Bismarck, Discours de Gôttingue, 29 juillet
2. Les maisons qui masquent maintenant cette vue sont postérieures au séjour de Bismarck.
Le jeune Otto était arrivé à Gôt lingue avec les meilleures résolutions ; il semble qu'il les ail suivies pendant son premier trimestre et qu'il ait été surtout fidèle au cours deHeeren. 11 était entré en relation avec quelques Mecklembourgeois, gais compagnons, mais plus tranquilles que les étudiants des associations; à Pentecôte, il avait fait avec eux un voyage A pied dans le Harz, dont les sommets boisés ou rocailleux dominent à pic la plaine du Nord. Au retour de cette excursion, il se lia avec trois joyeux Américains, King et Coffindc Charleston, J.Lothrop Motley de Boston, dont le caractère aventureux et hardi correspondait au sien. Ils seront ses compagnons habituels, le dernier restera son ami.
Tous quatre étaient de braves garçons. Il finiront, les uns obscurs citoyens des Étals-Unis, Motley, historien de valeur, diplomate et romancier, Bismarck grand homme. Pour l'heure, c'étaient de bruyants compères. En leur compagnie, Bismarck devint l'étudiant tel que le dépeint Motley luimême, « velu d'une, cape rouge ou d'un manteau de velours bleu, sur la télé une casquette parée des couleurs de sa corporation, les bottes garnies d'éperons, quoique incapables de piquer un cheval, l'index de la main gauche orné d'une grande bague à cachet, la lèvre supérieure et le menton agrémentés d'une immense moustache et d'une vaste barbe, une longue pipe à la bouche», un portefeuille sous le bras, une canne à la main et un ou deux bouledogues sur les talons1. » Et les salles de la Kaculté ne virent plus l'étudiant von Bismarck, surtout lorsqu'il devint membre d'une corporation.
Les règlements universitaires laissaient toute liberté aux étudiants qui étaient tenus de se faire inscrire aux cours, non de les suivre, et n'avaient pas d'examen à subir pendant la