs des ruminants-, Toulouse, 1838, in-8. Son œuvre principale, intéressante comme reflet de sa pratique, est sa Pathologie bovine ou Traité complet des maladies du bœuf-, Paris, 1839-1841, 3 vol. in-8°.

'277. GÉRARD (François-Jean). Né à Gand en 1812, il sortit diplômé de l’École de Gureghem en 1839 et s’établit à Verviers. 11 y resta jusqu’en 185G, et fut alors nommé professeur à l’École vétérinaire de Belgique. Après avoir occupé diverses chaires, il prit définitivement celle d’extérieur et de zootechnie, qu’il garda jusqu’à sa retraite, en 1883. 11 mourut en 1893. 11 a publié dans les Annales de médecine vétérinaire de nombreux travaux, dont la plupart sont relatifs à la zootechnie. On a de lui un livre sur La chasse , les chiens en général et

d'arrêt en particulier ; un autre sur Nos chevaux , zootechnie générale, hippologie et hippotechnie à l'usage des amateurs et éleveurs.

278. GERLA.CH (Andréas Christian). Professeur el directeur de l’Ecole vétérinaire de Berlin, un des plus grands noms de la médecine vétérinaire en Allemagne. Il naqu't le 15 mai 1811 à Wedderstedt, près de Quedlinburg (Saxe prussienne). De 1830 à 1833, il suivit les cours de l’Ecole vétérinaire de Berlin, puis fit du service pendant trois ans dans l’armée et s’établit ensuite à Hettstedt (Saxe), où il se vit bientôt à la tête d’une belle clientèle. En 1845, il fut nommé vétérinaire de cercle à Halberstadt, et, l’année suivante, répétiteur à l’Ecole de Berlin. Quand Wendenburg mourut (1848), il le remplaça comme professeur. En 1859, il quitta l’Ecole de Berlin pour prendre la direction de celle de Hanovre et ne revint à la première qu’en 1870 pour succéder au directeur Gurlt, qui prenait sa retraite après cinquante ans de services. En 1869, il avait été nomméconseillersanitaire,et, en 1870, conseiller intime. Il mourut à Berlin le 29 août 1877.

Pendant toute la durée de sa carrière professorale, Gerlach a publié un grand nombre d’ouvrages sur les branches les plus variées de la vétérinaire, Lous remarquables par leur valeur scientifique, et quelques-uns véritablement de premier ordre. Avec Leisering, il fonda en 1855 les Mittheilungen aus der thierârztlichen Praxis, en 1868 le Jahresbericht der K. Thierarzneischule in Hannover, et en 1874 YArchiv fur wiss. und prakt. Thierheilkunde, qui fut l’organe du corps enseignant de l’Ecole de Berlin. Ces trois publications, ainsi que le Magazin de Gurlt et Hertwig, sont enrichies

par quantité de travaux de Gerlach. Nous devons nous borner à citer sa Thérapeutique générale (. Lehrbuch der allgemeinen Thercipie fiir Thierærzte, 1853, in-8° ; 2e éd., 1868); — son important travail sur les gales (Kratze and Bande. Entomologisch and klinisch bearbeitel, 1857, in-8, pl. ) ; — Sur les dartres du bœuf [Die Flechle des Bindes, in Magazin, 1857, in-8°, pl.); — Manuel de médecine légale vétérinaire ( Handbuch der gerichtlichen Thierheilkunde, 1862, in-8°; 2e éd., 1872);

— Die Trichinen, 1866; — La peste bovine ( Die Binderpest, 1867); — Prophylaxie delà peste bovine ( Massre geln zar Verhiitung der Binderpest, 1872 ; 2° éd., 1875) ;

— La maladie de sang des moutons ( Die Blutseuclie der Schafe, in Magazin, 1845) ; — Sur la respiration cutanée (Archiu de Millier, 1851) ; — Sur des parasites nouveaux (. Einige neue Parasiten bei den Hansthieren, in Archiu de Virchow, 1859).

Les travaux de Gerlach sur le charbon, la tuberculose et les viandes tuberculeuses, la morve, la peste bovine et sur un grand nombre d’autres maladies contagieuses sont remarquables par la méthode et par l’esprit scientifique qui les a inspirés. Les résultats en sont fondamentaux. Comme directeur, il a apporté des améliorations considérables à l'Ecole de Hanovre, et plus encore à celle de Berlin, qui lui doit de nouveaux instituts, son plan d’études et son organisation actuelle. La reconnaissance si justifiée des vétérinaires allemands lui a élevé un monument à l’École de Berlin.

279. GHERARDINI (Michaele). Médecin à Milan, connu par un bon ouvrage sur le pellagre; a écrit aussi sur la peste bovine : Discorso de epizoozia ossia delta malatlia contagiosa ne bovini , 1795.

280. GIBSON (William) (1680-1755). Célèbre vétérinaire anglais. Il fut d’abord chirurgien et servit comme lel dans un régiment de cavalerie, avec lequel il fit plusieurs campagnes sur le continent. Après la paix d’Utrecht (1715), il s’établit à Londres comme vétérinaire et exerça cette profession pendant près de quarante ans. 11 s’était, sans doute, initié à l’hippiatrique pendant sa vie des camps; mais il dut beaucoup aux oeuvres de Solleysel, que Ilope avait traduites en anglais en 1708. De son côté, Gibson a, par ses écrits, propagé en Angleterre de meilleurs principes médicaux et plusieurs bonnes pratiques usitées en France. Le premier ouvrage qu’il publia est The Farriers new guide , comprenant l’anatomie et la pathologie du cheval, dont la seconde édition est de 1721 et la dixième de 1754. Vint ensuite The true Method of dieting horses, 1721 (3e éd., 1731), qui correspond à nos traités d’extérieur. The Farrier dïspensatorg , comprenant la description et la préparation des simples ainsi qu’un formulaire, eut sa troisième édition en 1729 et sa neuvième en 1738. Enfin un nouveau traité des maladies du cheval (A new Trecttise on the diseases of horses ), orné de 32 pl. en tailledouce, fat livré au public en 1751 (2e éd., 1754). Les nombreuses éditions de ces ouvrages en affirment le succès; plusieurs ont, d’ailleurs, été traduits en allemand. llestbon de savoir que les planches anatomiques de Gibson ne sont qu’une copie de celles de Ruini.

11 ne faut pas confondre ce Gibson avec son fils William, qui lui succéda et eut à Londres une certaine réputation, mais bien moindre que celle de son père.

II a publié un manuel des maladies du cheval (1755).

Page 1